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Quand j'ai écouté cette interprétation de Goebel pour la première fois, cela faisait un moment que je maraudais dans le baroque et que je vouais à Bach une affection musicale et une admiration sans bornes.

Harnoncourt et Leonhardt m'avaient offert son univers religieux à travers des cantates immensément réussies (les Bwv 4, 51,78, 80, 106...), son univers orchestral à travers des Brandebourgeois de grande facture.

Ils me semblaient donc indépassables. Le tour de force de Goebel et du Musica Antiqua de Cologne, c'est d'y être arrivé.

J'ai eu l'impression de découvrir une oeuvre, colorée, preste, chatoyante, bref, une version "italianisée". Soudainement, c'était comme se trouver face à un meuble Boulle ponçé, décapé, reverni. Le même mais différent.

D'autres sont venus de puis notamment le "Alte Musik de Berlin" mais Cette interpretation de Goebel se doit de figurer dans toute CDthèque de l'amateur éclairé.
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Après les premières expériences (Harnoncourt, Leonhardt...), vint la maturité des baroqueux (Gardiner, Pinnock, Hogwood, Koopman...). Le début a été parfois cahoteux, les fausses notes ne manquaient pas (début de la cantate 31 de Bach dans l'intégrale Harnoncourt), puis la génération suivante arriva à mieux maîtriser les instruments, le baroque devint une affaire qui roule, sans exclure l'approfondissement et la recherche. Néanmoins, tout n'était pas stabilisé : de nouveaux interprètes arrivèrent et avec les expériences, le risque, l'exploration audacieuse, ils inventèrent des sonorités inouïes. Les Brandebourgeois de Reinhard Goebel avec la Musica antiqua Köln, dès 1986-87, témoignent de telles recherches sonores, que Junghänel ou Fasolis, pour en rester dans les interprètes de J.S Bach, ont continuées à leur manière. Il ne s'agit évidemment pas de ma part d'une périodisation rigoureuse, encore moins d'un classement des interprètes selon le style. Mais l'extrême rapidité de cette interprétation, alors que les premiers baroqueux étaient déjà plus rapides que les anciens (Richter, Münchinger, Redel...) donne l'impression d'une prise de risque et d'une révolution sonore.

Le risque de cette vitesse était bien entendu la raideur, l'absence de respiration, la mécanique. On peut dire que Musica antiqua Köln réussit à l'éviter : c'est phrasé de façon originale, c'est souvent gracieux, ça témoigne d'une liberté interprétative. Il y a cependant deux exceptions. La première concerne la vitesse : dans l'affettuoso central du 5e concerto, Goebel est moins rapide que Pinnock, à qui je l'ai comparé. La deuxième est sans doute le seul point faible du disque, le premier mouvement du 6e concerto, sans indication de tempo (mais le goût et la nécessité de contrastes entre les mouvements indiquent que le tempo est rapide), est pris tellement vite que il en devient raide et en perd son caractère.

Il y a beaucoup de qualités, mais il n'y a pas tellement de couleur : pour la trouver, écoutez Pinnock, déjà cité, enregistré quelques années plus tôt. Or les concertos "pour plusieurs instruments" ont d'abord leur intérêt dans le contact des timbres. En revanche, il y a, par comparaison avec l'excellente mais plus placide version Pinnock, un extraordinaire, un vivifiant sens du rythme (après tout, la génération de Goebel, né en 1952, n'a connu dans la musique populaire que l'héritage du rock'n' roll), mais aussi du rebondissement (ce qui n'est pas affaire de génération). Et puis, il y a une tension, qui n'est pas seulement la tension nerveuse des musiciens jouant à une vitesse folle, qu'on ne trouve pas avec Pinnock et qui à mon oreille est associée à la musique allemande.

