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Anno Domini High Definition
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Rapid Eye Movement était le dernier album annoncé d'une trilogie de qualité. On devait peut-être s'attendre à quelque changement avec ce ADHD.
Le changement le plus marquant est dans la durée du disque, 44.44 minutes, une durée quasiment vinylesque! Pas étonnant d'abord car il n'y a que 5 morceaux pour 9 morceaux dans les précédents. Ce serait suffisant pour expliquer les 20 minutes de moins... mais pas seulement : et je pense que le changement le plus significatif est la construction des morceaux.
Nous avons 2 morceaux assez longs (10 mn) et si on les analyse par rapport aux opus précédents on s'aperçoit que ce sont les solos de guitares de L'excellent Piotr Grudzinski qui ont été écourtés. Celui-ci semble s'être démarqué de ses influences "Frippiennes" et "Gilmouriennes" pour arriver à un style plus concis, un format plus "rock" pour tout dire dans un style toujours classique (pas de shred, de tapping, d'harmoniques artificielles) et les solos ne dépassent pas les 15 secondes. Ce n'est donc pas la priorité du disque et il faut reconnaitre que ces longs solos ne pouvaient peut-être intéresser que les guitaristes, au détriment d'une cohésion et d'un équilibre du groupe qui sont ici magnifiquement présents. Le finale des 3 derniers morceaux sont typiques de cette orientation: le solo de guitare se termine rapidement pour laisser place à une partie instrumentale dans laquelle tous les musiciens sont bien présents, et surtout dans une cohésion
mélodico/rythmique rarement atteinte dans les disques précédents.
Rythme est le maître mot de ce disque qui démarre sur les chapeaux de roue avec les brûlot "Hyperactiv" introduit par une section de piano maladif. Le premier moment de calme suvient dans la partie centrale de "egoist hedonist". Il y en a très peu d'autres, sinon les belles intros des 2 derniers morceaux.
Exit aussi la guitare acoustique de REM et ici la guitare électrique se fait peut-être un peu plus énorme en distorsion mais avec des riffs qui rappellent plus le hard rock que metal ('driven to destruction'). Des riffs superbement soutenus par l'orgue Hammond de Michal Lapaj qui en outre expérimente quelques sonorités nouvelles de bon goût. Le rythme est bien sûr soutenu par l'énorme basse de Mariusz Duda qui est vraiment excellent bassiste et dont le chant est peu-être un peu mixé en retrait mais toujours très expressif. Le batteur n'en fait jamais trop (on est loin de Portnoy!) et tient sa place de manière très efficace.
La courte partie cuivre sur un rythme groovy de "driven to destruction" est excellente et on se dit que l'idée aurait pu être développée.
Il semble que ce soit le disque de la maturité et les choix paraissent excellents. Ce groupe a un caractère fort, même si on sent parfois toujours l'influence de Porcupine Tree, mais en moins glacial. Il n'y a pas une seconde à jeter sur ces 5 morceaux qui condensent tout le savoir-faire du groupe qui excelle dans ces rythmiques de 'transe" parfois reconstruites à l'infini ("hybrid times") avec un petit côté "oriental" dans les mélodies. Assez fascinant, jamais lourdingue.
Les paroles aussi valent le détour et l'esprit torturé de Duda me fait parfois penser à Hammill dans son écriture. Le thème de cet opus est la folie de frénésie de vitesse de nos sociétés "modernes" et de leur paradoxe : "here you have to run as fast as you can to stay in the same place".
Encore une bonne surprise de Pologne après le fabuleux Nostalgia de Satellite .
Et dire que ce disque est en tête des ventes en Pologne!! Imaginez Nemo en tête des ventes en France... Inimaginable, non? Inimaginable malheureusement.....
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On retrouve le célèbre groupe polonais de prog métal. A peine le temps de terminer leur trilogie ("Out of Myself" - 2003, "Second Life Syndrome" - 2005, "Rapid Eye Movement" - 2007), de sortir un live collector, et les revoilà reparti à donf avec un nouvel album à la pochette à peu prés aussi compliquée et peu claire que le titre : "Anno Domini High Definition". Bref, si ni le titre ni la pochette ne sont clairs, pour ce qui est du contenu, tout est d'une clarté limpide : c'est de la bombe.

