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29 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 incroyable..., 10 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chostakovitch : Symphonie n° 10 (CD)
qu'un chef aussi jeune (il ne doit pas avoir beaucoup plus de trente ans) et un orchestre certes valeureux (on lui doit de fort beaux enregistrements avec Libor Pesek, Charles Mackerras, Vernon Handley, etc.) mais qui n'est pas a priori considéré comme faisant partie du top 10 des orchestres mondiaux ni même européens nous donnent ni plus ni moins qu'une des deux ou trois plus belles versions de cette symphonie dont la discographie est pourtant fort riche( Ancerl, Karajan, Mravinski, Svetlanov, Sanderling, Kondrachine, Rojdestvenski, Haitink pour ne citer que les plus illustres) et à prix doux qui plus est...disons que Petrenko réussit la "quadrature du cercle", autrement dit la synthèse entre la perfection sonore et la précision des grandes versions "occidentales" d'une part et l'engagement, la rage et le "vécu" des interprétations "Russes" d'autre part. Alors oui, si on veut chercher les (toutes) petites bêtes, on en trouvera : la coda du finale pourrait être encore plus enragée, le timbre du hautbois au début du finale pourrait être un tout petit peu plus "caractérisé" et les contrebasses pourraient sonner avec un rien de puissance en plus mais c'est vraiment pour dire de pinailler. Sinon, le premier mouvement est architecturé avec une maîtrise stupéfiante (et impossible de tricher avec çà alors qu'un bon ingénieur du son peut améliorer plus ou moins les équilibres sonores...) le second est une course à l'abîme qui laisse l'auditeur complètement "sonné" et le début du quatrième est exposé avec un art et une maîtrise comparables à ceux de Vanska dans la quatrième symphonie de Sibelius (incroyable, je vous le redis...) en un mot comme en cent nous tenons là un des quatre ou cinq plus grands disques consacrés aux symphonies de Chostakovitch avec la quinzième de Sanderling (Berlin plutot que Cleveland), la quatrième de Janssons (Radio Bavaroise) la huitième de Mravinski (Philips, introuvable...) et...celui que vous voudrez, mais réfléchissez bien. A ce prix, ce disque est indispensable à tous les admirateurs de Chostakovitch, et je le recommanderais en priorité à celui ou celle qui souhaiterait découvrir ses symphonies.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 « Tous les précédents volumes de la série (symphonies 5, 8, 9 et 11) étaient remarquables, 17 décembre 2011
Par 
Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Chostakovitch : Symphonie n° 10 (CD)
Cette 10° est exceptionnelle. Elle s'impose (...) parmi les trois ou quatre sommets de la discographie » s'enthousiasmait Patrick Szersnowicz à l'appui du Diapason d'or qui récompensa ce CD dans le magazine de janvier 2011.
« Puissante, élancée, austère » : ainsi qualifiait-il cette prestation.
En effet, cet enregistrement du 11-12 septembre 2009 se hisse à très haut niveau de virtuosité, et manifeste une rare compréhension des rouages de cette oeuvre contemporaine de la fin de l'ère stalinienne -à tel point que les exégètes ont voulu y lire maints signes d'émancipation libératrice, derrière la pureté du gabarit classique.

Resserrer le Moderato initial en quelque vingt-deux minutes et demie permet de respecter les tempos souhaités par Chostakovitch, qui certes hésita dans les indications métronomiques (je ferai ci-dessous référence à celles de la partition éditée par Manashir Iakubov).
Noire à 97 pour l'introduction (-5'04), qui enclenche une infaillible progression vers le climax central. La densité polyphonique n'erre jamais et se fédère vers des buts clairs. Certains maestros (Kurt Sanderling, Mstislav Rostropovitch...) assouplissent le flux pour immiscer des non-dits, des zones d'insinuation. Petrenko ne laisse rien flotter et concentre ses troupes vers l'objectif. Il construit une architecture lucide qui oriente la moindre phrase de ce premier mouvement. L'attention portée aux effets de texture évite tout germanisme mégalithique. Par exemple : les trilles (flûtes, clarinettes, hautbois) et trémolo (violons, altos) à la mesure 385 (11'04) révèlent un admirable travail sur la texture instrumentale. Entre 11'40-12'00 (mesure 407-), les croches rêchement arrachées aux altos et violoncelles : un orchestre de Moscou ou Leningrad ne ferait pas mieux !

Pour le vindicatif Allegro, Petrenko conjoint une battue inexorablement nette et un débit fluide -presque couvrant, sans outrer la brutalité des saillies. A la cravache toutefois : noire à 179 ! