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5.0 étoiles sur 5 A l'école du capitalisme et des jeux d'échecs, 19 novembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un nouveau russe (DVD)
Après la chute de l'URSS et pendant toute l'ère Eltsine qui l'a suivi, la Russie vit un véritable chaos économique, après que Boris Eltsine ait décrété l'économie de marché du jour au lendemain comme Lénine la propriété collective en son temps.
Après sa victoire, profitant du vide juridique et du flou ambiant, quelques opportunistes malins et / ou bien placés mettent le grappin pour une bouchée de pain sur les entreprises et monopoles d'état pour en faire des consortiums privés, s'approprient des méga-combinats pour une poignée de roubles, privatisent des pans entiers du secteur public de l'ex-URSS : c'est cette confrérie qui s'est rendue célèbre sous le nom d'oligarques, installant en quelques mois une véritable mafia, créant de gigantesques empires sur les décombres de l'ex-empire...

Dans ce contexte, Platon Makovski et quatre de ses brillants amis universitaires mettent de côté leurs études pour s'engager dans la voie du business et des combines douteuses à la limite de la légalité, dans lesquelles ils révèlent vite un rare talent, jusqu'à se forger une immense fortune et s'attirer la jalousie du Kremlin et des anciens maîtres du pays...

Après "La noce" et "Taxi blues", Pavel Loungine traite avec ce nouveau film de la brutale transition qu'a connue la Russie après la perestroïka. Inspiré du roman de Youri Doubov "Bolchaïa pajka", ce thriller politique est conçu sous la forme d'une enquête qui cherche à démasquer l'auteur de l'attentat raté contre Platon Makovski, devenu PDG d'Infokar. Même si la structure du film peut indisposer avec ses flash-back permanents, il reste captivant et on comprend mieux le contexte de l'apparition de la classe des "nouveaux Russes" : anciens membres de la nomenklatura communiste, vétérans d'Afghanistan, chefs de gangs miteux, chacun pouvait se tailler son petit fief à condition d'avoir du charisme, une paire bien accrochée, et de savoir jouer un subtil jeu d'alliances et de trahisons...

La distribution est impeccable et Vladimir Machkov ("The quickie", "En territoire ennemi"...) en oligarque charismatique, signe assure ici une de ses meilleures prestations, bien accompagné par sa bande de roublards Levani Outchaneïchvili (Larry), Mikhaïl Wasserbaum (Mark), Sergeï Youchkevitch (Viktor) et Alexandre Samoïlenko (Moussa). Signalons également la prestation parfaite de Maria Mironova (Maria), déjà partenaire de Machkov dans "La fille du capitaine" d'Alexandre Prochkine, ainsi que des personnages secondaires comme Andreï Krasko (Chmakov) ou Alexandre Balouïev (Koretski). Et surtout ne pas manquer "Ahmet l'Ouzbek".
Pour couronner le tout, la bande originale aux accents nostalgique est magnifique. Il est regrettable que "Un nouveau Russe" ne soit pas encore davantage vu ni connu. Bien qu'ayant remporté le prix spécial du jury au 21ème festival du film policier de Cognac 2003, il mériterait à coup sûr de remporter bien d'autres distinctions internationales.

A voir absolument pour se rendre compte de l'ambiance surréaliste qu'a connu la Russie dans les années 90, une époque totalement déconcertante où absolument tout pouvait s'acheter ou se vendre, et qui a plongé ce pays dans la loi de la jungle pour une bonne décennie...
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4.0 étoiles sur 5 Boris Abramovitch Berezovsky dans tout son génie et toute son horreur !!!, 8 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un nouveau russe (DVD)
Ce film est un Martin Scorsese à la russe et je ne ferai pas de commentaires sur la qualité du film car la précédente critique de l'internaute (comme nous ne sommes que deux il se reconnaîtra), d'un point de vue cinématographique est très juste.

Mais il est important d'ajouter que ce film est tiré d’un livre dont l’auteur pour des raisons de survie en fit un roman qui raconte la biographie d’un Platon qui n’a rien de grec.

Platon n'est autre que le pseudonyme de Boris Abramovitch Berezovsky qui versa dans la criminalité au lieu d'utiliser sa brillante intelligence et ses diplômes à servir les sciences. Il est vrai que les sociétés de type Arthur Andersen et Price Waterhouse était déjà venues à cette époque former les russes au capitalisme sauvage à l'américaine. Berezovsky ne fit qu'appliquer les règles de Wall Street après tout.

