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14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Rendant ici à nouveau disponible la remarquable intégrale des Quatuors de Zemlinsky gravée par les LaSalle en 1980..., 14 juin 2010
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Zemlinsky : Quatuors à cordes (Intégrale) (CD)
... le label Brilliant continue d'explorer les trésors (déshérents ?) du vaste et prestigieux fonds de catalogue Deutsche Grammophon.
Emoulu de la Juilliard School, basé à l'Université de Cincinnati, ce quatuor américain s'était particulièrement investi depuis 1946 dans la propagation du répertoire moderne et contemporain, notamment la Seconde Ecole de Vienne.
Le 21 avril 1967, ils assurèrent à Vienne la première audition du Quatuor n°4 que le compositeur n'avait pu entendre que lors d'une audience privée par le Kolisch Quartet, trente ans auparavant.

Les LaSalle semblent encore rattacher le Quatuor n°1 au chaleureux romantisme schubertien, tout en l'ouvrant à l'influence brahmsienne et dvorakienne, mais assument magistralement le virage esthétique pris par le Quatuor n°2 dont la forme ininterrompue et les procédés de variation thématique ont pu être comparés à l'opus 7 de Schoenberg, à la ville beau-frère de Zemlinsky.
D'emblée l'interprétation parvient à rendre transparente et lisible l'étouffante polyphonie symphoniste du "Heftig und leidenschaftlich", sans la moindre aridité ni hystérie expressionniste.
La rigueur rythmique, le scrupuleux respect des nuances dynamiques, la perspicace gestion des climats (dérisoires ou triviaux) garantissent une parfaite lecture du Scherzo. Parcourir les contrastes de la partition, intégrer ses dettes stylistiques (Mahler) tout en affirmant la cohésion organique et en évitant la digression pendant trente neuf-minutes : on n'est pas près d'égaler le tour de force des LaSalle.

Après un tel fleuve, Zemlinsky resserra son opus 19 dans une conventionnelle structure quadripartite, contemporaine de l'esthétique « Neue Sachlichkeit » et dont le style elliptique évoque directement la concision d'Anton Webern. Ces images où l'expressivité semble prisonnière de l'abstraction nécessitent une impeccable mise au point pour unifier le « durchbrochene Arbeit » de l'Allegro comme un seul instrument à seize cordes, pour focaliser les vignettes minimalistes du Thema, pour étouffer la Romanze jusqu'au dernier souffle de lividité, pour engrener le mécanisme sarcastique du Burleske.
Les LaSalle conjoignent leur concentration, leur précision de doigts et d'archets pour parfaire les moindres détails de ces architectures sans les réduire à de conceptuels objets sonores. Leur diction siccative fige l'intuition dans la netteté de l'instant.

Marqué par la mort d'Alban Berg dont il emprunte le schéma narratif de la "Suite lyrique", le Quatuor n°4 requiert une véritable capacité de mise en scène pour en illustrer les trois actes en diptyques.
Citons seulement l'incroyable glissando à 2'10 du Präludium ou le pénétrant solo de Jack Kirstein introduisant les métamorphoses de la Barcarolle comme exemples de la totale immersion des quatre interprètes dans un décor dramatique aussi mouvant.

Signé d'Erik Levi, le livret (en Anglais) ne dit mot du Quatuor de Hans Erich Apostel offert en complément de programme.
On pourra en comparer l'infaillible exécution des LaSalle avec l'intégrale enregistrée par l'équipe néerlandaise du Doelen Kwartet, qui vient de paraître chez Cybele.
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Joyaux du laboratoire musical viennois au début du XX° Siècle., 2 juillet 2012
Par 
Gérard BEGNI (Toulouse, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Zemlinsky : Quatuors à cordes (Intégrale) (CD)
Je souscris complètement à l'opinion et à la vision de Melomaniac et à l'enthousiasme du second commentateur.

