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À travers ces trois Concertos pour piano, c'est la toute personnalité musicale de Béla Bartók - l'un des compositeurs les plus étonnants du XXe siècle - qui se dévoile. Créés par le compositeur en 1927 et en 1933, les deux premiers sont d'une nature sauvage et extravagante. Bien que réactive et vigoureuse, si on la compare à d'autres, l'interprétation de Jean-Efflam Bavouzet apparaît sensiblement moins « primitive ». Mêlant l'énergie à la légèreté, il contourne les difficultés techniques - elles sont énormes - avec une redoutable efficacité. Accompagné non moins habilement par un orchestre d'une grande impulsivité, mais aussi doué de l'usage de la raison - l'expérience qu'il a de ce répertoire est ici patente -, Bavouzet vit intensément cette musique et l'exprime jusqu'au bout des doigts. Tandis qu'il confère aux mouvements extrêmes du grandissime Concerto n° 2 l'énergie et l'exaltation indispensables à son essor, il ajoute à son mouvement central la touche de mystère propice à son harmonie. Quant au troisième Concerto, il fut créé après le décès du compositeur, en 1946, par le pianiste György Sàndor. D'une sensibilité légèrement plus lyrique que les précédents - moins atonale dirons-nous -, cette œuvre assez contradictoire ne possède pas les mêmes difficultés que les précédentes, tant pour le pianiste que pour l'auditeur. S'éloignant volontairement d'un esprit trop percussif, son langage devient alors plus transparent et plus serein. Là encore, l'alchimie des sons est impressionnante. La direction de Gianandrea Noseda permet à l'orchestre de garder la distance nécessaire à l'équilibre du soliste, sans pour autant prendre trop de recul envers la partition. Même si la prise de son n'est pas exempte de tout reproche, elle demeure d'un excellent niveau. Détaillée, l'étendue de sa profondeur et sa dynamique est de nature à mettre en valeur l'écriture diabolique du maître hongrois. Musique d'une richesse onirique, soliste excellent, direction intelligente, orchestre talentueux, en somme tout concourt à faire de ce disque ce qu'il est, à savoir un très grand disque.
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Après des Ravel chez MDG, Jean-Efflam Bavouzet a déjà signé chez le même éditeur Chandos des disques Debussy remarqués. Au 1er concerto de Bartok, que le compositeur avait créé en 1927 avec Furtwaengler (on aurait bien aimé entendre ça, mais j'ai lu que les deux hommes ne s'entendirent guère) le pianiste français apporte une spontanéité, une allégresse qui font plaisir à entendre dans une oeuvre aussi féroce, l'allégresse ne manquant pas de surprendre. Bartok, un musicien qui respire la joie de vivre ? L'andante central, ludique ? Je ne les avais pas vus comme cela, mais on écoute avec intérêt.

Je serais plus réservé sur l'exécution du second concerto (créé par Bartok en 1933 avec Hans Rosbaud). Le volet central, en particulier, peine à créer la grande magie nocturne qu'on y attend. Il faut dire que les cordes du BBC Philharmonic (est-ce leur faute, ou celle du chef, ou celle de la prise de son, ou les trois ?) ne contribuent pas à l'envelopper d'un halo de mystère. Réécoutons par exemple Edith Farnadi et Hermann Scherchen dans un enregistrement ancien, méconnu, monophonique, mais où (et c'est le principal) la pianiste et le chef instaurent un climat qui fascine, et nous font craindre et espérer à chaque instant la suite de la phraseLiszt, Bartok, Rachmaninov. Le troisième mouvement est ici bien meilleur, même si on peut préférer une version où le déferlement contrôlé (ce n'est pas une question de volume sonore) impressionne davantage (l'inusable tandem Anda/ Fricsay chez DGBartok : les Concertos pour piano n° 1, 2 et 3).

On retrouve les qualités de Bavouzet dans le Troisième concerto, écrit en Amérique et que Bartok destinait à sa seconde épouse Ditta, concerto qui n'est pas plus facile à réussir dans son dépouillement pour être moins exigeant techniquement. Dans le premier mouvement, tout coule de source. L'Adagio religioso respire naturellement, il est émouvant et le passage central, avec ses oiseaux qui pépient, a le caractère qu'il faut; le chef et l'orchestre sont ici bien davantage à leur affaire.

Certains commentateurs ont parlé d' « impressionnisme » à propos de cette vision de Bartok. On voit pourquoi étant donné la nationalité du pianiste et son parcours, mais à l'écoute, ça ne me paraît pas frappant (à moins que tout pianiste qui ne cogne pas comme un sourd soit classé impressionniste, auquel cas tous les bons pianistes sont des impressionnistes qui s'ignorent). Quoi qu'il en soit, si ce disque ne bouscule pas toutes nos certitudes, les concertos un et trois ont d'indéniables vertus.
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