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33 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Et si tout était là?
"The Lamb..." est certainement l'album le plus ambitieux, réfléchi, le plus ultime, de ce que l'on a pu appeler le rock progressif. Deux disques qui sonnent le glas de la grande collaboration de Gabriel avec groupe. L'atmosphère a changé, plus sombre, plus urbaine, que les précédents albums: Genesis a grandi. Durant près de...
Publié le 8 janvier 2004 par Aurél'

versus
4 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 un disque qui a mal vieillit
J'ai commencé avec Genesis par Selling England by the pound et bien sur vous imaginez la suite: les 33T les 45t dans les conventions de disques de collection de la Pte Champerret, les bouquins, etc...The lamb est l'album le plus alambiqué de Genesis et pas forcément le préféré du groupe. Les textes de Peter sont avant-gardistes,...
Publié le 13 octobre 2011 par Charles Tonheston


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33 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Et si tout était là?, 8 janvier 2004
Par 
Aurél' (Riec-Sur-Belon France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Lamb Lies Down On Broadway (Definitive Edition Remaster) (CD)
"The Lamb..." est certainement l'album le plus ambitieux, réfléchi, le plus ultime, de ce que l'on a pu appeler le rock progressif. Deux disques qui sonnent le glas de la grande collaboration de Gabriel avec groupe. L'atmosphère a changé, plus sombre, plus urbaine, que les précédents albums: Genesis a grandi. Durant près de 80 minutes le groupe nous fait traverser un monde mélancolique violent et désenchanté. On sent comme une sorte de brouillard rampant qui ne séteint qu'à la fin du deuxième cd.
Les compositions sont remarquables, les arrangements d'une originalité incomparable, la production pour l'époque est tout à fait impressionnante. Peter Gabriel est au sommet de son art vocal, entre cris et chuchottement, Phil Collins démontre sa superbe maîtrise du phrasé, il est plus un musicien à la batterie qu'un batteur, chaque coup de baguettes est là pour servir la musique, Rutherford excelle à la basse avec son style incomparable tout en syncope, enfin Banks apporte une touche de poèsie un peu sombre ( l'utilisatrion du mellotron et de l'arp 2600 est fabuleuse), aidé en cela par Hackett qui réfute l'utilisation standart de la guitare éléctrique, il est présent par petites touches, un jeu impressionniste, préférant les phrasés mélodiques au démonstrations de vélocité et de technique du genre "t'as-vu ce que je sais faire?".
Cet album est intemporel, ancré dans le réél sans l'être complètement comme si il évoluait dans sa propre dimension, une atmosphère entre 1984, Le Festin Nu, Brazil...
Et si tout était là? Et si cette album avait repoussé les limites de la création? A chaque écoute, quelque chose de nouveau apparait. S'il n'y a qu'un seul disque de Genesis, c'est certainement celui là.
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46 internautes sur 51 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Attention, chef d'oeuvre : oubliez vos préjugés !, 3 juillet 2010
Par 
Salabreuil (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Lamb Lies Down On Broadway (CD)
Oui, oubliez vos préjugés. Oubliez les tubes calibrés FM. Oubliez Phil Collins. Oubliez les années 80. Et puis les 90 également. Et revenons en 1974.

Genesis, depuis 4 ans, s'est taillé progressivement une réputation de premier choix. Et à l'époque, au même titre qu'un Bowie, le groupe est considéré comme avant-gardiste, en raison notamment des expérimentations scéniques et théâtrales de Peter Gabriel. Plus léger que Yes, moins torturé que King Crimson, plus humble que Pink Floyd, le groupe en quelques albums a développé un univers bien à lui, une marqueterie travaillée, faite de chansons délicates, de comptines cruelles et de ballades épiques. Un univers très anglais, entre rêve étrange et jardin mystérieux.
"The Lamb Lies down on Broadway" va sonner comme un véritable coup de tonnerre et saccager ce jardin anglais. Finis les paysages anglais : le groupe a accouché d'un cauchemar new-yorkais. Et nous donne un album urbain, vicieux, sombre, où éboulements, cris, râles, klaxons, stridences côtoient des chansons hantées, angoissées et de toute beauté. Un album qui va dérouter les fans de la première heure et les critiques de l'époque - pas tous, mais certains vont mettre un temps avant de digérer ce monstre.

