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5.0 étoiles sur 5 Visconti interprète Bruckner
Dans Senso (1954) de Luchino Visconti, qu'on ne présente plus (son premier en couleurs), la musique joue deux rôles au moins, si importants qu'on peut décrire une grande part du film à travers eux. Elle symbolise d'abord l'affrontement de deux mondes : d'une part l'Italie et sa fierté blessée par l'occupation étrangère- la...
Publié le 19 juin 2010 par Denis Urval

versus
13 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 techniquement...
L'histoire et le film sont très bien mais techniquement quasiment inaudible même si le curseur son est au maximum. Problème de repro? Merci de votre réponse pour corriger ce grave inconvénient. VD
Publié le 14 octobre 2010 par DESCHAMPS


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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Visconti interprète Bruckner, 19 juin 2010
Par 
Denis Urval (France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Senso (DVD)
Dans Senso (1954) de Luchino Visconti, qu'on ne présente plus (son premier en couleurs), la musique joue deux rôles au moins, si importants qu'on peut décrire une grande part du film à travers eux. Elle symbolise d'abord l'affrontement de deux mondes : d'une part l'Italie et sa fierté blessée par l'occupation étrangère- la représentation du Trouvère de Verdi au début, devant un parterre d'officiers en blanc; d'autre part l'empire autrichien et son royaume musical -lied (lorsque Livia vient chercher Franz chez lui, s'exposant aux moqueries des officiers, l'un d'eux chante le Lindenbaum de Schubert), et surtout symphonie ; c'est donc l'élément national, qui fait la toile de fond du film, dans le contexte de la bataille de Custoza (1866). Ensuite, la 7e symphonie d'Anton Bruckner (premier et second mouvement) n'est pas simplement là pour `faire romantique' comme le beau décor de Venise et de ses alentours, ou pour créer le leurre d'une idylle parfaite entre Alida Valli et Farley Granger. Elle incarne l'intensité et la complexité mouvante de la vie intérieure de la comtesse, la manière dont celle-ci passe de la mélancolie à l'exaltation, de l'espoir au désespoir, du sentiment patriotique (représenté par Roberto) à l'égoïsme aveugle de la passion. Avoir fait un film qui n'est pas platement illustratif et ne dénature pas une pareille musique en lui accolant une anecdote est en soi un exploit. Visconti compose une bande son où la musique de la symphonie et celle de la langue italienne se superposent et se répondent(la scène nocturne dans la chambre de la comtesse). Malgré sa célébrité, son aura, et sa contribution au renouveau de l'intérêt pour Mahler, je ne pense pas que Mort à Venise renouvelle la réussite de Senso.

PS. Alida Valli était la fille d'un baron autrichien.
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13 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 techniquement..., 14 octobre 2010
Par 
DESCHAMPS "Véronique Derome" (Hyères du Var) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Senso (DVD)
L'histoire et le film sont très bien mais techniquement quasiment inaudible même si le curseur son est au maximum. Problème de repro? Merci de votre réponse pour corriger ce grave inconvénient. VD
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 De la beauté et de l'abjection, 3 septembre 2012
Par 
Lauraylauro (france) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Senso [VHS] (Cassette vidéo)
Beauté. Beauté de Venise et de l'Italie, de la musique de Verdi et de Brückner. Beauté physique et morale: magnifiques costumes, raffinements aristocratiques, sentiments héroïques, grandeur d'âme, idéalisme et abnégation des résistants italiens, et puis, lors d'une soirée à l'opéra, le mal surgit.
Le mal beau et anodin, que l'on ne repère pas puisque, élément homogène à cette brillante société, il a l'élégante silhouette de Franz Mahler, lieutenant de l'armée autrichienne.

Une démarche généreuse devient le pas imperceptible qui va faire tout basculer: la belle comtesse italienne Livia Serpieri afin de sauver un parent conspirateur va s'adresser à Mahler.

