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35
4,6 sur 5 étoiles
La Woman
Format: Album vinyleModifier
Prix:19,99 €+Livraison gratuite avec Amazon Premium
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7 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
En avril 1971 les DOORS nous livrent L.A.WOMAN une merveille intemporelle et le 3 juillet de la même année, leur leader charismatique Jim Morrison est retrouvé mort dans sa baignoire au 47 de la rue Beautreillis à Paris.
Dès le premier morceau The Changeling, on sent qu'on est tombé sur un grand disque. Le groupe a désormais un bassiste, Jerry Scheff (ancien bassiste de Presley) et ça s'entend ! La voix de Jim elle aussi n'est plus la même, plus rauque. Sur Love Her Madly, rythmique qui pulse, riffs de guitares et orgue nous mettent en joie. Been Down So Long, la voix de Jim est méconnaissable, Robbie Krieger lâche de bien belles envolées de guitares qui se répondent sur les canaux droit et gauche de la stéréo, s'appuyant sur un jeu de basse épais. Avec Car Hiss By My Window on aborde le blues, un titre lent pour souffler, avant d'attaquer L.A.Woman, dont le rythme va en s'accélérant, toujours poussés par la basse/batterie, la guitare et l'orgue se la donnent ! « Cops in car, the topless bars/Never saw a woman so alone/ So alone » Jim nous donne sa vision de Los Angeles et des femmes. Le morceau dure 7mn49 et du temps des disques en vinyle ici s'achevait la face 1 qui nous voyait en transe. La suite c'est L'America, qui démarre très lentement, les instruments entrant les uns après les autres, avec une batterie (John Densmore) martiale. Hyacinth House est un titre plus faible. Crawling King Snake est une adaptation d'un blues de John Lee Hooker où Robbie Krieger se distingue. Les deux derniers titres mettent le feu à ce qui restait debout dans la baraque ! D'abord The WASP au rythme entêtant « I wanna tell you about Texas radio and the big beat » et enfin Riders On The Storm, orage et pluie au loin, basse, cymbales et claviers très doux, la voix de Jim très calme aussi mais pour lâcher « There's a killer on the road/ Sweet family will die ». Ray Manzarek remplit l'espace de son piano et son orgue, Jim nous berce de sa voix sublime, Robbie Krieger tisse de merveilleuses parties de guitares tandis que le bassiste et le batteur martèlent délicatement une rythmique imperturbable. Et toujours cette pluie qui tombe ponctuée de coups de tonnerre.
A cette date de 1971, ni les Doors ni nous les fans, ne savions que c'était la fin (The End !), et l'album était superbe. Aujourd'hui, nous savons que tout est fini mais l'album ressorti en version « digitally remastered » est encore plus beau.
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29 sur 32 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Ce disque est le dernier des Doors. Enfin, le dernier des Doors avec Morrison plus exactement... C'est surtout un mystère et un miracle.
Parce que quand ils rentrent en studio, les Doors sont plus ou moins finis, lessivés ... Leurs disques précédents sont de plus en plus douteux, des choses comme « Roadhouse Blues » ou « Touch me » ne suffisant pas à cacher la misère créatrice de leurs dernières productions. Et surtout les Doors n'existent que pour et par Jim Morrison. Qui ne va pas très fort... Exit l'éphèbe dionysiaque des débuts, et place à un poussah alcoolo, défoncé et barbu, entraînant souvent le reste du groupe dans des concerts tournant vite à la cacophonie pathétique. Les Doors ont manqué le rendez-vous de Woodstock dont les héros ont le vent en poupe, Led Zeppelin et tout un tas de formations très électriques tournent sans relâche aux States et font rugir amplis et guitares, les autres groupes historiques psychédéliques californiens implosent (l'Airplane), virent country (le Dead), Hendrix et Joplin sont morts. Quand commencent les séances de « L.A. Woman », les Doors font quasiment figure d'antiquités, de rescapés vestiges d'un autre temps ...