Je dois dire que je n'ai jamais très bien compris cette aventure surréaliste qui parle d'agneau, de chambres bizarres, d'hommes pantoufles, et d'un certain Rael qui part à la recherche de son frère John (ou le contraire). C'est barré, c'est l'époque, qui, au cinéma, est celle de Ken Russell ou d'Alexandre Jodorowsky - ce dernier ayant été pressenti pour réaliser une adaptation cinématographique de cette histoire sortie du cerveau, à l'époque passablement dérangé, de Peter Gabriel. Alan Parker également - qui fera finalement The Wall. Tant pis, ou tant mieux, c'est ainsi.
Mais qu'on comprenne ce texte ou pas, peu importe : la musique exprime toute la brutalité, la folie, la violence, les errances et la sensualité des paroles de Gabriel. Cela dit, si Gabriel a été une locomotive dans cette aventure, il me semble être une injustice de créditer exclusivement celui-ci de la paternité d'une œuvre, qui est un véritable travail de groupe, un travail fait d'alchimie, de complémentarité et de tensions (les querelles entre Banks et Gabriel étaient particulièrement violentes). Ici pas d'envolées planantes, ni de morceaux de 15 minutes : les chansons sont courtes, se succèdent rapidement et si Gabriel est massivement présent, les musiciens lui arrachent des moments hallucinés et rageurs comme «The Waiting Room», qui leur appartient en propre.

L'album est à l'image de ce titre d'ailleurs : chaotique et bordélique. Si vous ne connaissez pas "The Lamb" et que vous faites l'effort de le découvrir, soyez prévenus : il n'y a pas d'autre choix que d'y rester hermétique ou d'en faire un indispensable qui, écoute après écoute, vous dévoilera ses beautés cachées. Cela fait 25 ans que je connais cet album: aujourd'hui encore, contrairement aux autres albums du groupe, je l'écoute toujours régulièrement, et j'en découvre encore des subtilités.

Comme toutes les grandes œuvres, plusieurs fois seront nécessaires pour l'appréhender et en apprécier les richesses : les tempos lourds et graisseux de "Fly On the Wildshield" (où l'influence de Bonham sur Collins s'est rarement autant fait sentir); le défilé grimaçant et hurlant de "The Grand Parade of Lifeless Packaging"; "Back in NYC", où un Gabriel enragé se déchire la voix dans des cris pré-punks - "Back in NYC" que Jeff Buckley, en fin connaisseur du rock 70's et admirateur de l'album, reprendra ; «Carpet Crawlers», son crescendo et son refrain hypnotique et lancinant, et où Gabriel prouve définitivement qu'il est une des plus belles voix du rock - malheureusement pour Collins qui aura toujours bien du mal avec ce morceau lors de ses reprises en concert; «The Lamia», et sa mélodie sensuelle et vénéneuse...

Comment ces anglais, timides et de bonne famille, élevés dans le giron d'une public school so british ont-ils pu se laisser aller ainsi ? Débauche de créativité, spontanéité du pétage de plomb, urgence de l'inspiration ? Plus de trente cinq ans après, ce disque reste un mystère dans la discographie de Genesis. Et un chef d'œuvre. Pas seulement de Genesis. Pas seulement du rock progressif, dont l'étiquette sur cet album m'a toujours laissé un peu dubitatif. Mais du rock tout court.

