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le 10 janvier 2006
Il a bien changé le rock newyorkais me direz-vous. Vous avez raison. Le rock de The Strokes semble plus venir de Manhattan que des bas-fonds qu'affectionnaient le Velvet Underground. Pourtant on ressent l'influence des anciens notemment dans la voix de Julian Casablancas. La voix est timide, peut-être un peu trop, souvent planquée derrière les excellentes guitares. La force de ce disque est que les mélodies s'ancrent dans votre cerveau immédiatement après l'écoute pour mettre un bon petit moment à en sortir. Certes, quand Julian crie un peu trop fort on a tendance a vouloir qu'il se calme. A l'époque d'"Is This it" sa voix n'était pas aussi affirmée que sur le récent "First Impressions of Earth"(un brin trop marketté à mon goût). Effectivement il a bien changé le rock newyorkais, maintenant les jeans déchirés sont siglés Hedi Slimane et valent 500 dollars. Mais quand c'est pour nous sortir des songs de la puissance de "The Modern Age", on en redemande.
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Entre les Stooges et les Ramones, matiné de pop anglaise, les Srokes furent la nouvelle bombe musicale du début du siècle... si la réputation du groupe peut paraître un peu suerestimée aux premières écoutes, on se laisse gagner par l'énergie exceptionnelle qui se dégage du groupe. Une vraie pépite qui se déguste sans faim. La suite sera légèrement moins réussie mais on tenait là le premier album d'un grand groupe.
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le 8 mai 2002
Ca faisait longtemps que l'on a pas eu une aussi grosse claque musicale! Les rythmes entrainant ainsi que la voix de J.Casablanca forment un disque tres homogene assurant une écoute fortement agreable. A posseder Absolument.
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Sous une pochette Spinal Tap de luxe, voici le premier album, au début des années 2000, des Strokes. Pas grand-chose à se mettre sous la dent à l'époque et ils furent propulsés illico champions du renouveau du genre. Or, l'album, sans être désagréable, ne peut décemment pas rivaliser avec les chefs-d'œuvre passés. Le groupe est malin et possède d'indéniables qualités pourtant: campés par des motifs géométriques de guitares anguleuses complémentaires qui évitent les solos superflus, les morceaux tournent autour des trois minutes et possèdent un réel impact offensif et habité, aidés en cela par un son quelque peu abrasif leur donnant une belle coloration urbaine mais pas trop crade pour n'effrayer personne. Malins, donc, ils sonnent comme une version light du Velvet avec un Lou Reed plus pop (et je ne parle pas d'Iggy). Las, malgré d'évidentes réussites ("New York City Cops" et "Trying Your Luck" sont réellement très bonnes et elles s'enchainent idéalement en fin d'album) quand ils haussent leur niveau, c'est encore à cause des compos, bien trop paresseuses dans l'ensemble, que le bas blesse quelque peu. Ce n'est pas désagréable certes et même parfois joliment réussi mais ce n'est pas non plus l'extase. Quand on pense en plus que c'est sans doute leur meilleur album ! Car, là aussi, il y a un problème: c'est un premier disque et ce qu'on aurait pu prendre pour un début prometteur se révéla être en fait le début de la fin... Dans le genre, les Libertines anglais, décalques du Clash quant à eux, ont fait plus fort, je trouve, et plus convaincant, avec leur premier album beaucoup plus habité et inspiré. En tout cas, ils sonnent moins toc et creux que ces Strokes malins, il est vrai, mais sans doute trop truqueurs et pas assez sincères. Un bon petit album de rock, franchement très correct, mais ce n'est pas la panacée (ni le Pérou mais, là, c'est une autre histoire). Allez, sympathique (surtout pour ceux qui ne savent pas ce qui s'est passé avant).
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le 29 janvier 2002
L'envie d'écrire un commentaire m'a été donnée en lisant quelques autres rédigés par des nostalgiques des seventies et du Velvet Underground. Ceux-ci se refusent en effet à regarder la vérité en face : parfois, l'élève dépasse le maître. Avec les Strokes, c'est le cas. Bien plus, qu'un groupe de copieurs qui se sont trompés d'époque, ces cinq gosses cullottés percent à un moment où le rock and roll semblait tomber aux oubliettes. Facile de compiler l'histoire du rock dans un seul disque? Pour eux oui, je n'en connais pas d'autres qui sont arrivés à un tel niveau d'aisance. "Is this it" est bien l'album de l'année 2001! IT'S TIME TO ROCK !
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Qui dit rock dit rébellion, jeunesse, colère, changement (ou du moins sa recherche). Mais ça, c'était dans les années 60, voire 70 avec le punk, depuis, c'est plutôt désillusion et désenchantement. Il a fallu atteindre le rap (le vrai) pour que cette rébellion ait du sens à nouveau.