Le plus gros changement intervient au niveau du son, et envoie aux oubliettes la formule sonore jusque là immuable du groupe. Le producteur attitré depuis les débuts Paul Rothchild refuse le projet, et son assistant Bruce Botnick se retrouve à officier derrière la console. Les Doors font appel à un second guitariste, (Marc Benno) durcissant ainsi leur approche et « libérant » Krieger, et surtout à un bassiste (Jerry Scheff, sessionman chez Presley). Du coup, on entend moins Manzarek, ce qui est une bonne nouvelle, les lignes moelleuses de basse de Scheff ayant un rendu beaucoup plus roboratif que celles produites jusque là.
Le changement le plus marquant vient de la voix de Morrison. Servi pour le coup avantageusement par son embonpoint et ses abus multiples, il va tirer des tréfonds de son être une énorme voix grave, rauque, que l'on jurerait patinée par des décennies derrière le micro, alors qu'il n'a que vingt-sept ans.
Morrison, dans ses rares moments de lucidité, n'est tout de même pas au mieux de sa forme. Et quoi de mieux que le blues pour retranscrire ses états d'âme. « L.A. Woman » sera donc un disque noir, un disque de blues. Qui commence par un titre étonnant, inattendu de leur part, « The Changeling », allègre rythm'n'blues, suivi par un « Love her madly », sorte de country-rock avec l'orgue qui donne vers la fin une coloration tex-mex et sautillante. Tout ce qui va suivre sera beaucoup plus sombre, beaucoup plus lent, lourd, inquiétant, menaçant ... loin, très loin, des exercices blues auxquels le groupe s'était déjà livrés (remember le traitement épileptique de « Backdoor man » sur leur premier disque). L'influence claire de ce disque, c'est John Lee Hooker, et pas seulement à cause de la reprise de « Crawling king snake », tant les caractéristiques de la musique du vieux maître se retrouvent dans chaque plage.
« Car hiss by my window », ralenti à l'extrême, tire toute sa démesure de son tempo limite hébété et est pour moi le meilleur titre strictly blues du disque. « L.A. Woman » le morceau, est un boogie comme quarante générations de Canned Heat ne sauront pas en produire. Un titre hanté, vivant, toujours en perpétuel mouvement comme la vie urbaine qu'il décrit. Sur son final en forme de transe, Jim Morrison joue sur son anagramme hurlée (« Mr Mojo Risin' »). « L'America » est un autre blues hanté avec son intro reptilienne, et il faut attendre presque la fin du disque pour trouver une respiration, la douce ballade « Hyacinth House », qui passerait dans un tout autre contexte pour une inoffensive bluette. Enfin, last but not least, « Riders on the storm », peut-être bien le meilleur titre des Doors, met un terme au disque et un point final au rock psychédélique que les Doors avaient contribué à mettre en place.
Morrison, exilé à Paris pour fuir des poursuites judiciaires, est mort semble t-il sans jamais avoir entendu le mixage définitif de ce disque. Qui reste pour moi de très loin leur meilleur, le plus grand disque de blues fait par des Blancs, et accessoirement un des dix plus grands de cette chose donnée pour morte mais dont la dépouille bouge encore quelquefois, le rock ...
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9 sur 10 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 4 février 2012
L.A. WOMAN est l'autre pièce majeure de la discographie des Doors avec leur premier album. Cet album, qui a fêté ses 40 ans l'année dernière, et non cette année, méritait amplement une réédition anniversaire. Cependant, force est de constater que le CD et le DVD/Blu ray sorti par la même occasion forment un tout. Quand on a l'un sans l'autre, malheureusement, on reste un peu sur sa faim. En effet, le CD comprend, en tout et pour tout, deux CD et un (mini) livret de 10 pages à tout casser avec aucune info transcendante. On était en droit d'attendre, édition anniversaire oblige, un livret détaillé avec des explications notamment sur la découverte et la première édition des versions alternatives et titre inédit du 2ème CD...que dalle!
La musique, elle, est époustouflante mais rien de nouveau par rapport à la précédente édition qui elle au moins était dans un magnifique boitier jewel case avec un livret conséquent et plein d'infos passionantes sur l'enregistrement de l'album. Au final, seul le deuxième CD vaut le coup pour tout ceux ayant déjà acheté la précédente édition. Pour les autres, la précédente édition proposait quand même en bonus deux titres supplémentaires non présents ici. Ah business quand tu nous tiens !
