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5.0 étoiles sur 5 La sombre romance de Jim et Caroline
Bien sûr, on n'a jamais confondu Lou Reed avec la Compagnie Créole. Que le new yorkais est plus porté sur le désespoir, la rue, la poudre, le sexe hard et le nihilisme est de notoriété publique. Et tout ça est vrai. Mais ça n'a jamais été aussi frappant que sur Berlin. Avec l'aide de Bob Ezrin et d'une bande de requins de...
Publié le 8 septembre 2003 par D. Maselli

versus
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2.0 étoiles sur 5 Les boules de Berlin.
Encore un vinyle que je viens de ressortir du grenier parental, mais pas d'excuses à fourbir pour son achat, cette fois c'est un oubli d'une ex (merci F.). Ce que je préfère dans Berlin c'est le graphisme de l'écriture des paroles à l'intérieur de la pochette, très joli!

A l'origine Berlin devait être un double...
Publié il y a 3 mois par Hervé J.


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31 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La sombre romance de Jim et Caroline, 8 septembre 2003
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Berlin (CD)
Bien sûr, on n'a jamais confondu Lou Reed avec la Compagnie Créole. Que le new yorkais est plus porté sur le désespoir, la rue, la poudre, le sexe hard et le nihilisme est de notoriété publique. Et tout ça est vrai. Mais ça n'a jamais été aussi frappant que sur Berlin. Avec l'aide de Bob Ezrin et d'une bande de requins de studios, Lou Reed nous raconte l'amour tragique de deux amants damnés. Un petit résumé? Ca démarre par des souvenirs amères de Jim se rememorant un moment heureux avec Caroline (Berlin, piano-bar d'une tristesse abyssale). Puis la déscription de Caroline en femme discrète qui explose lorsqu'elle se met à chanter (Lady Day, une orgue biblique). Après un constat d'une indiffèrence glacée sur les opposés sociaux (Men Of Good Fortune, accords de guitares tantôt aériens, puis secs et froids), Jim se fait humilié par Caroline, mais reste profondement amoureux (Caroline Says p.I, rythme sautillant et gai) puis subit une déprime oppiacée sevère (How Do You Think It Feels, rythme lent et nonchalant, basse omniprésente). C'est alors que Caroline couvre Jim de sarcasmes une fois de trop (Oh Jim, à la limite du funk-rock). Puis une scène poignante : Caroline est psychologiquement vidée par les raclées de Jim, qui ne se gène pas pour la battre (Caroline Says pII, arpèges de guitare boulversantes). Les choses s'assombrissent encore plus lorsque les services sociaux retirent la garde de ses enfants à Caroline, alors que Jim s'en réjouis plutôt (The Kids, guitare et basse parfaites, puis les cris déchirants des gosses). Caroline ne supportais plus le choc, elle s'est taillé les veines mais Jim ne semble pas boulversé pas sa mort (The Bed, guitare hanté, un des plus beaux morceaux du disque). Tout cela se termine par un constat chocant de froideur et d'amèrtume de Jim (Sad Song, orchestration somptueuse). Et voilà. Lou Reed avait déjà composé des chansons désésperantes dans le passé et en composerais d'autres dans le future. Mais Berlin restera pour toujours son oeuvre la plus amère, déprimante et désenchantée. Surtout, c'est encore en 2003 son disque le plus beau, poignant et accompli.
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26 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le chef d'oeuvre maudit, 16 septembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Berlin (CD)
Déclinant en 10 chansons inoubliables les amours lamentables de deux personnages à la dérive dans un Berlin blafard, ce disque dresse un constat glaçant des relations humaines dans un monde sans espoir. Album suicidaire aux textes extraordinairement laconiques et violents, jouant de la litote meurtrière comme nulle part ailleurs, Berlin n'a jamais connu le succès qu'il méritait. La beauté maladive de ses orchestrations, la débacle de son chant, l'ambiance paroxystique baignant enfin les dernières plages en font une des expériences auditives les plus fortes et les plus durablement fascinantes que le rock'n roll ait jamais pu engendrer.
Jusqu'à ce jour, le plus beau disque de son auteur.
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18 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Berlin en flammes, 13 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Berlin (CD)
C'est en 73 que Lou Reed sort ce qui deviendra son "monstre" : Berlin, 3eme album solo, ultime excroisance d'une année glam à la décadence affichée (Raw Power,Alladin Sane...), véritable péplum sonore à la gloire de la haine et du dégout.les thèmes abordés sont d'une gaietés confondante : suicide,drogue,desastre amoureux et haine froide.Pour illustrer ce charmant tableau, le producteur Bob Ezrin(qui plus tard produira The Wall) est convié, emmenant avec lui les musiciens/vandales d'Alice Cooper, comme par l'odeur de souffre alléchés.Tout ce petit monde s'applique durant des mois en studio pour créer un son immense, écrasant du fond duquel surgit la voix blasée et fétide du grand méchant Lou.Un lou qui ressemblait plus à un raton-laveur à l'époque à cause de son maquillage gothique... Mais rien de tout cela dans ce disque.à vrai dire il se doit d'être écouté sans tenir compte de la pochette(différente de celle souhaitée par Reed),ni des courants musicaux(pas de glam ici).Il faut se retrouver seul face à cette production inimitable(appelée "cinema mental" par Ezrin),cette vision de la vie cauchemardeque(à un tel point qu'on frôle le burlesque quelquefois),et surtout cette histoire terrible : la déchéance de Jim et Caroline,deux junkies en perdition,dans un Berlin baroque et cruel.Non,reed ne s'est pas inspiré de Ziggy Stardust pour son histoire.Et pour une fois,le caméléon rouquin a préféré ne pas suivre Lou Reed dans une entreprise aussi périlleuse...Il faut dire que si l'album est une réussite(si tant est que le but voulu par ses créteurs était de nous dégouter de la vie),Reed et Ezrin en sortiront épuisés mentalement,seront incompris par la presse et par le public,et ne pourront pas présenter l'album dans sa version double lp,ce qui les forcera à réduire les chansons.Un disque en forme de descente aux enfers,qu'on peut rapprocher d'oeuvres terminales comme Mellon Collie des Smashing ou justement The Wall.Un disque qui a bien failli s'ajouter au tableau des chef-d'oeuvres perdus du rock tels "Smile".
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Conceptuellement, une référence !, 21 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Berlin (CD)
« Berlin », troisième album solo de Lou Reed paru en 1973, ne fut pas un immense succès lors de sa sortie. La noirceur des textes et la tristesse de l'album, dans un style rock sombre et mélancolique, déroutèrent certainement les « critiques rock »... Pourtant, avec le temps, l'album est devenu culte et « Berlin » reste l'album référence de Lou Reed.

