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5.0 étoiles sur 5 Une version du Requiem de Verdi "qui trouve sa place dans la discothèque de tout amoureux de Verdi" mais pas seulement ?, 21 octobre 2013
Par 
Carmen (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Verdi : Requiem - Quatre pièces sacrées (CD)
Une fois encore mais pas une fois de trop, je salue la richesse foisonnante des échanges qui fleurissent ici entre des personnes partageant une passion (quel que soit son registre) et se faisant mutuellement le cadeau de magnifiques découvertes : c'est si beau, pourquoi ne pas le dire.
Cette version du Requiem de Giuseppe Verdi dont je persisterais à ignorer l'existence si elle ne m'avait pas été révélée par un interlocuteur connaisseur et précieux en ce lieu, est qualifiée de "légendaire" par la maison Decca (titre de la collection "legendary performances") et le moins que l'on puisse en dire, dès la première écoute, c'est que ce qualificatif ne doit rien à l'emphase publicitaire.
Il me semble que la distribution peut se suffire à elle-même.
Le chef hongrois naturalisé américain : Fritz Reiner.
L'orchestre : VIENNE (des lettres majuscules qui me tiendront lieu de commentaire sur cette phalange en tout temps... majuscule...).
Le quatuor vocal.
L'américaine Leontyne Price, soprano.
L'américaine Rosalind Elias, mezzo-soprano.
Le suédois Jussi Björling, ténor.
L'italo-américain Giorgo Tozzi, basse (ex-baryton).
Cet enregistrement en studio a été gravé en 1960 (trois ans avant la mort du chef) et les qualités de sa prise de son sont à la hauteur de la réputation, assurément méritée, de l'éditeur : exceptionnelles.
Quant à ses qualités artistiques - à supposer que le seul énoncé de la distribution ne se suffise pas à lui-même -, je dirai qu'elles sont liées comme des fleurs capiteuses et des fleurs timides peuvent être liées dans un splendide bouquet.
La direction du chef qui témoigne d'une compréhension radieuse d'intelligence musicale et d'une réflexion supérieure sur tous les plans d'une œuvre à la fois complexe et limpide, unissant dans une mystérieuse alchimie le tumulte et le murmure, la révolte et la prière, l'effroi et l'abandon.
L'exécution de l'orchestre de Vienne : voir plus haut...
La somptuosité vocale des interprètes : à... se damner ou à pleurer, c'est selon, comme un parfait reflet de l'ambivalence d'un chef d'œuvre "sui generis" qui ne cesse de nous faire voyager entre "l'inconvénient d'être né", assumé avec des hauts et des bas, ici et maintenant, et la "libération" anxieusement espérée ou imaginée, dans un ailleurs inconnu, après.
C'est le moment de vous dire que le "Dies Irae", dirigé d'une main d'acier et de feu ainsi qu'il se doit, est saisissant à souhait, et que le "Libera me" chanté par Leontyne Price est simplement sublime.
Heureuse adjonction à cet enregistrement (ce qui n'est pas un lieu commun) : les quatre "pezzi sacri" du Maestro Giuseppe Verdi, parmi lesquelles son génial "Stabat mater", avec la soliste Yvonne Minton, une mezzo-soprano australienne que j'ai ici découverte (grande interprète de Richard Wagner selon ce que j'ai pu lire succinctement), sous la direction de l'excellent Zubin Mehta à la tête de l'orchestre philharmonique de Los Angeles.
Autant dire que ce coffret de deux disques (accessible pour un prix sans proportion avec sa richesse) "trouve sa place dans la discothèque de tout amoureux de Verdi", selon les mots de la critique officielle, mais dans des discothèques plus larges aussi me semble-t-il, tant il est vrai que l'on peut aimer le Requiem de Giuseppe Verdi, aussi célèbre que secret, et ses autres oeuvres sacrées, aussi discrètes que puissantes, sans être nécessairement "amoureux de Verdi".
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5.0 étoiles sur 5 Un requiem de Verdi dont il faut se souvenir, 6 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Verdi : Requiem - Quatre pièces sacrées (CD)
Quand on regarde les quelques videos (en N&B) de Fritz Reiner encore en circulation ,on y découvre un chef d’orchestre plutôt raide, peu expressif, avare de ses mouvements et pas spécialement sympathique ni souriant. En somme, tout l’opposé de Leonard Bernstein qui fut son élève au Curtis Institute de Philadelphie. Il parait d’ailleurs qu’il était odieux avec ses musiciens et que ceux-ci le craignaient comme la peste. Une sorte d’avatar de Mravinski et autres George Szell. Mais c’était une autre époque qui finalement n’est pas tellement éloignée de la notre. Le présent enregistrement de la Messe de Requiem fur réalisé à Vienne trois ans avant la mort du chef d’orchestre (1963). Il fut édité à l’époque par le label Rca Victor dans la somptueuse collection « Soria » qui présentait les 33 tours avec une tranche comparable à un livre relié et accompagnés de magnifiques plaquettes abondamment illustrées de photos en couleur. Passés relativement inaperçus en France en leur temps (qui s’intéressait en 1960 à Fritz Reiner et à un quatuor de solistes essentiellement "américains" car résidents quasi permanents du MET de New York), ces disques méritent pourtant une place d’honneur au palmarès surchargé de cette œuvre sublime. Les tempi du maestro sont parfois très étirés (requiem eternam) surtout si on les compare à ceux de Toscanini , la référence absolue, et aux indications métronomiques portées par Verdi lui-même, mais c’est tellement bien fait et ajoute de la profondeur et de la gravité au texte. Et l’orchestre merveilleusement dirigé atteint avec les chœurs et les solistes un équilibre quasi parfait. On sent ici à chaque instant quel prodigieux musicien et "batisseur d'orchestre" était Reiner qui forgea au cours des années d’après-guerre l’identité du symphonique de Chicago et en fit cet instrument prodigieux qu’il légua à un autre hongrois, Georg Solti. Les solistes enfin sont à l’unisson avec le maestro, une jeune Leontyne Price qui deviendra la star que l’on sait, un Jussi Bjorling plein d’humanité et comme saisi par l’importance de l’enjeu , une Rosalind Elias qui ne démérite pas et un Giorgio Tozzi dont la belle voix de basse achève de donner à l’évènement toute sa solennité. Bref, un grand moment de musique et d'émotion. Couplé avec les « quatro Pezzi sacri » dirigés par le grand Zubin Mehta, voila un achat que vous ne regretterez pas.
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