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18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Incontournable, 26 mai 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : There'S A Riot Goin On (CD)
Totalement paranoïaque, sombre, désabusé, There's A Riot Goin' On, sous sa pochette représentant le drapeau américain, est le disque le plus important de l'histoire du funk. Mieux, de la musique noire. Parce que tout le futur du funk est là. Et même plus.

Sorte de réponse méchante (de part son titre) au What's Going On de Marvin Gaye, sorti quelques mois plus tôt, l'album de Sly & The Family Stone (au fait, c'était vraiment une famille !) est original à plus d'un titre. Pour tout dire, le morceau-titre ne dure même pas une seconde (véridique, le morceau-titre n'existe pas), ce qui pourrait signifier qu'en réponse à la question de Marvin Gaye (que se passe-t-il ?), la réponse serait : 'rien, mon frère'.

A part une baston qui se prépare.

En 1971, Sly Stone (à qui Mme de Fontenay n'a rien à envier en ce qui concerne les chapeaux...) n'est plus que l'ombre de lui-même. Ravagé par la cocaïne, il sombre dans la parano, la déprime, la petite folie. Brian Wilson du funk. Se plaint que le nouveau morceau enregistré est le même que celui qu'ils viennent de finir, alors que ça en est un autre.

Sur le disque, sa plongée dans la poudre est ressentie assez souvent par l'auditeur. "Spaced Cowboy" est ahurissante. Sur ce titre peu chanté, Sly pousse des yodellements, des cris tyroliens. Effarant. Sur d'autres titres, il pousse des cris, des onomatopées, qui en disent long sur son état mental (car tout fut sans doute enregistré avec un Sly en perpétuel trip de coke) : "Just Like A Baby", "Time", "Luv'n'Haight"...

Sur le tube du disque, "Family Affair", qui traite de la manière peu démocratique dont les troubles se règlent dans son clan (du genre 'c'est qui le patron ? Moi ! Alors toi, tu ferme ta - bip ! - ou tu t'en prend une dans la - bip ! - compris ?'), Sly bafouille, à un moment donné. Véridique, c'est sur le disque pour l'éternité des siècles, amen.

Sous ses dehors gais, "(You Caught Me) Smilin'" est relativement sombre. De même que "Runnin' Away". There's A Riot Goin' On est un disque de fou, totalement amer, à vif, sans concession. Concrètement, si ça n'avait pas été du funk, ça serait du punk. Il n'y a d'ailleurs qu'une lettre à changer.

Chaque face s'achève sur une longue progression groovy, de plus de 8 minutes pour la première, et 7 minutes pour la seconde. Ces deux morceaux sont, naturellement, les meilleurs du disque. Le dernier, "Thank You For Talkin' To Me Africa", est une resucée d'un des anciens morceaux du groupe, en fait, "Thank Your For Lettin' Me Be Mice Elf Agin".

Personellement, There's A Riot Goin' On est un des mes albums fétiches. Il m'a fallu du temps pour l'apprécier à sa juste valeur, étant donné que le funk, même si je n'ai rien contre, n'est pas mon genre de prédilection. Mais ce disque est un essentiel absolu. Il n'est peut-être pas facile à trouver en magasin (quoique...), mais généralement, c'est à prix intéressant. Je ne peux donc que vous conseiller son écoute, difficile (c'est le disque le plus saupoudré de l'histoire, on ressent quasiment la coke remonter de ses narines en l'écoutant tant c'est épais et trouble), mais incroyable.

Monument total des seventies.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Culte, 25 décembre 2008
Par 
Dale Cooper (The one-eyed Jack) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : There'S A Riot Goin' On (CD)
Que reste t-il de There's A Riot Going On, presque quatre décennies plus tard ?...
Une sorte de joyau noir, inoxydable, indépassable, apogée d'un groupe à l'identité si forte et atypique qu'il se retrouva pour ainsi dire, piégé dans ses propres retranchements.

Ce monument de la musique populaire américaine, doté d'un son magnifiquement "sale" et d'un charme délicieusement underground, a souvent été victime de la fascination malsaine de certains fans pour la petite histoire - teintée d'abondantes prises de drogues - qui l'accompagne.
Or, l'essentiel réside purement et simplement ( et une fois de plus, après A Whole New Thing, Dance to the Music, Life, Stand! ) dans une qualité d'écriture bluffante, des arrangements ahurissants, et une maîtrise totale du collectif. Le groupe était pourtant au bord de l'implosion.

Quoi qu'il en soit, rien ne laisse indifférent ici, tout est source de plaisir, d'excitation, d'amusement.
"Luv'n Haight", jeu de mots malin en hommage au fameux quartier Haight-Ashbury de San Francisco, fief de la Family Stone et Janis Joplin, pour ne citer qu'eux, est mis en relief par les zébrures acides de la guitare wah-wah de Freddie Stone.
On adore tout autant "Just like a Baby", soul chaloupée et vaporeuse qui ensorcelle durablement, le groove spartiate de "Poet" et ses paroles sans appel ( "My only weapon is my band" ), ou "Family Affair", friandise funk version soft, avec un Sly plus rauque et brumeux que jamais, sur un thème simple mais entêtant.

