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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 11 juillet 2011
Il s'agit, au prix le moins élevé du marché, du deuxième enregistrement (1992) des suites pour violoncelle seul dans l'interprétation célèbre, et encensée en son temps, d'Anner Bylsma, lui qui fut à peu près le premier à proposer, en 1979, une version "baroque" de ces chefs-d'œuvre. A noter que cette édition Sony bon marché ne l'indique pas...

L'interprétation est de qualité inégale. Dans les mouvements lents, elle est belle, d'autant que l'enregistrement réverbéré renforce l'effet de profondeur que Bylsma semble vouloir leur donner, et enrobe de façon convaincante le dépouillement provoqué par l'absence de vibrato, l'une des caractéristiques les plus immédiatement audibles des interprétations baroques. Il y a là une certaine noblesse, et Byslma prend parfois son temps (rarement, car il est la plupart du temps plus rapide que ses "concurrents"), ralentissant le tempo de certains mouvements, comme dans le Prélude de la première suite ou dans l'Allemande de la suite n°5, donnant ainsi une ampleur et une élégance sobres, tirant ces mouvements vers une méditation religieuse... Par contre, même si l'engouement (l'aveuglement) critique de l'époque pour cette vision des suites, et si les effets de mode interdisent presque d'émettre des réserves à l'égard de cette version, il est néanmoins difficile de nier que, dans les mouvements rapides, comme les courantes, gigues, bourrées et gavottes, parfois jouées très sèchement et très vite, dans des assauts de virtuosité qui leur ôte tout caractère dansant, les sonorités sont parfois âpres, râpeuses, en raison des attaques très marquées, et que l'instrument grince souvent. Prenons l'exemple de la courante ou de la bourrée de la quatrième suite : c'est frénétique, excessivement sec, et appauvrit la force expressive de cette musique pourtant si riche, en lui refusant la plupart des nuances que tant de violoncellistes ont su y trouver. Certains auditeurs ont reproché à ce parti pris, à juste titre, d'être caricatural. Prenons encore le prélude de la troisième suite : il est littéralement "liquidé" en 2'43", là où beaucoup de violoncellistes en développent l'ampleur au-delà de 3'30". Même Wispelwey, élève de Bylsma, et interprète baroque, joue ce prélude en plus de 3 minutes... Il ne s'agit pas de ramener les qualités d'interprétation à une question de timing, évidemment, mais cette version de Bylsma, dans son empressement frénétique (on croirait qu'il a hâte d'arriver au bout), est bien la plus rapide et la plus sèche de toutes celles que je connais, ôtant à ce prélude une grande part de son vertige, de son ampleur extraordinaire, étant entendu qu'il s'agit de l'un des plus beaux moments des 6 suites. Du reste, écoutez avec attention le cœur de ce prélude, c'est-à-dire le passage le plus intense, l'espèce de longue descente tourbillonnante, des mesures 45 à 60 (à partir du milieu du morceau) comme un flot qui déferle en grossissant, où la polyphonie atteint le record, pour un violoncelle, de trois voix simultanées. Chez un Fournier, un Tortelier, un Queyras, on les entend clairement chanter, à la fois distinctes et ensemble, comme dans une sonate en trio. Chez Bylsma, ça paraît comme disséqué, décharné, les voix étant à mon sens trop coupées les unes des autres, ne chantant pas assez ensemble, et la fébrilité du jeu dessèche ce passage pourtant sublime, d'autant qu'à cette vitesse, le violoncelle rend un son aigre, parce que les cordes ont tendance à friser. Du reste, le Stradivarius joué par Bylsma, tant vanté par ceux qui croient que le mot "stradivarius" est magique, traité de cette manière, il ne révèle rien de mieux que quantité de Goffriller, Amati, Bergonzi, Guarnerius, Montagnana etc, et ne révèle pas toutes les beautés dont son timbre est capable... On peut imputer cette sécheresse à un quasi refus du legato, parti pris typiquement baroque que Bylsma pousse plus loin que la plupart des adeptes de ce choix interprétatif, et à des attaques particulièrement agressives qui font parfois entendre l'écrasement des cordes plus que le timbre de l'instrument (ce qui ne peut être justifié par aucun prétexte musicologique, paravent habituellement sorti pour justifier ce genre d'excès). Le résultat est un manque de nuances, de dosage, et quelque chose qui ressemble à du systématisme...