Notamment, je confirme, partitions en main (je possède les deux) la similitude de pensée entre le deuxième quatuor de Zemlinsky et le Premier de Schoenberg. Anton Webern a fait une analyse poussée de la forme du 1° Quatuor de Schoenberg, montrant que le téléscopage des quatre mouvements centraux et les tuilages et imbrications formelles constituaient de fait un immense dévelopeement, faisant du quatuor à la fois un "aggloméré" des quatre mouvements traditionnels et une immense forme sonate (voir Arnold Schoenberg). le plan tonal le confirme, et l'on remarque les mêmes caractéristiques dans le deuxième quatuor de Zemlinsky.

Ce culte du "grand" quatuor, manifestement hérité de Beethoven, rencontrera peu d'échos au XX° Siècle. Bartok, Milhaud, Hindemith, Webern, Berg, Chostakovitch, n'iront pas dans cette voie. les deux grands noms qui font exception sont Carter et Ferneyhaough dans leurs premiers quatuors respectifs (intégrale des 4 quatuors, elegy Ferneyhough Quatuors/Cordes (il est fort dommage que ce dernier disque, un joyau selon moi incontournable de la musique du dernier quart d'un XX° Siècle trop enclin aux minimalismes peureux et aux néo-machins impuissants, soit si difficile à trouver - je vais demander à mon assureur une clause spéciale !!!!! :-)

J'ajouterai même que si la postérité reconnaît à l'unanimité la supériorité du second compositeur sur le premier (y compris parmi les non-schoenbergiens), cette supériorité n'est pas évidente à la comparaison des deux oeuvres. C'est clairement la Kammersymphonie de Schoenberg (pourtant clairement dans l'esprit formel de ces deux quatuors) qui marquera la divergence, laquelle ira jusqu'à la quasi-brouille musicale à propos du sérialisme (avivée, il est vrai, par des raisons personnelles: le divorce de Schoenberg et de la soeur de Zemlinsky).

Je n'ai rien à ajouter à l'analyse des trois autres quatuors, sinon peut-être que les traits "progressistes" que souligne melomaniac dans le troisième quatuor me semblent contraster avec le conservatisme de la forme - attitude probablement de sécuraisation esthétique qui sera aussi, dans un tout autre style, celle de Schoenberg (on le lui aura assez reproché). Le rapprochement entre le quatrième quatuor et le sixième de Bartok est également pertinent: musique de (futurs) exilés, tombeaux de berg dansun cas, de la mère du compositeur dans le second cas.

Le complément que constitue le quatuor d'Apostel est - disons intéressant. Si ce compositeur n'est manifestement pas à la hauteur de Zemlinsky, il serait dommage qu'il sombre dans l'oubli. Ce quatuor reste un témoignage intéressant de ce laboratoire d'idées évoqué par mon titre. Je crois profondément que, dans les périodes d'intenses bouillonnements qui ont marqué l'évolution de la musique, nous avons toujours à apprendre de l'écoute des bons compositeurs "mineurs" - ne soit-ce que leurs hésitations et contradictions pour mieux comprendre le génie de la réponse des "grands" compositeurs. Ce que je dis peut avoir l'air méchant, mais non, l'art se construit par la contribution de tous. Ce quatuor est également intéressant par sa forme vif/lent/vif/lent où le finale lent, évidement à l'extrême opposé du célèbre final de la "sixième" de Tchaïkovski (qui a sinon inauguré du moins popularisé ce type de finale) fait penser à celui de la suite Lyrique de Berg. Il est dommage que l'éditeur ne signale pas l'enregistrement de ce quatuor et que nous le découvrions à l'ouverture du disque.
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10 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le 2ème Quatuor = un pur chef d'oeuvre méconnu !!, 19 mars 2011
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Zemlinsky : Quatuors à cordes (Intégrale) (CD)
A écouter d'urgence : le 2ème quatuor de Zemlinsly, pourtant quasiment méconnu et un des plus beaux quatuors jamais composé !
Interprétation splendide dans un coffret très économique !
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Zemlinsky : Quatuors à cordes (Intégrale)
Zemlinsky : Quatuors à cordes (Intégrale) de Alexander von Zemlinsky (CD - 2010)
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