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5.0 étoiles sur 5 A douze ans, Fritz Reiner avait commençé sa carrière de chef en dirigeant quelques élèves du Conservatoire de Budapest..., 20 novembre 2010
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Symphonies n° 5 et n° 7 - Ouvertures de Coriolan et de Fidelio (CD)
...dans la Symphonie n°1 de Beethoven.
Emigré aux Etats-Unis, il devint citoyen américain en 1928. Sa rencontre avec l'orchestre de Chicago remonte à 1937, au Festival de Ravinia : il en prendra la direction en 1953 pour une glorieuse décennie qui nous valut nombre de disques de référence, quoique parfois fort controversés par la critique musicale de l'époque.
C'est le cas de ces enregistrements beethovéniens, que personnellement j'admire pour leur autoritaire maîtrise tout en étant incapable de les aimer véritablement.

Humeur péremptoire, geste aigu, humour féroce, énergie irrépressible décrivent bien cette "Cinquième" captée en mai 1959.
L'orchestre démontre sa précision et sa puissance mais son brio manque parfois de coeur, voire de personnalité distinctive, si ce n'est une froide virtuosité en acier chromé.
L'acoustique très résonnante menace la netteté des lignes et surpondère les basses, gonflant les biceps d'une prestation déjà très musclée en soi.
Dans l'Allegro initial, écoutez la hargne rageuse de la réexposition !
La transition claironnante entre les deux "attaca" déchaîne un Finale qui avale la mesure avec une boulimie dévorante voire hystérique...
Pour entendre un radical point de comparaison, écoutons la version si légère et pétillante de Günter Wand à la même époque avec le Gürzenich de Cologne...

Cette "Septième" captée en octobre 1955 fut je crois la toute première à apparaître sur le marché stéréophonique, concomitamment à celle d'Otto Klemperer (octobre-décembre 1955) avec le Philharmonia. Bientôt suivie par Guido Cantelli en mai 1956 (Emi) puis Karl Böhm avec le Berliner Philharmoniker en avril 1958.
Dans le "Poco sostenuto - vivace", la tension qu'imprime le maestro hongrois ne masque rien de l'architecture. L'Allegretto s'épanouit avec une éblouissante majesté, puissamment épaulée par les contrebasses. Herculéen et rayonnant !
Le Presto est robustement dirigé. On y entend siffler le crin sous les archets des violons, fins et déliés. On croirait même sentir l'odeur de la colophane surchauffée...
Certes amputé de quelques coupures qui l'écourtent, le Finale affirme une vigueur époustouflante, incandescente...

Gravée en 1959, l'Ouverture de Coriolan manifeste la même densité orchestrale, peut-être trop roborative pour illustrer la neurasthénie du héros inspiré par Heinrich Joseph von Collin.
Mais l'éloquence dramatique diligentée par Reiner (moins de 7 mn !) s'avère néanmoins prompte à balayer toute réticence.
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