A un apparatchik auquel un journaliste du Washington Post demanda pourquoi les russes traitent à Moscou leurs affaires à la Kalachnikov, celui-ci de répondre "mais c'est pas ça la démocratie et le capitalisme ?! vous en Amérique vous avez bien eu Chicago et vous avez bâti votre société avec la Winchester !"...

Ce poivrot de Boris Eltsine est à peine ridiculisé dans ce film qui donne le bon rôle aux "nouveaux capitalistes". En fait pendant que les américains avaient leurs idiots de Clinton et de Bush, les russes avaient le leur. Nous aussi on subissait les nôtres (sic).

On découvre la lutte impitoyable que se sont livrés Berezovsky et Vladimir Goussinski pour le contrôle du pays et de la famille Eltsine en mettant la main basse sur les entreprises d'état. 8 hommes d'affaire ce sont partagés le gâteau, dont Michael Abramovitch , le protégé de Berezovsky (il est vrai qu’à 24 ans Michael Abramovitch avait déjà un palmarès impressionnant puisqu’il avait réussi à voler un train entier de matières premières ! Allusion est faite dans le film). Michael Khodorkovski en ait un que les médias étrangers ont sottement défendus au nom d’un soi-disant emprisonnement arbitraire alors qu'il méritait de finir sa vie en prison pour avoir pillé et affamé son peuple. Mais Berezovsky était le favori de la fille Eltsine. C'était le plus malin de tous mais aussi le plus diabolique et ce film est son histoire. La plupart de ces crapules vivent aujourd’hui à l’abri entre l’Angleterre, en Suisse et en Israël qui n’extradit pas ses ressortissants même de double nationalité.

Sur les conseils débiles des consultants américains qui brûlaient leurs dollars la nuit dans des orgies de belles filles russes et de vodka (vrai !) et donnaient des cours avec la gueule de bois, ces escrocs ont divisé toutes les grandes entreprises d’état en millions de titres dont on donnait 1 exemplaire à chaque citoyen russe. Il suffisait ensuite d’échanger ce bout de papier contre une bouteille de vodka pour devenir actionnaire majoritaire d’un Gazprom. Le kolkhozien ou le Kalmouk de base n’avait pas eu lui la chance d’être formé au capitalisme et quand il fait moins 30 dehors on n’hésite pas à échanger un papier sans valeur contre une bouteille salvatrice !

Une fois majoritaires ces 8 hommes ont créés les premières banques d'affaires pour y stocker leurs titres. Ensuite ils évacuaient l’argent vers l’Europe de l’ouest ou créaient des filiales en Europe qui ne renvoyaient jamais les capitaux accumulés sur les produits russes exportés (Un peu comme LVMH aujourd'hui). C’est comme cela que Berezovsky fit avec Aeroflot (le prix du billet acheté à l’étranger restait dans une filiale suisse) et aussi avec Autovaz dont les taxes des voitures vendues à l’export ne revenaient jamais en Russie.

La basse besogne de Berezovsky était assurée par des mafieux tchétchènes qui liquidaient la concurrence. Voyez dans le film le vieux capo qui reçoit les jeunes "voleurs dans la loi" simples mafieux russes et qui les mets à l'amende pour avoir arrêté le train de voitures Autovaz de Berezovsky et tenter de le rançonner... Avec eux-là ça rigole pas, on se couche dare-dare !

Ce qui manque dans ce film et c'est pour cela que je ne lui mets que 4 étoiles, c'est qu'en contradiction totale avec l'opulence affichée et les fortunes que ces démons ont accumulés en quelques années en ruinant leur pays et en blanchissant à l’étranger, le réalisateur ne montre pas la détresse des millions russes qui plongés dans la misère faisaient la queue des heures pour pouvoir seulement acheter du hareng et de la vodka. A l’époque la classe moyenne n’existait pas, c’est la politique poutinienne qui l’a faite. On est en droit de se demander si le réalisateur du film n'est pas un peu "tenu" comme le fut le romancier de donner le bon rôle à ces apparatchik pour des raisons "de santé".

Heureusement que Poutine est venu remettre un peu d'ordre dans tout cela !
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