Le premier morceau "Hyperactive" donne le ton. Plus heavy, Mariutz Dudda (basses, chant) y tente des vocaux un peu différents et forts réussis. On a droit à la grosse rythmique de Piotr Grudzinski, aux claviers typiques Riverside de Michal Lapaj et la batterie toute en finesse et en ruptures de Piotr Kozieradzki. Ca commence vraiment très bien.
Mais ca continue toujours aussi bien avec un "Driven To Destruction" absolument génial. Rien que l'intro est formidable. Très bon piano, vite rejoint par tout l'équipe. Couplets calme, voix de Mariutz toujours un peu mélancolique et monocorde. Refrain explosif. sur gros riffs de guitare/basse. Magnifique solo de guitare soutenu par un jeu de basse exceptionnel. Ca défonce avec calme et douceur, quel pied !
Et que dire de l'intro de "Egoist Hedonist" ? A part "Yeaaah!". Ca ronronne, la voix vous fait planer, et d'un coup ça explose, purée de purée, j'adore ! Petit solo de piano au son rétro, gros riffs de gratte, lignes de basse ronflante, et là en plein milieu, petit break de cuivre sur rythmique groovy. Fallait oser, Riverside ose, et marque des points. Nouveau break, planant celui là, pour un solo de guitare mélodieux. Le final change pour 2 minutes instrumentales et symphoniques, encadrée par les lourds riffs de guitare.
"Left Out", plus planant, calme le jeu. Non sans rappeler du Porcupine Tree, ce morceau illustre la face progressive de Riverside. Voix déprime, guitare réverb, piano orgue-hamond rétro, gros solo de guitare tout en finesse et en émotion. Le morceau planant par excellence, changeant à souhait, et tout à fait représentatif de la carrière de Riverside sur l'époque "Reality Dream" (c'est à dire jusqu'à cet album). Ecoutez ce break à 6mn07 ! Du pur génie. On souffre avec Mariutz, le ton se durcit, le piano est de toute beauté. La basse claque, annonce l'arrivée du solo de guitare superbe. Quelle ambiance !
Le dernier bijou s'appelle "Hybrid Time". Dans l'intro, le chant est a plusieurs voix sur piano, sympa. C'est un morceau très progressif, torturé, alternant le mélodique, calme et l'enervé, voir l'hystérique. Une fois de plus les soli de guitare font mouche. Droit au coeur. Le piano est tout aussi génial scultant une ambiance inquiétante tout au long du morceau. Le break en milieu de morceau est une fois de plus exceptionnel, toujours caché vers la 6ème minute, à ne pas raté, tout comme la dernière reprise vers 9mn, où le son des cymbales est passé à la moulinette d'un compresseur de son, accentuant l'effet de folie pure du passage.

Ouf ! Quelle giffle ! La production de cet album est parfaite. Le son y est tout simplement grandiose. Il n'y a pas une minute de répit, pas une seconde d'ennuie, les compos sont superbement travaillées, ciselées avec amour, un peu bonheur faisant la part belle aux parties instrumentales. On notera l'enchainement savant de morceaux de plus en plus long en progressant dans l'album, de 5:48 pour "Hyperactive" au 11:54 de pur génie de "Hybrid Time" et un virement un poil plus heavy qu'auparavant.