Après une tournée épuisante de concerts qui auront durablement marqué les heureux spectateurs éberlués de l'époque, Gabriel jette l'éponge et, se sentant trop à l'étroit dans une dynamique de groupe, décidera d'aller continuer ses audaces en solo. Banks, Collins, Rutherford et Hackett retourneront dare-dare dans leur cottage douillet, et, pour quelques temps encore, retrouveront - home sweet home - le fil de leurs délicates rêveries.

Pour finir et pour la bonne bouche, je vous cite un extrait d'une pure chronique rock'n roll de l'époque, bien allumée comme il se doit, et qui vous donnera à la fois une idée de la façon dont on percevait Genesis, à qui on les comparait, et une idée de l'impact de l'album et de la tournée qui a suivi. Critique de François Ducray, il me semble, parue dans Rock & Folk : «... c'était mille fois plus fort que dans Tommy, l'opéra rock où l'intelligence et la finesse le disputaient à la virulence et à la beauté. "Back in NYC", "The Lamia", "Carpet Crawlers", ces minutes vous crachaient au corps le corps de Rael le prototype, et tous nous rampions, baisions, esquivions et dérapions avec lui... A Paris, j'ai blêmi sous la puissance de ce coup tellement pénétrant que plein d'attaches lâchaient : oh oui, les Groovies réactivaient la sève originelle, et oui, la tournée Dylan/Band en flanquait un paquet d'intensité bouleversante, et oui, Zermati concoctait à l'Open Market la légende salvatrice d'Iggy et le berceau du rock français, mais moi, même ça qui me sciait de frissons, même Lou Reed au Palais, digne et plus aristofrappé que jamais, moi je tourneboulais comme un derviche dans les sinusoidales arabesques de Gabriel qui enfanta un chef d'œuvre immaculé, quitta le confort et se traça sa course comme il avait zébré ces mois trop ternes.»

Oui vraiment, oubliez vos préjugés : précipitez-vous sur ce disque en vous rappelant que tous les groupes n'ont pas eu la chance d'exploser en vol et de disparaître avant l'invention du Top 50...
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17 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST, 2 décembre 2010
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Lamb Lies Down On Broadway (CD)
CHRONIQUE DE HERVE PICART MAGAZINE BEST JUIN 1978 N° 119 Page 60
7° Album 1974 33T Réf : PHONOGRAM 6641 226
Quel choc fut la parution de ce double album. Ce drame fantastique en noir et blanc était en rupture totale avec les pastels raffinés de « Selling England », son décor de Mégalopole américaine nous emmenait loin des cottages britanniques et des histoires merveilleuses à la Lewis Carrol. Genesis
avait rompu froidement le fil de son évolution tranquille, et c'est peut être pourquoi ce double album, ainsi nettement mis en valeur, reste le monument d'éternité du groupe. Avec lui, Genesis conquit la France et commença enfin à percer aux USA. Pourtant, tous les membres de Genesis , y compris Peter Gabriel qui en fut le génial et inspiré concepteur, sont d'accord pour dire qu'il s'agit là d'une oeuvre à part dans leur carrière, une sorte de détour, une fiction qu'ils se sont imposés, qu'ils ont jouée jusqu'au bout, mais qui leur était finalement étrangère. Alors qu'auparavant ils avaient laissé parler leur tempérament naturel, ici, sous la conduite d'un Gabriel devenu soudain visionnaire, ils avaient crée de toutes pièces un tout qui leur était presque extérieur. Par la suite, ils revinrent naturellement à leur inspiration britannique.
A part donc, mais fantastiquement mis en scène, « The Lamb lies down on Broadway » narre avec un souffle quasi épique une fantasmatique odyssée urbaine où le réel américain devient la source d'un cauchemar où est posé le problème de l'égo. Rael-rael-it, tout se mêle et interfère. Ce film est tout à l'image de Peter et de ses poétiques obsessions et marque le sommet de son importance dans le groupe. Sentant qu'il en a peut être trop imposé à ses complices, il partira ensuite pour assumer à lui seul ses folies. C'est parce qu'il est ainsi unifié, parce qu'il est le seul disque de Genesis à former un tout, que l'on regarde « The Lamb » comme le grand'oeuvre décisif du groupe. Mais c'est sans doute aussi parce qu'il fut de tous ses albums, le plus percutant, le plus inattendu, le plus traumatisant. A part et donc exceptionnel, même pour Genesis.
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21 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un Album concept !, 9 juillet 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lamb Lies Down on Broadway (CD)
Nous sommes en 1974.
Genesis s'est imposé avec "Selling England by the Pound", oeuvre magistrale.
Sort donc, "The Lamb Lies Down on Broadway", que l'on peut littéralement traduire par "Les Agneaux gisent sur Broadway".

