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Issu de l'ancin fond de la regrettée maison de disque ERATO, voila sans doute une réédition qui est des plus salutaires.

Disons le d'entrée, ce disque contient trois chefs d'oeuvre, puisqu'il s'agit des trois seuls concerti de Bach pour violon, et quels concerti, des merveilles ! Ecrits aux alentours de 1720 au cours d'un séjour du cantor à Coethen, ce sont de véritables institutions pour tout amoureux de la musique baroque ou de la musique tout court.

Le disque en lui même de façon global est superbe, et souffre de peu de concurrence en version d'instruments d'époque, les instruments modernes ne pouvant éventuellement rivaliser que dans les mouvements lents sans tomber dans le ridicule.

Le violon de Monica Huggett sonne de façon magistrale, les tempi utilisés par Ton Koopman sont idéaux, l'Amsterdam baroque orchestra est bien en ordre.

Le premier mouvement du 1041 est un véritable hommage à l'Italie et Bach puise ici en mode mineur dans la verve de Vivaldi pour nous offrir un véritable "tube". Son andante tout en méditation progresse comme une marche lente et résignée vers des chemins d'automne que les quatres saisons du prêtre rous n'auraient pas dédaignées. L'allegro final est plus convenu et fait appel à la virtuosité du soliste.

Le 1042 en majeur offre dans son premier mouvement une ambiance solaire et émouvante dans ses envols vers des cîmes où l'archet se perd en beautés célestes. L'adagio sert surtout de transition avec l'allegro du troisième mouvement, véritable morceau d'anthologie qui se rapproche plus du modèle "brandebourgeois et géométrique du très cartésien et germanique Bach.

Le 1043 pour deux violons en mode mineur redevient italianisant et son premier mouvement tourmenté est un dialogue aux accents déchirants entre les deux solistes superbement secondés par l'orchestre.

Le deuxième mouvement largo tout en noblesse et otpimisme, comme une rayon de soleil intervenant après une averse pour faire luire les gouttes d'eau sur les fleurs d'un arbre. Le troisième mouvement plus sommaire redonne la part belle à la virtuosité.

Alors d'ou peuvent venir nos réserves? Et bien d'une prise de son trop proche du violon qui occulte totalement l'orchestre même si le concerto est là pour mettre en valeur le soliste, point trop n'en faut.

Et puis aussi il manque un peu de liant, une cohésion entre le violon et l'orchestre, une complicité qui bizarrement semble ne pas exister.

Ces remarques mises à part, c'est une des versions de références que vous aurez làà un prix modeste et pour trois quart d'heure de bonheur. A comparer avec la version superbe aussi de Trevor Pinnock.
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6 sur 7 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 30 novembre 2011
J'ai écouté maintes versions des merveilleux concerti pour violon(s) de Bach, cette interprétation (sur instruments anciens) dirigée par Ton Koopman en 1985 est selon moi la plus belle. Outre une perfection instrumentale qu'on peut aussi trouver chez d'autres, il y a ici une vitalité qui n'exclut pas une sorte de sérénité. Et le violon de Monica Huggett est lui aussi d'une beauté extraordinaire.

Ici aucun son n'est grinçant, tout est radieux. Une merveille vous dis-je.
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1 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Faisons court devant une telle pluie d'éloges sans doute méritées !
Certes ces versions des concerti ( un concerto, des concerti !) pour violon de JS BACH Bwv 1014,1042 et 1043 sont d'une excellente facture musicale et font partie des références du genre.
Malgré tout, elles ont près d'un quart de siècle et pêchent, entre autres caractéristiques, par une qualité d'enregistrement perfectible et qui ne rend pas totalement compte de l'originalité et de la subtilité de ces oeuvres majeures de l'univers de JS BACH..qui connu des influences Italiennes voire "à la manière de Vivaldi" mais qui,dont le fond, restait viscéralement Allemand.
Il a du reste écrit beaucoup mieux que ces 3 concerti sous l'angle orchestral.
Malgré une indémodable et pertinente tonalité résolument Baroque, cette captation a tendance a "massifier" l'image sonore globale. C'est regrettable pour une captation qui reste à la pointe des approches respectant l'esprit du Cantor...Du moins avons nous maintenant quelques indications mémoriels et lexicographiques pour faire, sur ce dernier point, plus que des suppositions.
Le merveilleux violon de Monica HUGGETT est trop en avant, et du coup l'orchestre est comme éloigné et orphelin de la nécéssaire cohérence de l'ensemble du jeu.
Les différent instruments, hors le violon solo, ne sont pas assez détourés et repérables. Il faut de l'oreille!
Cependant cette version fait incontestablement partie du trio de tête actuel.
Il y a aussi bien à ce jour, mais, à mon sens, ce ne sera pas le dernier Rachel Podger: J.-S. Bach : Double et triple Concertos pour violon !
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0 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 8 mars 2013
Cette version des très fameux concertos pour violon de Bach doit sa limpidité aux instruments et à la finesse d'interprétation de Monica huggett, rayonnante. Le concerto en la mineur rappelle celui en ré mineur pour clavecin du même Bach. Je trouve un peu moins émouvante l'interprétation d'Alison Bury dans le concerto pour deux violons en ré mineur, même si je la préfère à celle du grand Gidon Kremer chez Philipps, trop élégiaque dans le largo.
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1 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 20 mai 2013
Bon, les commentateurs ci dessus n'ont pas dû écouter les versions Paillard ou Mariner.
Car pour moi, ces concertos sont à ranger avec Kopmann au rang, des documents historiques qui n'apportent aucune émotion. Un violon à l'aise, mais c'st tout. Ou est l'orchestre d'ailleurs ?
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