Celui-ci va la courtiser, s'en lasser, puis exploiter la situation.
Malgré les feux-rouges qui clignotent de toutes parts, la comtesse, émue dans sa chair, pressée par on ne sait quels manques profonds, va se livrer à cet amour et, à ce jeu, de lâches concessions en manquements de plus en plus graves, amorcer une descente aux enfers, perdre tout sens de l'honneur et toute dignité.

Les deux amants, tels deux êtres qui, liés l'un à l'autre, s'entraînent vers le fond où ils vont se noyer, connaissent une dégradation parallèle, se fuyant et se recherchant tour à tour, mus par une fatalité portée par l'attirance sensuelle et un goût tout catholique de l'oblation pour elle ou, pour lui, l'intérêt ou on ne sait quel jeu.

Mahler, brillant officier, duelliste redouté, mais aussi coureur de jupons et homme peu scrupuleux, va plonger désormais dans les derniers degrés de l'ignominie: il se révèle peu à peu capable d'endosser tous les rôles les plus bas: manipulateur, veule, lâche, escroc, faussaire, déserteur... Même sa belle apparence est atteinte par sa déchéance, il vit dans la saleté avec des femmes de bas étage quand la comtesse qui l'a aidé à se faire réformer le retrouve enfin.

Horrifiée, folle de honte et de douleur, mortellement blessée d'avoir tout sacrifié à cet homme-là, elle le dénonce et il est fusillé.

Visconti crée à la fois une fresque historique grandiose de l'Italie du Risorgimento et une oeuvre esthétique et ténébreuse dont les superbes images aux surprenants et parlants contrastes, restent dans les mémoires:
- pluie de tracts blancs révolutionnaires interrompant une représentation du Trovatore à la Fenice,
- première promenade nocturne, et flirt, de Franz et Livia le long de canaux de Venise, sordides, où la guerre et les soldats sont omniprésents,
- traversée des sous-sols de la villa Serpieri où Livia essaie de cacher Franz, sous-sols dont l'abondance montre que les travaux de la terre continuent au rythme des saisons, en dépit de la guerre, etc..

Parallèlement, l'histoire des amants est une action se déroule selon les régles implacables de la tragédie. Une tragédie tendue par la peinture saisissante de deux êtres liés par une étrange fatalité, tous deux comme fascinés par le côté obscur de leur âme, chacun étant le révélateur de l'autre, tous deux comme soumis à l'attrait du gouffre, tel un trou noir, invisible et vorace.

Plus il lui montre d'indifférence et se joue d'elle, faisant preuve d'indélicatesse, voire de mépris, plus il exaspère son dévouement et sa folie, son esclavage amoureux allant jusqu'à la perte de toute valeur, jusqu'au renoncement de ce qu'elle a été jusque là, socialement et intimement.

Plus elle l'accable de son amour, plus il s'enfonce dans des chemins qu'il n'aurait peut être pas empruntés sans elle, comme si l'amour de Livia était le révélateur de sa propre incapacité d'aimer, du profond mépris qu'il a de ceux qui l'aiment et de lui-même.

Dans l'horrible scène de leur dernière confrontation, cette haine et ce mépris de lui-même, ce goût de l'autodestruction, explosent en une scène d'hystèrie, jeu pervers et jouissif, où Franz prend plaisir à accabler et à salir celle qui l'a aimé du spectacle de son ignominie et son avilissement.

