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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 la version de l'honnête homme, 27 décembre 2010
Par 
earthlingonfire - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms : Concertos et symphonies (Coffret 7 CD) (CD)
La première des deux intégrales des symphonies de Brahms par Haitink chez Philips (je n'ai pas entendu la troisième, auto-publiée par le London Symphony Orchestra) reste, par-delà les ans, un modèle de compétence, de sagesse et de goût, plus que de fougue ou de romantisme. J'avoue une préférence personnelle pour la seconde, avec le Boston Symphony Orchestra, justement parce qu'elle est plus personnelle : plus originale, plus étonnante (notamment dans les phrasés), plus travaillée aussi. Celle qui nous intéresse ici, moins particulière, est davantage la version de l'honnête homme, exposant un bon compromis entre verticalité et horizontalité, et servie par les timbres patinés du Concertgebouworkest (eux-mêmes moyennement servis par une prise de son très globale). Ce qui me paraît rendre intéressante cette édition, par ailleurs assez bas de gamme, par rapport au coffret précédent, c'est qu'y ont été ajoutés les concertos (avec Arrau, Szeryng et Starker), où s'exprime la même esthétique. Hormis l'absence de certaines pages avec orchestre (Chant des Parques, Chant du Destin, Nénie, Rhapsodie), on tient donc une très large anthologie, puisqu'elle contient, outre les symphonies et les concertos déjà cités : les deux ouvertures, les deux sérénades, les Variations Haydn et les Danses hongroises. Aussi bien rempli, ce coffret n'a en fait que peu de concurrents.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Extraordinaire travail d'orchestre, 23 août 2014
Par 
Pèire Cotó (Occitània) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms : Concertos et symphonies (Coffret 7 CD) (CD)
Ce coffret Brahms-Haitink- Concertgebouw de 7 CD succède à plusieurs CD isolés et à un ancien coffret de 4 CD comprenant seulement les Symphonies, les Sérénades, les Ouvertures, les Variations Haydn et 3 Danses hongroises (1, 3 et 10, dont l'orchestration est de Brahms lui-même) BRAHMS : Les 4 Symphonies ; Variations sur un thème de Haydn op. 56 ; Sérénades n° 1 op. 11 et n° 2 op. 16 ; Ouverture Tragique op. 81 etc. La différence est qu'ici nous avons les Concertos et les 10 premières Danses hongroises au lieu de 3. Les enregistrements vont de 1969 à 1980, mais à part les sérénades et les danses, se concentrent particulièrement sur la période 1969-1974.

Pour pouvoir donner quelques détails tout en évitant de donner à ce commentaire des proportions démesurées, je vous renvoie à mes commentaires de chacune des composantes du coffret :
- Concertos pour piano, ouvertures, variations Haydn Brahms - Piano Concerto in Dm No1 Op15 - Piano Concerto in Bf N°2 Op83;
- Concerto pour violon, Double Concerto Concerto Pour Violon - Double Concerto;
- Symphonie n°1, Ouvertures Tragic Overture;
- Symphonies 2 et 3 Brahms : Symphonies Nos 2 & 3;
- Symphonie 4, Variations Haydn Brahms : Symphonie n° 4 - Variations sur un thème de Haydn - Danses hongroises;
- Sérénades Brahms : Sérénades op.11 & op.16.

Globalement, le mérite de ces interprétations tient en l'exactitude textuelle et un extraordinaire travail d'orchestre, qui fait percevoir avec clarté les détails de l'orchestration, ceci malgré la réverbération naturelle de la salle et le caractère plantureux de l'orchestre. L'enregistrement Philips est très bon, comme d'habitude avec cette marque, et il résulte de tout cela un son très reconnaissable, à la fois riche et d'une grande finesse de textures. Le contraste est frappant avec la fusion des timbres et le legato très poussé que recherchait et obtenait Karajan dans Brahms (avec le concours du mixage) à la fin des mêmes années 1970. Pour les deux sérénades, enregistrées en 1976 et 1980, la réverbération est accentuée et la musique peut tendre à un certain empâtement (voir mon commentaire en suivant le lien ci-dessus).