On ne change pas la formule magique de Riverside

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
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le 7 juin 2009
Alerte rouge ! Tremblez, Porcupine's beard et Spock's tree ! L'un des grands espoirs de la prog n'en est plus un. Et en ce beau mois de mai, le meilleur des groupes polonais est aussi l'un des meilleurs de la planète, ça ne fait plus de doute après ce rudoyant "Anno domini high definition". On avait bien apprécié l'essai précédent, "Rapid eye movement". Un peu trop long parfois et encore marqué des influences évoquées plus haut. Mais depuis, Mariusz Duda et sa bande ont déplacé le curseur vers quelque chose de plus dru et les airs de déjà entendu encore évidents il y a peu ont tendance à s'effacer. Vrai, on en sort un peu groggy après la première écoute. Peu de moments de répit ! Ca pulse très dru d`entrée de jeu avec le râblé "hyperactive", le morceau le plus court (5.45 quand même) puis ça enchaîne avec du Satriani vite revu à la sauce Riverside. Ce qui frappe et qui explique aussi les progrès enregistrés ici, c'est la qualité et la maîtrise des musiciens. On avait bien repéré le batteur mais il en faisait parfois trop ; ca n'est plus le cas : Piotr Kozieradzki est phénoménal. Quant à Michal Lapaj, ses claviers vrombissants et notamment ses parties d'orgue sauvages (cf "egoist hedonist") qui lorgnent parfois du côté de l'antique Deep Purple sont dignes du sorcier de Spoke's Beard et de GPS : Ryo Okumoto.
Sûr de ses forces de son chant aussi - Duda assure mieux que bien - Riverside se lance même dans des escapades jazzy tendance Zappa ou After Crying, développe de nouvelles sonorités qui n'appartiennent plus qu'à lui ; celtes, arabisantes ou les deux à la fois (cf la troisième partie de "egoist hedonist" : "straw man dance".
Et ce "left out" donc ! Ca commence en une superbe balade (un peu "wilsonienne" quand même). Puis la voilà qui prend son envol. Vous prenez la guitare de Piotr Grudzinski en pleine poire et l'orgue fabuleux avec. On voudrait que ça dure ! Puis, ça change, ça se développe, ça cherche, ça trouve des sons de plus en plus métalliques, ça revient doucement, l'orgue crache, un majestueux piano apaise le tout avant qu'on en finisse comme du Kansas sous amphétamines. Le meilleur morceau du disque ? Voire, car le dernier "hybrid times" n'est pas vilain non plus : syncopé, enragé, avec de brèves accalmies avant de nouveaux orages, orgue en tête et lignes électro.
Riverside a eu raison d'appeler son album "Anno domini high definition" ; celle qu'il propose ici de la prog est digne des plus grands.
Album de l'année. Enfin, des six premiers mois...

Chronique à paraître dans le Koid'9 n°70 (Juillet 2009) sous la plume de Jean-Marie Lanoë
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le 13 août 2009
Difficile de chroniquer le nouveau Riverside lorsqu'on se sent tiraillé comme moi.

J'ai découvert Riverside en juin dernier et j'ai littéralement craqué sur "out of myself". Tout y était : l'originalité, les mélodies, la diversité des styles abordés, la profusion de synthés, la production impeccable etc....

J'ai donc acheté les autres albums illico presto et j'ai constaté que le groupe a glissé lentement mais sûrement dans quelques chose de plus "métal", de plus radical.

Alors certes, Anno Domini High Definition est réussi en tous points et je ne vais certainement pas faire la fine bouche car le groupe a beaucoup travaillé pour arriver à ce résultat.

J'ai d'ailleurs un gros faible pour "egoist hedonist" que je passe en boucle en ce moment.

Mais il ne faudrait pas que le groupe aille au delà à mon sens, en gommant ainsi tout ce qui m'avait tant plu dans "out of myself".

On connaît le cas d'Angra qui s'est débarrassé de ses influences Brésiliennes des le départ d'André Matos : A mon grand regret, ce groupe est devenu aujourd'hui un groupe de metal lourdingue parmi tant d'autres.

Est-ce que Riverside empruntera le même chemin qu'Angra ?

