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le 18 juin 2011
Je confirme l'autre commentaire à 5 étoiles. Zelenka est incontestablement un compositeur original, à l'audace subtile. D'une manière générale ses œuvres religieuses sont parmi les plus intéressantes de l'époque (voir notamment ses Lamentations), et les deux pièces de ce CD le sont tout particulièrement. Il y a un côté très somptueux, comme chez d'autres compositeurs saxons de cette époque, mais contrairement à d'autres qui tombent un peu dans la lourdeur (Heinichen par exemple), Zelenka parvient remarquablement, à mon sens, à faire coexister dans sa musique la splendeur, l'émotion baroque et une sorte de finesse un peu ironique.
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Né en Bohême en 1679, Jan Dismas Zelenka se plaça au service de la Chapelle royale d'Auguste II, Roi de Pologne et Prince électeur de Saxe, et fut nommé directeur de la musique d'église à la Cour de Dresde en 1729.

La fin de sa vie fut consacrée à un ultime corpus d'oeuvres religieuses qu'il ne put compléter.
Sans Credo, Sanctus, Benedictus ni Agnus Dei, la "Missa dei Filii" limite ainsi sa forme liturgique au Kyrie et au Gloria dans l'état inachevé où elle nous est parvenue.
Mêlant la traditionnelle science de la fugue à une virtuose écriture concertante, cette messe représentative du « Stile misto » révèle l'habileté de Zelenka à synthétiser l'héritage archaïque des maîtres anciens et l'esprit de novation qui fusionnent dans l'esthétique baroque.

Datant des mêmes années, les sobres "Litaniae Lauretanae" furent dédiées à la Princesse Marie Josèphe pour célébrer sa guérison.

Particulièrement remarqué à sa parution et récompensé par la presse musicale, cet enregistrement de juin 1989 dirigé par Frieder Bernius se distingue par la netteté contrapuntique du Kammerchor de Stuttgart, subtilement soulignée par l'ensemble canadien Tafelmusik qui joue sur instruments d'époque.
On pourrait certes concevoir un accompagnement orchestral plus vigoureusement exalté, un zèle vocal encore plus enthousiaste pour embraser les savantes polyphonies du « Cum Sancto Spiritu ».
Parée de couleurs justes, nimbée d'une ferveur qui suscite maints moments d'émotion (ainsi l'Agnus Dei des Litanies qui prend essor en irrésistibles volutes ascensionnels), la cohérence stylistique de cette interprétation constitue en tout cas une très recommandable rencontre discographique avec l'hétéroclite art sacré du compositeur tchèque.
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Rien..Jan Dismas Zelenka, musicien à la Cour de Dresde, élegamment baroque, donne à entendre une merveille de Musique Religieuse ornée à souhait. C'est simplement élégant, brillant et beau.
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