C'est avant tout un album concept. C'est à dire une histoire, qui se compte en 23 morceaux.
L'histoire de Rael, jeune délinquant, immigré à New York qui passera dans un travers dimensionnel complexe, en fait, un autre Broadway.
Il va donc affronter mille dangers , luttant avec sa conscience et son "moi" le plus profond, subissant son destin et étant maître de celui de son frère, John, pour lequel il devra faire un choix bien cruel : "rester à jamais prisonnier de ce New York mort , de ces "Carpet Crawlers", de cette inquiétante cage et ainsi sauver mon frère, ou l'abandonner pour la liberté".
Les 23 chansons s'enchaînent magistralement. Elles se complètent toutes, dans une harmonie totale.
Ainsi c'est dans son ensemble que cet album prend toute son ampleur.
C'est un album indispensable à toute personne désireuse de connaître le vrai Genesis.
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19 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un des meilleurs albums des 70's., 15 octobre 2010
Par 
CAROSSI "Rockprog84" (Apt, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Lamb Lies Down On Broadway (CD)
Dernier album de Genesis avec Peter Gabriel, sorti en 1974, ce double album était assez différent des précédents (même la pochette). Plus tendu, plus hard, morceaux beaucoup plus courts, cet album est un véritable chef-d'oeuvre du rock progressif et du rock tout court. Créativité , originalité, mélodies superbes ("hearless hair", "carpet crawl","the lamia"), maitrise technique, les mots manquent pour décrire ce monument. C'est vrai aussi qu'il est un peu moins accessible que les autres albums, il faut quand même quelques écoutes pour saisir toute la subtilité de ce fantastique album.
Genesis réalisera ensuite encore 2 très bons albums, bien que beaucoup plus classiques ("A trick of the tail", "Wind and wuthering") avant une descente "progressive" vers une musique de plus en plus commerciale.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Double Noir, 1 août 2014
Par 
Stefan (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Lamb Lies Down On Broadway (CD)
Aussi névrosé que The Wall, aussi ambitieux que Tales from Topographic Oceans ou Thick As a Brick, The Lamb Lies Down on Broadway est une aeuvre essentielle. Et atypique en bien des points pour Genesis, et pas seulement parce qu'elle sera l'ultime contribution à plein temps d'un certain Peter Gabriel.