Les suites pour orchestre (nous avons ici la 4e) peuvent sembler encore plus adaptées au style de cet ensemble que les Brandebourgeois, dont, comme je l'ai écrit, la couleur est le point faible. On pourrait les trouver pas assez pompeuses et décoratives pour une musique de cour, pas assez superficielles en quelque sorte. Car triomphent l'impulsion rythmique et l'animation, la danse, une élégante légèreté et une extraordinaire créativité dans les phrasés, à cheval sur l'ornement. La vitesse est plus modérée que dans les Brandebourgeois, en particulier pour l'Ouverture. Mais il ne faut pas seulement regarder les minutages. Les ouvertures sont basées sur un schéma A-B-A', la dernière partie étant une modification de la première. A la fin, Goebel répète les parties B et A', ce que tous ne font pas, notamment Pinnock. Le résultat est qu'ici l'Ouverture atteint la durée de 12'30.

Archiv a donné plusieurs présentations à ces interprétations. Il y actuellement un coffret de 8 disques comprenant aussi de la musique de chambre, il y a eu un CD reprenant les cinq premiers Brandebourgeois, etc. Le coffret a l'avantage de son prix, mais il m'est difficile d'en donner une vue d'ensemble sans avoir exploré ses composantes, d'où une évaluation de ce CD isolé, que j'ai d'ailleurs connu avant le coffret.
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15 sur 17 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 24 mai 2006
Des instruments d'époque dont on peut imaginer qu'ils restituent l'atmosphère du temps de Bach, pas d'effets faciles, pas de rubati ni de contrastes fortissimi / pianissimi pour romanticiser la chose. On pourrait croire que je décris un enregistrement austère piloté par des historiens d'art. C'est tout le contraire : cette sobriété, cette simplicité sont l'écrin parfait pour la musique de Bach. L'émotion qui naît n'est pas de la sentimentalité à l'eau de rose mais une pure émotion musicale. Avec Bach, l'interprète n'a jamais besoin d'en faire des tonnes. Le mystère Bach, le coeur palpitant de ce qui nous fait vibrer en lui est dans les notes qu'il a écrites. C'est précisément l'attitude de Musica Antiqua et c'est pourquoi, dans cet enregistrement qui a déjà 20 ans, il passe quelque chose de très fort.
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6 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Cet excellent CD nous donne une version des "Concertos Brandebourgeois n° 4, 5 et 6" de J.S. Bach, mais aussi de la "Suite pour orchestre n° 4 en ré majeur", avec des enregistrements datant de 1987 et de 1986. L'interprétation est celle de Reinhard Goebel, dirigeant le Musica Antiqua Köln - ensemble de musiciens "baroqueux" allemands. C'est ici la seconde génération baroqueuse, après les Harnoncourt, Léonhardt, etc. Les Concertos Brandebourgeois furent composés par Bach à Köthen (durant les années 1717-1722), après la période de Weimar et avant celle de Leipzig - auprès du prince Léopold et pour le Margrave de Brandebourg. Cette musique profane est très différente de ce que Bach avait écrit à Weimar (cantates) et de ce qu'il composera à Leipzig (cantates, passions, etc.). Les plus belles pages correspondent aux plages 1, 3, 4, 6 et 9. Les instruments de l'orchestre se répondent par groupes (pupitres) ; on est parfois assez proche du concerto grosso à l'italienne (dialogue entre certains instruments solistes et tutti orchestraux). Quant à la "Suite n° 4", elle oppose une ouverture longue et solennelle - alternant des passages lents et vifs - et des danses du type bourrée, gavotte, menuet... Soit une vraie référence, à compléter par un second CD : "Concertos Brandebourgeois n° 1, 2 et 3", plus la "Suite pour orchestre n° 1 en ut majeur".
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2 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 8 août 2013
Des brandebourgeois sans son (les hautbois) sans tenue (les violons) sans panache (les cuivres) tout ça mené à la sauvette !
Les baroqueux et leur diktat ont étiolé le public, cet enregistrement n'est pas fait pour ramener des jeunes.
Quand j' écoute la version Paillard avec André et Rampal, là les frissons me viennent...
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2 sur 6 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 8 janvier 2010
comme le 1er volume, ce cd n'est toujours pas dépassé bien qu'il date de 1986...
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