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4,1 sur 5 étoiles
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le 22 juin 2014
ce film est absolument un chef d'oeuvre les artistes jouent a la perfection et les costumes sont aussi tres beau je ne sais pas combien de fois je l'ai vu ..seul bemol il n'y a pas la langue francaise sur le dvd
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Beau, sensible, délicat. Comme me l'a dit une personne chère: "dès le deuxième plan, on sait que ça va être un film parfait".

Si je ne savais pas que l'empilement d'adjectifs laudateurs ne suffit pas, je pourrais m'arrêter là. Jane Campion a signé, à peu près vingt ans après sa révélation avec Sweetie et sa confirmation avec Un ange à ma table, son chef-d'oeuvre et un des plus beaux films jamais réalisés autour de la figure d'un écrivain, et à plus forte raison d'un poète. Elle a surtout signé un des films d'amour les plus touchants qui soient en contant l'histoire des brèves amours de John Keats et de Fanny Brawne.

Mais j'entends déjà les réserves déjà exprimées ici et là. Film trop classique, trop empesé, en un mot - le mot qui tue dans la bouche de beaucoup de spectateurs et de critiques en France - trop académique. Devant de tels poncifs, on devrait rester de marbre, mais on n'y arrive pas: un film d'époque serait pour certains forcément académique, comme s'il n'y avait pas manière et manière, comme si le Barry Lyndon de Stanley Kubrick était académique au seul motif qu'il recherche entre autres choses l'exactitude de la reconstitution et la beauté visuelle... Redisons fermement que le classicisme n'est pas l'académisme, que là où l'académisme ne fait que reproduire de façon dégradée des formes figées élaborées auparavant, une oeuvre classique sait elle reprendre tout en retravaillant, ressource de l'intérieur des formes existantes en faisant en sorte qu'elles ne se réifient pas, qu'elles ne deviennent pas matière morte. C'est là que le regard de l'artiste intervient, car s'il est pénétrant, il réussira à se saisir de récits, de motifs, de formes déjà visités pour leur donner une nouvelle fraîcheur. Bref, regardons la manière, observons ce que le regard des cinéastes nous propose effectivement, et ne considérons pas les films sous le seul angle de leur récit. Après tout, toutes les histoires ou presque ont déjà été racontées, et ce n'est pas leur petite actualisation (je ne parle pas de modernisation à dessein) qui est la seule garante de leur originalité.

Oui, Bright Star, est un film original, mais son originalité tient dans la nature du regard porté sur cette histoire, pas dans l'histoire en elle-même. On ne révélera pas grand-chose en disant que, Keats étant mort de phtisie jeune (à 25 ans) et désargenté, Jane Campion n'a pas cherché à jouer sur un quelconque suspense. Les spectateurs anglophones, quand bien même ils ne connaîtraient pas les détails de la vie de Keats, savent au moins cela. Il est également de notoriété publique que Keats, aujourd'hui considéré comme un des plus grands poètes anglais, et singulièrement romantiques, n'a pas connu la gloire de son vivant. Beaucoup savent aussi que les lettres de John Keats à Fanny Brawne (les siennes ont été perdues) sont parmi les plus belles lettres d'amour de toute la langue anglaise. On retrouve tout cela dans le film, évidemment, mais jamais de façon appuyée. Car dans ce domaine comme dans d'autres, le scénario et la réalisation de Campion sont marqués par une grande légèreté de touche. Son originalité se trouve aussi dans la façon qu'a Campion de faire entendre de la poésie dans un film, de la mettre dans la bouche de ses acteurs naturellement, de faire en sorte qu'elle ne soit pas une pièce rapportée, plaquée artificiellement.

Des premiers plans - un fil qui passe dans le chas d'une aiguille en gros plan; l'aiguille qui traverse le tissu; la couturière à la fenêtre, plan rappelant instantanément un tableau de Veermer - au dernier, une femme qui marche dans une forêt baignée d'une lumière froide, Bright Star ne cherche pas à rejeter la beauté. Oui, Bright Star est composé de 'beaux plans', mais ces plans ne sont jamais beaux pour eux-mêmes, et ils se retrouvent dans un tissu d'images et de sons qui ont trouvé leur juste place et leur juste durée. Car là où le film est lui-même poétique, c'est dans son rythme, son développement qui, comme le dit Keats à propos de la poésie, "vient aussi naturellement que les feuilles aux arbres".

