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On est en 1970. Miles Davis vient d'enregistrer son album Jack Johnson en quintette blues-rock. C'est ce format qui sert de rampe de lancement à Live-Evil. On a quelques petites plages en studio inspirées par Hermeto Pascoal, mais (à l'exception du saignant Gemini/Double Image, incisions de trompette dans des rythmes syncopés sur fond de silence, comme de la drum'n'bass ralentie vingt-cinq ans avant l'heure) l'essentiel n'est pas là : elles servent de pauses entre les pièces de résistance.
Celles-ci résultent de l'assemblage par Teo Macero de fragments plus ou moins longs (de vingt minutes à une seconde !) d'enregistrements réalisés en concert au Cellar Door de Washington. Le produit fini ne peut donc simplement être décrit comme un reflet de prestations live (puisque des fragments très courts ont été prélevés), ni comme une pure création de studio (puisqu'on entend jusqu'à vingt minutes de musique live en continu).
Miles a gardé John McLaughlin à la guitare électrique et Michael Henderson à la guitare basse électrique, remplacé Billy Cobham à la batterie par Jack DeJohnette, Herbie Hancock aux claviers par Keith Jarrett et Steve Grossman au saxophone par Gary Bartz (soprano et alto), et ajouté Airto Moreira aux percussions. La couleur sonore et l'énergie du groupe reste donc très rock, mais avec l'ajout d'un souffleur on se rapproche de l'univers du jazz. Là où sur Jack Johnson le quatuor orgue-guitare-basse-batterie fonctionnait comme une section rythmique à laquelle se superposaient deux solistes, et où la rythmique était sur des rails, on entend sur Live-Evil une interaction explosive entre tous les musiciens, où chacun peut à tout instant tout remettre en cause et où les autres suivent et relancent. Le résultat est franchement époustouflant, avec des improvisations de plus de vingt minutes en effervescence constante, jaillissant d'une source vive sans chute de tension : un état de grâce, en somme, Miles ayant su libérer d'incroyables énergies.
Le plus beau dans l'histoire est qu'à aucun moment on n'a le sentiment d'un pas en arrière, d'un repli sur les valeurs du jazz, mais au contraire d'un approfondissement de l'esthétique "électrique" de Miles Davis, grâce entre autres aux choix de post-production interventionnistes de Teo Macero décrits plus haut, choix controversés mais qui participent pleinement à l'élaboration du produit fini. En outre, c'est la première fois que Miles branche un micro sur sa trompette pour en faire passer le son par une trompette wah-wah. Un chef-d'oeuvre psychédélique, dont les amateurs pourront se repaître avec le coffret reprenant l'ensemble des enregistrements live qui sont à sa base.
Le SACD apporte un surcroît de résolution, une meilleure lisibilité des détails sonores (en particulier les percussions d'Airto Moreira), au service de l'échange entre les musiciens.
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le 21 juillet 2009
Double album sorti en 1971, Live-Evil est un disque hybride oscillant entre morceaux live et morceaux studio. 8 titres (pour une totalité de 100 minutes, 50 minutes par CD) occupent cet album à la pochette sublime et étrange, peinte par Mati (aussi responsable de la pochette du Bitches Brew de Miles Davis et du Abraxas de Santana, entre autres). Environ 80% de la musique de ce disque est live (les 4 titres les plus longs), et seulement 20% est studio (les 4 titres les plus courts, forcément). Les titres live sont été enregistrés au Cellar Door, à Washington DC.
Chef d'oeuvre absolu du jazz/fusion, au même titre que le Bitches Brew de l'année précédente, Live-Evil est hélas moins connu que Bitches Brew. Il est pourtant tout aussi bon. Personnellement, j'adore tout autant les deux albums.