Une grande décéption donc au niveau du CD. Je me procurerai le Blu ray sous peu mais tout ça sent très mauvais.
Cinq étoiles quand même car pour tout ceux qui découvriraient cette musique pour la première fois, c'est réellement un excellent album !
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 22 septembre 2005
"L.A. Woman" is the final album put together by the Doors before the death of Jim Morrison and what is so striking about it for me is how the two best tracks, the title one and "Riders of the Storm," are so different from the rest of what is on the album. Contrasting the start of those tracks with the opening song on the album, "The Changeling," and they are like night and day. Most of the rest of this 1971 album is really blues oriented, with "Love Her Madly" clearly being the best of the bunch, and some of the rest being instantly forgettable. I think it is obvious that the band was trying to get back their credibility after veering too far in the direction of pop for a couple of albums, with "Morrison Hotel" and this one righting those wrongs. But since a few of these songs are pretty forgettable, "L.A. Woman" is an album that is caught between a 4 and a 5 but you have to round up given how good its two best songs end up being.
My two favorite parts of Oliver Stone's movie "The Doors" is when we hear Ray Manzarek in the background fooling around on the organ until he gets the bit for "Light My Fire" right and the end credits with the tracking shot showing the record of "L.A. Woman," with Val Kilmer's Morrison taking advantage of the great acoustics in the bathroom. For years when I was driving back from the Twin Cities and coming up the final hills before being able to see the lights of home, to wit the "city of lights," "L.A. Woman" was the song I would play in the car because it perfectly suited the moment.
Since the track opens with the sound of an accelerating car engine it is easy to see why the songs is associated with driving. Robbie Krieger simulates that sound on his guitar, but with a hint of eeriness that leads into first Manzarek's keyboards and then John Densmore's cymbal tapping and session player Jerry Scheff's throbbing bass. From that intriguing beginning the song generates its compelling rhythm and allows Morrison to wax lyrical. The bridge represents one of the most creative changes in rock history, using a tango tempo while Morrison sings about burning hair before getting to the final section where the anagrammatic "Mr. Mojo Risin'" makes his appearance. On a lot of these tracks Morrison's voice sounds about shot, but there are no complaints about "L.A. Woman," which qualifies as his last great vocal performance.
"Riders of the Storm" is one of the moodiest Doors' songs and the lyrics create a sense of foreboding (e.g., "Into this house were born/Into this world we're thrown") representing the questionable side of human existence. Musically Manzarek captures the sound of the storm, with actual thunderstorm sound effects dubbed on to the track, while Densmore again works the cymbals and Scheff provides a simple bass line, reflecting a minimalist approach that is quite effective. The song made it to #14 on the Billboard charts after Morrison's death in Paris ("Love Her Madly" had made it to #11 while the title track was just too long for AM radio). The "L.A. Woman" album only made it to #9, which, believe it or not, makes it the worst performance by a Doors album. Of course, a decade later Morrison and the Doors were bigger than ever and "L.A. Woman" was a frequent mention as the group's best track.
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Cela va sans dire mais il ne coûte rien de le rappeler, L.A. Woman, ultime opus des (vrais) Doors, avec Morrison donc, est un exceptionnel album où, pour la dernière fois, un des groupes les plus importants de la seconde moitié des années soixante délivre une performance ô combien recommandable en se repliant, à quelques exceptions près, sur les bases blues qui les virent débuter en 1965.

Et les classiques n'y manquent pas ! D'un Changeling bluesy et entrainant à souhait au jazzy, psychédélique et habité Riders on the Storm, descendant non-officiel de The End diront certains, les raisons de s'enthousiasmer pour le répertoire, et donc de se désespérer de son caractère final, sont aussi nombreuses que le nombre de pistes. Il faut dire que les Doors, séparés de leur producteur historique, Paul A. Rothchild, se sont ici épris d'une liberté nouvellement acquise et se laissent aller à simplement jouer ce qui leur fait envie en ne se souciant que peu (voire pas) de répercussions commerciales que ceci aura. Précisons aussi qu'enregistré live en studio, à l'exception de quelques overdubs de claviers, l'album s'offre sans fard, dans le plus simple appareil musical... Et qu'est-ce que c'est bon !