On va ainsi de surprise en surprise, avec notamment les deux plats de résistance qui dépassent le format - court - des morceaux cités précédemment : le grand mess, long de neuf minutes, de "Africa talks to you "The Asphalt Jungle"/There's a Riot Going On" et son funk/rock'n roll sur lequel fusent les voix des membres du groupe, en osmose psychédélique, puis la scansion rythmique irrésistible de "Thank you for talkin to me, Africa" dans lequel la fratrie Stone parle/chante telle un trio de possédés...

On peut encore se régaler du yoddel délirant de "Spaced Cowboy", ou de la superbe ballade lunaire et minimaliste "Time". On peut aussi s'étonner au premier abord de l'apparente insouciance de "(You Caught me) Smilin", qui contraste avec le titre désabusé et anxiogène de l'album ( c'est pourtant sur Stand!, deux ans plus tôt, que figurait le vindicatif "Don't Call me Nigger, Whitey" )...

En tout cas, on ne peut que se réjouir qu'un disque si jouissif, d'une telle importance, soit enfin correctement et joliment réédité ( comme la plupart de la discographie Sly Stonienne ). Il était temps !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Laissez parler la poudre - Sly the sniffer, 28 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : There'S A Riot Goin' On (CD)
Vingt ans! J'ai découvert ce disque en 1990. Et, à par Family affair, je n'avais pas aimé. Allez savoir pourquoi. Trop bizarre, le négatif de What's going on de Marvin Gaye. Disque qui, comparé à celui-ci, rétrospectivement, me semble bien sirupeux.
A l'époque, je lui préférais Fresh et Small Talk.
Est-ce que Sylvester Stewart avait trop forcé sur la dose en entrant en studio?

Je l'ai passé en boucle dans la voiture pendant six mois. Pourquoi donc? Le seul disque qui me fait cet effet, c'est Exile on main street des Stones, paru un an plus tard. Suis-je un dangereux nostalgique?

Luv'n'haight commence fort. Groove imparable, la family comme dans le disque précédent, STAND! Mais il y a quelque chose de radicalement différent. C'est franchement plus poisseux, lourd, anxieux. Du funk décalé. "Feel so good" énoncé sur un mode désabusé... comme pour démentir le malaise. L'emploi de la boîte à rythmes sur Just like a baby, le clavinet, les voix saturées surgissant au milieu de la nuit. Un titre en 6/8, ça balance de manière lancinante pour ne plus quitter les oreilles. Un bruit de fond est audible comme un fantôme planant sur le paysage sonore. Très beau mais toujours aussi poisseux. Des petits riffs de guitare très aigus qui surgissent sur ce son sourd comme un mal de tête qui ne veut s'arrêter...
Poet n'est pas là pour nous rassurer : "My only treasure is my pain. I'm a songwriter, a poet..." On comprend mieux. La boîte à rythmes se fait ici complice du batteur. Toujours ces sons ahurissants de claviers saturés, sur un tempo lent, hésitant, avec un coup de caisse claire tous les quatre temps.

Le titre éponyme dure quatre secondes ... de vide! Comme si la réponse à Marvin était : "Nothing, man!"

Family affair mettra tout le monde d'accord. On retrouve ici une douceur plus commune, une mélodie plus évidente portée par une voix de baryton de notre vieil ami Sly. Beau contrechant féminin, délicate guitare solo avec wahwah. Toujours ce mélange BàR-batterie.
Africa talks you to the asphalt jungle est un quasi instrumental. Voix en falsetto... Étrange et fascinante fresque.

Brave'n'strong reprend cette fameuse basse chaloupée "à la Sly Stone" : ce balancement si caractéristique qui crée à la fois la souple démarche d'un félin et une tension.

You caugh me smilin' again est une pure merveille avec toujours ce groove stonien (au sens family, pas rolling). Pour la première fois du disque, on se fend d'un large sourire en hochant le tête... Très belle ligne de basse par moment mélodique.

Time serpente à l'orgue Hammond. Lente descente après une orgie? Bad trip?
Spaced cowboy est un yoodlé suisse, ne riez pas! C'est pour rien que Jamiroquai à appelé un de ces disques The return of the space cowboy. On imagine un mec dans l'infini chevauchant un cheval improbable sur cette musique carrément barjot... Hilarant mais un peu inutile.

Runnin' away tranche avec le titre précédent. Là, on comprend d'où vient Jamiroquai, la ligne de basse, alternant mélodies et slap, les riffs de guitare, la mélodie. Ils ont dû user ce titre des nuits entières et on devine pourquoi. C'est magistral, pour une fois presque badin, comme une comptine.

And now, the sountrack of a Blaxploitation movie. Instrumental à écouter l'été, toute vitres ouvertes, avec des lunettes de soleil, le bras posé sur le bord de la portière. Thank u for talkin' to me Africa. Bien trouvé, un peu la version longue et collante de Thank you for lettin' me be mice elf. Rââââahhhhh!
Attention au feu rouge. Et aux séquelles post-hypnotiques...

Oubliez les bonus qui n'ajouteront rien à ce chef d'œuvre. Vous voilà prévenus. N'achetez pas ce disque sous peine de ne plus en écouter d'autres dans votre véhicule. Au bout du compte, on se demande ce qu'il est arrivé à Sly depuis. Le chaînon manquant entre James Brown et le psychédélique.

Fresh sera plus inégal avec de purs moments de génie (Babies making babies). Small talk plus écrit avec ce mélange violon et cuivres, je l'aime bien, malgré tout le mal qu'on en dit.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La référence en matière de FUNK, 11 avril 2002
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : There's A Riot Goin' On - Edition limitée - Digipack Luxe (CD)
Rien a dire, cet album est excellent du début à la fin alternant toute sorte de registres musicaux maîtrisés à la perfection.
C'est vraiment du très grand Sly au sommet de sa forme.
Si vous devez vous procurer un album référence en matière de Funk c'est bien celui-ci (Prince doit certainnement le garder quelque part au chaud)
A quand la relève?!
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Coked-out, 18 juin 2010
Par 
Barthel Damien "Rock Fanatic" (Menucourt, Fr) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : There'S A Riot Goin' On (CD)
Totalement paranoïaque, sombre, désabusé, There's A Riot Goin' On, sous sa pochette représentant le drapeau américain, est le disque le plus important de l'histoire du funk. Mieux, de la musique noire. Parce que tout le futur du funk est là. Et même plus.
Sorte de réponse méchante (de par son titre) au What's Going On de Marvin Gaye, sorti quelques mois plus tôt, l'album de Sly & The Family Stone (au fait, c'était vraiment une famille !) est original à plus d'un titre. Pour tout dire, le morceau-titre (officiellement en fin de face A, mais il n'existe que sur le track-listing papier) ne dure même pas une seconde (véridique, le morceau-titre n'existe pas), ce qui pourrait signifier qu'en réponse à la question de Marvin Gaye (que se passe-t-il ?), la réponse serait : 'rien, mon frère'.
A part une baston qui se prépare.

En 1971, Sly Stone (à qui Mme de Fontenay et Madonna n'ont rien à envier en ce qui concerne les chapeaux...) n'est plus que l'ombre de lui-même. Ravagé par la cocaïne, il sombre dans la parano, la déprime, la petite folie. Brian Wilson du funk. Se plaint que le nouveau morceau enregistré est le même que celui qu'ils viennent de finir, alors que ça en est un autre.
Sur le disque, sa plongée dans la poudre est ressentie assez souvent par l'auditeur. Spaced Cowboy est ahurissante, et même un peu écoeurante tant elle est poussive. Sur ce titre peu chanté, Sly pousse des yodellements, des cris tyroliens. Effarant. Sur d'autres titres, il pousse des cris, des onomatopées, qui en disent long sur son état mental (car tout fut sans doute enregistré avec un Sly en perpétuel trip de coke) : Just Like A Baby, Time, Luv'n'Haight...
Sur le tube du disque, Family Affair, qui traite de la manière peu démocratique dont les troubles se règlent dans son clan (du genre 'c'est qui le patron ? Moi ! Alors toi, tu ferme ta - bip ! - ou tu t'en prend une dans la - bip ! - compris ?'), Sly bafouille, à un moment donné. Véridique, c'est sur le disque pour l'éternité des siècles, amen.

Sous ses dehors gais, (You Caught Me) Smilin' est relativement sombre. De même que Runnin' Away, pourtant incroyablement funky/groovy (un de mes préférés du disque). There's A Riot Goin' On est un disque de fou, totalement amer, à vif, sans concession. Concrètement, si ça n'avait pas été du funk, ça serait du punk. Il n'y a d'ailleurs qu'une lettre à changer.
Chaque face s'achève sur une longue progression groovy, de plus de 8 minutes pour la première, et 7 minutes pour la seconde. Ces deux morceaux sont, naturellement, les meilleurs du disque. Le dernier, Thank You For Talkin' To Me Africa, est une resucée d'un des anciens morceaux du groupe, en fait, Thank Your Falettin' Me Be Mice Elf Agin.
Personellement, There's A Riot Goin' On est un des mes albums fétiches. Il m'a fallu du temps pour l'apprécier à sa juste valeur, étant donné que le funk, même si je n'ai rien contre, n'est pas mon genre de prédilection. Mais ce disque est un essentiel absolu. Il n'est peut-être pas facile à trouver en magasin (quoique...), mais généralement, c'est à prix intéressant. Je ne peux donc que vous conseiller son écoute, difficile (c'est le disque le plus saupoudré de l'histoire, on ressent quasiment la coke remonter de ses narines en l'écoutant tant c'est épais et trouble), mais incroyable.
Monument total des seventies. Il pue la coke, mais il sent bon le génie, aussi.
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