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Si les ouvrages inspirés par l'utilitarisme demeurent assez nombreux, ceux de son premier théoricien, Jeremy Bentham (1748-1832), ne sont plus édités en français. C'est donc une fois de plus chez l'éditeur New-Yorkais Dover qu'il faut se tourner si l'on veut remonter à la source. En fait, comme l'explique très bien Alain Caillé dans sa Critique de la raison utilitaire (Manifeste du MAUSS), la pensée utilitariste n'a pas attendu Bentham pour s'édifier, mais c'est bien chez cet auteur et notamment dans la présente introduction aux principes de la morale et à la législation (publiée en 1789) qu'on en trouve un exposé concis (les 22 premières pages des chapitres I et II de l'ouvrage). Le reste du livre (qui compte 378 pages) est une description taxinomique systématique des plaisirs et des souffrances, des actions humaines, des délits, des peines et des punitions définie finement avec un souci constant (un peu vain) de quantification, de mesurabilité.
Ce livre, qui possède d'abord un intérêt historique, intéressera plus particulièrement l'historien du droit pénal. La pensée de l'auteur, taillée à la serpe, a été peaufinée par son filleul John Stuart Mill. A choisir, mieux vaut sans doute lire Mill que Bentham. Sur la forme, l'anglais de Bentham (début XIXe) n'est pas toujours commode à lire et il faut souvent s'y reprendre à deux fois pour saisir le sens exact des phrases. Sur le plan du droit, Bentham est un digne successeur de Beccaria (1738-1794). S'il se positionne clairement contre la peine capitale (p.200), ce texte n'est pas exempt des préjugés de son temps (racisme , p.62, antiféminisme, p.58). A son époque, Bentham était considéré comme un philosophe progressiste : la jeune République française l'avait fait citoyen d'honneur en 1792.
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