Il faudra donc attendre le prochain album pour avoir la réponse à cette question.
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Quelle bonheur de retrouver ce groupe magique. Je me pose encore la question, pourquoi vouloir les comparer à tant d'autres groupes, pourquoi vouloir chercher des influences un peu partout, chez Porcupine, Spock's, Kansas, pink Floyd, Dream theater, et pourquoi pas Led Zep pendant qu'on y est. Riverside fait du Riverside, une alchimie extraordinaire, composée de talent, d'inovation, de créativité.
Le DVD pour commencer et se souvenir que malgré leur jeunesse, ils possèdent déjà un répertoire riche et fourni et un professionnalisme que beaucoup pourraient leur envier.
Le nouvel opus est différent des autres, plus maitrisé, un brin oriental, et qui révèle une identité forte. L'album a gagné en puissance sans donner dans la facilité trés à la mode qui consiste a mettre dans certains morceaux une cavalcade trés (trop) métal. C'est puissant (jamais violent), trés puissant, trés inspiré, varié, un peu difficile à apprécier car vraiment différent des autres albums de ce groupe, mais tellement agréable à écouter ensuite et qui révèle au fil des écoutes une richesse extraordinaire.
Vraiment, essayez Riverside, mais n'y cherchez rien d'autre, laisser vous envahir par leurs mélodies et leurs compositions, ne cherchez pas à y trouver un clone de je ne sais quoi. Riverside, c'est beau, c'est unique et incomparable....
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le 20 septembre 2009
La brève introduction « classique » au piano pouvait le laisser supposer : ce nouvel album de Riverside n'est pas tout à fait comme les albums précédents .

Les musiciens du groupe ont franchi une étape de plus, et ils ont réussi à faire évoluer leur style musical, tout en préservant leur forte identité sonore :

Plus rock, notamment en ce qui concerne les solos de guitare qui perdent nettement leur caractère aérien pour être plus incisifs,

Plus mélodique et un peu moins métal, comme sur « Left out », un long morceau de 11 minutes admirablement construit.

Des claviers avec des sonorités moins usitées sur les opus précédents : le piano, l'orgue sont régulièrement présents.

Des sonorités énergiques qui rappellent par moment les grands classiques du rock des années 70'.

Le disque est relativement court avec ses 44 minutes, une durée qui nous remémore celle des 33 tours d'antan, mais l'espace-temps est y occupé d'une manière optimale - pas un temps mort, tout s'enchaine admirablement, d'une manière spontanée et directe - les breaks à la basse, les riffs de la guitare, les chants incantatoires de Mariusz Duda, les rythmiques endiablées et cadencées au millimètre.

L'identité sonore, dont nous parlions en introduction, a le mérite chez Riverside d'être orientée vers un futur musical permanent, pertinent, avec une réelle recherche d'innovations, bien loin des redites, et des phrases musicales mille fois entendus.

Riverside nous offre dans cet album une musique progressive qui va de l'avant, sans pour autant apporter des bouleversements radicaux à son style.