Ceci dit, le sel de cette édition 40ème anniversaire, s'il vaut pour l'album d'origine ici joliment remastérisé (à partir du mix de 1971), tient aussi dans les nombreuses outtakes et quelques raretés du Cd, matériau inédit à destination de ceux qui en veulent toujours plus et qui, pour le coup, ont largement de quoi se réjouir. En l'occurrence, si les versions ne sont pas dramatiquement différentes de celles qui finiront sur l'album, elles permettent d'entendre les Doors tester d'autres configurations, des idées qui ne seront finalement pas retenues et qui valent autant pour leur valeur musicale qu'historique permettant à l'auditeur de mieux comprendre le processus créatif d'un groupe hors du commun et d'apprécier comme il se doit leurs dernières sessions.

En résumé, chaudement conseillé à ceux qui n'auraient encore eu l'avantage d'y poser l'oreille, L.A. Woman 40th Anniversary Edition, attirera aussi ceux qui l'ont usé à force de trop l'écouter. Un album indispensable à quiconque aime le rock.

Personnel:
- Jim Morrison: chant
- Bobby Krieger: guitare
- Ray Manzarek: piano, orgue
- John Densmore: batterie
Musiciens additionnels:
- Jerry Scheff: basse
- Marc Benno: guitare rythmique
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le 12 janvier 2012
"JIM MORRISON AU-DELA DES DOORS" de HERVE MULLER (Albin Michel 1978)
7° Album 1971 33T Réf : Elektra EKS 75011 us - WEA Elektra 42090
..... Cet album est souvent comparé à leur premier, dont il partage les qualités d'unité et de spontanéité extrême. Ce n'est pas un hasard, le groupe voulait retrouver cette force brute de ses débuts. Pour cela, il avait décidé de ne pas aller enregistrer dans un véritable studio, mais de travailler dans un cadre familier de leur salle de répétition, située dans le même bâtiment que les bureaux du groupe, au 8512, Santa Monica Boulevard, qu'ils avaient équipée en 8 pistes, avec une console de mixage. L'enregistrement dura à peine plus d'une semaine, et pour l'essentiel fut réalisé directement, sans recours au recording, si ce n'est lorsque que la voix de Jim fut enregistrée séparément, dans une salle de bains du premier étage dont l'acoustique se prêtait à un effet particulier ! Peut être du fait de cette approche technique très simple, les Doors jugèrent qu'il était temps de se séparer de Paul Rothchild, le producteur de tous leurs albums précédents, mais conservèrent quand même Bruce Botnick, l'ingénieur du son, pour les aider à se produire eux-mêmes.
Comme pour accentuer ce retour au passé, toutes les chansons sont à nouveaux attribuées collectivement aux Doors. En fait, c'est le travail de collaboration entre Krieger et Morrison qui se poursuit, les deux autres contribuant également un peu au niveau de la musique. Les paroles, par contre, sont toutes de Morrison, sauf celles de "Love Her Maldy", que Krieger a écrites.
C'est cependant l'orientation musicale de Morrison qui prévaut largement ici : riffs de rock'n'roll très simples, et surtout beaucoup de blues. Deux titres reprennent même directement des plans de blues éculés : "Cars Hiss By My Window" et "Been Down So Long", et dans ce dernier, une fois n'est pas coutume, même les paroles reprennent essentiellement des clichés empruntés au blues. Le disque comporte aussi un morceau qui n'est pas des Doors, mais de Jim, ce roi des reptiles, se devait bien d'interpréter un jour : "Crawling King Snake" du blues-man
John Lee Hooker. Mais, il y a aussi beaucoup de finesse sur cet album. Il y a en particulier le délicat
"Hyacinth House", dont le charme mystérieux, de la même veine que celui de "Love Street", est rehaussé par le jeu d'orgue sinueux de Manzarek. Ce dernier s'avère l'instrumentiste le plus intéressant de l'album et, rétrospectivement, on constate qu'il a progressé au-delà de toutes prévisions. Il y joue beaucoup de piano électrique et semble s'être découvert un intérêt beaucoup plus profond pour le jazz. Cela est particulièrement sensible dans "Riders On The Storm", long morceau très raffiné et largement instrumental, dans lequel il éclipse nettement Krieger devenu bien discret. Cette nouvelle finesse de jeu de clavier de Manzarek, qui n'est pas sans faire parfois songer à un autre musicien de Los Angeles, John Locke (1) de Spirit, on la retrouve par petites touches tout au long de l'album et en particulier sur "L.A. Woman" et "The Changeling".