L'album démarre par un titre live, Sivad ('Davis' à l'envers, de même que 'Evil' et 'Live' du titre sont inversés), 15 minutes remarquables, entraînantes, fusionnelles, même si on reprochera au titre de se terminer par une montée en puissance interrompue. Le morceau devait durer plus longtemps, mais a été stoppé pour tenir sur le disque, c'est un peu rageant. Sivad est suivi ensuite par Little Church, morceau studio (de même que le suivant), au thème faisant penser à de la musique de western spaghetti, à la Morricone. On imagine sans mal une petite église ('little church') perdue en plein désert, avec les buissons d'amarante virevoltant dans le vent...Ce petit morceau est très plaisant. Tout aussi plaisant est le Medley : Gemini/Double Image, 6 minutes endiablées qui terminent idéalement la première face. La seconde face démarre par les 21 minutes du titre live What I Say. Vrai chef d'oeuvre de ce premier disque, ce morceau est totalement groovy, funky, et pourrait avoir été conçu par des artistes tels que James Brown, Isaac Hayes ou Sly & The Family Stone. Il est suivi par Nem Um Talvez, titre court et studio qui semble assez impromptu après la déferlante What I Say. On aurait préféré voir ce titre avant What I Say. Mais il est très bon, assez étrange, et donne envie d'écouter la suite.
Le disque 2 démarre par le dernier titre studio, l'extrèmement court (2 minutes et 12 secondes) Selim ('Miles", à l'envers), un titre assez étrange, dans lequel on semble entendre une sorte de chorale venue d'on ne sait où. Le morceau est suivi par les 23, 30 minutes de Funky Tonk, titre live (le titre occupant la dernière face est live aussi) absolument fantastique, qu'on écoute sans lassitude en dépit de sa longueur extrème (et encore, le dernier titre est encore plus long !!). Ce morceau finit trop vite, ce qui est inhabituel pour un morceau de cette durée. La face D est occupée entièrement par Innamorata And Narration By Conrad Roberts, assurément LE morceau de Live-Evil, et le plus long, aussi : 26, 30 minutes. Arrivé à la 23ème minute, une vois fait subitement irruption, comme intruse dans tout ce maelstrom jazz/rock/fusion, la voix de Conrad Roberts, déclamant un texte un peu surréaliste et recherché, le fameux Innamorata (ou plutôt, la fameuse 'narration' du titre, ah ah), et ce passage, inhabituel dans un disque de jazz et de Miles Davis (où tout est toujours exclusivement instrumental), est absolument magique et culte. Ca rend le morceau encore plus intéressant (et une fois ce passage fini, le morceau aussi est fini).
Amateurs de jazz-rock, amateurs de nouvelles expériences musicales, n'hésitez plus, ce disque phénoménal de Miles Davis, clairement son troisième meilleur après Bitches Brew et Kind Of Blue, vous tend les bras !
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On est en 1970. Miles Davis vient d'enregistrer son album Jack Johnson en quintette blues-rock. C'est ce format qui sert de rampe de lancement à Live-Evil. On a quelques petites plages en studio inspirées par Hermeto Pascoal, mais (à l'exception du saignant Gemini/Double Image, incisions de trompette dans des rythmes syncopés sur fond de silence, comme de la drum'n'bass ralentie vingt-cinq ans avant l'heure) l'essentiel n'est pas là : elles servent de pauses entre les pièces de résistance.
Celles-ci résultent de l'assemblage par Teo Macero de fragments plus ou moins longs (de vingt minutes à une seconde !) d'enregistrements réalisés en concert au Cellar Door de Washington. Le produit fini ne peut donc simplement être décrit comme un reflet de prestations live (puisque des fragments très courts ont été prélevés), ni comme une pure création de studio (puisqu'on entend jusqu'à vingt minutes de musique live en continu).
Miles a gardé John McLaughlin à la guitare électrique et Michael Henderson à la guitare basse électrique, remplacé Billy Cobham à la batterie par Jack DeJohnette, Herbie Hancock aux claviers par Keith Jarrett et Steve Grossman au saxophone par Gary Bartz (soprano et alto), et ajouté Airto Moreira aux percussions. La couleur sonore et l'énergie du groupe reste donc très rock, mais avec l'ajout d'un souffleur on se rapproche de l'univers du jazz. Là où sur Jack Johnson le quatuor orgue-guitare-basse-batterie fonctionnait comme une section rythmique à laquelle se superposaient deux solistes, et où la rythmique était sur des rails, on entend sur Live-Evil une interaction explosive entre tous les musiciens, où chacun peut à tout instant tout remettre en cause et où les autres suivent et relancent. Le résultat est franchement époustouflant, avec des improvisations de plus de vingt minutes en effervescence constante, jaillissant d'une source vive sans chute de tension : un état de grâce, en somme, Miles ayant su libérer d'incroyables énergies.