Et donc, c'est d'un concept album dont il s'agit, l'histoire schizophrène de Rael qui cherche John, qui pourrait bien être lui-même, dans les bas-fonds d'un New York imaginaire plus proche des délires "nus-festinés" d'un Burroughs que des cartes postales de Woody. Mais en vérité, à moins que vous ne soyez de ceux qui analysent ad nauseam l'uvre, le concept n'a que peu d'importance outre qu'il influence la tonalité de ce qui restera l'opus le plus sombre du géant progressif, leur Double Noir.
Le plus noir ? C'est particulièrement évident sur certaines des plus belles pièces de ce tour de force. Sur le morceau titre d'ouverture et son pendant du second disque (The Light Dies Down on Broadway) où Gabriel délivre des performances écorchées vives qui magnifient des compositions par ailleurs fort inspirées. Sur In the Cage, évidemment, pièce épique également marquée par la performance à fleur de peau d'un chanteur poussant ses cordes vocales à la limite de la rupture. Sur un Back in NYC où on entend un Genesis oubliant l'art du compromis harmonique, nous rentrant frontalement dedans. Sur Carpet Crawlers, Anyway ou The Lamia où les douces mélodies ne sont qu'illusions, guet-apens cafardeux en plus de confirmer l'art consommé de Genesis à millimétrer ses savantes constructions sympho-progressives. Toutes d'excellentes compositions, ça va sans dire, où s'exprime avec classe un groupe de musiciens supérieurement doués.
Bien sûr, il y a quelques respirations, quelques salutaires bouffées d'oxygène dans l'étouffant tout. Un tout doux Cuckoo Cocoon où arpèges délicats et flûte gracile viennent nous caresser les tympans. Un presque pop Counting Out Time aux chaeurs quasi-Bealtesiens et au solo de synthétiseur à la sonorité rigolote. Un The Chamber of 32 Doors, un des sommets de l'album ceci dit en passant, où Gabriel se fait presque soul sur une partition à la mélodie touchée par les dieux. Un Lilywhite Lilith où les chaeurs angéliques de Collins viennent merveilleusement contrebalancer la rudesse de Gabriel. Que des sommets, une fois encore, ça commence à faire une somme !
Le reste ne dépare pas vraiment, parce qu'il n'y a pas un moment de baisse d'inspiration sur tout l'album, même sur les quatre intermèdes instrumentaux : le mélodieux Hairless Heart, le possédé The Waiting Room où Steve Hackett, artisan principal de la chose, sort des sonorités d'un autre monde de son instrument, et les respectivement mystique et ambient Silent Sorrow in Empty Boats et Ravine servant la progression du concept, et la servant bien.
Oui, vraiment, The Lamb Lies Down on Broadway est une fête, celle d'un rock progressif qui sait tenir ses formats sans partir dans de longuettes épopées sans queues ni têtes. Preuve en sont quelques unes des plus courtes compositions (l'enchainement Fly on the Windshield, Broadway Melody of 74, par exemple, splendide exemple). Parce que si Genesis sait faire Supper's Ready, The Cinema Show, il sait aussi se faire concis sans ne rien perdre de sa faconde mélodique. Ce qui tient quasiment du miracle quand on sait les conditions chaotiques de la création de l'aeuvre (wikipédiez voir pour plus de détails).
Allez, pour minorer un peu cet idyllique tableau, on concèdera que l'album ne finit pas exactement sur ses meilleurs titres et que, sans être mauvaise pour autant, la doublette In the Rapids et it, ne clôt pas la performance sur le feu d'artifice final qu'on aurait pu attendre, mais le fait bien tout de même, parce que ces gens-là sont indéniablement très talentueux même quand ils sont un chouia moins inspirés.

Magnifiquement mis en son par le désormais coutumier John Burns, déjà auteur du mix du Genesis Live et producteur de l'immense Selling England by the pound, The Lamb Lies Down on Broadway reste, 40 ans après sa conception, joyeux anniversaire !, une pièce de référence, un grandissime double album concept justement porté au nues, titulaire "panthéonique" de son style, évidemment !, mais aussi de la musique rock en général et de la musique tout court. Indispensable, c'est le mot.

