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Jeff Beck s'y était toujours refusé. Car l'insoumis qu'il demeure affirmait jusqu'alors que la vraie musique ne se devait et ne pouvait que s'apprécier en Live, pas devant un écran (tout LCD qu'il soit) pénard dans son fauteuil. Je lui donnerais bien volontiers raison, sauf que quand les possibilités qui s'offrent à nous sont loin d'être fréquentes et encore moins aisées vu la rareté de ses apparitions ... N'allons pas là bouder notre plaisir (même si exceptionnellement il va contre ce principe) et ruons nous sur ce DVD "évènement".

De retour dans sa ville natale (Londres), Jeff Beck se voit offrir l'occasion de se produire 5 soirs de suite dans l'un des hauts lieux du Jazz, le Ronnie Scott's.
C'est donc dans une configuration ultra restreinte (Pub Anglais), d'une capacité de 250 places, que Maître Jeff et ses 3 acolytes viennent prendre leurs quartiers, afin de nous y assener une leçon de "Zic" en un seul round ... Et par K.O évidemment. Parce que ce qu'il vous faut savoir, c'est que Jeff Beck est ici épaulé par un trio que je qualifierais, sans l'ombre d'une hésitation, de tueurs: Tout d'abord Jason Rebello aux claviers et Vinnie Colaiuta ("One shot" de chez "One shot") aux Drums (voir mon com en réf à l'album de Sting "Ten summner's tales" pour comprendre de quoi je parle) tous 2 piqués à Sting. Et puis il y a la Basse, tenue par non pas un mais une Bassiste. Pino Palladino n'ayant pu se rendre disponible à ce moment là, c'est un petit bout de nana, à qui l'on donnerait bien volontiers la fessée (gnark !), qui vient prêter secours à son aîné (2 générations doivent les séparer). Sauf que, petite rectification, c'est bien cette petite ingénue qui, du haut de ses 22 printemps ne tardera pas à vous la mettre... La fessée. Nom d'un chien ! Comment une telle maîtrise, un tel touché, un tel feeling ont pu traversés si précocement ce petit chou sortit d'on ne sait ou ? Son nom, vous ne l'oublierez pas: Tal Wilkenfeld. Jamais rien vu de pareil !!

Côté invités c'est également du premier choix: Joss Stone, Imogen Heap (une découverte superbe), et (roulements de tambours trrraaaaaararaaaa pichhh !!) Eric Clapton en personne pour 2 morceaux en fin de set. Si j'ajoute que Jimmy Page et Robert plant (Brian May et Bon Jovi étaient parait il là eux aussi) sont également dans la salle, ne serions nous pas ici témoins "d'évènements dans l'évènement" ?

De la musique de très très haute voltige (pour public avertit quand même: On est souvent en terrain Jazz Rock), des sourires complices et ébahis (encore et toujours ce petit bout de Bassiste et son regard mutin), un plaisir partagé, pour un public aux anges autant que méduser, et puis Jeff Beck, survolant son set dans une apparente décontraction et une certaine jovialité, presque puéril, que seul les grands possèdent véritablement. Alors même si, dans ce style là précisément, je n'accroche pas toujours, je met un 20/20... Parce qu'ils le valent tous bien.

