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5.0 étoiles sur 5 La pesanteur et la grâce.
Hadewijch est une jeune fille mystique pure et sincère, mais sans compassion, contre laquelle butent les êtres qui l'entourent. Douée d'une sensibilité exacerbée, elle erre désespérément dans le siècle, étrangère à ce qui n'est pas manifestation du divin. Jusqu'à ce que, attirée...
Publié le 24 février 2011 par geeko junior

versus
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3.0 étoiles sur 5 Primitif flamand
Hadewijch, jeune fille en fleur, aspire à la sainteté mais se voit exclue du couvent où elle entendait prononcer ses voeux par une mère supérieure qui lui recommande de fréquenter le monde. Le monde, c'est l'appartement luxueux de ses parents sur l'île Saint-Louis et son ami Yassine, qui habite Bagnolet ou Les Lilas et dont le...
Publié le 6 janvier 2012 par zybine, amateur éclairé


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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La pesanteur et la grâce., 24 février 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Hadewijch (DVD)
Hadewijch est une jeune fille mystique pure et sincère, mais sans compassion, contre laquelle butent les êtres qui l'entourent. Douée d'une sensibilité exacerbée, elle erre désespérément dans le siècle, étrangère à ce qui n'est pas manifestation du divin. Jusqu'à ce que, attirée là où se manifeste la foi la plus vive, elle ne retrouve tragiquement le monde que pour y agir brutalement.
Ce film, en osmose parfaite avec son époque dont il exprime les espoirs et les craintes, est un pur joyau, une cristallisation de l'air du temps pour reprendre la définition du chef d'oeuvre par André Malraux.
La réalisation (qui ne prend pas parti) est d'un dépouillement et d'une humilité sublimes.
L'emploi de comédiens inconnus (admirables, vraiment) évite tout brouillage entre fiction et réalité. Julie Sokolowski ne joue pas Hadewijch, elle l'est. Et, à notre tour, nous ressentons pour cet être inaccessible qui nous renvoie à nous-mêmes, à nos désirs et à nos faiblesses, fascination, frustration, amour et impuissance à enrayer sa chute.
Mais Hadewijch, soumise au jugement des hommes, connaîtra son épiphanie, et elle trouvera le salut non pas dans l'abandon du monde mais dans l'abandon de soi.
Ce film d'esprit et de coeur est bouleversant d'humanité.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le plus passionnant de nos cinéastes français contemporains !, 28 mars 2012
Par 
cinefil50 - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Hadewijch (DVD)
Le film inquiète , comme souvent chez DRUMONT : les acteurs sont plus ou moins amateurs , l'héroîne est le plus souvent laide , parfois belle , vêtue d'un sac à patates ... le jeune des banlieues , scooterman suicidaire dans Paris , les parents fantômes dans l'incroyable appartement de l'Île Saint-Louis ...les conditions d'un ratage semblent réunies , d'un naufrage dans un ridicule prétentieux ...

Mais très vite , l'étrangeté est là , radicale et fulgurante , qui me submerge : la jeune vierge qui déclare au gamin , ébahi , qu'elle se garde pour son époux Le Christ ! en 2012 !! Le film empoigne et , en même temps , soulève l'esprit puis l'âme ...

Tant de séquences admirables : les plans de l'abbaye du Nord , de la campagne , le sauvetage par l'ouvrier demi délinquant et figure d'un Jésus ? l'extraordinaire séquence ( à Gaza ? ) où l'héroîne psalmodie les raisons de sa foi , en français traduit simultanément en arabe , de son abandon à l'absolu , y compris dans un projet criminel qui la dépasse , car la mystique entretient des liens avec la folie , au sens humain des choses ...cette caméra extatique ET rigoureuse , qui vous fera jaillir les larmes à la vue d'un simple bord d'étang , de quelques fleurs , d'un potager , d'un ciel du Nord ...