Bien sûr, beaucoup de mélomanes ont adopté cette esthétique et s'y trouvent bien, mais en ce qui me concerne, je préfère les interprétations dites "modernes" (Fournier ou Tortelier), qui ont plus de chaleur humaine, de beauté sonore, de finesse expressive, de ferveur spirituelle, d'intensité émotionnelle, et grincent souvent moins, notamment grâce à l'équipement moderne (touche, cordier, cordes, chevalet, archet et pique), qui n'a pas été inventé par hasard, mais bien par souci d'amélioration de l'instrument, de son timbre et de sa jouabilité, pour gagner en nuance et richesse expressive, soit dit en passant... D'ailleurs, il est significatif que des interprètes baroques de premier plan comme Wispelwey et Queyras utilisent un montage moderne et non baroque, et obtiennent des résultats à mon sens beaucoup plus probants, plus fins, plus nuancés, plus équilibrés...
Dans l'optique baroque, je conseillerai plutôt Queyras, qui est sans doute le meilleur interprète actuel de ces œuvres, plus à l'aise sur le plan technique que Bylsma (le montage moderne doit y être pour quelque chose), avec une vision plus élégiaque, plus rayonnante, moins sombre, ou Jaap Ter Linden, d'une grande beauté, sobre, profonde et cohérente, ou Alexander Rudin, qui livre une conception très équilibrée et fine, sans aucun excès...

Bref, en résumé, j'aime Bylsma dans les mouvements lents, mais trouve ses partis pris discutables et excessifs dans les mouvements rapides, qui révèlent du reste les limites techniques du musicien. Je conseille toutefois cette interprétation à ceux qui en ont déjà plusieurs et veulent élargir le champ des visions possibles... Pour les autres, je conseillerai l'écoute des versions de Queyras, Ter Linden, Rudin et Wispelwey pour les interprètes baroques, Fournier 59 et 61, Tortelier 61 et Yo Yo Ma 97 pour les "modernes"...
1010 commentaires13 sur 14 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Tout d'abord, je dois vous avouer que je fais partie de ceux qui ont acheté ce disque à sa sortie, mais aussi de ceux qui n'ont pas compris l'engouement unanime de la critique. Je restais un peu sur ma faim après les premières versions de Byslma 1979 et celle de Wispelwey sortie peu avant en 1990. Je trouvais le phrasé de Bylsma quelque peu maniéré, les passages lents trop classiques, les changement brusques déconcertants, la sonorité du violoncelle assez peu chaleureuse...

Je suis resté tout de même intrigué par cette version qui semblait vouloir exprimer quelque chose que je ne pouvais pas saisir ou apprécier à sa juste valeur et je l'ai réécouté plusieurs fois dernièrement notamment suite à une conversation sur le commentaire critique de "EB". Et finalement, j'ai décidé d'écrire enfin un commentaire pour exprimer le chemin parcouru.

Je pense maintenant que:

- cette version est radicalement baroque et ne se situe pas dans la continuité de la première version de Bylsma. Elle est extrêmement baroque car elle est jouée comme un récitatif et procède d'une approche presque purement rhétorique plus que musicale au sens où on l'entend aujourd'hui. Elle relie cette oeuvre aux passions de Bach en géneral et à la passion selon St Jean et ses récitatifs en particulier. Elle relie aussi ces suites aux sonates et partitas pour violon et à la chaconne en particulier.
- les changements de rythmes brusques et les sons atypiques qui sortent de son violoncelle et peuvent au premier abord gêner, s'intègrent naturellement dans cette approche de récitatif à la fois sèche et extrêmement expressive.
- cette approche a été influencée par le dépouillement, la simplicité et le caractère vocal de la première version de Wispelwey mais aussi par ses expériences de transcriptions des sonates et partitas pour violon seul et de la partita pour flute.
- cette vision a influencé durablement la perception de ces suites par les auditeurs (en élargissant aussi le public de ses suites) et les versions ultérieures de violoncellistes comme Queyras, Cocset, Wispelwey lui même dans sa deuxième version, Bailey...
- Par ses sonorités inouies et inédites, la puissance de sa rhétorique dans tout ce que cela a d'émotionnellement direct et intellectuellement exigeant, ses rythmes bondissants et endiablés qui unissent de facon improbable des voix et des timbres très différents, son caractère presque percussif à certains moments, elle ouvre aussi la voie à de possibles interprétations radicales et expressionistes de ces suites.
0Commentaire3 sur 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
J'ai essayé Rostropovitch,Yo-Yo Ma,Truls Mørk (et quelques autres), aucune des versions qui me sont venues à l'oreille des suites pour violoncelle seul de Jean-Sébastien Bach n'égale celle du néerlandais Anner Bylsma et de son Stradivarius Servais (en prêt du Smithsonian).
Enregistré en 3 jours de janvier 1992 à l'Académie des Arts et des Lettres de New York City, la version ici proposée se démarque dans les détails (la prise de son, le son de l'instrument même, la délicatesse du virtuose, une certaine radicalité romantique aussi, Bylsma est fidèle mais reste libre dans son approche) de celles d'instrumentistes évidemment au-dessus de tout reproche (voir la liste plus haut et y ajouter vos violoncellistes favoris). Par exemple, j'aime beaucoup Mørk et ses Suites ont la tenue qu'on attend d'une pointure telle que lui, hélas, techniquement parfaite, son interprétation manque d'émotion, de culot et garde un petit côté clinique qui empêche de totalement s'y abandonner, de goûter pleinement à l'intense bouffée méditative (rêveuse, presque) que pareilles merveilles se doivent d'inspirer. Ici, avec une captation simplement époustouflante, une interprétation alliant la passion à la nuance (car il en faut !), toute la beauté intime de ces six suites en apesanteur est rendue à la perfection.
Les suites pour violoncelle seul de Bach ? Tout le monde connaît, voyons (quoique, passé l'ultra usité prélude de la première suite, j'ai quelques doutes...)! Alors seule la crème, le haut du haut du panier, se doit d'être dégusté et, à ma connaissance, nulle autre performance n'égale celle d'Anner Bylsma qu'on se doit donc de platement, respectueusement remercier.

