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5.0 étoiles sur 5 Les emprisonnés
Max Ophuls est enfin à l'honneur en dvd. Quelques mois seulement après l'édition dans un coffret fort réussi de ses grandes oeuvres françaises (Lola Montès - Madame de - La Ronde - Le Plaisir, voir mon commentaire), c'est au tour d'un des tout meilleurs films de sa période américaine, The Reckless Moment / Les...
Publié le 3 avril 2010 par LD

versus
16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 absences et solitudes...
D'abord, la surprise de découvrir au générique le nom de Frank Tuttle (le réalisateur du mythique This Gun for Hire est ici responsable du décor... -carrément étonnant!-). Et puis bien sûr, James Mason et Joan Bennett, deux acteurs dont le talent n'est plus à démontrer. Enfin, Max Ophuls, exilé aux...
Publié le 9 mai 2010 par oiseau de nuit


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15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les emprisonnés, 3 avril 2010
Par 
LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 10 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Désemparés (DVD)
Max Ophuls est enfin à l'honneur en dvd. Quelques mois seulement après l'édition dans un coffret fort réussi de ses grandes oeuvres françaises (Lola Montès - Madame de - La Ronde - Le Plaisir, voir mon commentaire), c'est au tour d'un des tout meilleurs films de sa période américaine, The Reckless Moment / Les Désemparés (1949) d'avoir droit à une très belle édition dvd. Sans atteindre le sommet de son plus beau film américain, Lettre d'une inconnue d'après Stefan Zweig (ici pour le blu-ray), The Reckless Moment est un hybride très réussi de mélodrame mâtiné de noir et de portrait de femme à la Ophuls.

C'est l'éditeur, Carlotta, qui parle de mélodrame noir à propos de ce film, et il est vrai qu'on retrouve quelques traits communs entre ce film et ces hybrides de mélodrame familial et de film noir, avec en leur centre des personnages féminins forts, que peuvent être également Le Roman de Mildred Pierce de Michael Curtiz, et Péché mortel de John Stahl. Résumons rapidement l'intrigue sans trop en dire: la mère d'une famille assez aisée vivant dans une banlieue tranquille de Los Angeles, Lucia Harper, se rend à LA pour rencontrer l'ami de sa fille de 17 ans, homme plus âgé et apparemment bien peu fréquentable. Elle essaie de lui faire renoncer à elle, sans succès, puis tente de faire comprendre à sa fille qu'il était même prêt à la laisser tomber contre de l'argent, ce qu'elle refuse de croire. Désobéissant à sa mère, elle sort la nuit pour aller retrouver son amant dans le hangar à bateau près de la maison. S'ensuit une dispute et un "moment d'égarement" (a reckless moment), que sa mère va ensuite contribuer à estomper. Le personnage de la mère, dont la force et les fragilités sont admirablement rendues par Joan Bennett (cf. les films de Fritz Lang de cette période, comme La Femme au Portrait & La Rue Rouge), est très vite rattrapée par cet événement, sous la forme de Donnelly, un homme qui vient la faire chanter (James Mason).

Ce film court, qui ne dépasse pas 1h20, n'en est pas moins dense. En quelques scènes, les situations et les personnages sont campés - chaque personnage secondaire l'est d'ailleurs, tout au long du film (le petit garçon de Lucia, un prêteur sur gages, etc.). Bien que n'arrivant qu'à presque la moitié du métrage et n'étant pas développée sur beaucoup de scènes, la relation entre les personnages de Joan Bennett et de James Mason existe très vite et se leste de densité. Sans doute parce que, au-delà de leurs grandes qualités d'acteurs, la caméra d'Ophuls pose et exprime tant de choses rapidement que lorsque les dialogues viennent insister sur un aspect, le spectateur a déjà été préparé. Ainsi, aucune surprise à entendre Lucia nier mollement qu'elle est prisonnière de sa famille lorsque Donnelly le lui affirme. C'est d'ailleurs là que le film fait le plus de merveilles: montrer grâce aux cadrages et aux mouvements de caméra cet enfermement - escalier avec barreaux, comme très souvent chez Ophuls (cf. les plans magistraux de Lettre d'une inconnue) mais aussi travellings et panoramiques dans la foule, etc. - tout en montrant le personnage de Lucia se débattre pour conserver sa vie telle qu'elle la connaît. Ces deux personnages sont en quête de liberté et d'indépendance, sans encore clairement se l'avouer à eux-mêmes, surtout elle. C'est toute la beauté et la subtilité du scénario et de la mise en scène que de ne pas surligner la façon dont l'héroïne prend conscience de ce qui l'entrave, aidée en cela par l'esprit de sacrifice de cet homme. La claustrophobie, qu'Ophuls fait sentir avec sa caméra très mobile, existe mais elle ne prend pas le pas sur tout le reste.