Chef précis, Haitink est aussi un chef modéré, pudique et réservé, ce qui n'est pas sans danger. Il peut en résulter des interprétations très techniques, mais neutres, pacifiques à l'excès, voire placides, exemptes d'élan ou de flamme et où tous les contrastes sont gommés. De manière générale, ces défauts se retrouvent notamment dans les symphonies 3 et 4, enregistrées un peu avant les autres, mais ce fait n'a pas d'importance, sauf pour indiquer qu'il n'y a pas eu de déclin. Un assez bon exemple est l'Andante de la 3e Symphonie, monotone, où les oppositions d'épisodes semblent amorties et dissimulées, à tel point qu'on a l'impression de ne pas les reconnaître et de ne pas les avoir entendues si on écoute ensuite un autre interprète. Mais dans l'ensemble ces deux dernières symphonies restent admirables, surtout si l'attention se déplace vers les détails instrumentaux. Le début du concerto pour violon est hésitant, il arrive à tous les chefs d'avoir des faiblesses passagères, mais on ne peut en tirer aucun enseignement sur les choix de Haitink.

Pour les Symphonies, le meilleur est donc dans les deux premières symphonies. La plus homogène est la Première, très équilibrée, une des meilleures de la discographie, alors que la Seconde brille surtout de son premier mouvement, d'un ton unique. Pour les Concertos, les deux pour piano, avec Claudio Arrau, et le Double Concerto, bénéficiant notamment de la présence de l'extraordinaire brahmsien qu'était János Starker, font partie des grandes versions de ces œuvres. Szeryng me paraît d'une séduction superficielle dans l'opus 77, mais un de mes correspondants indique que son jeu met en valeur la modernité de Brahms, ce en quoi Brahms annonce Schönberg et le XXe siècle.

Faute d'éléments de comparaison, je n'ai rien dit de l'interprétation des Danses hongroises, dont je rappelle que l'orchestration n'est pas toujours de Brahms.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Haitink et Arrau au sommet, 26 février 2011
Par 
DUNCANIDAHO "DUNCANIDAHO" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms : Concertos et symphonies (Coffret 7 CD) (CD)
Certains disent que le grand chef Bernard Haitink n'a jamais été meilleur que dans Brahms et Mahler.
A écouter ce coffret on serait assez d'accord avec cela.
Les symphonies sont interprétées avec une grande rigueur certes mais aussi avec un engagement qui fait plaisir à entendre, la première notamment et son premier mouvement sombre comme un soir d'orage n'est pas loin de valoir celle de Bruno Walter.
Le son chaud du Concergebouw d'Amsterdam fait des merveilles dans la deuxième et le mouvement lent de la quatrième (entre autres).
Autre grand moment de ce coffret, les concertos que Claudio Arrau avait enregistré avec ce même chef, un sommet musical.
Arrau on le sait répugnait à se laisser aller à trop de lyrisme, ici superbement secondé par un chef et un orchestre qui lui offrent un accompagnement plein de fougue mais sans trop de pathos inutile, le pianiste chilien est sur un nuage, le second concerto n'est pas loin de valoir la version de Richter/Leinsdorf.
Le concerto pour violon, malgré le talent d'Henrick Szeryng souffre de la comparaison avec d'autres versions plus "engagées" comme celle de David Oistrak chez Sony par exemple...
Par contre le double concerto (violon et violoncelle) bénéficie de la spontaniéité juvénile de l'irremplacable Janos Starker qui a aussi diablement bien réussi les sonates pour violoncelle et les trios (avec Joseph Suk et Julius Katchen) du même Brahms (Decca).
Une intégrale tout public à prix très raisonnable pour la somme musicale qu'il contient.
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