Enregistré à l'institut des Arts et des Lettres de New York City
du 29 au 31 janvier 1992
avec le violoncelle Stradivarius "Servais" (Suites 1 à 5)
et le violoncelle piccolo à 5 cordes (fabriqué au Tyrol vers 1700)
(suite 6)
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le 16 juillet 2011
La jeunesse éternelle est celle de la musique de Bach. Ses 6 suites pour violoncelle appartiennent à sa période dorée qui ont vu naître beaucoup de ces compositions instrumentales. Les suites pour violoncelle font preuve de cette même jeunesse et richesse d'inspiration, qui les rendent intemporelles. Pour les jouer, il ne faut pas les interpréter comme des références idéales mais inaccessible, mais se laisser porter par la musique, il faut les laisser chanter et non les étudier. Ce ne sont pas des études savantes, encore que derrière leur apparente facilité, ce soit la science innée de Bach, sa perfection dans l'art du contrepoint et de la fugue, qui soutiennent la légèreté lumineuse de ces oeuvres dansantes (qui sont effectivement des suites de danses).
Lorsque mon fils avait 18 ans environ, il a accepté de jouer avec moi au jeu sérieux de l'écoute en aveugle, sur la base des versions dont je disposais: les deux de P. Fournier, les deux de A. Bylsma, la seconde de Wispelwey et de Tortellier. Queyras n'avait pas encore fait parler de lui, hélas!
De cette comparaison par un jeune homme plus habitué à du (bon) rock qu'au classique, s'ensuivit un verdict sans appel. Pour lui une version surclassait toutes les autres par sa jeunesse. Essayez de deviner laquelle!
C'était Bylsma en 1979 pour Seon (RCA)! Suite à cette expérience, je me mis à regretter que la maître hollandais n'ait pas pu disposer du "Servais" à cette époque, il y a plus de 20 ans déjà!
N.B. L'éditeur ne précise pas quelle est la version proposée dans cette série mais il s'agit de celle de 1992 (Vivarte).
0Commentaire2 sur 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 juillet 2011
Ce nouveau packaging Sony concerne bien les suites de Bach pour violoncelle par Bylsma de l'édition Vivarte-1992 mais, par rapport au précédent cartonnage économique édité par Sony en 2006, il ne reste du livret Vivarte que le seul texte de présentation par Bylsma. Cette version ne diffère que d'assez peu d'une 1ère version enregistrée par Bylsma pour RCA en 1979), si ce n'est la présence du magnifique Stradivarius Servais de 1701. Une ligne tragique sur des tempi assez lents et des rebonds qui n'en dansent pas moins, Bylsma est certes moins séduisant que Queyras, par exemple, mais parmi les versions sur instrument ancien, il est selon moi toujours en tête. On pourra certes lui préférer un plus grand confort d'écoute, plus de charme ou plus d'imagination, et ce disque n'est donc pas un 1er choix pour qui ne jure que par Fournier, Navarra et tous les grands "modernes" qui se sont illustrés dans cette oeuvre non moins illustre. Mais, pour qui est friand des interprétations baroques, et avec son ancien élève Peter Welspelwey, Bylsma restera toujours mon 1er choix. Parce qu'il est selon moi le seul qui fouille la matière et questionne l'oeuvre jusqu'au vif. C'est une approche exigeante, parfois cérébrale mais qui dépasse de beaucoup la seule satisfaction des sens. Au prix où ce double CD est proposé, notamment en périodes de promotion, c'est un must à ne pas laisser passer, même si le cartonnage de 2006 peut lui être préféré.
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