Le plus beau dans l'histoire est qu'à aucun moment on n'a le sentiment d'un pas en arrière, d'un repli sur les valeurs du jazz, mais au contraire d'un approfondissement de l'esthétique "électrique" de Miles Davis, grâce entre autres aux choix de post-production interventionnistes de Teo Macero décrits plus haut, choix controversés mais qui participent pleinement à l'élaboration du produit fini. En outre, c'est la première fois que Miles branche un micro sur sa trompette pour en faire passer le son par une trompette wah-wah. Un chef-d'oeuvre psychédélique, dont les amateurs pourront se repaître avec le coffret reprenant l'ensemble des enregistrements live qui sont à sa base.
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On est en 1970. Miles Davis vient d'enregistrer son album Jack Johnson en quintette blues-rock. C'est ce format qui sert de rampe de lancement à Live-Evil. On a quelques petites plages en studio inspirées par Hermeto Pascoal, mais (à l'exception du saignant Gemini/Double Image, incisions de trompette dans des rythmes syncopés sur fond de silence, comme de la drum'n'bass ralentie vingt-cinq ans avant l'heure) l'essentiel n'est pas là : elles servent de pauses entre les pièces de résistance.
Celles-ci résultent de l'assemblage par Teo Macero de fragments plus ou moins longs (de vingt minutes à une seconde !) d'enregistrements réalisés en concert au Cellar Door de Washington. Le produit fini ne peut donc simplement être décrit comme un reflet de prestations live (puisque des fragments très courts ont été prélevés), ni comme une pure création de studio (puisqu'on entend jusqu'à vingt minutes de musique live en continu).
Miles a gardé John McLaughlin à la guitare électrique et Michael Henderson à la guitare basse électrique, remplacé Billy Cobham à la batterie par Jack DeJohnette, Herbie Hancock aux claviers par Keith Jarrett et Steve Grossman au saxophone par Gary Bartz (soprano et alto), et ajouté Airto Moreira aux percussions. La couleur sonore et l'énergie du groupe reste donc très rock, mais avec l'ajout d'un souffleur on se rapproche de l'univers du jazz. Là où sur Jack Johnson le quatuor orgue-guitare-basse-batterie fonctionnait comme une section rythmique à laquelle se superposaient deux solistes, et où la rythmique était sur des rails, on entend sur Live-Evil une interaction explosive entre tous les musiciens, où chacun peut à tout instant tout remettre en cause et où les autres suivent et relancent. Le résultat est franchement époustouflant, avec des improvisations de plus de vingt minutes en effervescence constante, jaillissant d'une source vive sans chute de tension : un état de grâce, en somme, Miles ayant su libérer d'incroyables énergies.
Le plus beau dans l'histoire est qu'à aucun moment on n'a le sentiment d'un pas en arrière, d'un repli sur les valeurs du jazz, mais au contraire d'un approfondissement de l'esthétique "électrique" de Miles Davis, grâce entre autres aux choix de post-production interventionnistes de Teo Macero décrits plus haut, choix controversés mais qui participent pleinement à l'élaboration du produit fini. En outre, c'est la première fois que Miles branche un micro sur sa trompette pour en faire passer le son par une trompette wah-wah. Un chef-d'oeuvre psychédélique, dont les amateurs pourront se repaître avec le coffret reprenant l'ensemble des enregistrements live qui sont à sa base.
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le 6 septembre 2015
Peut-on critiquer l'immense Miles Davis tant son oeuvre a marqué la musique contemporaine de son empreinte ? Miles Davis comme Franck Zappa enregistrait à peu près tout ce qu'il jouait. A cette époque, en 1971 donc, il s'entoure des plus grands dont les noms commencent à se faire entendre. John Mc Laughlin à la guitare et les pianistes claviéristes Chick Corea, Keith Jarrett et Herbie Hancock, n'en jetez plus ... Quand ce beau monde se retrouve en studio ou sur scène, il se passe forcément quelque chose. Au milieu des improvisations parfois "bruyantes" on trouve des moments de génie hélas trop brefs. Il faut écouter et réécouter pour y puiser la substantifique moelle. On reste sur sa faim si on avait à l'oreille les climats très apaisés du sublime "In a silent way" deux années auparavant.
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le 14 mars 2010
Ne commencez pas a ecouter de la musique avec cet album; et si vous apprenez un instrument; cela risque de vous dégouter d'apprendre.
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