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5.0 étoiles sur 5 important pour connaitre Orwell, 31 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Keep the Aspidistra Flying (Broché)
Largement autobiographique (les origines sociales de Gordon: famille lower middle class, qui manque cruellement d'argent mais veut garder les apparences; les premières souffrances dues au manque lorsque Gordon est dans sa public school-pour laquelle ses parents se sont saignés aux 4 veines et sacrifié l'avenir de sa soeur Julia), "Keep..." introduit le concept central de l'oeuvre d' Orwell: la "décence" (Il n'emploie as encore le terme du concept abouti de "common decency"qui apparaitra je crois dans "The Road to Wigan Pier". Traumatisé par ce qu'il considère comme la soumission de la société au dieu argent, Gordon décide de se libérer de cet esclavage, refuse toute compromis et tombe de plus en plus bas dans la société, et se réfugie dans son statut de "poète" (raté). Bien entendu, il est d'autant plus l'esclave de l'argent qu'il veut s'en débarrasser, le manque d'argent étant finalement bien plus aliénant que l'argent lui même. Le manque d'argent non seulement lui fait mener une vie misérable, mais éteint toute créativité artistique-comment peut on écrire de la poésie avec 2£ par semaine?- et entraîne une frustration sexuelle insupportable (La même idée se trouve dans Burmese Days). Le personnage de Rosemary (son amie), permet d'introduire la notion de décence: il est possible de vivre décemment sans devenir l'esclave de l'argent. Coup de griffe au passage aux socialistes fortunés, en la personne de Ravelston, marxiste avec une rente de 2000£ par an (beaucoup d'argent à l'époque) et qui, comme dit Rosemary, peut se permettre d'avoir des principes.
La fin est inattendue pour Orwell le pessimiste: on s'attend à une fin tragique, comme le suicide de James dans Burmese Days: Gordon en effet doit choisir entre se joindre aux adorateurs du dieu argent, donc renier ce en quoi il croit,ou renier son humanité en abandonnant Rosemary (enceinte) à son sort. Gordon choisit de rentrer dans le rang. Est ce bien un "happy ending"? N'est il pas plutôt pessimiste de dire que finalement c'est l'argent qui l'emporte? Non, justement grâce à cette notion de "décence", qu'Orwell mentionne plusieurs fois dans les dix dernières pages, et qui permet de vivre dans le monde de l'argent, si soi-même on a des valeurs supérieures, ici la Vie symbolisée par le foetus que porte Rosemary.
En résumé:
Peut on vivre en refusant l'argent?
Ce refus n'est il pas finalement plus aliénant que l'argent lui même?
La solution peut elle être collective (le marxisme de Ravelston), ou individuelle (la "décence" de Rosemary, puis Gordon)
Le salut est finalement dans la reconnaissance d'un lien social, une vertu personnelle qu'Orwell appellera plus tard "common decency) que se retrouve d'une façon innée dans le peuple

En conclusion: une étape indispensable pour comprendre la pensée d'Orwell
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5.0 étoiles sur 5 Précisions, 4 novembre 2007
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Keep the Aspidistra Flying (Broché)
Apparemment vous n'avez pas lu ce roman, car:
1 - Il ne s'agit pas d'une "pubeux" mais d'un poète.
2- L'action ne se passe pas dans les années 1950 mais en 1936.

Keep the Asidistra Flying demeure un roman cultissime, bien qu'encore méconnu. C'est une guerre ouverte au dieu-argent, mais il est aussi très drôle. Dans tous les cas, il procure un moment de grand plaisir.
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1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 99F en littérature, 15 décembre 2000
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Keep the Aspidistra Flying (Broché)
Ce très beau livre raconte les doutes métaphysiques d'un "pubeux" des années 50 et traite le sujet avec beaucoup de profondeur et de poésie. A découvrir et à comparer avantageusement au 99F actuel, qui est une pâle copie de ce roman.
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