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5.0 étoiles sur 5 Kingcrow, l'album de la maturité, 16 juin 2010
Par 
Didier Lalli - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Phlegethon (CD)
Kingcrow est un groupe Italien de metal progressif, ce qui me fait dire que l'Italie a vraiment un penchant pour ce style de metal et ça lui réussit bien au regard des derniers opus de metal prog que sont FUTURE IS TOMORROW FIT TO DIE PT. 1, Sunless Skies ou plus récemment celui de Chemistry Room. Kingcrow n'en est pas à son premier album, puisque Phlegethon est leur cinquième album, qui fait suite au Timetropia sorti en 2006. Pour ceux qui se le demandent, Phlegethon, est dans la mythologie Grecque, un fleuve de feu qui coule dans les Enfers. Le groupe existe depuis 1996, date à laquelle les deux frère Cafolla, Diego (guitare) et Manuel (batterie) créent le groupe. Après pas mal de changements, on retrouve aujourd'hui autour des deux frères, Ivan Nastasi (guitares), Diego Marchesi (nouveau chanteur sur cet album remplaçant Mauro Gelsomini), Cristian Della Polla (claviers) et Francesco D'Errico (basse). On peut dire dès les premières secondes, que cet album atteint un certain niveau de maturité, avec une qualité de son irréprochable. Je dois avouer que je ne connais pas les anciens albums mais là, on sent que les mecs assurent comme des malades. On ne s'ennuie jamais tout au long des douze titres de l'album qui commence et finit sur un bruit de ressac de la mer (pas sans rappeler les bruits d'eau de 2112 de Rush). Au milieu on alterne les influences de Queenrÿche, Porcupine Tree, Riverside, Pain Of Salvation, Pink Floyd, Rush ou bien sûr Dream Theater.

Je dois avouer que le départ de l'album me plait énormément. Imaginez donc, les bruits d'eau, des claviers un peu sombres puis un piano clair un peu style Pain Of Salvation et la voix de Diego qui rappelle immédiatement Geof Tate de Queensrÿche. C'est The Slide, une sorte d'intro de cet album. Il s'enchaine fort logiquement sur The Shift Box, un de mes morceaux préférés, avec une belle prise de risque puisque c'est un instrumental fort réussi de trois minutes quarante-sept. Bien joué, car tout y est bon. Les solos de guitare, la basse tortueuse, les riffs de guitares, les changements de tempo. Le top. Jusque là, je suis vraiment emballé. Certains breaks me rappelle aussi pas mal Riverside. Ca continue avec Islands, assez calme, bien chanté. Le refrain m'accroche quasi instantanément, avec un lead de guitare à la wha-wha, puis un passage assez folk metal assez étonnant au milieu. L'accélération dans le morceau, menée par une batterie est géniale, le break de basse aussi. Franchement du grand art. The Great Silence, qui suit, a une intro carrément Pink Floyd-iènne. C'est un court morceau faussement calme, rythmé par un grosse rythmique de guitare et dont le chant fait pas mal penser à Daniel Gildenlöw. Lullaby For An Innocent est aussi très calme avec de bons effets de voix et de chœurs. Le solo de guitare est très réussi, ce morceau est une composition très mélodique, alternant passages en arpèges, ou au piano. Evasion est un morceau plus rapide, qui fait franchement penser à quelque chose entre Riverside et Porcupine Tree. On y retrouve le même rythme, la même grosse basse, les gros riffs, le chant au travers d'une radiobox. Moi j'adore. Le refrain est génial, très accrocheur, on trouve aussi un petit délire de solo de guitare. Numb est un morceau étrange, peut-être celui que finalement j'aime le moins, malgré un bon travail de basse et une composition assez originale. C'est juste l'ambiance qui m'inspire moins. Une femme pousse des cris d'extase, on ne capte pas tout, mais bon. Le break suivant est bon, un peu encore à la Riverside, et à la pédale wha-wha. C'est un peu poussif par moment on est content quand on atteint un break. C'est aussi un morceau très long (huit minutes quarante-quatre), très progressif, qui change tout le temps, qui se laisse quand même écouter sans difficulté. Washing Out Memories, fait encore penser à Queensrÿche, c'est un morceau plus facile, un peu à l'opposé du précédent. On y trouve encore quelques breaks magiques, véritables démonstrations de metal prog (notamment un, assez orientalisant, faisant penser aux sonorités des Tunisiens de Myrath). Etonnant encore ce morceau A New Life, quasi instrumental (il faut attendre plus de trois minutes trente pour entendre le chanteur), et encore fort réussi. Moi je trouve qu'il s'inspire pas mal de Rush, mais pas seulement car à partir de deux minutes trente, il change totalement et devient super original. Lovocaine, a failli donné le titre au CD, c'est un morceau avec une intro en bruitages bizarres, puis une ambiance sombre, avec une voix qui ressemble un peu à Peter Gabriel. Après l'intro l'inspiration est plutôt de Porcupine Tree, mais pas une pale copie, car c'est un superbe morceau très prenant. Le riff de guitare fait un peu penser à du Tool. On retrouve dans un break des percus nord-africaines et une ambiance arabisante qui contraste avec le sombre du reste du morceau. Fading Out Part III est aussi un morceau assez oriental, certains riffs et chœurs font penser à du Pain Of Salvation inspiré. Très bon encore, avec un grand nombre de breaks qui font le bonheur des amateurs de metal prog, notamment l'un d'eux avec un superbe travail des chœurs. On atteint enfin le titre éponyme de l'album, Phlegethon, sorte d'hommage à Dream Theater dans le style. Ce morceau est superbe, seul l'accent du chanteur, laisse un peu à désirer dans les passages murmurés (exercice difficile toujours). C'est le plus long morceau, et l'ambiance est tortueuse, sombre, changeante (presque reggae par moment) et il y a un refrain de malade assuré par les chœurs qui m'a fait craquer complètement. A écouter impérativement par tous les fans de metal prog !

Retrouvez cette chronique (et bien d'autres) sur le webzine auxportesdumetal.com
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