C'était bien sûr sans compter sur les grands distributeurs, producteurs, propriétaires, qui ont directement senti la bonne affaire. Depuis Elvis the pelvis, c'est comme ça : soyez aussi glamour, proposez une image. De préférence rebelle. Qui effraie le bourgeois (The Rolling Stones) ou pas (The Beatles). Que les jeunes puissent rêver, s'identifier, acheter des disques. Rêver de groupies hystériques, d'orgies interminables, de communier dans un stade. Jagger, Richards, Lennon, McCartney sont devenus des prêtres d'un genre nouveau, dignes de l'empire romain. Lennon avait raison, les Beatles étaient plus populaires que le Christ. Charlie Watts (batteur des Rolling Stones de son état) aussi avait raison : autant la musique est super, autant le cirque engendré est agaçant.

Autre constante d'un groupe qui marche, il faut un manager. Une sorte d'entraîneur, de coach - pour parler comme en 2008 - qui cadrerait tout ce petit monde bien turbulent, qui en sort ce qu'il peut y avoir de meilleur et veille au grain, metteur en son et parent attentionné.

Malheureusement, on ne change pas une équipe qui gagne, et la recette perdure depuis. Exemple : Oasis.

Habituellement, je n'aime pas parler des groupes que je n'aime pas. Quel intérêt ? Certains aiment, soit, voilà, c'est une question de goût. On va dire. Alors, profitez-en, je vais déverser mon fiel et ma bile sur ce groupe qui a déclenché un raz-de-marée de disques mous, consensuels, sans intérêt (mais pas sans intérêts, ah ah. Pardon.), et qui sont portés aux pinacles par les rock-critics et les magazines anglais.

Dans mon souvenir, Oasis est le premier groupe estampillé indie / relève / nouvelle génération, (quoi que ces étiquettes puissent dire) créé de toutes pièces qui soit affiché comme un vrai groupe de rock, avec ses rebelles, ses guitares sans concession, son attitude faussement hautaine, ses fringues mod(e)s (on voit même un scooter dans le livret de leur premier album) et son accent à couper au couteau. Un vrai condensé de Sex Pistols (autre groupe monté de toutes pièces), The Who, The Jam, The Rolling Stones... un cliché ambulant en somme. 100 % british. Ce que les frasques du duo de frères caché sous cette appellation de Oasis confirment, plus occupés à plagier T-Rex (Cigarettes & Alcohol) et se payer des jets de télé par la fenêtre qu'à chercher un quelconque sens à leur musique : un amour du cirque rock, plutôt. Premier titre du premier album : (I'm a) Rock'n'roll Star. Si c'est pas donner le ton, ça.

Bref, je hais Oasis (bien qu'ils aient commis quelques titres corrects qui marchent très bien en soirées, mariages ou pas), ce qu'ils représentent, ce qu'ils sont : des poseurs, attirés par le clinquant, si stéréotypés qu'ils en deviennent honnêtes. Après tout, c'est tout bénef pour la maison d'édition. D'authentiques losers d'une typique cité anglaise industrielle en friche, fans de foot, des Beatles, des Stone Roses, de lager et de bastons du samedi soir, propulsés du jour au lendemain futur du rock. Tout le monde est content, même aux mariages de jeunes branchés.

Alors que j'adore ce premier album des Strokes, Is This It ? Ca partait mal. Ils étaient affublés de tout ce que Oasis portait : les tenues vestimentaires à la mode du moment (le leur), le line-up classique (un chanteur deux guitares une basse une batterie), un son daté mais pas rétro, plutôt dans l'air du temps, et une réputation unanime de futur du rock. Mouais mouais mouais. Et pourtant il ne m'a pas fallu plus de deux écoutes pour me rendre compte à quel point j'avais eu tort de me méfier. On en revient à cette étrange chimie qui fait que malgré les mêmes apparats, il peut sortir de la marmite soit de la bouse soit de l'ambroisie. Ou alors s'agit-il simplement des compositions elles-mêmes ? De l'inspiration ? De leur guru, dont le portrait de hippie fatigué côtoie ceux des jeunes hypes au milieu du livret intérieur ?