Pour ma part, « Berlin » reste également l'un de mes préférés (du moins pour les albums studio). C'est celui-ci que j'écoute le plus volontiers, le plus souvent, et au final, j'y entends presque que des tubes : Lady Day, Caroline Says, How Do You Think It Feels, Oh Jim...

« Berlin » raconte l'histoire d'un couple, Jim et Caroline, à travers la drogue, la violence conjugale, la prostitution, le masochisme, la maltraitance d'enfants et le suicide. « Berlin » met à nu le désespoir de l'incommunicabilité en amour.

Un album concept, en somme. Et moi, j'adore les albums concepts, ceux qui racontent une histoire (peu importe l'histoire, d'ailleurs). Ce que j'aime dans ces albums concepts, c'est l'unicité qui s'y dégage ; le fait que pendant un album, notre esprit est happé par cette musique et cette histoire et qu'il ne s'en dégage plus jusqu'à la note finale. Voilà ma définition d'un bon album concept. Et « Berlin » en est un excellent. L'album studio de Lou Reed qu'il faut avoir absolument chez soi.
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2.0 étoiles sur 5 Les boules de Berlin., 13 mai 2014
Par 
Hervé J. (Savoie,France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Berlin (CD)
Encore un vinyle que je viens de ressortir du grenier parental, mais pas d'excuses à fourbir pour son achat, cette fois c'est un oubli d'une ex (merci F.). Ce que je préfère dans Berlin c'est le graphisme de l'écriture des paroles à l'intérieur de la pochette, très joli!

A l'origine Berlin devait être un double album, mais pendant sa production la maison de disque paniquée par ce qu'elle venait d'entendre a décidé de ne sortir qu'un simple pour éviter la catastrophe totale ( le disque ne s'est bien vendu qu'en France, pays du bon goût).

La production est assurée par Bob Ezrin avec cette tendance à la lourdeur et à l'empâtement (mellotron dans Caroline Says I) que l'on retrouve dans ses productions de l'époque ou ultérieures (Alice Cooper, Peter Gabriel 1st, Pink Floyd, Téléphone, etc...).