Une belle et déchirante Alida Valli, éperdue et fascinée, agitée de passions extrêmes, du trouble sensuel irrésistible à la honte et au désespoir, et un très équivoque Farley Granger, élégant, charmant et démoniaque, enfant gâté fragile et vénéneux, atroce dans sa grande scène finale, interprètent ce couple mémorable.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Qualité du DVD : une honte, 17 juin 2014
Par 
David W.J. (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Senso (DVD)
Format télé et bande son en français avec un souffle énorme et un doublage peu convaincant. Est-ce cela une version restaurée
Les films de Visconti sont tellement soignés que ce DVD n'a aucun intérêt ; si son prix était 2 euros pour en avoir une vague idée.
Ce film n'est pas à mon avis le meilleur Visconti (malgré certains passages comme celui où la comtesse Livia débarque chez son amant qui se montre odieux envers elle).
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25 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magnifique Visconti!, 12 novembre 2009
Par 
Ameloa Pais "Amélia Pais" (Leiria.Portugal) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Senso (DVD)
Comme tous les films de Visconti, celui-ci est mgnifique -j'avais depuis longtemps l'envie de le revoir- au Portugal, où pratiquement tous les grands films de Visconti sont en vente, celui.ci ne peut se triouver nulle part.Heureusemeent, j'ai ou le trouver chez amazon et en version originale avec sous-titres. Cette mention -version originale sous-titrée en...devrait figurer sur vos annonces -Pour nous., portugais et cinéphiles, qui avons toujours respecté les versions originales,(sauf pour les enfants qui ne savent pas encore lire) cela est important- et respecte plus l'auteur du film et, surtout, les paroles -en ce cas surtout de ces magnifiques interprètes Marcello Mastroianni es Alida Valli.
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12 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 UN CHEF D' OEUVRE, 18 septembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Senso (DVD)
Une véritable honte que SENSO ne sorte que ces jours ci: un tel chef d'oeuvre!!!!!! Un film magnifique de VISCONTI, à voir et à revoir, pour la direction de VISCONTI et surtout pour ALLI VALLI sublimissime. Espérons que la copie enfin remastérisée soit à la hauteur.A quand une intégrale VISCONTI à la hauteur de cet immense cinéaste????
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 dommage pour un chef d'oeuvre, 18 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Senso [Import anglais] (DVD)
A eviter absolument. Il s'agit d'une edition coupee (3 minutes) et pas restauree. L'edition StudioCanal est parfait et le Blu-ray encore mieux. Cette edition anglaise est vraiment a jeter dans une pubelle.
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5.0 étoiles sur 5 Pour moi le plus beau film de Visconti, 1 avril 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Senso (DVD)
Magnifique!!!....D’un romantisme exacerbé... et puis la musique d’Anton Bruckner..... L’interprétation d’Alida Valli.
La reconstitution historique... tout y est.Visconti montre qu’il est un maître.
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4.0 étoiles sur 5 Senso, 29 décembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Senso (DVD)
Un grand film qui fait revivre les origine de la lutte pour l'indépendance de l'Italie et contre l'occupation autrichienne , joint à une histoire d'amour improbable : une étape importante dans le parcours viscontien , avec toujours un sens de l'esthétisme et de la beauté éblouissant .
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un film à écouter attentivement, 19 novembre 2011
Par 
Clitandre (Ste Livrade sur Lot, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Senso (DVD)
Le compositeur italien Giuseppe Verdi (1813-1901) et l'autrichien Anton Brückner (1824-1896) éprouvaient tous les deux beaucoup d'admiration pour la musique de Wagner. Le premier connut la gloire, et le brio de ses grands airs d'opéra continue de plaire sur les grandes scènes internationales. Le succès du second connut des éclipses : en France, par exemple, il n'y a pas si longtemps il était de bon ton entre mélomanes, de trouver sa musique excessivement grandiloquente et surchargée, comme s'il n'était qu'un imitateur du Maître.