Tony Banks - Hammond T-102 organ, RMI 368x Electra piano, Mellotron M400, Elka Rhapsody synthesizer, ARP 2600 & Pro Soloist synthesizers, acoustic piano
Phil Collins - drums, percussion, vibraphone, backing vocals
Peter Gabriel - lead vocals, flute, oboe, tambourine, experiments with foreign sounds
Steve Hackett - electric guitar, classical acoustic guitar
Mike Rutherford - bass guitar, twelve-string guitar, bass pedals, fuzz bass
&
Brian Eno - enossification (treatments)
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Concept-plaisir, Genesis-Peter Gabriel, 28 janvier 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Lamb Lies Down On Broadway (Definitive Edition Remaster) (CD)
Une telle diversité dans les mélodies, les arrangements et les tonalités est rare. Bien sûr, on peut ne pas tout aimer mais un tel niveau sur 2 CD, à part les Beatles sur le double blanc, je ne connais pas !
De la qualité au firmament des étoiles que Peter Gabriel a su parfaitement maîtriser dans sa poésie qui n'est pas seulemnt au niveau des mots !
On sent la touche de chaque artiste composant ce groupe, sans jamais altérer le résultat qui est manifestement commun.
A mon goût, une réussite totale de légère mélancolie très enthousiaste (si, c'est possible !).
On reste surpris que certaines chansons n'aient pas fait un "tube"...
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enossification, 3 novembre 2009
Par 
Barthel Damien "Rock Fanatic" (Menucourt, Fr) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lamb Lies Down on Broadway (CD)
The Lamb Lies Down On Broadway...Album très important pour moi, car ce fut mon premier Genesis, et Genesis est un de mes groupes de chevet. Cependant, j'ai d'abord commencé par le détester, ce disque. J'avais une bonne raison : j'aimais pas trop la voix de Peter Gabriel (car c'est lui qui chante sur cet album - c'est même l'ultime album avec Gabriel dans le groupe). Et puis, je n'arrivais pas, malgré le texte des paroles et le long texte introductif écrit de la main même de Gabriel, à entrer dans l'histoire. Car ce disque, double album paru en 1974, est un album-concept racontant une histoire.
L'histoire de Rael, un jeune voyou d'origine portoricaine, rôdant la nuit dans les rues de New York. Il descend, un soir, dans les égouts new-yorkais, et va vivre une série d'aventures insensées et psychédéliques. Découvrant que son frère John a été enlevé, il va tout faire pour le retrouver, quitte à faire de gros sacrifices...
L'histoire est bien plus longue et complexe que ce rapide résumé. Il faut écouter l'album dans sa totalité (un disque de 45 minutes et un autre de 48 minutes), d'une traite, en lisant les paroles, pour bien s'en imprégner. Définitivement, The Lamb Lies Down On Broadway n'est pas l'album à écouter pour se distraire après une longue journée de boulot. Comme tous les grands disques progressifs, il nécessite un certain effort pour bien rentrer dans son univers.

Musicalement, le groupe bénéficie de l'appui de Brian Eno, qui ajoute sa touche personnelle (enossification, tel qu'il est indiqué sur la pochette) au son Genesis. Peter Gabriel joue de la flûte en plus de chanter. Steve Hackett est aux guitares, Mike Rutherford à la basse et un peu guitare, Tony Banks aux claviers, et Phil Collins à la batterie (et légers choeurs de ci de là). L'album est très riche, et contient un nombre incroyable de chansons : 11 pour le premier disque, 12 pour le second. Les morceaux sont, pour la plupart, courts. On trouve ici pas mal de chansons devenues des classiques : In The Cage (un des plus longs, presque 9 minutes), it, Carpet Crawlers, The Lamb Lies Down On Broadway, Counting Out Time, The Lamia. The Lamia, justement, qui possède une superbe solo de guitare dans sa conclusion. In The Cage servira de base à un puissant medley, dans ses versions live (Three Sides Live, Genesis Live In Europe). Carpet Crawlers est sans doute le sommet ici, une mémorable chanson semi-acoustique, aux arrangements magnifiques.