Nota: Images et son sont bien évidemment irréprochables. Quant aux Bonus, ils sont riches de renseignements et d'enseignements, et sous titré en + ... Elle est pas belle la vie !?
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le 19 février 2010
Sidérant, pour le moins. J'avoue que n'ayant suivi la carrière du discret Jeff Beck que de (très) loin, la découverte de ce DVD a été pour moi une divine surprise. Pour le menu détaillé et circonstancié, je renvoie les connaisseurs aux excellentes critiques déjà postées sur le site.
Pour ma part, j'ajouterai trois commentaires :
- Jeff Beck est ici idéalement accompagné : un batteur polyvalent et d'une densité jouissive, une bassiste à l'aisance proprement hallucinante (elle a à peine 20 ans !).
- Il est bien difficile de « ranger » cette musique dans une catégorie quelconque et c'est tant mieux. Pas vraiment jazz-rock, non plus que prog-rock, encore moins fusion qui veut tout et rien dire, ... Il s'agit simplement d'une musique totalement personnelle et pleinement assumée par un musicien accompli. Ne vous laissez pas induire en erreur par une quelconque étiquette : faites-vous votre propre idée.
- De la sainte trinité des guitaristes du British Rock, JB est le seul à être resté créatif : Eric Clapton ronronne élégamment son blues depuis 30 ans, et Jimmy Page ne s'est jamais remis de la perte de son Zeppelin (qui l'aurait pu ?).
(PS : j'ai un petit faible pour les compositions de Tony Hymas, en particulier pour "Blast from the east")
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le 30 octobre 2010
Tout d'abord, merci à tous les auteurs de commentaires dont les contenus m'ont fait acheter ce DVD.
Je viens de le regarder et je tiens à faire un commentaires sur Amazone pour la première fois de ma vie.

Je l'ai écouté et regardé, seul, dans ma salle de ciné (ce n'est pas pour frimer mais la première fois, c'est un moment et des émotions un peu égoîste que je n'aime pas partager de peur d'être déçu par les réactions des autres).
A 58 ans, j'ai pleuré comme un gosse tellement c'est formidable. On est happé dès le début et la tension monte de plus en plus à chaque morceau. On a quelquefois cette même impression lors des concerts (pas toujours malheureusement)que pendant quelques minutes tout est plus que parfait pour ainsi dire "magique" et que tout les spectateurs sont scotchés. Ca se termine en général par une salve d'applaudissements plus fournie que les autres (et pas forcément à la fin du morceau). Cette émotion avec ce DVD est continue du début à la fin de sa lecture.
A un moment, par reflexe,j'ai faillis applaudir avec les (heureux) spectateurs de la salle tellement c'était fort. J'avais déjà les mains en l'air quand je m'en suis aperçu.
Je ne suis pas un néophyte dans le domaine car j'ai eu la chance, depuis l'âge de 16 ans, de voir tous les grands en concert, seuls ou lors de festivals, comme à l'isle de wight en 1970 et je dois possder une bonne centaine de DVD musicaux.

Je n'ai rien à ajouter aux commentaires déjà faits sur les musiciens qui sont tous du "Top". Pour les anciens, la présence du batteur m'a rappelé avec une grande nostalgie celle de Keith Moon que les Who n'ont jamais pu remplacer. J'ai été scotché comme tout le monde par la bassiste dont la jeunesse était accentuée par sa façon (juste au début) de regarder JB comme pour avoir son sentiment sur sa façon de jouer. Dès le deuxième morceau, JB la lache dans un solo de basse qui fait s'évanouir tous les doutes. A 21 ans, entourée, à un moment donné, par JB à sa droite et Eric Clapton à sa gauche, elle tient plus que sa place entre ces 2 vieux requins : respect Mademoiselle !

L'ambiance sur la scène est celle d'un boeuf en privé.....c'est tout simplement fantastique de pouvoir en bénéficier. D'ailleurs les invités sont très bien choisis avec des voix hors du commun.

Je vais arrêter de vous barber avec mes histoires mais je souhaitais seulement justifier ma conclusion : N'ATTENDEZ PAS POUR VOUS FAIRE PLAISIR ET VOYEZ CE DVD AU PLUS VITE.