Cet album n'est pas beau et triste comme un adagio de concerto de piano de Mozart, mais déprimant et creux comme un Leonard Cohen. Son ambiance ferait passer Nick Drake pour un GO du club Med.

Evidemment il y a du beau linge qui joue: Jack Bruce avec sa Gibson au son cartonneux (y'en a qui aiment), Stevie Winwood à l'orgue, Hunter & Wagner les mercenaires de Vincent Furnier, les Brecker brother, Tony Levin (futur Peter Gab et Crimson), Ansley Dunbar et même BJ Wilson de Procol Harum aux batteries.

Vu le résultat, comme Shakespeare on pourra s'écrier: "beaucoup de bruit pour rien!"
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5.0 étoiles sur 5 Last walk on the wild side...., 27 octobre 2013
Par 
Darko (Bretagne - France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Berlin (CD)
Après JJ Cale, C'est Lou Reed qui vient de nous quitter à l'âge de 71 ans, à l'issue d'une carrière bien remplie et d'une vie marquée par l'excès et la débauche, aspects sur lesquels on ne s'étendra pas ici. Ceux que cela intéresse liront avec intéret les interviews délirantes qu'il a accordé en son temps au journaliste rock américain Lester Bangs ... Reste l'artiste et sa musique et là c'est la fête ! Lequel de ses nombreux albums restera comme son meilleur, comme son testament ? l'un de ceux de la période Velvet ? l'archi connu "Transformer" ? le Live "Rock & Roll Animal" ?...On n'a que l'embarras du choix !

Pour ma part, mon coeur balance entre "Berlin" et "New York", mais je crois bien que c'est "Berlin" que je préfère en définitive. Album intimiste paru en 1973, son climat très particulier, très noir, presque dépressif, en fait une oeuvre à part dans la discographie de Lou Reed. On a même prétendu qu'il avait frappé les enfants pour mieux les faire pleurer sur le titre "the kids" ! Légende du Rock & Roll...Et puis que de pointures à l'appel : Jack Bruce, Aynsley Dunbar, Steve Hunter, Tony Levin, Dick Wagner, Steve Winwood, Bob Erzin...