Sur quatre titres les Doors ont fait appel à Marc Benno, un ami de Leon Russel avec qui il a enregistré un album sur A&M, pour tenir la guitare rythmique, laissant un peu plus de liberté d'action à Robbie Krieger, qui en use parfois parcimonieusement mais toujours avec goût, en particulier dans "The Changeling" et "Love Her Madly". Quand au bassiste, c'est celui d'Elvis Presley, Jerry Scheff.
Mais l'aspect le plus particulier de l'album, ce sont peut être les paroles de Morrison, devenues, sur plusieurs morceaux, plus décousues que jamais. Cela culmine dans l'hallucinant "The Wasp". Morrison récite presque sans nuances, sur un rythme obsédant, une suite d'images étranges, puis déclare :
- "Ecoutez-moi je vais vous parler de peine de coeur"
- "Je vais vous parler de la peine de coeur et de la perte de Dieu"
- "Je vais vous parler de la nuit sans espoir"
- "De la maigre pitance que mon âme a oublié"
- "Vous parlez de la jeune fille à l'âme de fer forgé".
Que ce soient Morrison ou les trois autres, ils s'accordaient tous à reconnaitre qu'ils s'étaient bien amusés à enregistrer cet album. Beaucoup y virent le début d'un renouveau des Doors, le groupe semblait avoir retrouvé un second souffle qui rendait tous les espoirs permis.
En fait, c'était une apothéose finale. Tout d'abord le contrat du groupe avec Elektra était terminé, mais surtout la décision de Jim Morrison était prise avant la sortie du disque.
Il ne voulait plus rien avoir à faire avec les Doors, plus rien avoir à faire avec le rock de façon générale. Depuis 69, il déclarait à qui voulait l'entendre que le rock était mort.
...Cette évolution, Jim l'avait prévue dès 1967, lorsqu'il disait :
- "Le rock va très rapidement n'être plus qu'une mode creuse si nous ne nous secouons pas. L'esprit du jazz y revient, ce qui va faire de beaucoup de bons musiciens de groupe des virtuoses égocentriques."
.
(1) sur les cinq premiers albums de Spirit
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Difficile voir impossible de commenter un album de"the doors",mais je ne peus m'empécher d'y aller de mon avis sur cette "femme de los angeles"...alors allons-y franchement ce disque est une perle,un diamant dans l'histoire du rock!!!Tout commence par"the changeling"entrainant à souhait ou ce qui surprend tout de suite c'est bien sur la voie de jim,on croirais entendre un chanteur de 40ans,et pourtant jim n'a que 26ans au moment de l'enregistrement de ce chef-d'oeuvre(3paquets de clopes et des quantitées industrielles de jack ingurgités chaque jour expliquant surement cela...)"the changeling"est son tempo trés rock donc,qui donne suite au psyché'"love her madly"ou les claviers de ray sonts absoluments stupéfiants de perfection,puis viens"been down so long"on ne peus plus blues/rock,pas d'intro'le morceau démarre sur la voie de jim,incroyable cet envie de headbanger pour un morceau datant pourtant de 40ans!!!le calme avant la tempéte avec"car hiss by my window"ou le groupe rend réellement hommage à ses pairs bluesman sur un pur blues d'un calme assez étrange...et voici qu'arrive la tempéte avec le morceau titre"l.a woman",presque 8mns de pur éjaculation rock'n'roll en diable!!!avec ce fameux ponts depuis rentrés dans l'histoire"mr mojo rising"ou jim crache ses poumons à n'en plus finir dans son micro (au sens propre comme au sens figuréà l'époque il commence à cracher du sang,suite à ses éxcés),ce morceau est totalement dingue est l'on image aisément ce que devait étre les nuits"morissonienne"dans la cité des anges!!!L'inquiétude revient avec"l'américa",morceau noir de chez noir avec juste un break sautillant,histoire de rassurez l'auditeur,avant de revenir à la noirceur absolus tant au niveau de la guitare de robby que de la voie de jim.génial!!!une petite ballade assez fleur bleue finis tout de méme par faire son apparition"hyacinth house"trés belle est trés sixties dans l'esprit,s'en suit une reprise