Peut-être est-ce dû à la colère, aussi. Celle de Is This It ? n'est pas évidente. Non, au premier abord, on serait plutôt en face de tristes gens de vingt ans mais qui aimeraient bien se lâcher. Qui se lamentent joyeusement, cherchant le point commun entre Bob Marley et les Who mais incapables de faire du reggae ou d'imposer un son de stade (on n'est pas chez Muse Queen). Qui reprennent en filigrane, dans le chant légèrement nonchalant de Julian Casablancas le ton du Iggy Pop au sein des Stooges, le premier punk : négatif et énervé. Qui sonnent comme une répète enregistrée plutôt qu'un produit de studio bien arrondi, un groupe sans effets, sans chorus ni reverb.

Avec la fin de 2010, nombreux sont ceux qui ont fait un bilan de cette première décennie. A chaque fois ou presque, Is This It ? était bien placé. Tout le monde peut sentir la fulgurance de ses onze titres qui allient modernisme, un son immédiatement reconnaissable, des mélodies évidentes mais inédites. Ce dernier adjectif est peut-être celui qui les sépare de Oasis. Ou alors c'est trop subjectif, il s'agit d'honnêteté. D'intégrité, même en pactisant avec les marionnettistes. L'image est bien le plus difficile à gérer. Vive la musique qui s'en affranchit.
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le 24 mars 2011
Printemps 2001... A New York, on parle de plus en plus d'un groupe qui redonne un second souffle au punk - indie (pour faire court). Son nom ? Les Strokes. Le premier album sort quelques mois plus tard, relayé par un buzz énorme, et la claque est bien au rendez-vous. Dès le premier titre "Is this It", ces jeunes qui ont tout compris prennent en otage même les oreilles les plus difficiles avec un refrain immédiat et une ligne de basse sur laquelle beaucoup se feront les dents. On est tout de suite sous le charme. La suite emporte tout avec cet énorme "The modern age" où la voix nasillarde de Julian Casablancas fait merveille sur un refrain emmené à la perfection... Au final, onze pépites, brutes et puissantes (New York City Cops, Take it or leave It, Hard to Explain)ou soyeuses (Trying my luck with you)qui modèlent un premier album parfait tout simplement. Même la pochette est superbe avec ce gant noir posé sur une chute de rein suggestive. La classe d'entrée et à mon sens, un des 5 meilleurs albums des années 2000.
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le 17 septembre 2001
The Strokes viennent probablement de nous livrer l'album rock de l'année. Les 11 chansons (3 min en moyenne) de ce combo concentrent le meilleur du rock américain des 30 dernières années: Velvet, Stooges, Modern Lovers, Television mais aussi Pavement période Slanted and Enchanted.De remarquables références donc mais aussi un réél talent d'écriture et surtout une fraicheur, une spontaneité depuis longtemps oubliées de pas mal de "grands" groupes US (Mercury Rev,Sonic Youth...). Même s'ils ne font rien de très original, The Strokes le font bien et c'est tout ce qu'on leur demande. La hype déclenchée à la sortie de cet album est certainement très éxagérée et The Strokes est peut-être le groupe d'un seul album, mais ce CD est assez brillant pour se précipiter dessus et passer un putain de bon moment de rock.
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le 26 août 2002
L'album parfait par excellence, aucune fausse note du début à la fin. Que du bon son, 40 minutes de pur bonheur, aucun temps mort... pas le temps de s'ennuyer. La voix de Julian Casablancas est tout simplement envoutante, en parfait accord avec l'ambiance de l'album. Quelques chansons se dégagent tout de même du lot, telles que Is This It, Last Nite et la sublimissime Trying Your Luck. L'une des plus belles chansons de tous les temps! Si vous aimez le rock, le VRAI, n'hésitez pas un instant foncez! Cet album vous charmera et ses mélodies vous resterons à coup sûr longtemps dans la tête. Difficile de s'en passer après la première écoute.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 17 octobre 2013
La sortie de ce disque en 2001 avait été entourée d'une hype invraisemblable dont on peine aujourd'hui à comprendre le pourquoi . L'écouter de nos jours est une véritable torture pour les z'oreilles ! Tout y est surproduit le son, la voix, tout y sonne synthétique, sans chaleur, aucune humanité ne s'en dégage....de la musique jouée par des clones pour un public de clones.... et puis il y a tellement mieux dans le même style pour meubler sa platine, le Velvet, Lou Reed, les Modern Lovers, Television, les Flamin Groovies, les Dandys Warhols....de vrais êtres de chair et de sang ceux là au moins ! A tel point que je me demande bien pourquoi j'avais acheté ce truc à l'époque...

Sans doute un moment d'égarement ?!?
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