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Pour celles et ceux qui avaient été conquis par ses précédents disques en trio (notamment les deux volumes Live At Bradley's et Live at Bradley's II: The Perfect Set), ce nouvel opus du pianiste pour le label Venus apparaîtra comme la continuité de son oeuvre dans la formule reine du jazz... Barron fait du Barron comme Ahmad Jamal fait du Ahmad Jamal. Mais peut-on vraiment le leur reprocher? Seulement, une petite lassitude, du moins en apparence, l'impression d'une certaine routine qui ne dira jamais son nom... Le pianiste est bel et bien enraciné dans la tradition du bop et du blues. Au cours de ces quarante dernières années, il a laissé un nombre impressionnant de galettes savoureuses en leadeur comme en sideman. Dans son immense discographie, aussi inégale soit-elle, le pianiste n'a produit que très peu de déchets. Avec Hank Jones et Mulgrew Miller, il est peut-être l'un des derniers à jouer un jazz en voie de disparition, un jazz empreint de swing et de blues. Et d'un raffinement inouï à faire saliver les pianistes...

Ici, Kenny Barron est entouré de deux musiciens d'exception : George Mraz à la contrebasse et le fidèle Ben Riley à la batterie. Dès le premier thème, Minor Blues, Kenny joue ce qu'il a toujours su faire: un jazz bien huilé sur un Steinway rutilant. C'est un blues mineur sur mid-tempo. D'emblée, la cohésion du groupe est là, mais ça ressemble à un disque pour petites soirées entre amis triés sur le volet... Soirée cocktail, tenue de soirée exigée... Pas de place à la vulgarité. Soit. Avec Beautiful Love et son intro de toute beauté (faut bien le reconnaître), les mains du pianiste roulent avec une facilité déconcertante, jusqu'à ce que la rythmique le retrouve sur son terrain de prédilection... Le disque est ainsi traversé de ce sentiment, que rien ne peut ébranler notre grand pianiste. Dans le jazz, il est, je crois bien, l'incarnation parfaite de la force tranquille.

La beauté tient le haut de la marche, ou du perron, quand nos trois compères en viennent à interpréter une composition de Bill Evans, Emily, joué en trois temps (une valse). L'interprétation de ce thème est très réussie et fait tomber les premières impressions de lassitude. Chez lui, les difficultés sont toujours surmontées avec une facilité déconcertante. For Heaven's Sake relève de la même dimension surdouée du pianiste. Musique pour amoureux (I've never been in love before), Minor Blues ne se prend pas au sérieux et s'il n'a aucune prétention (en terme d'innovation et de création) qu'importe! How deep is the Ocean, Too Late Now sont d'une virtuosité qui ne manquent pas d'air (intro à la Teddy Wilson, avec ses contrepoints hallucinants), même Don't Explain reste une merveille. C'est d'une légèreté hallucinante, d'une justesse qui laisse pantois, d'une science harmonique inouïe, sous ses airs de fausse sainte nitouche. Bref, on a là, l'art du trio, sans grosse surprise (trois étoiles), mais on est loin de la médiocrité ambiante quand même...
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