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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Symphonie n°8 S Youg sublime, 27 novembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonie N°8 (1ère Version De 1887) (CD)
Mon commentaire va être rapide : cette version de la symphonie n°8 de A. Bruckner est sublime , peut-être l'une des meilleures de S Young , contraste dynamique saisissante , bon tempo ,on se laisse emporter par cette musique brucknérienne d'autant plus que l'enregistrement en SACD reproduit une dynamique époustouflante avec un son clair et remplissant la pièce d'écoute surtout quand on l'écoute à travers un ensemble pré-ampli et ampli à tubes et de grosses enceintes anglaises. Cette version SACD (et à écouter en Sacd avec par ex un lecteur Pioneer Sacd) est à recommander aux amateurs de belle écoute d'un point de vue technique (chose que rarement ici on en parle) et ce en plus de l'interprétation de ce chef australien. J'ai acheté toute la série de S.Young et je ne le regrette pas.
A acheter cette n°8 sans hésiter !
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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 une révélation, 6 octobre 2009
Par 
earthlingonfire - Voir tous mes commentaires
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Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Symphonie N°8 (1ère Version De 1887) (CD)
Au fil des parutions, Simone Young nous révèle un visage peu familier de Bruckner, un Bruckner aux symphonies plus sauvages, dont la forme accueille des déchirures qui ne sont pas seulement ou pas du tout des gaucheries. Car elle ne nous livre pas seulement des documents issus de l'atelier du compositeur, comme pouvaient le faire croire ses devanciers dans l'exploration des premières versions : avec elle, il devient clair qu'il s'agit moins de versions primitives (en attendant l'accomplissement des rédactions finales) que de versions originales (dont les versions suivantes sont dérivées). Pour paraphraser l'auteur du livret, comment justifier l'idée qu'un Bruckner ayant derrière lui ses sept premières symphonies numérotées (et donc des chefs-d'aeuvre tels que les n° 5 et 7), après trois ans de labeur, ait pu présenter à Levi comme achevée une symphonie inaboutie au point de nécessiter une réécriture quasiment intégrale ? Plutôt que de considérer l'une des deux versions comme imparfaite et l'autre comme parfaite, ne vaut-il pas mieux se demander si Bruckner et Levi n'avaient pas de la perfection des conceptions différentes, autrement dit se poser la question d'une différence d'esthétiques, voire de culture, entre le chef d'orchestre allemand wagnérien implanté en Bavière et l'organiste et professeur de contrepoint de Haute-Autriche ?
L'écoute de la première version rend patent l'enjeu de la révision de la partition : en rendant plus linéaires les progressions (dynamique, orchestration, développement thématique) vers des moments forts plus dégagés, il s'agissait de rendre la symphonie narrative et dramatique. Les codas des mouvements extrêmes en sont des preuves confondantes, de même que le sommet de l'Adagio, où la réduction à un des trois de coups de cymbales originaux vise clairement à créer une tension se résolvant dans un paroxysme.
Le cheminement de l'Urfassung est autrement plus rugueux, avec des accents bien plus sourds, des contrastes sonores plus brutaux, abrupts, mais en même temps moins mis en scène. Moins mis en scène ou plutôt pas du tout, car on se rend compte qu'en remaniant sa symphonie, Bruckner ne s'est pas contenté d'ajustements, mais a radicalement changé d'esthétique. En s'adaptant à l'urbanité latinisée de Vienne (l'objet de la révision), il a transformé en cathédrale baroque, spectaculaire dans son agencement et lumineuse dans l'harmonie de ses formes, ce qui était au départ une église fort savante mais germanique et primitive, d'un atavisme barbare plus saillant dans le style, d'une spiritualité intériorisée et non théâtralisée.
L'univers sonore de cette première Huitième apparaît finalement parent de celui de la Neuvième, dont les brusques effets de surprise ressemblent du coup beaucoup moins à une soudaine modernisation de l'art de Bruckner, qui n'a pas eu à réviser son ultime partition puisqu'il n'a pas eu le temps de la soumettre au jugement d'autrui.
En entendant la fin triomphale du premier mouvement original, on se surprend à imaginer que si Bruckner en a amputé la révision de ce mouvement qui se termine depuis par un épisode funèbre, c'est sans doute pour, encore une fois, dramatiser l'ouvrage en créant une attente, mais peut-être aussi pour signifier la mort de son chef-d'aeuvre dans sa forme première.
Grâce à la qualité de son orchestre, à la concentration et à l'intensité de sa direction, Simone Young prend le pas sur ses prédécesseurs et devient le choix évident pour découvrir cette version. Elle est d'ailleurs tout simplement en train de devenir un des grands chefs brucknériens en activité. Bravo !
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