Je ne crois pas avoir jamais vu montrée de façon aussi délicate que subtilement vibrante la naissance d'un amour. Les premiers troubles, les effleurements, les émois dus à la proximité et à la séparation, tout est merveilleusement capté, avec des plans aussi magnifiques qu'ils ne durent pas inutilement. Dans la partie centrale, alors que Keats est parti pendant l'été, l'attente des lettres de l'amant arrive à montrer à la fois ce qu'elle a de beau et de ridicule. De plus, Jane Campion ne refuse pas la beauté des sentiments, voire le sublime, sans pour autant sacrifier le rapport à la quotidienneté. Comptent tout autant la vie de famille, les rapports entre Fanny Brawne, sa mère, ses frère et soeur (Toots, interprétée par une merveilleuse petite actrice, Edie Martin), les arrangements de la maisonnée partagée entre les Brawne et Mr. Brown. D'ailleurs, dans cette histoire, c'est en fait d'un triangle amoureux qu'il s'agit, Keats vivant chez son ami le poète Brown, qui ne supporte que modérément la coquetterie et ce qu'il pense être la vanité de Fanny Brawne et cherche à s'accaparer Keats, surtout quand il voit qu'ils sont attirés l'un par l'autre. Les rapports entre ces trois-là sont parfaitement vus, les notations étant à la fois claires mais jamais surlignées. Jane Campion a trouvé son bien dans l'histoire de Keats, qu'elle a pu lire dans la magistrale biographie d'Andrew Motion (Keats, non traduite en français), et elle a respecté à peu de choses près l'histoire: le fait que Keats ne puisse pas se marier avec Fanny du fait de son peu de fortune, leur vie qui était de fait presque commune tout en étant séparée, etc. Mais pour rendre cette relation avec subtilité, elle a dû profiter du fait que le père de Fanny soit mort - le personnage de la mère, interprétée par Kerry Fox, l'actrice d'Un Ange à ma table, est réticente mais n'est pas un véritable frein - ce qui lui a permis de ne pas tomber dans le cliché de l'amour empêché par la société réprobatrice. Quoi qu'il en soit, comme je l'écrivais déjà dans mon commentaire sur Un Ange à ma table, ce qui intéresse au plus haut point Campion, c'est la trajectoire de l'héroïne, qui ici devient la co-créatrice de l'oeuvre de Keats, la vie ne pouvant plus être dissociée de l'oeuvre - entremêlement que traduit parfaitement la scène où Fanny et Keats se disent mutuellement des vers de La Belle Dame sans merci - l'homme ayant pu créer parce qu'elle était là, la femme portant en elle l'oeuvre de l'homme.

Un mot des acteurs: tout simplement idéaux, pas trop connus, mais aussi naturels que précis. Ben Whishaw compose un beau Keats, fragile mais aussi appréciant la vie, pas du tout une caricature de poète romantique. Abbie Cornish est la révélation de ce film. Sa beauté est comme magnifiée par la façon dont elle est saisie dans ses différents états, de la jeune femme sûre d'elle-même et volontaire à l'amoureuse, de l'attention aux autres à l'égoïsme et à la souffrance; à l'image du film, son jeu est marqué par l'expression autant que par la retenue. Voir une jeune actrice naître à elle-même dans un film (en interprétant son personnage à la perfection, s'entend) est toujours une très belle chose à contempler.

Force de sentiments qui ne sont pourtant jamais assénés, beauté de plans qui ne sont jamais trop beaux ou figés, absence de mièvrerie sans pour autant avoir peur de se confronter aux élans du coeur, capacité à montrer la vie d'un écrivain et de faire entendre son oeuvre sans pour autant tomber dans les travers du biographisme à outrance et expliquer l'oeuvre par la vie de l'auteur, voilà ce qui selon moi caractérise ce film. Et ce qui justifie que l'on considère que cet équilibre est inouï. Encore faut-il vouloir saisir ces modulations sensibles, cette beauté décantée, ne pas s'arrêter à la surface d'une histoire qu'on pourrait croire trop souvent contée - mais l'a-t-elle déjà été exactement comme cela?

J'engage tous ceux qui ne sont pas déplacés dans les salles à ne surtout pas rater ce film sur dvd. Très belle copie, dont le seul défaut est de sentir un peu trop la numérisation, et de perdre un peu de la délicatesse vaporeuse de la photo. Bonus assez décevants: deux scènes coupées, et les trois courts métrages ayant révélé Jane Campion, très intéressants et faisant éclater son talent, mais qui avaient déjà été inclus dans le coffret réunissant ses 2 premiers films. Un bon making-of de 30' ne se trouve que sur le Blu-ray.

A noter que les sous-titres pour les poèmes de Keats sont tirés de la très belle édition bilingue du choix de poèmes traduits par Fouad El-Etr aux éditions La Délirante, une des meilleures traductions en français pour celles que je connais: Ode à un rossignol et autres poèmes : Edition bilingue anglais-français. Pour avoir les lettres en plus, se diriger vers la sélection faite par Penguin dans les oeuvres complètes à l'occasion de la sortie du film (avec une introduction rédigée par Campion) : Bright Star, en anglais uniquement. Où il apparaît clairement que Campion a également mis en scène son propre apprentissage de la poésie dans celui de son héroïne, qu'elle dit avoir considérée comme trop lointaine avant de fréquenter Keats. C'est en retour ce qu'elle a souhaité susciter chez les spectateurs, la volonté d'aller vers la poésie, de se pénétrer de sa façon aiguë de regarder le monde. Ajoutons que la correspondance a depuis la sortie du film fait l'objet de plusieurs ouvrages en français, par exemple Lettres à Fanny.