PS : quand on voit Jeff Beck et Eric Clapton jouer ensemble (et même séparement), on aurait presque envie d'aller manifester pour qu'ils ne puissent pas prendre leur retraite avant 110 ans......:-))

Je vous souhaite beaucoup de plaisir à tous en espérant avoir été pour quelquechose dans ce qui restera un des meilleurs moments de votre vie musicale. Salut.
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le 31 mars 2009
Imaginez que vous êtes dans votre dans votre salle à manger avec quelques amis et que Jeff Beck et ses musiciens tapent le boeuf dans votre cuisine américaine...Et bien, c'est un peu ce qui se passe dans ce DVD sauf que l'endroit est le RONNIE SCOTT'S JAZZ CLUB de LONDON et que dans la salle, on remarque Robert Plant et Jimmy Page (à la même table...?).En fait, si vous connaissez l'alboum sorti il y a quelques mois, ce sont les mêmes 16 morceaux qu'on retrouve sur cette galette dans des versions différentes jouées en quatuor, c'est à dire J.B., le frère caché de Ronnie Wood,pour le physique, et 3 musiciens qui s'éclatent sur 40 ans de carrière parfois inégale de leur leader: un batteur frappadingue, Vinnie Colaiuta, Jason Rebello très concentré aux claviers et une gamine à peine majeure, Tal Wilkenfeld, que j'avais déjà remarquée au " CROSSROAD GUITAR FESTIVAL 2007, organisé par GOD,lui même, j'ai nommé ERIC CLAPTON. JEFF BECK interprète ici 21 morceaux au summum de sa forme, les 16 du CD plus "People get ready" chanté par JOSS STONE, " Blanket", une composition de IMOGEN HEAP chantée par l'auteur, une chanteuse que je ne connais pas mais donnant certainement dans la world music, une reprise de "Rollin & Tumblin" avec cette même IMOGEN et, cerise sur le gâteau, 2 reprises de blues: "Little Brown Bird" de Muddy Waters et "You need love" de Willie Dixon avec , devinez qui, non pas le leader du ZEPPELIN qui a préféré rester à table, mais ERIC CLAPTON, toujours en pleine forme. Vous avez donc carrément chez vous les 3 plus grands guitaristes encore vivants ayant joué tous les 3 chez les YARDBIRDS.Que demander de plus sinon préciser que la qualité de l'image et du son en Blue Ray est aussi extraordinaire que la prestation d'ensemble et que parmi les bonus, nous retrouvons EL BECKO en intervieuw et au coeur d' un groupe de ROCK à BILLY pour 7 titres très sixties.
INDISPENSABLE DONC POUR LES AMOUREUX DE LA GUITARE ET VIVE LES "VIEUX" !!!!!!
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le 26 octobre 2009
Tout d'abord, avant de parler du support, la qualité musicale : ce concert est extraordinaire, Beck est au mieux de sa forme, coliauta n'en parlons pas, le clavier... et la petite bassiste, attention le phénomène. Ah oui ! j'oubliais la chanteuse à la voix fort sensuelle (la deuxième par ordre d'apparition)
Ensuite, pour ce qui est du son : DTS donc top
Enfin, l'image : superbe, vue sur un 102 cm LED en 24 p, ça vaut le détour !
Donc n'hésitez pas à l'acheter et à voir et revoir, bien sur
ça vous donnera la pêche !
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VINE VOICEle 27 mars 2009
Le concert parfait, set list, jeff fabuleux dans ce petit club, qualité de images et prise de son super, en 1 mot la totale
A la fin du concert on a pu constater que Jeff était très ému (Robert Plant, Jimmy Page et d'autres musicos que je n'ai pas reconnu dans le public)
Mais pour tout amateur de JB qui se respecte, vous devez absolument acheter l'édition Blu-ray Disc, pas simplement pour la qualité des images, mais surtout parce que cette édition contient 36 minutes de concert en plus (191 minutes au lieu de 155)
Jeff a joué au Ronnie Scott les 29 et 30 novembre 2007, le premier soir Eric Clapton l'a accompagné sur 2 titres mais le 30 si Jeff a joué la même set list que la veille (sans Eric Clapton), il a commencé son concert par une première partie, avec un groupe de Rockabilly 7 morceaux de magie (le set est complet)
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le 28 octobre 2009
Tout dans cette prestation est exceptionnel : Beck, bien sur, mais c'est à peine une surprise, son jeu, son touché, son charisme,.... mais également les 3 autres, avec un Colaiuta qui s'est surpassé (si c'est encore possible le concernant). La vrai bonne surprise est la confirmation de Tal Wilkenfeld comme une valeur sûre, la relève est assurée... Enfin, qualité de la prise de vue et du montage faisant la part belle aux jeux des artistes : le BD apporte vraiment beaucoup, à tel point que l'image surpasse parfois la bande sonore. Les Page, Jovi, May, ou Clapton(sur la scène)....présents dans la salle ne s'y sont pas trompés.
A acquérir les yeux fermés!!
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le 13 novembre 2009
il est des périodes où l'on se dit que tout est foutu , que l'argent prend le dessus sur tout, que les années passées ne reviendront jamais, que les super prod . vont nous envahir à jamais, que médiocrité rime avec fatalité, bref ... qu'il vaut mieux passer une soirée entre amis pour parler du temps jadis plutot que de se mettre un bon DVD .

Parfois, dans ces périodes ternes et monotones, un miracle arrive .

Ce miracle est arrivé lorsqu'un Maitre nommé Jeff Beck, buvant tranquillement son café dans le petit quartier Londonien abritant le Ronnie Scott, s'est vu proposer 4 jours de Live intime dans cet espace restreint .
le Maitre a cogité, a réuni une poignée de guerriers et s'en est allé faire le bohneur d'un public médusé, et entre toute chose, Heureux d'etre là, de voir, d'entendre, de réaliser que le Bonheur , la Vérité, la Beauté étaient encore de ce monde .
dans le role du guerrier : jeff Beck, guitare , dans celui du magicien : jason rebello , clavier , dans celui de la fée : tal winkelfeld (23 ans ... Jaco ressucité)
et dans celui du grand druide faisant trembler la terre : Monsieur Collaïuta et ses baguettes ensorcelées .

tout cela est un rêve , une photo de famille que l'on place dans un coffre , un grand vin que l'on ne sort que dans l'intimité d'une soirée entre amis, un moment de pure joie où l'on ne sait plus si l'on doit la crier au monde ou l'intérioriser .

tout cela n'est qu'un évennement fugace , de la magie des instants qui font que le génie arrive à point nommé pour réhausser et donner un sens à la monotonie des produits généralements pro(im)posés .

ce concert est un chef d'oeuvre .
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De loin, avec sa coupe de douille en pétard et son profil d'aigle, Jeff Beck me fait un peu penser à Ron Wood, mais un Ron Wood beau et qui aurait appris à jouer de la guitare.

J'aime pas trop les classements d'habitude, mais au niveau toucher, travail du son et feeling, je ne vois aucun guitariste vivant qui l'égale. Ce concert au Ronnie Scott's Club est très bon (malgré l'excès de morceaux jazz-rock) et montre l'étonnante versatilité du bonhomme. Dans la reprise d'Eternity Breath du Mahavishnu Orchestra, en faisant abstraction des synthés un poil envahissants, on dirait presque du Led Zep (ça tombe bien, Page et Plant sont dans la salle!).

C'est dans des reprises comme A Day In The Life ou Cause We've Ended As Lovers que le ténébreux guitariste dévoile tout son talent. Sans médiator, du bout du pouce ou de l'index, tout en actionnant le vibrato et le potard de volume (essayez c'est hyper-facile!), il sculpte le son avec sa strat et égale le lyrisme de certains grands souffleurs de jazz.

Par contre dans le style bluesy avec Clapton, son jeu démonstratif et parfois trop bavard arrive à sa limite. A la longue, le style plus dépouillé mais plus pur de Clapton rend plus hommage au blues qui supporte mal la surrenchère.

