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4,5 sur 5 étoiles6
4,5 sur 5 étoiles
Format: Blu-ray|Modifier
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 3 novembre 2014
Je n'ai pas vu d'autres versions de Salomé, donc je ne peux pas comparer. Cet opéra de Strauss a été joué pour la première fois en 1905 sur un livret de Hedwig Lachmann, tiré de la tragédie du même nom d'Oscar Wilde. La pièce, quoique sans doute pas du gout de tout le monde, présente une construction dramatique qui montre la maitrise qu'avait déjà à l'époque l'auteur irlandais. Associé à la musique très envoutante de Richard Strauss, on a ici un chef d'oeuvre de tout premier plan. La mise en scène de David McVicar, transposée dans le fascisme des années 30, rend bien le caractère décadent du récit (quoique cela cloche avec les nombreux juifs qui se livrent à de longues disputes théologiques). Le travail théâtral est remarquable de précision, aucun détail du décor et du jeu des acteurs n'est laissé au hasard. Quasi toute l'action se passe dans une sorte de cave, tandis qu'au-dessus on devine plus qu'on voit le banquet en cours. La danse des sept voiles est très réussie et permet de suggérer la relation abusive de Salomé avec son beau-père Hérode, son propre père étant dans la fosse où se trouve maintenant Iokanann, et d'éclairer certaines des dérives perverses de Salomé. Nadja Michael incarne à merveille le rôle-titre, à la fois chanteuse, danseuse et actrice pour un rôle très éprouvant vocalement et au niveau de l'interprétation dramatique. Les autres solistes sont excellents aussi : Michael Volle (le prophète Iokanaan, mieux connu sous le nom de Jean le Baptiste), Thomas Moser (Hérode), Michaela Schuster (Hérodias) et Joseph Kaiser (Narraboth). Philippe Jordan est parfait comme chef d'orchestre à la tête de l'Orchestre de l'Opera House. Un synopsis filmé ajouté en bonus est très utile pour comprendre l'histoire. Finalement, un "making of" d'une cinquantaine de minutes montre McVicar et la troupe au travail, ce qui nous change de ces interviews joués d'avance, où les protagonistes ne peuvent que dire à quel point ils sont contents. Ici, on les voit à l'oeuvre, ce qui change tout. L'enregistrement en haute définition est très bien rendue par le Blu-ray, c'est à peu près le maximum de netteté qu'on peut obtenir aujourd'hui, surtout quand l'éclairage est optimal comme ici.
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Richard Strauss : "Salomé", David McVicar - Philippe Jordan, Covent Garden, 2008, 1 Blu-Ray OpusArte, 2010.

Décor, un sous-sol de bunker (qui peut en rappeller un autre, d'avril 1945), et dont la froideur (perfection des éclairages !) ajoute encore à l'hallucinante galerie de frappadingues dont cette oeuvre est peuplée... Car si la culture chrétienne ne nous obligeait pas, inconsciemment, à prendre Jean le Baptiste au sérieux, nous le prendrions pour ce qu'il est, et tel que McVicar nous le montre, un clodo fou à lier, un sdf prophète de carrefour, shooté de religion comme d'autres le sont de came, et moralisateur haineux avec ça, dangereux comme tous les êtres voués à la haine, juste bon pour le cabanon. Près de lui un magnat lubrique et superstitieux, le tyran Hérode, des religieux prêts à s'égorger pour savoir qui a ou n'a pas vu Dieu, son ombre ou rien du tout, et enfin la gosse de riche, gâtée pourrie, Salomé, gamine hystérique et totalement allumée. Heureusement, pour notre équilibre mental, il y a parmi cette troupe d'aliénés, une personne, rafraichissante de prosaÏsme et de gros bon sens, Hérodias, pour qui "la lune est comme la lune, et rien d'autre", qui ne croit pas aux miracles "parce qu'elle en a trop vus" (!), oh, femme des plus terre à terre, et banale s'il en est, mais combien rassurante parmi ces personnages trop "poétiquement" obsédés de sexe, de sang et de divinité !

Charnière du drame, l'apparition du bourreau, un bodybuilder complétement nu, dégoulinant de sang, la tête de Iokanaan à la main, serait un choc à la mesure de la folie ambiante, si la couverture du DVD/Blu-Ray ne nous avait défloré la surprise !

La danse des sept voiles semble décidément impossible à mettre en scène que l'on opte pour une véritable danse, généralement médiocre, ou comme ici, pour un périple psychanalytique depuis une petite enfance, sans doute abusée, jusqu'à l'âge pubère de Salomé, suite de clichés assez peu convaincante.

