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5.0 étoiles sur 5 Deux oeuvres majeures de deux grands compositeurs, très bien interprétées, 29 avril 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Quintettes pour piano et cordes (CD)
Gabriel Pierné naquit à Metz en 1863. Il entra au Conservatoire de Paris, où il eut pour professeurs Antoine François Marmontel (1816-1898), César Franck (1822-1890), Émile Durand (1830-1903), Jules Massenet (1842-1912) et Albert Lavignac (1846-1916). En 1882, il obtint, en même temps que le Prix d'orgue, le Second premier Grand Prix de Rome avec sa cantate « Edith ». Au Conservatoire, il côtoya Claude Debussy, avec lequel il restera toujours très lié. À la mort de César Franck en 1890, il remplaça son maître à la tribune de l'orgue de l'Église Sainte-Clotilde pendant huit ans, avant que Charles Tournemire (1870-1939) ne prenne la relève en 1898. Il devint en 1903 adjoint d'Édouard Colonne à la tête des Concerts Colonne, pour en assurer ensuite seul la direction de 1910 à 1934, et obtint une grande célébrité comme chef d'orchestre en imposant d'innombrables oeuvres contemporaines. Il est mort à Ploujean (Finistère) en 1937. On peut rechercher le meilleur de Gabriel Pierné dans sa musique de chambre, parmi laquelle se distingue tout particulièrement sa « Sonate pour violon et piano » (1900), son « Quintette avec piano » (1916), sa « Sonate pour violoncelle et piano » (1919) et son « Trio avec piano » (1921) et, pour le piano, un recueil de « Quinze pièces » (1883), six pièces « Album pour mes petits amis » (1887), ou bien encore « Trois pièces formant une suite de concert » (1903) ; il écrivit aussi de nombreuses Mélodies, en particulier sur des poèmes de Jean Richepin. Mais on lui doit aussi de belles pages symphoniques avec ou sans soliste, tel le Concerto pour piano (1890), le poème symphonique « L'an Mil » (1897), le Konzertstück pour harpe et orchestre (1903), la musique de scène « Ramuntcho » (1908) d'après Pierre Loti, la « Fantaisie basque » pour violon et orchestre (1927), dédiée à Jacques Thibaud, le « Divertissement sur un thème pastoral » (1934), les Oratorios « Les Enfants de Bethléem » (1907) sur un poème de Gabriel Nigond et « Saint-François d'Assise » (1912), des Opéras-comiques « On ne badine pas avec l'amour » (1910) d'après la pièce d'Alfred de Musset, ainsi que des partitions chorégraphiques, dont « Le Collier de saphirs » (1891), « Bouton d'Or » (1895) et, surtout, « Cydalise et le Chèvre-Pied » (1915).
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