Sacré Bruno DUMONT qui nous explique inlassablement qu'il est athée mais qui lit saint Thomas d'Aquin , Saint Augustin ... mais dont chaque film creuse inlassablement le mystère de nos vies , traque l'évidence et l'absence ( et selon moi , de la part du cinéaste , l'espérance ) de quelque chose qui nous dépasse ...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Primitif flamand, 6 janvier 2012
Par 
zybine, amateur éclairé (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hadewijch (DVD)
Hadewijch, jeune fille en fleur, aspire à la sainteté mais se voit exclue du couvent où elle entendait prononcer ses voeux par une mère supérieure qui lui recommande de fréquenter le monde. Le monde, c'est l'appartement luxueux de ses parents sur l'île Saint-Louis et son ami Yassine, qui habite Bagnolet ou Les Lilas et dont le frère va convaincre Hadewijch de se convertir à l'islam et de poser une bombe avenue Kléber... La rédemption de la jeune fille viendra d'un ch'tit gars de Bailleul bien dans le style des héros précédents de Bruno Dumont.
Difficile de ne pas avoir un avis tranché sur ce film. Après une admirable première demi-heure bressonienne, le parcours de Hadewijch s'égare dans le mélange de simplisme (caricaturaux et improbables parents de Hadewijch et que dire des frères Tassine et Nassir : un voleur de mobylettes et un poseur de bombes...) et de symbolisme (le parcours de notre héroïne a tout du chemin de croix balisé et prévisible) assez typiques de Dumont . Se succèderont foi, frustration, égarement avant la rédemption dans les bras d'un simple d'esprit qui donnera à la jeune fille un baptême panthéiste et charnel magnifique. On connaît l'aspiration de Dumont à filmer l'animalité et la corporalité, à constater l'impasse du langage, à défricher les apparats de la culture pour mettre en lumière les pulsions de la nature. Mais si on peut regretter que ce philosophe de formation renie les mots, on ne peut qu'être admiratif devant son talent de cinéaste. Quelle photographie ! Quels cadres ! Quelle puissance des images ! Talent incroyable et unique que celui de Bruno Dumont.
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un des meilleurs films de la décennie, 8 août 2010
Par 
Wiertz Jean (Verviers, Belgique) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hadewijch (DVD)
Ce film, dont la structure narrative est très simple, présente une grande complexité thématique. L'oeuvre interroge à la fois nos rapports à Dieu, à l'injustice dans le monde, et à notre corps, sur fond de quête d'amour absolu et de geste sacrificiel.
Le tout traduit dans des images lumineuses, des séquences contemplatives, où les mouvements de l'âme peuvent se déployer.
L'un des meilleurs films de la décennie, et peut-être le plus interpellant.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 BRUNO DUMONT NE FAIT RIEN COMME LES AUTRES... TANT MIEUX !, 26 janvier 2011
Par 
Luc B. - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hadewijch (DVD)
Bruno Dumont a réalisé cinq longs métrages, en douze ans, presque tous couronnés de prix, dont deux prix du jury au festival de Cannes pour L'HUMANITE (1999) et FLANDRES (2006). Parmi la nouvelle génération de cinéaste français, il est assurément un des plus radicaux. Ses films ne sont pas des plus aisés, mais si on s'en donne la peine, ce sont des grands moments de cinéma.

HADEWIJCH raconte l'histoire d'une jeune femme, Céline, qui se prépare à prononcer ces voeux. Devant l'excès de passion qu'elle met dans son amour du christ (jeûne forcé, résistance au froid) la mère supérieure la renvoie à la vie civile. Elle réintègre l'appartement fastueux de son père diplomate, sur l'Ile St Louis à Paris, et rencontre Yassine, un jeune beur, qui la présentera à son grand frère Nassir, qui donne des cours de théologie musulmane dans une cité.

Ce film est une sorte de parcours initiatique, mais à l'envers ! Céline passe par trois phases dans le film. Le christianisme extatique, où seul Dieu a le droit de la regarder, puis une conversation à l'Islam le plus radical, avant un retour aux plaisirs terrestres. A force de vouloir trouver Dieu, elle trouvera les hommes. On pourrait dans un premier temps trouver un peu grossier de tels raccourcis, exprimer des réserves sur certains aspects caricaturaux (le jeune banlieusard voleur de scooter, ou les manipulations intellectuelles de Nassir, recruteur pour les barbus), sauf que le propos de Bruno Dumont ne se situe pas ici. Ce film ne prétend pas dépeindre une réalité sociale, un instantanée sur la vie des beurs de banlieue opposé aux aristos du 1er arrondissement. Il s'agit davantage de montrer la recherche de l'Amour absolu, pur, inaccessible, selon la définition que s'en fait Céline, et son parcours pour l'atteindre. D'ailleurs le réalisateur ne donne pas le mode d'emploi pour comprendre son film, il laisse le spectateur face à ses images.

Et quelles images ! Bruno Dumont fait partie de ces réalisateurs qui donnent du sens aux images. Au cinéma, une image peut être purement descriptive, informative. Si on filme un paysage, l'image peut tout simplement indiquer dans quelle région on se trouve, s'il fait beau, où se situe la maison de machin par rapport à une route... Mais l'image peut aussi servir à traduire l'état psychologique d'un personnage (dans les films muets, un type contrarié, et hop, un plan sur un orage, annonciateur de colère) ou encore transmettre au spectateur un sentiment, une émotion. Un paysage ensoleillé, brumeux, un ciel lourd, des arbres battus par le vent, autant de situations qui toucheront le spectateur différemment. Et à condition aussi de laisser le temps agir, et diffuser le sentiment. Tout cela ne s'obtient pas avec des plans de quatre secondes hachés au montage. Et cela ne signifie pas pour autant que le film doit être long, ou ennuyeux. C'est dans cette veine que s'inscrit Bruno Dumont, qui par un cadrage, des couleurs, une longueur de plan, parviendra à mettre le spectateur dans un certain état. Plans des quais de Seine, de barres bétonnées des cités, de campagne... La mise en scène de Dumont est d'une précision diabolique, tout est pensé et réfléchi. Tout est à l'économie. On a souvent cité Robert Bresson à propos des films de Dumont. Dans un bar, Céline est apostrophée par trois types qui l'invitent à boire un coup. Les quatre personnages discutent, mais Dumont n'en cadre que deux. On se dit : c'est dingue ça ! Pourquoi il ne montre pas les deux autres types qui parlent ? Parce qu'il n'en a pas besoin. L'intérêt n'est pas là, mais d'isoler dans le groupe, Céline et Yassine, que l'intrigue rapprochera ensuite. La scène dans la cuisine, chez Nassir, filmée avec un travelling avant extrémement lent, est d'une pudeur et d'une beauté grandiose. Yassine est maladroit, dépassé, idiot (comme avec la bravade du vol de scooter) face à ce que lui offre Céline.

La « conversion » de Céline à l'Islam est une phase passionnante du film, un crescendo de tension, (ils arrivent dans un pays arabe alors que vient d'avoir lieu un attentat) lorsqu'on se rend compte de la manipulation dont elle est victime. Là, c'est par le texte que Céline explique que « votre dieu m'a mené jusqu'à vous, et je suis prête ». Prête à quoi ? On présage du pire. Plus tard, encore ces plans fixes, de Céline et Nassir dans un métro, muets, le spectateur ayant le temps de se rendre compte du désastre qui s'annonce. Dumont enchaîne avec un plan de Paris, très large, silencieux, court, puis l'explosion, et l'écran se remplit de fumée grise, et ça vous noue les tripes. Et ce, sans recours à aucun artifice psychologique ou sentimental (vous savez, le coup de la maman qui passe avec un landau, les gamins qui courent après un ballon, madame qui dit à son mari « à demain »...) mais uniquement par la juxtaposition de plans de cinéma, agencés, réfléchis. Personnellement, j'adhère totalement à ce type de cinéma, dont le maître étalon reste 2OO1 L'ODYSSEE DE L'ESPACE, un cinéma que l'on dit souvent contemplatif. Le film n'est pas le vecteur de l'émotion, il est lui-même, dans sa forme, l'émotion. On retrouve ses caractéristiques chez les frères Larrieu Les derniers jours du monde. Il suffira d'une image à Dumont pour graver son épilogue, Céline dans les bras d'un homme, un vrai, fait de chair et de sang, dernière station de son chemin de croix, revenue des passions spirituelles qui l'avaient menées au pire.

Comme d'habitude, Bruno Dumont emploie des comédiens amateurs. Julie Sokolowski dans le rôle de Céline est tout simplement admirable de justesse et de sensibilité. HADEWIJCH n'est certes pas un film facile (mais le plus abordable de Dumont), mais c'est un film étonnant, qui charrie de nombreux thèmes de réflexion, un objet filmique original, autant cérébral (par son fond) que viscéral (par sa forme).
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Une esthétique décevante..., 20 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hadewijch (DVD)
Le parti pris esthétisant séduit au départ, mais finit par décevoir lorsqu'on s'aperçoit qu'il n'ouvre sur rien. Dans ce film, toutes les issues sont bouclées. Bruno Dumont, c'est clair, saisit fort peu la réalité de la démarche spirituelle. Son héroïne vit son amour du Christ dans une dimension exclusivement horizontale. La religieuse, caricaturée par Dumont, qui lui conseille de quitter le couvent, a cependant raison sur le fond: Dieu est absent. Proclamant "l'impasse du langage" (Ces personnages sont presque aphasiques)l'auteur est bien en accord à son époque matérialiste. Trop en accord. Cette complaisance à soi, qui caractérise notre temps, ouvre finalement, fatalement sur la violence. L'auteur semble d'ailleurs le pressentir.
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1 internaute sur 8 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Long et ennuyant, 27 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hadewijch (DVD)
Long, monotone, ennuyant. Voilà comment l'on pourrait résumer ce film dont on ne retire pas grand chose. Les thèmes abordés sont effleurés, de sorte qu'on ne rentre jamais complètement dans le vif du sujet. Le jeu d'acteur général est très mauvais, hormis celui de l'actrice principale pour qui j'attribue une étoile.
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Hadewijch de Bruno Dumont (DVD - 2010)
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