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5.0 étoiles sur 5 Waltz a mis le temps !
Il aura fallu à Christoph Waltz ce rôle d'officier SS pour être reconnu en France.

J'ai une histoire d'amour avec Tarantino plutôt vallonnée: estomaqué par "Reservoir dogs", collé aux néons comme un papillon de nuit par le brillantissime "Pulp Fiction", début d'ennui avec "Jackie Brown" et endormissement pendant "Kill...
Publié le 3 septembre 2010 par Hervé J.

versus
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2.0 étoiles sur 5 Quand Tarentino se perd dans ses propres références
Avec un film qui cherche à multiplier les références au cinéma de genre, Tarentino parvient à la fois à ennuyer (« Inglorious Basterds » est lent et désespérément long) et à défigurer l'Histoire (la Résistance réduite à des vengeances personnelles, des exécutions...
Publié le 26 novembre 2012 par Semper Victor


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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Waltz a mis le temps !, 3 septembre 2010
Par 
Hervé J. (Savoie,France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Inglourious Basterds (DVD)
Il aura fallu à Christoph Waltz ce rôle d'officier SS pour être reconnu en France.

J'ai une histoire d'amour avec Tarantino plutôt vallonnée: estomaqué par "Reservoir dogs", collé aux néons comme un papillon de nuit par le brillantissime "Pulp Fiction", début d'ennui avec "Jackie Brown" et endormissement pendant "Kill Bill" ! Depuis calme plat et comme l'époque du film m'intéresse tout particulièrement (mon grand-père est tombé d'un mirador) c'est avec une impatience un peu simulée que j'attendais le visionnage de ce film qui a fait, et fera encore, couler beaucoup d'encre.

Premier tableau: au loin, une moto et une voiture arrivent, un homme coupe du bois près d'une petite maison dans la prairie. "Lettre à Elise" de Beethoven couplée à une espagnolade guitaresque, la caméra hoquète, patine, ça sent bon son petit Ennio Leone ou je ne m'y connais pas. Avec un début comme ça, je me dis que ce film ne pourra pas être raté, c'est gagné, je me renfonce dans le fauteuil avec la concentration désinvolte nécéssaire à la dégustation d'un grand cru.

Ce premier chapitre est un film dans le film, un chef-d'oeuvre d'intelligence cinématographique. Cela m'a fait penser aux "Diaboliques" de Clouzot: On sait pertinemment que c'est pour de faux, mais cela fonctionne, on a la trouille quand-même, et c'est là, la marque des grands. Une chose m'a frappée: la ressemblance de Christoph Waltz qui joue l'officier nazi avec notre Salvatore de chanteur belge à moumoute. Mêmes mimiques, même machoire daltonesque, la raie de côté, tout y est, je ne sais pas s'il a été son coach, mais si c'est le cas, il est Fort Adamo ! Christoph Waltz est épatant tout au long du film et il mériterait un prix d'interprètation.

On a reproché à Quentin Tarantino la violence gratuite de ce film: bien que traité sur un ton de tragi-comédie, le film se passe pendant la seconde guerre mondiale qui n'a pas été caractérisée par son ambiance de patronnage, il me semble... La scène des scalps n'est peut-être pas si innocente que cela: est-elle là pour rappeler aux Etats-Unis leurs "déboires" avec les "Peaux rouges" et qu'au niveau des génodécideurs, ils ne sont peut-être pas les derniers?

Bratt Pitt, dans son rôle de crétin des alpes chevronné, est assez jouissif, son accent du Kansas à scalper au couteau, faut l'assumer, pas sûr que n'importe quel acteur aurait accepté ce rôle. Diane Krueger est sublime dans son emploi de traitresse arriviste et toujours aussi belle. Mélanie Laurent n'est pas en reste non plus, voir la scène de la robe rouge (la musique de Bowie, quelle trouvaille). Beaucoup l'on trouvée insipide, mais je pense que c'est juste un peu de jalousie pour la régionale de l'étape...

Ce film est un hommage, une ode au cinéma toutes périodes confondues, les clins d'oeil sont innombrables, la technique est parfaite, les couleurs sublimes, du Grand Art quoi! Je comprends que de nombreuses personnes soient passées à côté du film, mais y faudrait songer à enseigner le second degré à l'école.

Petit reproche chronologique: l'histoire principale est sensée se passer quatre ans après la scène introductive de la traque de la famille juive. Comme chacun sait, les raffles ont commencé en 1942 en France, ce qui nous mêne en 1946 , alors que la guerre était déjà finie...

Mais non,suis-je bête! C'est une fable, c'est juste du très bon cinéma.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Quand Tarentino se perd dans ses propres références, 26 novembre 2012
Par 
Semper Victor "FB" (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Inglourious Basterds (DVD)
Avec un film qui cherche à multiplier les références au cinéma de genre, Tarentino parvient à la fois à ennuyer (« Inglorious Basterds » est lent et désespérément long) et à défigurer l'Histoire (la Résistance réduite à des vengeances personnelles, des exécutions à coup de battes de base ball ou des à des prises de scalps).

Il ne reste pas grand-chose du rythme et des scénarios bien construits de ses plus grands films (au premier rang desquels « Pulp Fiction »), et il ne subsiste ici qu'une sorte d'auto-caricature de Tarentino par lui-même, une sorte de transposition de « Kill Bill » dans le contexte de la Seconde Guerre Mondiale. L'ironie et l'irrévérence qui ont fait le succès de Tarentino sont ici ravalées au rang de la provocation de bas étage. Les dialogues, cette fois, sonnent complètement faux.

Notons enfin une utilisation particulièrement mauvaise des acteurs, la palme allant à une Mélanie Laurent remarquablement médiocre dans son rôle.
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5.0 étoiles sur 5 chef d'oeuvre!, 15 décembre 2014
Par 
megaotal - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inglourious Basterds (DVD)
N'y allons pas par quatre chemins ce film est une bombe!Une histoire totalement imaginaire sur les tragiques événements de la 2éme guerre mondiale,mené de main de maitre par le géant tarantino.En 1941,une jeune juive assiste au massacre de sa famille cachée dans une petite ferme française avant de devenir propriétaire d'un cinéma en 1944 et que les ss choisiront pour la premiére d'un film relatant les "exploits" d'un jeune soldat allemand.C'est alors qu'une petite troupe de mercenaire assoiffée de scalps nazis,nommé les "basterds" par l'ennemi entre en scéne.à sa téte "aldo l'apache",une téte brulée qui s'est juré de débarrasser le monde du 3éme reich.Avec cette jeune juive,et une comédienne allemande ils mettent alors en place un stratagéme incroyable pour détruire hitler et ses sbires...Une action non stop,des complots,des répliques cultes,des moments cultes(l'assassinat d'hitler entre autre!),des acteurs géniaux(brad pitt est énorme dans son role!),des personnages pittoresques et une b.o géniale tels sont les ingrédients de "inglorious basterds".Un film de 2h30 qui en parait beaucoup moins tant l'histoire se développe sans temps mort,ni ennui.Cet immense divertissement remplit de second degrés est tout simplement l'un des meilleur film du réalisateur dont on se demande quelle sont ses limites pour créer des histoires aussi dingues que celle ci.Tout simplement un chef d'oeuvre!
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Waltz a mis le temps !, 21 juillet 2013
Par 
Hervé J. (Savoie,France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Inglourious Basterds Jahr100film [Import allemand] (DVD)
Il aura fallu ce rôle d'officier SS pour que le talent de l'excellent Christoph Waltz éclate en France.

J'ai une histoire d'amour avec Tarantino plutôt vallonnée: estomaqué par "Reservoir dogs", collé aux néons comme un papillon de nuit par le brillantissime "Pulp Fiction", début d'ennui avec "Jackie Brown" et endormissement pendant "Kill Bill" ! Depuis calme plat et comme l'époque du film m'intéresse tout particulièrement (mon grand-père est tombé d'un mirador) c'est avec une impatience un peu simulée que j'attendais le visionnage de ce film qui a fait, et fera encore, couler beaucoup d'encre.

Premier tableau: au loin, une moto et une voiture arrivent, un homme coupe du bois près d'une petite maison dans la prairie. "Lettre à Elise" de Beethoven couplée à une espagnolade guitaresque, la caméra hoquète, patine, ça sent bon son petit Ennio Leone ou je ne m'y connais pas. Avec un début comme ça, je me dis que ce film ne pourra pas être raté, c'est gagné, je me renfonce dans le fauteuil avec la concentration désinvolte nécéssaire à la dégustation d'un grand cru.

Ce premier chapitre est un film dans le film, un chef-d'oeuvre d'intelligence cinématographique. Cela m'a fait penser aux "Diaboliques" de Clouzot: On sait pertinemment que c'est pour de faux, mais cela fonctionne, on a la trouille quand-même, et c'est là, la marque des grands. Une chose m'a frappée: la ressemblance de Christoph Waltz qui joue l'officier nazi avec notre Salvatore de chanteur belge à moumoute. Mêmes mimiques, même machoire daltonesque, la raie de côté, tout y est, je ne sais pas s'il a été son coach, mais si c'est le cas, il est Fort Adamo ! Christoph Waltz est épatant tout au long du film et il mériterait un prix d'interprètation.

On a reproché à Quentin Tarantino la violence gratuite de ce film: bien que traité sur un ton de tragi-comédie, le film se passe pendant la seconde guerre mondiale qui n'a pas été caractérisée par son ambiance de patronnage, il me semble... La scène des scalps n'est peut-être pas si innocente que cela: est-elle là pour rappeler aux Etats-Unis leurs "déboires" avec les "Peaux rouges" et qu'au niveau des génodécideurs, ils ne sont peut-être pas les derniers?

Bratt Pitt, dans son rôle de crétin des alpes chevronné, est assez jouissif, son accent du Kansas à scalper au couteau, faut l'assumer, pas sûr que n'importe quel acteur aurait accepté ce rôle. Diane Krueger est sublime dans son emploi de traitresse arriviste et toujours aussi belle. Mélanie Laurent n'est pas en reste non plus, voir la scène de la robe rouge (la musique de Bowie, quelle trouvaille). Beaucoup l'on trouvée insipide, mais je pense que c'est juste un peu de jalousie pour la régionale de l'étape...

Ce film est un hommage, une ode au cinéma toutes périodes confondues, les clins d'oeil sont innombrables, la technique est parfaite, les couleurs sublimes, du Grand Art quoi! Je comprends que de nombreuses personnes soient passées à côté du film, mais y faudrait songer à enseigner le second degré à l'école.

Petit reproche chronologique: l'histoire principale est sensée se passer quatre ans après la scène introductive de la traque de la famille juive. Comme chacun sait, les raffles ont commencé en 1942 en France, ce qui nous mêne en 1946 , alors que la guerre était déjà finie...

Mais non,suis-je bête! C'est une fable, c'est juste du très bon cinéma.
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16 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Surprenant mais un peu decevant, 2 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inglourious Basterds [Blu-ray] (Blu-ray)
Je dois dire que mon coeur balance au sujet de ce film. Il est vrai qu'il traine un peu en longueur et que Mr Tarantino s'est autorisé une vision très personnelle de la seconde guerre mondiale... Mais je dois reconnaitre aussi que les longues phases de dialogues sont finalement assez captivantes. Le colonel SS interprété par Christophe Waltz est vraiment étonnant. Son coté raffiné dissimule un personnage imprévisible et cruel et le jeu d'acteur est remarquable. Diane kruger s'en sort très bien également, reste un brad pitt dans un rôle un peu spécial (scalpeur de nazis) et une Mélanie Laurent surprenante dans son rôle de rescapée juive qui prépare sa revanche.

Bref un film un peu spécial qui manque de rythme mais c'est le style Tarantino. Les scènes de dialogues restent un vrai régal selon moi.

En ce qui concerne le blu-ray: Excellent, dès le premier plan dans la campagne française on se rends compte immédiatement que l'encodage est très bon. De ce coté là y'a rien à redire.
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4.0 étoiles sur 5 tres bon film, 1 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inglourious Basterds (DVD)
Quentin Tarantino n' a encore pas décu cette fois, tres bon film! Le role du mechant nazi est magnifiquement joué par Christoph Waltz, qui offre une composition remarquable, tout à la fois subtil et odieux, voire cruellement comique dans sa gestuelle outrancière,
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128 internautes sur 171 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 DANS LES CONTES ON OSE TOUT, C'EST MEME A CA QU'ON LES RECONNAIT !, 14 octobre 2009
Par 
Luc B. - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inglourious Basterds (DVD)
CHAPITRE UN : LES REFERENCES.
On le sait, Quentin Tarantino a biberonné aux vidéos club. Il a amassé une culture cinématographique allant des grands classiques aux séries Z. Son cinéma regorge de références. INGLORIOUS BASTERDS ne fait pas exception. Dès le générique, différents lettrages sont utilisés, renvoyant à des genres différents. La musique utilisée est celle que Dimitri Tiomkin avait composée pour ALAMO. La moitié des musiques sont de Morricone. La première scène renvoie au massacre de la famille dans IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST. Il en sera ainsi pendant deux heures trente, via des clins d'oeil à HG Clouzot, René Clair, un plan de porte de LA PRISONNIERE DU DESERT, du western italien au film d'épouvante des années 30, à Von Sternberg, Georg Wilhelm Pabst ou Emil Jannings (qui s'est réellement compromis avec le régime Nazi).

Tarantino pousse plus loin son hommage au cinéma, en en faisant le personnage central de son film, le héros, par qui les ennemis trépasseront (ne dévoilons pas la fin...). Notons au passage cette phrase citée par le personnage de Mélanie Laurent : « En France, on respecte les réalisateurs ». Et paf !

CHAPITRE DEUX : LES DIALOGUES.
A l'instar de Mankiewicz (cf L'Affaire Ciceron) Tarantino est un remarquable dialoguiste. Dans son film, les moments de suspens et de tension passent non pas par l'action pure, mais par de longues scènes dialoguées. La première scène entre Lapadite et le colonel Landa est un modèle du genre, où l'angoisse née du passage du français, à l'anglais, à l'allemand (film à voir en VO !). La longue scène de la taverne est tout aussi remarquable. Tensions, digressions, faux semblant, chacun avance masqué, jusqu'au moment où finalement, les mots ne peuvent plus rien, et la poudre se met à parler. Dans une des dernières scènes, des personnages se font passer pour des italiens, sans en connaître un traître mot... mais Landa, encore lui, avec une aisance confondante, l'oeil pétillant, l'instinct du chasseur en alerte, se met à parler italien. Les mots peuvent trahir, les mots peuvent tuer, tout autant que des balles. Autant Sergio Leone étirait ses scènes, par des gros plans silencieux, autant Tarantino ne peut s'empêcher de combler le vide. Les personnages de Tarantino parlent, de tout, de rien. Et le rien, chez Tarantino, c'est toujours quelquechose !

CHAPITRES TROIS : LA MISE EN SCENE.
Cette fois, Tarantino a fait sobre. Les plans séquences alambiqués ou les télescopages temporels tarantinesques, marques de ces premiers films, ont disparu. Tarantino sait choisir le bon cadre. Plans d'ensemble magnifiquement composés, ou gros plans. Il ne nous en met pas plein les mirettes. Hommage à Leone, dans la première scène, le danger arrive de loin, derrière le linge qu'on étend, le silence de la campagne, les trois soldats allemands que l'on aperçoit au travers d'une fenêtre, et qui disparaissant ensuite (où sont-ils ? que font-ils ? où sont les trois filles de Lapadite ?). Les scènes d'action, fort peu nombreuses quand on y pense, sont sèches, rapides, mais font du dégât ! Le film n'est pas centré un personnage précis (Brad Pitt, jouissif, utilisé avec parcimonie), mais les scènes convergent lentement jusqu'au dénouement, que l'on devine être grandiose. Et chose rare dans le cinéma hollywoodiens, les Allemands parlent allemand, les Français parlent français, les Américains parlent anglais... C'est une des grandes forces du film.

CHAPITRE QUATRE : L'HISTOIRE.
Le film s'ouvre avec cet inter-titre issu des contes de notre enfance : « Il était une fois... ». Cette précaution nous invite donc à ne pas prendre les évènements qui vont suivre pour argent comptant. Tarantino n'est pas bête, ni révisionniste. Ce qu'il aime c'est raconter des histoires, faire vivre des personnages, les (mal)mener du bout de son stylo, au gré de son imagination fertile. Personnages fictifs ou réels. Alors il bouscule l'Histoire, se joue d'elle, mais ne la réécrit pas. Allez lui chercher des poux sous le casque à pointe, au nom d'une quelconque vérité ou vraisemblance historique, est nul et non avenu. A ce jeu là, il faudrait mettre au pilori 50% de la production romanesque mondiale. Oui, Hitler ne se trouvait pas à une avant première à Paris en 44. Et alors ? Oui, s'il avait été réellement présent, c'est quatorze divisions SS qui auraient cerné le cinéma, et non deux malheureux soldats devant sa loge. Quand Tarantino filme Hitler sortant de sa loge, justement, s'étirer, et demander au planton : « vous n'auriez pas un chewing-gum ? », il place évidemment son film dans la catégorie du divertissement. Ne pas le comprendre, et hurler à la désinformation, relève le crime de lèse-imagination. Tarantino ose, il pulvérise les frontières entre le réel et l'imaginaire, botte le derrière des biens-pensants. C'est ce qu'on est en droit d'attendre d'un auteur, d'un iconoclaste.

EPILOGUE :
Ce dernier opus de Tarantino est un réel bonheur. Chaque scène fonctionne. Toujours sur le fil. Le soin accordé aux images (les gros plans sur le strudel ne donnent-ils pas envie de s'en goinfrer nous aussi ?), la composition des plans, le rythme de l'ensemble (pas ennuyeux une seconde). Et bien sûr l'interprétation des comédiens, au premier rang desquels Christoph Waltz. Il est époustouflant, il compose un colonel Landa qui fera date. Regardez-le manger son strudel ! Se jouer sadiquement de l'angoisse de ses victimes, flatter, séduire, menacer sans même froncer un sourcil, ou exploser comme une bête féroce. La manière qu'il a de mettre en doute une déclaration apparemment anodine (avec le plâtre de Diane Kruger : « des montagnes, à Paris ? ») et faire surgir l'angoisse dans la même seconde chez ses interlocuteurs. Il est terrifiant. Encore une fois, grâce aux mots. Mélanie Laurent est magnifique, Diane Kruger aussi, Brad Pitt s'amuse comme un fou !

INGLORIOUS BASTERDS est un magnifique hommage au cinéma, aux films de genre, une pièce tragi-comique parfaitement et subtilement maîtrisée, par un Tarantino qui s'affirme de films en films, comme un très grand auteur. Le doigt d'honneur lancé à ceux qui avaient hué sa palme d'or en 1994 (et décerné par le très classique Eastwood) est plus que jamais dressé ! Inflexible Tarantino !
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5.0 étoiles sur 5 Casting parfait, 30 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inglourious Basterds [Import belge] (DVD)
Merci à Tarantino d'avoir permis à l'excellent Christoph Waltz d'être enfin reconnu et merci d'avoir choisi Diane Kruger et Mélanie Laurent.
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3.0 étoiles sur 5 Presque parfait, 25 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inglourious Basterds [Édition Spéciale boîtier SteelBook] (Blu-ray)
Livraison parfaite et bien emballé.

Juste un peu déçu de ne pas avoir un vrai grand collector comme ceux des DVD Pulp, Kill Bill, reservoir etc..
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5.0 étoiles sur 5 Du Tarantino dans toute sa splendeur, 15 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inglourious Basterds (DVD)
Des répliques cultes, des personnages charismatiques, une ambiance toujours aussi travaillée. J'ai adoré, entre autres, l'épopée de cette vengeance !
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