Il faut préciser que contrairement à beaucoup de films produits à l'époque, Ophuls a participé activement à l'élaboration de ce film, dès le développement du projet. Sous les dehors d'un film plus ouvertement influencé par des genres (mélodrame, film noir) que la plupart de ses autres oeuvres, il n'est donc pas très étonnant de constater que ce film est pleinement un film de son auteur. Le fait qu'il s'agisse là d'un portrait de femme emprisonnée et malmenée, même si elle l'est de façon bien moindre que Madame de... ou Lola Montes, évidemment, ne surprendra pas non plus ses admirateurs. Ce qui doit également être salué, c'est qu'il fasse exister avec presque autant d'acuité le personnage de l'homme, dont la lassitude et la volonté de rédemption sont jouées avec beaucoup de nuances par le grand James Mason. Dernier point à mettre à l'actif ce dernier film hollywoodien d'Ophuls avant son retour en France: la fort belle photo en noir et blanc de Burnett Guffey, à qui Ophuls a dû demander beaucoup, vu le nombre de plans-séquences et de mouvements de caméra complexes de ce film.

Carlotta, comme toujours, a fait du beau travail. Outre l'essentiel - une fort belle copie restaurée - les deux bonus proposés sont tous deux très intéressants. D'un côté, dans un module de 40', le spécialiste de la période américaine d'Ophuls, Lutz Bacher, revient sur les conditions de production et de réalisation. De l'autre, le cinéaste Todd Haynes parle pendant 20' du film mais aussi de l'influence qu'il a été, ainsi que les films de Douglas Sirk évidemment (surtout Tout ce que le ciel permet), pour son propre Loin du Paradis, pastiche des mélodrames et des films de femmes des années 40 et 50 qui va au-delà du pastiche (et est à mon avis une grande réussite). Une nouvelle édition de qualité de la part de Carlotta, pour un film plus que méconnu et qui, sans atteindre le niveau des plus grands films d'Ophuls, n'en est pas moins une belle oeuvre, et un des exemples fascinants du genre de films hybrides que les grands artistes exilés pouvaient réaliser au sein des studios hollywoodiens. Sans avoir les coudées complètement franches, sans aucun doute, mais pour un résultat qui de toute évidence leur ressemble, ô combien.

Un film à découvrir sans coup férir, dans une édition plus que recommandable.
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16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 absences et solitudes..., 9 mai 2010
Par 
oiseau de nuit (Quelque part dans le Sud Ouest...) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Désemparés (DVD)
D'abord, la surprise de découvrir au générique le nom de Frank Tuttle (le réalisateur du mythique This Gun for Hire est ici responsable du décor... -carrément étonnant!-). Et puis bien sûr, James Mason et Joan Bennett, deux acteurs dont le talent n'est plus à démontrer. Enfin, Max Ophuls, exilé aux Etats-Unis depuis quelques années, et dont The Reckless Moment constitue le dernier film tourné outre-atlantique. Une voix off démarre ce drame tourné en 1949 pour la Columbia... "C'est arrivé l'année dernière, juste avant Noël. Les Harper vivaient dans une ville charmante, Balboa, située à 80 km de Los Angeles. Un matin, tôt, Mme Harper prit sa voiture et se rendit à Los Angeles...". Mme Harper, campée par Joan Bennett, la trentaine bien entamée, est une assez belle femme, un peu bourgeoise sur les bords, mais il se trouve qu'elle a quelques soucis... Assumer le rôle de mère seule au foyer lui pose en effet quelques problèmes (la guerre est finie mais son mari est resté en Europe; celui-ci ne rentrera pas de si tôt en Amérique, on ne le verra donc pas...). Cette histoire d'absence a bien sûr ses conséquences. Mme Harper vit avec ses deux gosses, Bea et David. Le grand-père très âgé loge lui-aussi chez les Harper... L'autre problème, c'est que Bea, dix-sept ans, a le feu au cul... et qu'elle fréquente un certain Darby, un homme bien plus âgé qu'elle... La mère en bonne bourgeoise WASP compte bien régler cette affaire pour le moins douteuse sinon "socialement incorrecte". Elle prend donc les choses en main, rencontre l'amant de sa fille, un type fringuant, sorte de gigolo veillant plus à son apparence qu'à sa conscience, et qui croit que tout peut se résoudre en sortant quelques liasses de billets...

