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Oeuvres Pour Piano
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Pour clôturer cette année 2013, où les bicentenaires de Verdi et Wagner ont plus ou moins éclipsé d'autres anniversaires moins vendeurs (le centenaire de Britten, par exemple, ou plus encore celui de Lutoslawski), revenons un instant sur un bicentenaire particulier, moins médiatisé; celui d'un compositeur français (parisien, pourrait-on dire), fer de lance hexagonal du piano romantique : Charles-Valentin Alkan.

Tombé dans la marmite musicale dès son plus jeune âge (grâce à son père, Alkan Morhange, dont il empruntera le prénom pour se faire un nom), Charles-Valentin développe très tôt des dons prodigieux (et déjà créatifs) pour le piano (Rossini ne le surnommera-t-il pas "l'enfant merveilleux" ?). Le jeune homme rivalisera ensuite de virtuosité avec les plus grands, ce dont témoignent en outre ses compositions à la technique périlleuse. Malheureusement, sa misanthropie, son hypocondrie, et jusqu'au manque cuisant d'une charge officielle, le couperont rapidement du monde; Alkan sera en définitive un compositeur et virtuose tapi dans l'ombre, nonobstant l'admiration et l'amitié de génies aussi reconnus que Liszt, Chopin ou Mendelssohn.

Relativement peu jouées à son époque (mais pas sans un certain succès pour autant), ses oeuvres mettront beaucoup de temps à se débarrasser de la poussière du temps (il faudra attendre le XXème siècle et l'intérêt de Busoni). Composant presque exclusivement pour le piano, on peut caractériser la musique d'Alkan par deux tendances fondamentales : celle de la complexité technique, à travers des oeuvres de haute voltige, parfois aussi longues qu'éprouvantes; et d'un autre côté la tendance au miniaturisme, à travers de nombreuses petites pièces caractérisées, très techniques ou très romantiques, et volontiers insolites. D'une manière générale, Alkan s'inscrit en tout cas comme un compositeur remarquablement habile, capable d'exploiter toutes les possibilités de son instrument au moyen d'idées originales, placées au service de l'expression et de l'inventivité musicale, avec au passage un côté mystique presque revendiqué (érudit religieux, ne rêvait-il pas de traduire au piano la Bible elle-même ?).

Ecrite six ans avant la Sonate en si mineur, avec laquelle elle offre certains points de comparaison, la monumentale et redoutable Grande Sonate op.33 "Les Quatre Ages" peut être considérée comme un véritable chef d'oeuvre de la littérature pianistique, et une démonstration tant de la maîtrise des structures complexes que des qualités imaginatives débordantes du compositeur. Il en va de même pour la Symphonie pour piano, tout aussi monumentale, dont le titre seul suffit à percevoir l'ambitieuse volonté du compositeur de traiter ouvertement le piano comme un instrument symphonique.

Assez curieusement, alors qu'il jouit depuis longtemps d'une belle renommée outre-Atlantique, Alkan reste encore fort méconnu dans sa patrie (même si les pianistes français le redécouvrent peu à peu ces dernières années). On ne s'étonnera donc pas que ce soit un pianiste américain, Alan Weiss (bien connu en Belgique, où il enseigne), qui ait remis Alkan à l'honneur en 1990, avec un album paru initialement chez Fidelio, et dans lequel le pianiste montre un réel engagement enthousiaste (un album suivi d'un second, tout deux déjà édités chez Brilliant).

La grande Sonate en est d'ailleurs une réussite particulière (avec un superbe Quasi-Faust, l'une des pièces les plus emblématiques du talent d'Alkan). Mais aussi ailleurs quelques petites perles, comme cette "Toccatina" en forme de miniature irrésistible, ou ce court et mélancolique "Temps qui n'est plus". On notera aussi la présence de la Symphonie pour piano, cette autre chef d'oeuvre monumental et original d'Alkan, mais aussi diverses pièces extraites de ses différents cycles (Les Mois, Trente chants, 48 Esquisses, etc).

Pour le troisième CD de ce coffret (paru auparavant chez Brilliant en album séparé), l'américain cède la place à Stanley Hoogland; un pianiste qui s'est fait connaître dans la mouvance des musiciens néérlandais des années 70 (avec Anner Bylsma ou Jaap Schröder, par exemple), et qui est donc également connu pour son goût des pianos anciens (il en possède lui-même plusieurs). Un goût que l'on retrouve ici, puisqu'il joue sur un piano Pleyel de 1858, un instrument tel qu'en usitait Alkan à son époque, ce qui donne évidemment un cachet et un intérêt particulier à cet album capté en 2002.

Hoogland propose une collection de miniatures, extraites de différents cycles (25 Préludes dans tous les tons op.31; Les Mois op.74; Trente chants op.65 et op.67; 48 Esquisses op.63). Un choix d'instrument qui apporte bien la transparence escomptée, dans un choix de pièces qui est aussi ouvertement moins virtuose, ce qui permet de découvrir Alkan sous un autre jour, et cela même si l'on aurait aimé de la part du néerlandais un peu plus de caractérisation (il me semble à ce titre moins convaincant que l'américain). Un album qui fait donc figure de bon complément, pour la découverte de ce répertoire trop peu connu et l'intérêt particulier de l'instrument utilisé.

Globalement, ce coffret économique offre ainsi une porte d'entrée évidente à cet univers pianistique encore partiellement inexploré, reprenant notamment les deux grands chefs d'oeuvres aussi emblématiques qu'incontournables (la Grande Sonate et la Symphonie pour piano). Dans le rayon des gravures historiques, on n'oubliera pas de se reporter aux fameuses captations de Raymond Lewenthal. Plus près de nous, on se réfèrera notamment à Marc-André Hamelin, qui a produit des albums remarquables (mais à prix fort, chez Hypérion), ou encore Vincenzo Maltempo, ce jeune pianiste italien qui est en train d'explorer avec talent le monde pianistique du compositeur français.

Un compositeur singulier, mais aussi impressionnant qu'attachant, un visionnaire méconnu, qui mérite sans l'ombre d'un doute que tous les amateurs de grand piano s'y intéressent.
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le 14 août 2013
exception
oui cette musique est non seulement tres technique mais elle est superbe il faut notemment ecouter la symphonie
Il faudrait recompenser les musiciens qui se lancent dans cette musique plus que gratifiante
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le 5 février 2014
Œuvres de grande diversité, poétiques ou techniques, originales, absolument à découvrir, et de bons interprètes et une bonne qualité technique.
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