Le Iokanaan de Michael Volle, sale et laid à faire peur, (mais vocalement à la hauteur) dénonce par cette apparence répugnante, aussi loin que possible de la figure d'ivoire que Salomé évoque en le contemplant, la folie initiale de la princesse, le pur délire dans lequel elle l'invente et le contemple, et qui ne fait que s'accroître au fur et à mesure que Iokanaan la rejette et l'invective. Nadja Michaël s'épuise assez vite à incarner un rôle qui dépasse un peu ses moyens, mais l'investissement de la comédienne est total et force l'admiration. Thomas Moser, en Hérode, termine à bout de souffle; pourquoi confie-t-on presque systématiquement ce rôle si riche à des ténors sur le retour? Mais Michaela Schuster est à sa place, vocalement autant que scéniquement, en Hérodias, et Joseph Kaiser rend justice au joli rôle de Narraboth, seul être innocent, poétique et sensible tout de suite expectoré par ce monde de fous... tandis que Philippe Jordan dirige avec fougue et précision le bel orchestre du Royal Opera House.

Une production qui fait date !
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Voici typiquement l'opéra qu'il ne me serait pas venu à l'idée de voir et écouter tellement je me croyais imperméable au style musical de Richard Strauss. Maintenant que j'y suis venue j'en suis plus que ravie.
C'est principalement la sublime Nadja Michael appréciée dans Médée et Medea in Corinto, et aussi le nom de David McVicar à la mise en scène qui m'ont convaincue de franchir le pas.

Le rôle de Salomé est pour moi idéalement fait pour que Nadja Michael y fasse l'étalage de toutes ses qualités, je n'évoque bien entendu pas que ses qualités vocales mais aussi son incroyable capacité à s'investir dans le rôle. Tous les autres solistes me sont apparus très bons également dans leurs rôles respectifs tels Mikael Volle (Iokanaan) et Thomas Moser (Hérode).
Philippe Jordan est parfaitement efficace dans la fosse d'orchestre à la tête de l'Orchestra of the Royal Opera House.

J'ai beaucoup apprécié la mise en scène de M. David McVicar qui situe l'action du côté des années 30 avec ses uniformes militaires, mitraillettes, coiffures, robes de soirée, habits de gala, deux mille ans après le déroulement historique de l'action.
Elle est aussi remarquable par l'esthétique des décors et la qualité des éclairages et la transformation du décor pour la danse des 7 voiles est une grande réussite.
J'ai toutefois trouvé dommage que la prise de vue ne donne pas au début une vision d'ensemble de la scène avec ses 2 niveaux ce qui aurait permis de mieux matérialiser le lien entre le sous-sol et la mezzanine où se tient le banquet.

Un « making of » copieux de 50 minutes nous fait assister aux principales étapes de la conception de cette production. David Mc Vicar n'y manque pas une occasion pour dire à quel point c'est génial de monter un opéra en Angleterre, horrible en Allemagne et combien les metteurs en scène allemands sont dictatoriaux ...
On y découvre bien sur les protagonistes au naturel. J'ai notamment trouvé que Mikael Volle est bien plus à son avantage en Iokanaan qu'au naturel, impression toute personnelle.
Ce complément est pour moi du plus haut intérêt et il est dommage qu'une telle initiative soit si rare.

