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le 22 septembre 2008
Ayant de curieux accents de "Sur les quais" de Kazan, ce premier film de Pasolini sorti en 1961 résume déjà toute l'esthétique de ce génial artiste.
Nous sommes dans la banlieue pauvre de Rome, le traitement naturaliste d'ensemble est réalisé avec maestria, sous la musique de Bach. L'histoire pouvait se complaire dans le pathos mais tout est pudique, puissant, avec en prime un acteur que l'on retrouvera dans "Mamma Roma", "Edipo Re" dans le personnage éponyme, "Porcherie" pour un cannibale, "Le décaméron", "Les contes de Canterbury" et "les Mille et une nuits" : Franco Citti, magistral.
Il est Accattone, ce mendiant proxénète qui, pour éviter de travailler, se repose sur l'argent de sa femme prostituée qui décide de se séparer de lui après une vengeance physique exercée contre elle par une troupe rivale du Rome sale, véritable implantation du film dans sa reconstitution d'un enfer social qui préfigure "La cité de Dieu".
Alors, en errant et en cherchant à manger, il rencontre une innocente native de Rome et il la tient sous son aile, elle découvrant l'amour, lui, découvrant une autre nourriture... La faim étant trop forte, il la pousse petit à petit à aller sur le trottoir... Mais voilà : il la trouve "étrange", il l'aime. Alors, c'est lui qui va travailler et connaître l'usine, l'acier, la force de travail, la sueur, tandis que sa Stella reste à la maison...
Chef-d'oeuvre naturaliste et politique, "Accattone" ne fait pas de différence entre le travail sexuel et le travail physique : tout est prostitution. Le destin tragico-pathétique de ce "mendiant" en fait un véritable Christ du nihilisme où aucune transcendance n'est possible ; "Accattone" est une géhenne sociale travaillée avec finesse où l'évasion n'existe pas, ni pour ses personnages, ni pour le spectateur prévenu dès le générique de début via l'épigraphe de Dante : "Toi qui entres ici, abandonne tout espoir."
Grand.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 5 octobre 2008
Première réalisation pour Pasolini et dernier grand chef-d'œuvre du néoréalisme classique italien, très probablement.

Accattone, mendiant et souteneur, est un personnage impulsif mais assez ambivalent et tourmenté pour en faire autre chose qu'un pourri de plus ; un personnage dostoïevskien plus qu'autre chose. Dans l'enfer des bidonvilles romains, un enchaînement d'événements va déboucher sur la découverte de la faim, source du vice nécessaire (jusqu'à voler son propre fils ou sauter des ponts dans les eaux glacées pour gagner des paris) puis l'amour, source d'une rédemption possible, encore virtuelle.

Le jeune proxénète immature commence son chemin de croix dans sa quête de pureté achoppée à tous les échecs, connaissant alors les différentes modulations de l'enfer social. Au bout du Calvaire : la mort, seule échappatoire à l'Enfer de Dante (Rappelons qu'Alighieri était italien), qui ne siège pas dans les Cieux mais bel et bien dans l'ici-bas du crève-la-faim social ou métaphysique, ou les deux.

Le film ressemble à une rencontre entre De Sica, "Le voleur de bicyclette" pour le néoréalisme, et Bergman pour l'application moderne, poétique et onirique, notamment dans la magnifique séquence du rêve d'Accattone de sa propre mort qui rappelle étrangement celle des "Fraises Sauvages". Tout cela est magnifié par un andante de Bach, lamento romantique, mélancolique, divin comme toujours.

Une première œuvre absolument nécessaire pour comprendre le parcours du génial réalisateur italien, depuis l'héritage du néoréalisme dans la description de la misère, jusqu'à un modernisme engagé contre son produit politique direct : le fascisme, qui débouchera sur le démentiel et sulfureux "Salo".
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le 29 avril 2016
Ce film est le premier réalisé par Pasolini, intellectuel communisant, ex-enseignant, poète frioulan, venu au cinéma par l'écriture de scénarios (entre autres : "Les nuits de Cabiria" pour Fellini en 1957, "Les garçons" (1959) ou "Le bel Antonio" de M.Bolognini (1960). Il ne connaissait rien à la technique du film et ceci rajoute à l'apparente spontanéité de la narration.
"Accatone"signifie mendiant. Pasolini nous montre donc ici l'itinéraire assez dostoïevskien d'un pauvre bougre, maquereau de son état, qui n'échappera ni à sa condition, ni à son destin. Portrait sans fard d'un gueux sans emploi fixe dans une "borgata" romaine, faubourg interlope entre ville et campagne, entre gadoue et grues de chantier. Premier rôle aussi pour Franco Citti (décédé en 2016) qui apparaîtra dans de nombreux autres films du Maestro. C'est son frère qui enseigna d'ailleurs le dialecte romain au réalisateur...
Citti figurera aussi dans "Mamma Roma" (sorti en 62), chef d'oeuvre de Pasolini, film christique, sublime peinture chrétienne baroque signée par un athée convaincu.
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le 26 avril 2015
Ce premier film de Pasolini surprend, encore aujourd'hui, à plus d'un titre: dépassant le néo-réalisme par la crudité de son milieu, celui des bidonvilles, de la prostitution et de la faim, à l'écart de l'essor économique italien des années 50, mais aussi par ses personnages de jeunes hommes désoeuvrés, par le choix de les faire parler et plaisanter dans leur dialecte, et par cette façon qu'a déjà Pasolini de filmer en toute occasion la beauté des visages et des corps opprimés par une société qui les nie, faisant affleurer la violence sous la nonchalance, et la tragédie dans un quotidien sordide. C'est déjà l'oeuvre réussie et douloureuse d'un grand poète. En complément, un long entretien avec un plasticien qui ne manque pas d'intérêt.
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le 8 mai 2016
Difficile de revoir ces films de néorealisme italien !. Je suis un fan de Pasolini mais Accatone il est vrai est son premier film.
A regarder pour le côté documentaire mais je me suis ennuyé
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le 21 avril 2014
Un film réaliste, vivant simple et riche, à voir pour son côté historique. Un film sur des mecs qui auraient honte à travailler pour quelqu'un d'autre avec tous les problèmes que cela implique.
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