Le type est donc bourré aux as et la gamine aime sortir... Classique. La fille n'y voit que du feu. Et la mère panique (sa façon de fumer cigarettes sur cigarettes...) parce qu'en l'absence de son mari, elle ne contrôle plus rien... Sa fille lui échappe... Bon, voilà, le décor et la trame sont plantés, maintenant, reste l'intrigue: un accident dont tout indique que la fille est responsable... Je n'en dirai pas plus... Ce drame bourgeois tourné dans un noir et blanc magnifique est basé sur une économie narrative idéalement classique. The Reckless Moment n'est pas aussi noir et pessimiste que Le Roman de Mildred Pierce (le film de Michael Curtiz qui traitait quasiment du même sujet...), mais ce qui frappe dans ce film, c'est, outre la densité, l'efficacité du scénario, et puis une technique cinématographique exemplaire qui a de quoi laisser abasourdi. Si la dramaturgie et les tensions ne sont pas aussi paroxystiques que dans les films de Lang et de Siodmak, le film d'Ophuls a le mérite de dépasser le simple effet pour instaurer une friction mémorable. Surtout lorsque débarque Donnelly, le maître chanteur, campé par un James Mason toujours aussi remarquable dans ses rôles empreints de flegme british. L'année précédente, l'acteur britannique avait d'ailleurs collaboré avec Ophuls pour ce long métrage qui paraît-il fut un échec commercial (Caught)... Bref, tout ça pour dire, que l'intérêt majeur du film, c'est surtout la présence de cet immense acteur.

Et si The Reckless Moment ne brille pas comme un grand classique (dans les bonus l'on apprend que le cinéaste n'a pas eu les mains libres, du moins dans son choix pour l'équipe technique...), de le revoir, on lui découvrira quelques qualités, tels ces travellings magnifiques à l'intérieur de la maison, ces plans en une seule séquence, d'une maîtrise absolue (là où d'autres auraient procédé à quelques coupures...), ce gros plan sur James Mason quand celui-ci passe un coup de fil à l'intérieur d'une cabine téléphonique, (cette scène n'est pas sans rappeler le merveilleux Five Fingers/L'Affaire Ciceron de Joseph Mankiewicz, réalisé trois ans plus tard...). Sens quasi parfait du montage (tandis que la mère écrit à son mari, la fille part retrouver son amant dans le garage), un savoir faire totalement maîtrisé donc, et surtout un cinéma très américain à la fois moderne et visionnaire (Joan Bennett a les cheveux courts et représente à ce titre la femme moderne de la seconde moitié du 20ème siècle, affairée, courant à droite et à gauche, vivant seule avec ses gosses, une femme loin d'être idiote, mais pas très conséquente non plus, et quand elle réfléchit, c'est hélas trop tard...). Enfin, la domestique, une noire, tient un rôle très intéressant. Comme dans les films de Mankiewicz, les rôles secondaires possèdent souvent plus de lucidité... Un grand film donc, qui, à défaut d'être un chef d'œuvre, reste un beau fleuron du septième art. A découvrir de toute urgence. Enfin merci à LD de nous avoir fait découvrir cette petite merveille...
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Langues VOSTF seulement. Bonus, un documentaire sur Max Ophüls aux Etats-Unis.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 film de Max Ophuls, 2 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Désemparés (DVD)
Je suis étonnée de voir en description "film de Joan Benett" qui n'est que l'actrice du film.
C'est en effet un magnifique film du realisateur Max Ophüls .Un petit bijou de sa période Hollywoodienne.A voir absolument mais Amazon devrait rectifier l'intitulé en mettant le metteur en scène en 1er puis les acteurs car cela porte à confusion...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 A découvrir, 12 juin 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Désemparés (DVD)
Période américaine d'Ophuls tout à fait intéressante.L'auteur a subi les conditions et le cadre hollywoodien et s'en arrange en détournant les contraintes.Plans longs subtilement introduits. A voir.
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Les Désemparés de Max Ophüls (DVD - 2010)
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