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65 sur 68 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 7 janvier 2004
Un disque legende vivante qui fait partie des "legendary recordings" de DG et pour cause! Sans hesitation,l'interpretation de la Septieme de Beethoven sous la baguette de C.Kleiber est la reference absolue que tout passionné se doit de posséder absolument. La Cinquieme est sublime,pleine d'émotion, de sensibilité et aussi de puissance sans la lourdeur excessive habituellement presente dans de nombreux d'enregistrements. La Septieme est un sommet de la discographie moderne, son rythme soutenu, alerte, un parfait equilibre entre cordes et cuivres...Le dernier mouvement vous emporte et profitez de cet instant unique et magique.
Carlos Kleiber est connu pour son perfectionnisme poussé a l'extreme et par son travail minutieux, en profondeur pour approcher cette perfection. Cela explique sans doute pourquoi sa discographie symphonique est réduite a quelques oeuvres, mais elles sont toutes des réferences qu'il serait vain de comparer tant elles sont desormais mythiques. Ce disque en est un exemple et fut un événement car il touche au sublime. Ces deux symphonies de Ludwig van Beethoven à la tête du Philharmonique de Vienne enregistrées en 1975 ont été tres bien remastérisées et l'enregistrement sonore, le son de l'orchestre rugit ou s'eteint a merveille. Rien de superflu, tout en fluidité, vivacité et justesse, la perfection du timbre et de la musique inoubliable. Un leger bemol quand même: ecouter le disque au casque, car la dynamique est poussée a l'extreme et les passages doux sont vraiment pianissimo! Mais c'est un détail, devant tant de talent, de plaisir et d'emotion. A ce prix, on croirait rêver! Le disque existe aussi en SACD, cela doit être impressionnant!
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27 sur 28 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
500 PREMIERS RÉVISEURSle 22 décembre 2010
Ce qui fait le talent de Carlos Kleiber, c'est qu'il vous donne à entendre quelque chose de jamais entendu.

La 5 ème de Beethoven, je la connais par coeur, je la connais depuis au moins 50 ans. Mon père mettait la version Furtwangler sur l'electrophone le dimanche matin. Je l'ai entendu des centaines de fois dirigée aussi par, Szell, Abbado, Karajan, Harnoncourt, Toscanini, Rattle et que sais-je encore ; elle est inscrite dans les replis de mon cerveau, dans mon coeur, dans mon esprit. Ellee m'est tellement familière que sa beauté m'est connue par coeur.

