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Ces Psaumes et textes bibliques chantés en Allemand que le jeune Brahms assembla sous le titre de "Deutsches Requiem", Otto Klemperer leur fait endosser une grandiose solennité, embrassée par son regard d'architecte, porté d'une hauteur (une altitude...) que certains auditeurs estimeraient... hautaine.

Disciplinant l'éloquence de ses troupes, l'autorité du vénérable maestro domine la pugnacité du "Denn wir haben hier keine bleibende Stadt", échauffé par les choristes anglais qui veillent à suivre sa direction scrupuleuse.
Taillées en blocs monumentaux, les chapes de la marche funèbre "Denn alles Fleisch" se soulèvent par l'énergie colossale déployée par un Philharmonia titanesque.
Les deux solistes vocaux sont inattaquables : un Dietrich Fischer-Dieskau sensible et digne dans son questionnement. Et la voix exquise d'Elizabeth Schwarzkopf, hors d'atteinte.

Décèle-t-on ici une progression vers l'assurance de la foi, vers la sérénité d'un réconfort, vers une instance de salut ?
Dès le "Selig sind" initial, l'inébranlable construction animée par Klemperer semble vouloir démontrer quelque conviction inamovible, baignée par un sentiment océanique puissamment épaulé par les contrebasses. Au terme de ce parcours, le conclusif "Selig sind die Toten" paraît alors comme la confirmation d'une certitude connue d'avance : soubassement apodictique qui ne trahit pas les racines luthériennes de l'oeuvre.

Cette intimidante interprétation captée en 1961 ne nous abandonne-t-elle pas sur la brèche vertigineuse de l'indicible et de l'ineffable tels que Vladimir Jankélévitch distingua le sens de ces adjectifs ? :
« l'inexprimable stérilisant de la mort » opposé à « l'inépuisable mystère d'amour... l'espérance d'un vaste avenir qui nous est donnée ».
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 27 septembre 2011
Une oeuvre monumentale et impressionnante, une interprétation historique et exceptionnelle. Brahms a composé lui-même le livret de cette oeuvre majeure à partir de citations de textes des ancien et nouveau testament (psaumes, livre de la sagesse, prophètes, ecclésiaste, Evangiles, épîtres, apocalypse...). Il ne s'agit pas ici d'une oeuvre liturgique comme l'est un requiem basé sur le texte de la prière latine (catholique), mais d'une oeuvre humaniste plus que religieuse, certes inspirée par l'éducation protestante de Brahms (mais quelle était exactement sa croyance, lui seul le sait), dédiée plus aux vivants qu'aux morts comme l'indique la prière "Bénis leur chagrin, qu'ils en soient soulagés" qui constitue le point culminant tandis que les derniers mots "heureux sont dès à présent les morts qui meurent au seigneur! Oui, dit l'esprit, car ils se reposent de leurs travaux, et leurs oeuvres les suivent" pourraient relativiser la croyance en la résurrection, en tout cas laisser libre cours à la démarche personnelle de chacun. Brahms a composé cet ensemble entre 1865 et 1867, reprenant des éléments qu'il avait déjà écrits en 1857 (il n'avait alors que 24 ans); les évènements tragiques qu'ont été la folie puis la mort de Schumann en 1854 - 1857, puis la mort de sa mère en 1865, ont sans aucun doute été à la source de son inspiration.
Une telle oeuvre doit absolument figurer dans une discothèque idéale. Nous en avons ici la version la plus célébrée. Direction magistrale de Otto Klemperer, choeurs d'une qualité hors du commun, merveilleux chanteurs (Dietrich Fischer-Dieskau et Elizabeth Schwartzkopf): tout concourt à cette perfection inégalée. Il existe aussi une version due à Karajan avec Gundula Janowicz; je ne la connais pas encore; mais ces noms sont à eux-seuls prometteurs également...
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50 PREMIERS REVISEURSle 14 novembre 2013
On peut maintenant trouver cette interprétation de 1961 dans un coffret de 4 CD qui l'associe aux Symphonies, Ouvertures, Variations Haydn et à la Rhapsodie pour alto Brahms : Requiem allemand, Symphonies 1-4 , Ouvertures, Alto Rhapsody.... C'est d'ailleurs depuis ce coffret que je commente cet enregistrement. La qualité sonore n'est probablement pas différente de celle du coffret (remastering 1997), puisque la date de 1997 apparaît à l'arrière du disque.

Il y a une grandeur particulièrement austère qui se dégage de cette version granitique et assez peu variée sur la longueur, quoique contrastée dans le détail, sans doute plus volontaire que vraiment recueillie. Mais le réconfort devant la perspective de la mort et devant le deuil n'est guère le choix de Klemperer. Plus la mort implacable que la consolation aux vivants et la douceur maternelle de l'éternité. Cependant, l'écoute manifeste une sensibilité, elle ne dénonce pas de trahison. Par ailleurs, avec 69 minutes, on n'a pas la lenteur qu'on attend (et redoute ?) du vieux chef.

L'orchestre, les chœurs et les solistes sont admirables et se plient à cette conception architecturale, à laquelle la prise de son rend pleinement justice. Dietrich Fischer-Dieskau est plus sobre que bien souvent, alors que Elisabeth Schwarzkopf, dont la voix a commencé de prendre quelques duretés depuis son enregistrement Karajan de 1947 avec Hotter, interprète Ihr habt nun Traurigkeit de façon plus complexe, plus travaillée et moins immédiatement angélique que 14 ans avant. Dans ses options qu'on peut discuter, cet enregistrement atteint une magnifique perfection de tous les détails. Pour trouver une option opposée et plus consolatrice, il y a notamment l'ancien et génial enregistrement Karajan (au son bien précaire) auquel j'ai fait allusion ou Bruno Walter, Seefried et London German Requiem, version pas jeune non plus et tout de même moins réussie.
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