Un album passionnant d'un bout à l'autre, d'un très haut niveau. Peut être le plus abouti du groupe à ce jour.
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le 22 juillet 2009
Aprés avoir été la révélation du rock progréssif au cours des années 2000, les polonais de Riverside nous reviennent avec un nouvel album.
Franchement, on ne peut pas être déçu, voilà un groupe qui n'a rien à envier au niveau de la qualité par rapport aux groupes d'Outre-Manche.
La fameuse trilogie concernant les premiers albums achevée, nos amis polonais se permettent de bousculer les règles du jeu. Fini les influences évidentes des albums précédents, l'auditeur se retrouve dérouté par un album aux mélodies complexes ainsi qu'à de brusques changements de tempo tout particulièrement sur "Driven to destruction".
On a affaire à des breaks savants sur "Egoist Hedonist", des mélodies alambiquées sur le chef-d'oeuvre "Left Out".
Le groupe a atteint sa maturité , la basse vrombissante de Mariusz Duda, la guitare de Piotr Grudzinski qui durcit le ton (on est plus trés loin de Kirk Hammett ou de Joe Satriani ), les synthés avec Michal Lapaj véritable sorcier des sons et de la technique époustouflante du batteur Piotr Kozieradzki créent une musique brute et torturée.
Tout l'album est habité par la voix spectrale de Mariusz Duda qui prend de plus en plus de gravité et d'intensité.
L'album peut surprendre certains, il faut plusieurs écoutes pour l'apprécier, en tout cas moi ,je le range entre les derniers Steve Wilson et Dream Theater qui incontestablement marqueront cette année 2009.
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le 30 juin 2009
en fait le plus étonnant dans cet album c'est sa capacité à transgresser les genres sans pour autant les maltraiter. Un son énorme, même incroyable, un album pour moi phare dans le mouvement progressif, dépassant les stéréotypes, voir même atteignant des sommets jusqu'ici atteint seulement dans les années 70 (évidemment, des sommets différents)...
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le 18 juillet 2009
Longuement convalescente de la tyrannie soviétique, la magnifique Pologne semble aujourd'hui en voie d'épanouissement. Le visa récemment accordé au préretraité David Gilmour pour son grandiose concert de Gdansk révèle, outre la miséricorde de ce dernier, que ce pays s'autorise désormais sans crainte à séduire l'occident chrétien. Depuis quelques années, le quatuor de Riverside s'impose sans peine comme l'un des principaux ambassadeurs rock de cette délicieuse patrie. Le Religionnaire s'était révélé enthousiasmé par leur premier album en 2004, qui, sans remuer la tombe de Chopin ni bouleverser l'écosystème de la musique cyclique, comblait sans peine le mélomane amateur de vols planés et d'atterrissages appuyés. Les deux efforts ultérieurs ont depuis achevé la fameuse Reality Dream Trilogy de manière fastidieuse et surtout globalement décevante. En se libérant du traquenard que constituait ce triptyque conceptuel nébuleux, Riverside s'est offert la possibilité de prendre une distance salvatrice vis-à-vis de l'espoir et de la pression suscitées par son début flamboyant. Le Religionnaire constate avec un plaisir certain que cette occasion a été saisie de main de maitre puisque Riverside a quitté Varsovie et son producteur pour concevoir un album remarquable.

Les différentes thématiques d'Anno Domini High Definition s'articulent autour du concept de stress, un domaine que le premier des nigauds s'empresserait de condamner pour son apparente banalité, mais que le Religionnaire cautionne pourtant largement. Il s'agit de l'une des préoccupations universelles de l'espèce humaine civilisée, d'un sujet concret, actuel, dont certaines manifestations émotionnelles et comportementales s'adaptent à merveille à une production artistique musicale. Le Religionnaire se doit ainsi de reconnaitre que les fameuses ramifications du stress que sont l'angoisse pesante, l'agressivité, l'isolement et la lutte contre le temps sont ici magistralement traitées, et particulièrement sur le plan instrumental. Plutôt que de tomber dans le piège de la critique de société stérile et distanciée, le groupe accompagne l'auditeur dans sa représentation musicale brute de cette société afin de l'immerger émotionnellement et souligne ainsi à merveille le caractère très primitif du stress.

Musicalement, la démarche de Riverside n'est guère plus innovante qu'auparavant et se calque toujours en grande partie sur le metal atmosphérique sophistiqué de Porcupine Tree. Si le manque d'originalité ou de caractère propre demeure toujours problématique, il n'empêche pas le groupe de mettre en avant ses qualités et d'éviter la plupart des pièges propres à ce style musical. Riverside est ainsi réellement tiré vers le haut par Mariusz Duda qui, outre son rôle de chanteur, mène la danse avec de splendides lignes de basse. Le groove envoutant qui en résulte constitue bien plus qu'une simple ossature puisqu'il permet à Riverside de distancier la plupart de ses concurrents. Anno Domini High Definition est un disque conçu de façon aussi méticuleuse qu'intelligente. Les contrastes y sont savamment dosés et les passages déterminants sont judicieusement répartis pour prévenir tout effet de somnolence atmosphérique. Les cinq titres s'enchainent avec une fluidité impressionnante tout en affichant chacun leur spécificité. Riverside semble enfin avoir trouvé le juste milieu entre la surcharge indigeste et l'errance planante, et s'offre ainsi tel un idéal compromis entre Dream Theater et Porcupine Tree. Les félicitations religionnariennes demeurent toutefois teintées d'une pensée moins reluisante : tant que les polonais ne se démarqueront pas davantage, leur marge de progression restera limitée à celle de leurs concurrents.
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