Puis vînt Carlos Kleiber. Et, là, soudainement, la revoilà aussi belle, aussi époustouflante, aussi "bluffante" qu'au premier jour....et le plus extraordinaire, c'est que Carlos Kleiber a fait la même chose avec la 6 ème et la 7ème enregistrées en public.
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22 sur 23 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Ces interprétations du milieu des années 70 n'ont fait que se bonifier avec le temps. Je crois me souvenir que les critiques de la revue Harmonie n'étaient pas enthousiastes de cette manière de jouer Beethoven. Ce devait être trop neuf. Aujourd'hui, l'opinion générale est qu'on n'a pas fait mieux depuis 1950, ou peut-être depuis toujours.
Les caractères de la direction de Carlos Kleiber sont une tension extrême, une sveltesse qui annonce le goût actuel du "dégraissé" (terme sans doute inusité vers 1975) et une grâce presque féminine, une élégance princière (on l'a décrit en concert comme un dieu qui danse), une précision absolue dans les détails des phrasés comme dans l'équilibre sonore des différents pupitres. On a souvent l'impression que cette tension ne pourra pas tenir, ne peut que se rompre en s'exaspérant, voire en se caricaturant, mais c'est une illusion tant le chef, au goût jamais pris en défaut, se contrôle et contrôle les instrumentistes, au prix, d'ailleurs, des répétitions nombreuses qu'il exigeait. Ce style s'oppose à celui d'un Beethoven plus robuste et massif qui serait pour simplifier germanique ou mitteleuropéen; spontanément, on pourrait penser que cela convient surtout à la Septième, mais la Cinquième est en fait aussi convaincante. Les interventions d'un groupe d'instruments deviennent comme un dessin dans l'espace, aériennes, ciselées. L'enregistrement, d'une grande pureté, ne trahit pas cette finesse. Je me souviens qu'à l'époque, on était conscient que cette qualité de son aurait été impossible dix ans avant.
Expérience faite, ce Beethoven-là est universel en ce qu'il plaît à (presque) tout le monde, tout en étant parfaitement individuel et inimitable. Comme les grandes oeuvres supportent des interprétations différentes et même opposées, on pourra comparer la Septième à celle beaucoup plus introvertie de Fricsay et la Cinquième à deux versions Jochum, l'une faite avec Berlin en 1951 et qui a été rééditée par Tahra en 1997 (TAH 238), l'autre qu'on trouve dans l'intégrale Deutsche Grammophon. Mais je pense que la plupart de ceux qui se livreront à ce jeu très enrichissant préféreront Carlos Kleiber. On peut aussi comparer le fils avec le père, Erich Kleiber, rapide aussi, mais plus raide et rugueux. Enfin, la confrontation avec les disques d'un autre génie contemporain, Karajan, au style tout aussi noble, fera apparaître plus d'engagement et de transparence instrumentale chez Carlos Kleiber, et aussi un son plus honnête, moins apprêté et artificiel.
Le 33 tours de la Septième présentait Carlos Kleiber comme un jeune chef (il était tout de même quadragénaire) à l'aube d'une brillante carrière. Hélas, l'extrême exigence dont ses rares disques témoignent a eu aussi comme conséquence que ce chef, à qui on faisait des ponts d'or pour qu'il accepte de diriger, a progressivement raréfié ses concerts et ses disques, en même temps que son répertoire se limitait à quelques oeuvres, jusqu'à qu'il prenne une retraite prématurée. Il arrive qu'il y ait un prix à payer pour le génie.
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17 sur 19 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 6 février 2010
Fanatique absolu de la 7ème de Beethoven, j'en possède quelques versions diverses et variées mais en effet, nulle ne dépasse celle de Kleiber. La référence absolue au niveau du tempo, de l'orchestre, de l'émotion, bref, un des indispensables disques à avoir pour tout mélomane avéré. On peut aimer Karajan, un Bernstein ou, plus récemment, un B. Haitink, mais on en reviendra toujours là !
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Il n'y a pas et il n'y aura jamais de version définitive ou parfaite du monument que sont les 9 symphonies de Beethoven.
Malheureusement pas d'intégrale de la part de ce grand chef qui nous a laissé que peu de témoignages de son art, répugnant à enregister..l'anti Karajan en quelque sorte.
Mais ici, l'interprétation ne peux laisser l'auditeur indifférent. Ces deux symphonies majeures (dont la cinquième et son premier mouvement peut-être qualifié d'"universelle" tant elle parle à l'homme et de l'homme)se déploient sous la baguette de Kleiber avec une évidence absolue qui ne peut êtee attaquée sur aucun point. Les tempi semblent tellement justes et réguliers, sans les formidables brusqueries Karajaniennes, le discours tellement limpide, servi en cela par le chatoiement du Wiener Philarmoniker et un enregistrement original parfait sublimé par une belles remasterisation. Tous les pupitres s'entendent clairement, et quelles que soient les versions que l'auditeur ait écouté auparavant, il découvrira forcément un contre chant ignoré. Il y à là une osmose entre le chef et cet instrument fait de chair et d'émotion qu'est un orchestre philarmonique qui donne pour résultat une parfaite poésie, une grande puissance évocatrice, un sublime spectacle auditif qui laisse l'auditeur quelque peu sidéré par tant de beauté!
Pas une version définitive non, mais une version incontournable car sublime.
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le 23 mars 2011
Tout d'abord, merci à Gorky, Mélomaniac, Boudet, Coto et Xenophon, pour leurs commentaires fouillés et très bien rédigés. Et après de multiples écoutes de ce CD (parfois en boucle !), je confirme leurs analyses (sensibilité, équilibre cordes/cuivres, fougue, élégance, précision des phrasés,...). Idem dans la 4e de Brahms. Avec Kleiber et les superbes orchestres qu'il dirige, l'émotion et la jubilation sont permanentes, tous les groupes d'instruments sont mis en relief.
Par ailleurs, voir Kleiber diriger aide à apprécier très finement chaque phrase musicale.
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21 sur 25 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Il faudrait beaucoup d'imagination pour écrire quelque chose de pertinent et d'original sur cette "Cinquième" enregistrée il y a plus de trente ans (déjà !), tant l'interprétation de Carlos Kleiber défie l'analyse par sa perfection technique, parée des atours luxueux d'une Philharmonie de Vienne qui nous sort le grand jeu ! De surcroît, splendidement captée par les ingénieurs de la Deutsche Grammophon...

Il existe certes des lectures plus tendues (Toscanini, Schuricht, Monteux, Koussevitzky...), des affirmations plus péremptoires (Reiner, Markevitch, Mengelberg...), des évocations plus gracieuses (Walter, Wand...), des approches plus émouvantes (Furtwängler, Fricsay...), des versions plus esthétisantes (Karajan, Giulini,...) mais finalement très peu qui puissent être écoutées sans rien laisser désirer d'autre.