Dans « Senso », le mélodrame de Luchino Visconti, les lettres blanches du générique de début défilent sur l'image d'une représentation du « Trouvère » de Verdi, à la Fenice de Venise en 1866. Pendant deux minutes un travelling avant nous amène au plus près de la scène, puis de biais de façon à apercevoir côté jardin, dans les décors, un machiniste, au moment où le nom de Visconti lui-même est lisible sur l'écran. Nous sommes immédiatement plongés au caeur de la tragédie, mais donnée en spectacle : au troisième acte, en plein climax, le héros Manrico sur le point de s'unir à Leonora, « Ah si, ben moi, col'essere » est soudain informé du sort épouvantable qui attend sa mère. Il dégaine son épée et entonne l'irrésistible « Di quella pira »... Amour, Vengeance, Mort, comme un résumé de ce qui nous attend.
Si vous choisissez de regarder ce film en tendant l'oreille, après l'entracte agité de l'opéra, vous entendrez, à l'arrière-plan des dialogues dans les loges, le grand air de Leonora, qui, dans la version que Visconti avait écouté (à la Fenice, chanté par la Callas) lui aurait, dit-il, donné l'idée de faire ce film. Vous prendrez aussi plaisir à entendre un des plus célèbres Lieder de Shubert, « Am Brunnen vor dem Tor » chanté, puis murmuré a cappella par quelques officiers dans la chambrée du lieutenant... nommé Malher ( !). Mais les premières mesures de l'adagio de Brückner commencent déjà à produire leur effet.
L'adagio de la Septième Symphonie de Brückner a été enregistré par de grands chefs : Furtwangler, Böhm , Karajan, etc. Récemment par Philippe Herreveghe. Il est quelquefois joué seul, indépendamment des autres mouvements de la symphonie, tant il forme une aeuvre en lui-même. L'indication de tempo (« très solennel et très lent »), de nombreux points d'orgue y compris sur des silences, et une écriture qui distend la pulsation rythmique au point de la faire quasiment disparaître dans un flux qui semble flotter hors du temps, tout cela laisse la place à l'interprétation : les plus brèves durent 20 minutes, mais Celibidache, connu pour son rubato, l'étirait jusqu'à plus de 25 minutes..
L'idée de génie de Luchino Visconti a été de bâtir son film sur cette complémentarité et antithèse pacifique, Verdi vs Brückner, et plus précisément de construire l'essentiel du film sur l'Adagio. La musique n'y joue pas seulement un rôle descriptif, décoratif, ou expressif, elle laisse apercevoir des abîmes : comme si l'adagio avait à l'avance été écrit pour ce film, il devient après coup impossible à entendre en l'oubliant... Le langage de la musique symphonique n'est pas seulement celui des émotions (ce à quoi on veut trop facilement la réduire) et il produit des signes intelligibles y compris pour qui n'est pas musicien. Dans Senso, les phrases de l'adagio apparaissent à intervalles réguliers, toutes les trois minutes environ, souvent de manière très discrète, insidieuse, puis avec des crescendos qui la font passer « au premier plan ». Les quinze extraits de l'adagio sont ainsi instillés, goutte à goutte, avec leur répétitions et variations ; Ils introduisent une dimension de complexité de sens supplémentaire, notamment dans les scènes où la narratrice (la malheureuse) est en train de raconter son passé en voix off. Sans oublier qu'au même moment à l'image elle semble absente, songeuse ou en décalage avec ses interlocuteurs : elle assiste à ce qui lui arrive. Au moment où elle prend une grande décision (fatale) retentit une première fois le grand éclat que nous retrouverons à la fin. Et même pour des motifs plus modérés, il en va souvent ainsi dans cette partition : nous allons de motifs prémonitoires en évocations nostalgiques : le présent a toujours une épaisseur, un avant et un après, auquel nous sommes invités à penser.
Le philosophe Gilles Deleuze analyse l'aeuvre de Visconti (Le Guépard, Mort à Venise...) en insistant sur quatre éléments : le monde aristocratique des riches, un processus de décomposition qui les mine du dedans, l'Histoire saisie à l'horizontale du champ de bataille, et en dernier lieu la révélation que quelque chose vient « trop tard ». Dans « Senso » la musique, de Verdi à Brückner, porte à l'incandescence ce jeu de forces.
Le générique de fin dure environ deux minutes, mais cette fois après un fondu au noir : rarement le mot « Fine » surgit de façon aussi pathétique. Le triple forte (fff) de l'accord en tutti de l'orchestre, renforcé par un coup de cymbale, nous atteint d'autant plus qu'il fait suite à un silence de mort et qu'il se prolonge ensuite par un decrescendo sans espoir. Musique wagnérienne s'il en est, requérant un pupitre de huit cors (dont deux Wagner Horn) et un tapis de cordes... Musique funèbre, dans laquelle nous reconnaissons des fragments, mélodiques ou harmoniques, qui avaient joué un rôle prémonitoire et qui maintenant grimacent comme le Fatum. « Trop tard ! Trop tard !» hurlait l'odieux amant, avec un rire qui n'en finissait pas...
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