Les musiciens sont excellents, Vinnie Colaiuta à la batterie et Jason Rebello aux claviers (même si les passages virtuoses au synthé à la Jan Hammer sont vite irritants, ils auraient dû s'en tenir au piano, Hammond, ou cordes, plus dans l'ambiance d'un club). La jeune bassiste Tal Wilkenfeld, toute fraîche sortie du Printemps de Botticelli, assure et groove un max derrière sa jazzbass Sadowsky. Sûr qu'avec un mec on en aurait moins parlé, mais voire une jolie musicienne avec la banane tout au long du concert, ça fait du bien.

Joss Stone fait un peu sa Janis Joplin dans People Get Ready, pas mal. J'ai moins apprécié l'intervention de la chanteuse dégingandée au look pattismiesque Imogen Heap, mais on est pas là pour ça!

Si vous êtes guitaristes, un régal pour les yeux et les oreilles! Sinon c'est affaire de goût (n'est-ce pas messieurs Shuffle Master et Lester Gangbangs?).
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le 4 juin 2009
Jeff Beck, guitariste éphémère des Yardbirds pendant les sixties, est un artiste plus que discret. Les aficionados de Brit Blues et de Jazz Rock connaissent son nom mais sont sans doute peu nombreux à mesurer vraiment ce dont il est capable. Avec cette prestation extatique, il faut espérer qu'il gagne enfin la place qui lui revient de toute évidence au panthéon des rock stars : celle d'un géant !
C'est tout simplement une révélation. Ce qu'il fait sur scène est diablement sioux. Pas à cause du collier plus ou moins indien qu'il arbore modestement, mais parce qu'il fait preuve d'un toucher de guitare absolument unique, quasi indicible. Il n'a pas son pareil en effet pour pincer, tirer, marteler, pousser, griffer, effleurer les cordes afin d'en extraire un jus incroyable. Tantôt ce sont des stridulations qui vrillent l'air comme les fusées d'un festival pyrotechnique, tantôt c'est une plainte qui meurt en feulant sous la caresse du bottleneck. Et tout ça totalement maitrisé, pétri avec amour par des doigts nerveux mais agiles qui n'ont que faire d'un médiator mais semblent faire corps avec le bras du vibrato.
Dans le cadre de ce fameux petit club de jazz de Londres, quoi de plus naturel à entendre que du jazz ? Mâtiné de blues, de rock et de rythmes funky c'est bien du jazz en quelque sorte qu'on entend. Jazz rock avant tout, sous tendu par les arpèges d'une jeune bassiste prodige Tal Wilkenfeld. Elle a la pêche de Jaco Pastorius ou de Stanley Clarke, avec en plus un air malicieux de ne pas y toucher, qui fait manifestement l'admiration attendrie de son mentor. A la batterie Vinnie Colaiuta assure le tempo comme une horloge suisse, tandis que Jason Rebello tient sans faiblir les claviers comme un chef ses fourneaux.
Comme Jeff ne chante pas, les mauvaise langues pourraient dire qu'il ne lui manque que la parole... C'est vrai mais à la place, il a l'heureuse idée de donner la vedette à des artistes bourrées de charme et de talent : Joss Stone, et Imogen Heap. La première revisite de manière très convaincante un titre de Curtis Mayfield (People get ready), et la seconde sur une composition personnelle, se lance avec Jeff à la strat, dans un duo irradiant qui est un des sommets du concert (Blanket), puis donne une version décapante du fameux Rollin' and Tumblin'. Sans oublier Eric Clapton en personne qui vient faire le boeuf sur deux blues bien juteux à la fin du concert.
En, prime on a même droit en intersession, à une savoureuse séquence typiquement rockabilly avec les Big Town Playboys.
Au total, ce DVD/Blu ray est un enchantement, à un prix très abordable. Signalons enfin qu'il est remarquablement filmé et doté d'une prise de son impeccable, chaude, précise, détaillée. Bref, une belle euphorie...
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