J'ai donc abordé les opéras de Richard Strauss avec cette Salomé qui est pour moi une grande découverte. Signe qui ne trompe pas : c'est l'un des opéras que j'ai le plus revu après l'avoir acquis et j'ai même acquis le Bluray après le DVD pour bénéficier d'une qualité d'image encore meilleure.
Je recommande donc cette excellente production.
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le 8 octobre 2011
Comment oublier cette Salomé ruisselant du sang de Jokanaan brisée comme une poupée par un bourreau géant, métaphore omniprésent d'une mort qui rode sans fin dans le palais d'Hérode ? Comme oublier cette danse des 7 voiles qui nous fait remonter à l'enfance de Salomé ? Impossible ! Cette mise en scène est une merveille à mettre à coté de celle de Luc Bondy captée elle aussi à Covent Garden. Comme toujours avec McVicar, rien n'est gratuit, c'est l'oeuvre qui est servie et non le metteur en scène. La gestion de l'espace est remarquable, mais ce qui frappe c'est la force de la direction d'acteur. Avec ce grand metteur en scène, l'opéra est autant un oeuvre musicale que théatrale. Chapeau bas !
Muscicalement on se situe aussi sur des sommets. La direction de philippe Jordan est digne de la réputation de ce jeune chef : remarquable. L'oeuvre charpentée par une tension dramatique qui ne faiblit jamait et qui nous conduit à la catastrophe finale sans possibilité de s'échapper.
La distribution est tout à fait satisfaisante tant pour Hérode que pour Hérodiade, totalement investis dans la vision du metteur en scène et sans jamais sombrer dans la caricature. Joseph Kaiser est un Narraboth bien chantant, et on peut rêver un Jokanaan plus puissant et plus sombre que Michael Voll. Quant à la Salomé, comme Catherine Malfitano en son temps, elle n'a sûrement pas la carrure vocale pour ce rôle. Mais comme Malfitano elle utilise toutes ses faiblesse pour incarner son personnage et en fait non une perverse, mais une adolescente fragile, blessée par le regard (et probablement plus) de son beau père incestueux et pédophile (ce que raconte la danse des 7 voiles). Une incarnation !
Le Bluray est complété par un excellent reportage sur la réalisation du spectacle et bénéficie d'une réalisation visuel et technique tout à fait digne du support.
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D’abord, je suis de ceux qui ne peuvent plus supporter les mises en scène dites revisitées, sauf quelques rares exceptions, comme David Mac VICAR qui a réalisé un Faust que j’ai bien apprécié à la Bastille. Ici, ce n’est pas pareil ! Ayant revendu ce DVD de sa version de Salomé, je l’ai revue récemment à la TV, et je ne regrette pas de m’être séparé de ce produit.
Cette œuvre est en elle-même très dure, par les situations, par la force des sentiments extrêmes qui s'expriment tout au long des 2 heures de spectacle, qu'il ne me semble pas nécessaire d'en rajouter par une mise en scène violente accentuant l’horreur, et portée sur le voyeurisme, en la transposant au début du 20 ° siècle, quel anachronisme. Le summum est atteint avec le bourreau, sorte de bête dépouillée encore ensanglantée et par la scène finale où l’on a cru bon de barbouiller Salomé de peinture rouge de la tête aux pieds, heureusement elle va se laver et se changer pour revenir saluer et recueillir une ovation méritée. Cela m’ôte toute émotion, c’est le dégoût qui me vient, alors que je ne peux d’ordinaire entendre cette musique, notamment ces 20 dernières minutes sans être parcouru de frissons allant croissant. Cette œuvre est pour moi culte depuis que je l’ai entendue pour la première fois, il y a bien longtemps, je ne sais plus si c’était à Munich ou à Francfort, mais ce dont je me souviens, c’est de l’interprétation exceptionnelle qu’en avait donné la grande Hildegarde Behrens. Salomé est un opéra atypique, un seul acte, à peine 2 heures, mais d’une densité rare, qui mérite le respect du contexte, où la merveilleuse partition de Richard Strauss se suffit à provoquer votre émotion la plus grande, où derrière l’horreur doit transparaître un sentiment poétique.
Ceci dit, j’admire l’engagement exceptionnel de Nadja Michaël qui réalise une performance d’actrice tout à fait remarquable, totalement investie, mais qui vocalement est limite dans les aigus qui deviennent vite criards, comme si cet engagement physique portait tort à sa voix qui, à la fin, marque sa fatigue. A ses côtés, Thomas Moser est un ténor qui commence à être usé et Michaël Volle, bon vocalement, incarne un Jean-Baptiste que Mac Vicar a voulu rabaisser par sa laideur, sa crasse, retirant tout l’érotisme qui doit normalement transparaître du personnage.
Comme je ne veux pas être trop sévère, je laisse 3 étoiles pour la performance de Nadja Michaël, pour l’orchestre assez bien conduit par Ph. Jordan, faisant bien chanter la partition de R. Strauss et pour une danse des 7 voiles originale à défaut d’être vraiment une danse, (on ne peut demander à la soprano d’être aussi une danseuse-étoile), mais je conserve mes DVD de référence que sont les interprétations de Teresa Stratas d’abord dans le film sous la direction du maître Karl Böhm, insurpassé dans la musique de Richard Strauss dont il fut l’élève et l’ami, ensuite la belle Salomé de Maria Ewing avec le Jonathan merveilleux de M. Devlin tournée à Covent Garden.
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le 10 avril 2014
Nadja Michael en Salomé ! magnifique ,envoutante ,effrayante,attirante ....et cette voix ! mon dieu cette voix. Nadja Michael joue pour nous son plus grand role... OPERA CULTE
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