L'album contient aussi des chansons moins évidentes, moins bonnes aussi. Hormis it, la conclusion manque de panache (Riding The Scree, In The Rapids sont banales). The Waiting Room est un instrumental bruitiste plus proche d'Eno que de Genesis, et semble ici en intrus. Et The Grand Parade Of Lifeless Packaging est un peu pompeux. Mais à coté de ça, il y à les merveilles Fly On A Windshield, Hairless Heart, Anyway ou The Colony Of Slippermen, qui rétablissent l'ensemble...et qui font que, malgré ces quelques petits titres décevants, The Lamb Lies Down On Broadway, dernier album de Genesis avec Peter Gabriel au chant, est un des sommets du rock progressif.
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le chef d'oeuvre du Rock Progressif, 18 juillet 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Lamb Lies Down On Broadway (Definitive Edition Remaster) (CD)
Ce double album riche, complexe et émouvant ( Lamia, Anyway, Hairless Heart..) est l'aboutissement de la carrière de Peter Gabriel au sein de Genesis. Relativement plus difficile d'accès que ses prédécesseurs , ce chef d'œuvre fut composé de manière très différente, dans la mesure où c'est Peter Gabriel qui a pris en charge la totalité des paroles à l'exception de The Light lies down on Broadway. Nombreux sont ceux qui considèrent cet album comme l'œuvre la plus importante de toute la période progressive 70's. Plusieurs écoutes sont nécessaires pour apprécier toute la profondeur du jeu de ces musiciens et des arrangements, lesquels nous transportent dans l'univers troublant et surnaturel de Rael.
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15 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 highlander!, 4 mai 2004
Par 
S. Jacques "topprogr" (frqnce) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Lamb Lies Down On Broadway (Definitive Edition Remaster) (CD)
Oui, s'il ne devait en rester qu'un seul, ce serait celui ci!Depuis 1975 c'est le disque que j'ai le plus écouté, partout.Et je trouve encore des subtilités à chaque écoute.Bien sûr que je ne suis pas impartial : en 75 j'avais 17 ans et j'ai eu la chance de voir LE concert! Mais tout de même,cette musique ce n'est pas que du rock and roll, c'est bien au-delà, c'est la quintessence de la musique progressive telle qu'elle est reprise (avec plus ou moins de bonheur) par les groupes de progr depuis 30 ans : les rythmiques hallucinées, les mélodies inoubliables, la voix habitée de Gabriel/Rael... Rien n'a veilli dans ce disque contrairement à certaines productions précédentes du groupe.Une fois la dernière note jouée, on n'a plus envie d'écouter autre chose et on se demande pourquoi le monde n'est pas meilleur.... Oui, l'ultime musique à emmener dans l'au-dela, avec le requiem de Mozart peut-être ?

Un ajout en 2012 : j'ai assisté mardi dernier au concert de "The musical box" à Lyon, groupe qui reproduit à l'identique la tournée de 1975 avec comme rappel "The musical box" et "Watcher of the skies". Sans nostalgie aucune, mes amis et moi-même, la cinquantaine resplendissante, avons été subjugués par la performance de ce groupe qui reproduit avec une maestria époustoufflante, à la note près, la performance live. Avec une humilité et une modestie remarquable car les musiciens ne se présentent pas!! Un point d'excellennce pour le chanteur dont la ressemblance physique avec Gabriel est troublante, qui reproduit non seulement les attitudes du grand cantaor mais aussi la voix d'une justesse et d'un timbre très très proche. Magique!!! Les autres artistes/interprètes sont tout aussi remarquables, le batteur qui ressemblerait presque à Collins de l'époque!!! Et dire que cette musique n'a pas vieillie, n'en déplaise à ceux qui ont toujours détesté ce groupe, est un euphémisme!!! C'est tout simplement beau et l'émotion reste intacte pour ceux qui ont aimé cela en 1974.... Le final de"Musical Box" est absolument grandiose de désespérance et encore bravo à ce chanteur dont le nom m'est toujours inconnu... La démarche n'autorise aucune critique, j'ai comparé ce disque à une oeuvre de Mozart, seulement personne ne sait comment Mozart interprétait son oeuvre, alors que là on a une probité absolument exemplaire par rapport à l'oeuvre d'origine.
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