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4.0 étoiles sur 5 Du poids de l'histoire...
Disgrace n'est pas un film facile étant l'expression d'une forme de désabusement du lien humain. Il montre que l'optimisme concernant le présent de l'Afrique du Sud et son futur proche n'est pas vraiment de mise et que la sorte de volontarisme consistant à faire une croix sur le passé relève du domaine de l'illusion. Là ou...
Publié le 5 mai 2010 par steka

versus
5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 adaptation disgrâcieuse
De nos jours, en Afrique du Sud... Le Cap, le milieu universitaire, policé, protégé et coupé de la réalité... Et pourtant, dès le départ, comme un avertissement, l'on parle d'insécurité... Hystérie? Mensonges? Fantasmes? "Trop de gens cherchent des embrouilles"... Et effectivement, notre...
Publié le 17 décembre 2010 par freddiefreejazz


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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Du poids de l'histoire..., 5 mai 2010
Par 
steka "STL" - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : DISGRACE (DVD)
Disgrace n'est pas un film facile étant l'expression d'une forme de désabusement du lien humain. Il montre que l'optimisme concernant le présent de l'Afrique du Sud et son futur proche n'est pas vraiment de mise et que la sorte de volontarisme consistant à faire une croix sur le passé relève du domaine de l'illusion. Là ou la confiance a été détruite ne demeurent que des ruines et tout est à rebatir.
Malkovich est ici particulièrement remarquable dans un rôle pourtant extrêmement difficile et ambigu.
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5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 adaptation disgrâcieuse, 17 décembre 2010
Par 
freddiefreejazz (Bordeaux, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : DISGRACE (DVD)
De nos jours, en Afrique du Sud... Le Cap, le milieu universitaire, policé, protégé et coupé de la réalité... Et pourtant, dès le départ, comme un avertissement, l'on parle d'insécurité... Hystérie? Mensonges? Fantasmes? "Trop de gens cherchent des embrouilles"... Et effectivement, notre héros, David Lurie (interprété par John Malkovitch), est un prof qui va devoir faire face à un puritanisme et un légalisme qui, dans ce milieu-là, s'en donnent à cœur joie... Lubrique, ou "sexuellement dépravé" comme diraient certains, Lurie est âgé d'une cinquantaine d'années, fait régulièrement l'amour à Soraya, une belle métisse au corps ambré couleur de miel, pute de luxe de surcroît (interprétée par la très belle Natalie Becker) puis, et ce sera sa chute, ou plutôt son excommunication, il provoque, ou suscite, une pression sexuelle à une très belle étudiante (Antoinette Engel). Celle-ci lui a tapé dans l'œil. Et comme l'écrit Coetzee dans son roman duquel est tiré ce film, "les femmes sentent cela d'instinct, elles sentent le poids des regards chargés de désir"... En cours, il lit du Byron, mais les étudiants, en pauvres pleutres ignorants et si peu curieux, ne semblent ni intéressés par ce poète, ni concernés par le cours de ce prof dont le tempérament, je le reconnais, a de quoi agacer... Faut dire que David Lurie, passionné de poésie romantique se montre tour à tour délicat et pleutre... Dans ce rôle, il nous apparaît assez repoussant (Malkovitch est d'ailleurs méconnaissable), alors que dans le roman de Coetzee, le lecteur ressentait avant tout son humanité... Solitaire et même célibataire, depuis que sa femme l'a quitté, il ne vit que pour les livres, la musique et le sexe... Et comme Byron, pour qui il éprouve une grande admiration, il va jusqu'au bout de ses pulsions... Mélanie, la jeune étudiante avec qui il entretient une liaison purement sexuelle, ne peut gérer cette relation avec un prof qui pourrait être son père. En gamine irresponsable (d'une frivolité opportuniste et d'une hystérie mensongère), incapable d'assumer cette liaison, elle va commettre l'irréparable... Je n'en dirais pas plus sur ce début qui est très fidèle au roman. Seulement, d'un point de vue esthétique et de narration, ces premières scènes sont assez catastrophiques. Aucun style, aucun rythme, aucun regard, aucune vie. Les acteurs sont là comme des pantins à qui le réalisateur semble avoir donné des ordres. Bref, aucune liberté dans le jeu, aucune sensibilité, aucune conviction dans l'interprétation...

Alors bien sûr, réaliser un tel film à partir d'un roman majeur du 21ème siècle relevait de la gageure. Mieux, cette adaptation d'un roman de J.M. Coetzee aurait pu être une très grande réussite si au lieu de suivre la trame linéaire du livre, le réalisateur (Steve Jacobs), et son scénariste, avaient employé le point de vue de l'auteur, autrement dit, s'ils avaient eu les mêmes préoccupations et cette même colère qui anime Coetzee dans son roman. Or ici, le ton m'est apparu mou, flasque, normatif. Conformiste... Aucune prise de risque... L'on ressortira de ces deux heures de cinéma, sans avoir appris quoi que ce soit, sans avoir fait une "expérience", de celles qui vous marquent pour longtemps... Alors que dans le roman, l'on était bouleversé, ému, pendant des jours, même après avoir refermé le livre, tant celui-ci est porté par une analyse au scalpel, cette analyse de l'âme humaine dont l'auteur a le secret, cette analyse toute en nuances, avec cette griffe qui vous déchire l'âme et l'esprit. Le film est donc un prétexte pour revisiter une œuvre qui a valu à l'écrivain sud-africain un prix nobel bien mérité. Mais ça s'arrête là... Aussi, quand le prof donne sa démission et part rejoindre sa fille, qui vit loin de la grande ville, dans un environnement rural, le film semble soudain prendre quelque intérêt, et gagner de la profondeur. Seulement, les diverses discussions entre le père et sa fille, ainsi que la scène du viol, nous donneront simplement le désir de retourner à l'œuvre du romancier, pour y retrouver, avec délectation cette réflexion fine sur le désir, sur la répression morale, sur la haine qu'ont nos contemporains vis à vis d'eux mêmes quand il est question de leurs propres désirs, et cette comparaison si crue, et pourtant si lucide, entre "les hommes et les chiens". Cette métaphore du maître qui bat régulièrement son chien dès que celui-ci s'approche d'une femelle pour la renifler est prégnante dans le roman. Aujourd'hui, le constat est amer. Nos sociétés répressives ne sont-elles pas à l'image de ce maître (le pouvoir, les lois) et de ce chien (monsieur, madame tout le monde) qui, à force d'être réprimandé, finit par se punir, s'auto-flageller, uniquement parce qu'il a des désirs, pourtant légitimes? N'en nous sommes pas là, aujourd'hui, à haïr notre propre nature, notre propre humanité, parce que dans notre monde contemporain, tout doit être propre, policé, "pur", moralement acceptable, politiquement correct? Que de frustrations, que de solitudes, de jugements et d'incompréhensions. Que d'irresponsabilités aussi, d'un côté (le pouvoir, les lois, les institutions) comme de l'autre (la soumission de la population et des individus). Oui, mais voilà, les chiens comme les chiennes, parviendront-ils à comprendre, parviendront-ils à se libérer?
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5.0 étoiles sur 5 Comme le livre et plus, 3 janvier 2013
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Disgrace (DVD)
Ça c’était un cadeau pour à illustrer un peu la vie dans Afrique du Sud.
La commentaire était bon et l’histoire était riche en details et action.
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DISGRACE
DISGRACE de Steve Jacobs (DVD - 2010)
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