Un grand disque et un grand artiste.....R.I.P.
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5.0 étoiles sur 5 Chef d'oeuvre, 5 juin 2013
Par 
Stefy - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Berlin (CD)
Après le succès commercial de "Transformer", Lou Reed décide de pondre son grand oeuvre. L'accointance avec Bob Ezrin comme producteur aurait pu augurer du pire. Eh non, c'est le parfait dosage entre les morceaux du songwriter urbain et du producteur grandiloquent. Aidés par d'excellents musiciens, les deux tirent le meilleur d'eux-mêmes, délivrant un album qui comptent dans ce qu'ils ont fait de mieux. Pour le coup, c'est New York transposé à Berlin, fort parfum d'Europe qui court sur tout l'album, un album sombre, glaçant et hanté de fantômes d'anciens junkies tombés au champ de l'héro. L'album contient certains des plus beaux titres de Lou Reed et on peut dès lors bel et bien évoquer Kurt Weil. C'est sans doute le plus beau, touchant et poignant album de Lou Reed. Evidemment, ce sera un échec commercial. Chef d'oeuvre.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 chronique d'un amour suicidé, 3 juillet 2011
Par 
philb - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Berlin (CD)
Dans la discographie de Lou Reed, "Berlin", publié en 1973, est un ovni, un album que les puristes considèrent souvent comme le chef-d'oeuvre de l'ex-chanteur du Velvet Underground. En l'occurrence, même si le mot est souvent galvaudé, "Berlin" est bien un chef-d'oeuvre, une tentative aussi ambitieuse que réussie de marier le rock (musique inscouciante et adolescente par excellence) à des thèmes sombres et à une écriture maîtrisée. Cet album concept (chaque chanson forme un tout) raconte l'histoire d'amour mortifère de Jim et Caroline, un dépressif et une junkie, depuis leur rencontre à Berlin (ville métaphorique de l'incommunicabilité et de la séparation) jusqu'au suicide de Caroline. Entre les deux, Lou Reed ausculte les causes de ce naufrage et essaie d'expliquer comment deux êtres peuvent s'aimer, se détester, puis se séparer. Les deux personnages ressemblent beaucoup à Lou Reed lui-même, qui connut à cette époque les affres de la drogue et de la névrose. Musicalement, c'est mélodieux, grandiose, baroque et intimiste à la fois. Ballades majestueuses (Caroline says, The bed) ou morceaux plus tendus (How do you think it feels, Oh Jim) se succèdent au gré de l'état d'esprit des personnages. L'album est produit par Bob Ezrin, qui fera parler de lui à la fin de cette même décennie en accompagnant le retour gagnant de Pink Floyd avec "The wall" (album où il est aussi question de mur).
L'idée de concept album n'est pas neuve (Tommy, Jethro Tull, certains albums de Genesis), mais "Berlin" la porte à son paroxysme, avec une écriture concise et cinématographique mise au service d'un thème adulte et universel . Jim et Caroline, amants maudits inoubliables, marqueront les esprits et resteront dans l'histoire du rock.
Longtemps, Lou Reed reniera ce disque, qui fut à l'époque un vrai flop. Mais en 2006, à l'heure du bilan et en mal d'inspiration, le vieux rocker réarrangera les chansons de "Berlin", album qu'il interprétera pour la première fois sur scène dans son intégralité. Comme le bon vin et les vraies oeuvres fortes, "Berlin" s'est bonifié avec le temps et a conquis depuis de nouveaux fans.
Pour les plus curieux, on peut mentionner deux albums français directement inspirés par ce monument du rock... Deux albums concepts qui racontent l'histoire d'un crime passionnel dans la langue de Molière: d'abord le célèbre "Homme à tête de chou" de Serge Gainsbourg. Et puis, moins connu mais tout aussi magistral, le "Crime passionnel" de Jean Guidoni publié en 1982 et recréé en 1999 sur scène (la similitude avec "Berlin" est troublante). Si l'on ajoute que le livret de ce "Crime passionnel" est signé par le germanophile Pierre Philippe, on aura tout dit. Un dernier mot pour les fans de Lou Reed et de "rock à textes", le second chef-d'oeuvre du guitariste porte également le nom d'une ville: "New-York".
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La ballade de Jim ... et Caroline, 28 mars 2007
Par 
Lester Gangbangs - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Berlin (CD)
« Berlin » est souvent en lutte avec « Transformer » pour le titre de meilleur disque de Lou Reed post-Velvet.

« Berlin » est radicalement différent du manifeste glam-rock de l''année précédente. « Berlin » est sombre, glauque et sans la moindre lueur d'espoir.

Cette fois, plus de Bowie à la production, et arrivée de Bob Ezrin, qui s''était fait un nom aux manettes derrière Alice Cooper. Le casting musical est superbe, avec une rythmique Jack Bruce - Ainsley Dunbar, les guitar-heroes siamois Hunter et Wagner, les frères Brecker aux (discrets) cuivres, plus quelques pigistes de luxe genre B.J. Wilson et Steve Winwood.

« Berlin » raconte la déchéance tragique de Jim et Caroline à travers des morceaux d''une irréelle beauté funèbre. Les musiques font le grand écart entre classique, baroque, cabaret berlinois années 20, Kurt Weill, ' Inutile de chercher ici les rock''n''roll basiques et décharnés du Velvet ou des premiers efforts solo de Lou Reed.

Et comme s''il ne lui suffisait pas d''avoir avec « Berlin » érigé une œuvre toujours citée depuis sa sortie comme étant un des plus grands disques de rock de tous les temps, une sorte de pierre philosophale de la musique déprimée que des myriades d''auteurs tentent toujours d''égaler, Lou Reed va se lancer, dans un état de délabrement physique et mental total, dans une tournée apocalyptique qui génèrera deux albums live colossaux (« Live » et « Rock'n'roll animal »).
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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quand le rock se fait autre, 8 novembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Berlin (CD)
J'ai acheté le vinyle il y a 20 ans et je continue à l'écouter. La musique est bien jouée par plusieurs session men d'exception (Jack Bruce, Stevie Winwood...) qui donnent une ambiance acoustique et troublante à l'oeuvre. La voix de Lou Reed est suspendue quelque part entre froide mélancolie et rage. Elle nous guide dans un univers où le rêve de la génération hippie s'effrite sous le poids du sexe et de la drogue. Une tragédie pour les années de la guerre froide où les personnages n'acceptent pas de compromis et regardent avec lucidité et cruauté leurs vies s'annihiler l'une l'autre. Bien au-delà de ce que le rock avait proposé auparvant.
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