Avec un savant mélange de fougue, d'élégance, de puissance racée, de juste équilibre entre la spontanéité de la projection et l'aplomb de l'architecture, Kleiber semble avoir trouvé la recette miracle qui comble l'oreille à chaque instant.
Ce chef allemand a certes de qui tenir puisque son père fut également un éminent beethovenien, qui laissa un splendide témoignage avec le Concertgebouw d'Amsterdam pour Decca.
L'extrême rareté de ses enregistrements officiels font amèrement regretter qu'il n'ait plus fréquemment emprunté le chemin des studios car à l'instar de Midas, ce qu'il touchait se transformait en or le plus pur ("Inachevée" de Schubert, "Quatrième" de Brahms...)

Heureusement, quelques live de concerts subsistent, notamment une mirifique "Septième" captée le 3 mai 1982 avec l'orchestre de la Radio Bavaroise, à laquelle on pourra comparer le présent enregistrement de 1976, tout aussi subjuguant.

Alors si l'on devait recommander un seul disque symphonique de Beethoven, nonobstant les illustres références rappelées ci-dessus, Kleiber s'impose toujours comme un choix d'évidence.
Et même si l'on devait initier un mélomane en herbe à ce que l'on appelle pompeusement la « grande musique », l'on peut dire qu'elle ne fut jamais aussi grande et aussi belle qu'ici.
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le 1 février 2014
Ce que j'ai pu dire à propos des symphonies n°3 et 8 de Schubert, vaut tout autant pour ces symphonies de Beethoven.
A un niveau encore plus abouti, tant il est difficile de se démarquer dans la multitude des interprétations existantes.
Carlos Kleiber possède ce souffle magique et l'énergie qu'il faut quant on aborde les œuvres symphoniques de Beethoven, maître incontesté du genre.
Ce souffle transparait immédiatement dans la 5ème symphonie, dont on pensait être totalement blasé, à force de l'avoir ententu je ne sais combien de fois.
Une heureuse découverte, à n'en pas douter, rien à regretter.
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le 2 août 2015
......parce que , déjà , le chef ne se considérait pas comme ultime et avait une déférence pour Furtwängler quasi paralysante . Pour lui le simple fait de diriger Beethoven après Furtwängler frisait presque l ' hérésie , et il est bon de le rappeler , au vu des commentaires univoques qui s ' égrènent ici ....Pas d ' Héroique , pas de 9ème au disque , ce n 'est sûrement pas un hasard...
.je ne m 'attarderais pas trop sur la qualité du son , qui est impeccable , parce que le son ne fait pas le prix d 'une interprétation .
On loue la clarté et la précision du chef qui dissèque la partition de belle manière , on entend tout , ce qui donne l ' impression de découvrir certains sons , souvent plus amalgamés dans d ' autres versions qui usent et abusent du légato ou qui portent leur âge .
ici pas de nappes ou bien moins , il en résulte une certaine sécheresse du style qui peut ne pas plaire .
la rapidité d 'execution laisse un peu de coté l 'immense tension dramatico poétique qui se dégage d 'un Furtwängler ou l 'effervescence , la poésie d ' un bruno Walter ; et ne fait pas oublier la verticalité géniale d 'un Toscanini intituitif et sidérant de poigne , d ' architecture .
Intéressant de comparer avec Kleiber père , empreint de tradition dans le sens noble du terme , avant l ' arrivée de mister K ( Furt stéréo ? ) , de quoi filer des complexes au fiston ........
l ' acuité de Kleiber révèle les limites d 'un Harnoncourt , ce qui n 'est pas négligeable et remet les choses à leurs places ; relègue Abbado dans la catégorie " poussif " et ne fait pas oublier pour la 5ème la réussite de Giulini avec Los Angeles .
A l ' époque de cet enregistrement , plus personne n ' était à la hauteur de Beethoven et Kleiber est devenu une aubaine , car enfin , on avait un disque supplémentaire à thésauriser .
Furtwängler reste inégalé , sommet de rigueur implacable , génial interprète , créateur d ' émotions fortes ,de moments uniques ,irremplaçables.
Les grands noms Beethovéniens sont nombreux , peu sont présents aprés les années 60 , encore moins en 70 , 80 ......Kleiber était une bonne alternative au style Karajan et à ses travers .
Ce disque a sa place au milieu de la bonne dizaine de références des ces oeuvres si richement illustrées et ne peut en aucun cas devenir la seule et unique , Kleiber lui même ne l 'aurait pas permis .
a connaitre , la 7ème live , la 6 live ( la aussi que de concurrence ! ! ! ) et , on l ' oublie souvent une 4 ème qui est peut être le réel ACME de ce chef admirable
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le 13 décembre 2013
Interprétation magistrale, équilibre des instruments (pas trop de violon qui mangent l'orchestre) avec un enregistrement parfait. Evaluation cependant toute subjective car d'autres interprétations peuvent également plaire.
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