de john lee hooker"crawling king snake"qui colle parfaitement à l'ambiance de l'album,avant de poursuivre avec"the wasp"un morceau qui rappelle"the changeling"de par son aspect trés entrainant...et pour conclure commence la pluie et le tonnerre pour donner le ton à l'un des morceaux les plus hallucinants qui soit"riders on the storm",morceau sans doute inspirés par cet indien mort que jim avait vu sur le bas cotés d'une route,alors qu'il n'avait que 12ans!!!l'orgue de manzareck,la voie planante de jim...le morceau sonne réellement comme une marche funébre psychédélique annonciateur d'un terrible destin...celui de jim morrison qui disparaitras 1an plus tard à paris,victime officiellement d'une crise cardiaque à seulement 27ans!!!à n'en pas douter cette mort précoce feras rentrer jim dans l'histoire,mais si il est bien une chose à retenir de la courte mais intense carriére des doors,c'est bien la musique,4ans de carriéres,6albums studios dont celui-ci"l.a woman"que tout fan de rock et de blues se doit de posséder!!!l'un des plus grands disques de tous les temps,tous styles confondus,ni plus ni moins.rip et respect éternel pour le lézard roi,mr james douglas morrison!!!20sur20!!!
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 19 novembre 2012
Grand classique intouchable du début des seventies. Le groupe livre un dernier album en formation serrée et livre une musique tendue, basée sur des jams et le blues. Le disque sent la mort, l'errance et la liberté, chère à payer. Compos simples mais la force du groupe n'en paraît que plus grande: chaque musicien apporte sa petite touche, sa contribution personnelle et, àl'arrivée, le groupe sonne fort et soudée, de manière totalement unique. Un vrai grand disque de rock en ce sens que l'addition de chaque membre du groupe totalise finalement plus que leur réelle force individuelle. Un classique inaltérable et le meilleur disque des Doors avec le premier.
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le 13 avril 2008
L.A. Woman est un chef-d'eouvre au sens propre du terme puisqu'il viendra couronner une "oeuvre" finalement peu importante (quantitativement parlant). C'est un disque encore assez différent des autres, même si l'on y retrouve des titres qui me paraissent caractéristiques du style des Doors (les mélodiques Love Her Madly, Hyacinth House et le puissant the Wasp). Les 3 blues minimalistes, dépouillés, avec Morrison enregistrant seul dans une salle de bains vide, contrastent avec le sublime et presque funky the Changeling - étonnant qu'il ne soit pas dans les "best of" celui-là, c'est un de ceux que je préfère -, le rock mécanique de L.A. Woman, sorte de cris d'adieux, et l'inquiétant (mes enfants en ont peur!) l'América - où Krieger a dû remettre sur sa guitare des vieilles cordes rouillées trouvées dans un grenier poussiéreux du sud des Etats-Unis...-. Enfin il y a le sublime orage de Riders on the Storm dont on ne se lasse pas, écoute après écoute...
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Les Doors s'étaient tus. En dehors d'un double live, rien que le sol qui poudroie et l'herbe (le gazon pas le libanais gris) qui verdoit.

Pour se consoler, avec mon frangin, on se repassait régulièrement "Strange days", "Morrison hotel", "Doors", "Soft Parade". De la nostalgie à revendre.

Et puis surprise, Big Jim, émergeant de son océan d'alcool, avait repris, avec ses compères, la route des studios avec comme résultat "LA woman".

Tout est superbe de "Love her madly" à "Crawling king snake" en passant par "Texas Radio", "LA woman" et "Riders on the storm", sublime de mélancolie, de ciselé et d'inspiration. On s'est alors pris à espérer une suite.

Big Jim est reparti se noyer dans un abysse titré à 45° et l'affaire s'est terminée au Père Lachaise. En un an, Joplin, Hendrix, Morisson.

Brutalement, les temps se sont durcis.
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