Si l'on s'intéresse à Jane Campion, il ne faudra pas rater le superbe album publié aux Éditions des Cahiers du cinéma - Jane Campion par Jane Campion - son champion de toujours Michel Ciment y ayant entre autres consigné tous les entretiens réalisés au fil des ans avec la réalisatrice. Un texte de Campion sur Keats et comment elle a choisi de l'approcher y figure également.
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le 12 janvier 2011
Quoi de plus difficile au cinéma que de rendre crédible un personnage illustre, et plus encore s'il s'agit d'un artiste ?
Jane Campion a tenté de relever le défi en mettant en scène la vie amoureuse du poète anglais John Keats.
Mort à 26 ans d'une tuberculose, il reste à jamais une figure mythique du romantisme, et ses vers aussi beaux que rares, témoignent d'une sensibilité extrême, entièrement dévouée au culte de la beauté et imprégnée du sens tragique de la vie.
De ce point de vue, le film lui rend un hommage émouvant tant il paraît sincère, ciselé comme un sonnet, et indiciblement beau dans le rendu des moindres détails. L'atmosphère de l'époque, extrêmement travaillée, est très crédible. Mais plus que la figure de Keats, c'est celle de Fanny Brawne, sa muse et bien aimée qui fait la densité du film. Le coeur et l'âme d'un artiste étant invisible pour les yeux, c'est ce personnage féminin, alliant grâce, dévouement et beauté intérieure, qui parle le mieux de l'art du poète et qui incarne idéalement le mystère charmant du sentiment amoureux et le drame existentiel, qui constituent l'essence de toute poésie.
Mais c'est aussi la faiblesse du film. Il y manque à mon sens un peu d'intensité émotionnelle, pour laisser un souvenir inoubliable.
Reste qu'on ne peut que saluer ce petit chef d'oeuvre, complètement décalé par rapport aux futilités trépidantes de notre époque. En se réjouissant qu'il soit encore capable de trouver un public, et en espérant qu'il donnera envie à certains de découvrir l'univers si attachant de Keats. Tout n'est donc pas perdu.
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le 18 mai 2010
Il existe maintenant (certainement grâce à ce film) 2 livres en français sur la correspondance de John Keats:
_Lettres à Fanny et autres correspondants, éditions Belin
_Lettres à Fanny, éditions Rivages poche
Livres édités en ce début d'année, en vente sur ce site!

Conseil pour ce magnifique film: à regarder en version originale sous-titrée, même si vous ne comprenez pas l'anglais, car le doublage français est très mauvais et casse toute la beauté du film et du jeu des acteurs qui sont superbes, ce qui serait que trop dommage, et qui pourrait faire passer à côté de ce chef-d'oeuuvre!!!
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le 11 octobre 2015
Très beau film sur une partie de la vie de l'immense poète romantique anglais John Keats . De très belles images et un ton très juste . On est sous le charme ! A regarder en VO pour y ajouter la beauté de la langue.
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 22 octobre 2015
Ce film est un chef d'oeuvre. Sans dévoiler l'histoire qui est celle de la passion amoureuse entre le poète romantique John Keats et Fanny Brawne, ce film est parfait sur le plan esthétique. Chaque plan est un tableau en soi. Les couleurs, la photographie, les dialogues, le son, la manière de nous faire découvrir la poésie, le jeu des acteurs, tout se mélange parfaitement pour nous rendre ce film inoubliable.
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le 9 février 2011
Une des plus belles histoires d'amour, tout en douceur, simplicité et poésie, admirablement filmée. La photographie est magnifique. C'est plein de couleur. On peut presque sentir la douceur des peaux, les tissus, l'odeur des fleurs. Le sentiment amoureux nait et vit avec force. Les personnages sont tous attachants et le jeu des acteurs fabuleux. La scène finale vous transperse d'émotions. Les sentimentaux et les romantiques ne peuvent qu'aimer...
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le 4 mars 2015
un film magnifique de la première à la dernière image.les amateurs de films d'action passez votre chemin.tout içi est dans la délicatesse,la pudeur , la retenu. les dialogues sont brillants et chaque image est un tableau.en dépit d'un coup de mou au milieu du film,c'est une totale réussite et un énorme coup de coeur.
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le 29 novembre 2014
Difficile de parler d'un film si délicat, romantique et pourtant bien ancré dans le réel et le concret. Le rythme du film est un peu lent, mais il convient bien à l'époque où l'histoire se déroule et c'est un bain de paix et de beauté où se plonger avec délices.
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Jane Campion signe là un film en costumes baignant dans le plus pur classicisme du genre, sorte de travail d'orfèvrerie millimétré et précieux que l'on ne peut qu'admirer (à moins évidemment que l'on n'y soit pas sensible, dans ce cas c'est la sieste assurée - mais c'est là aussi l'un des défauts du genre !)
Direction photo scintillante et vibrante, direction d'acteurs passionnée et impliquée, scénario et mise en scène bouleversants (le final m'a tiré des larmes).

Un cinéma d'un autre âge, intelligent, soigné, et touchant.
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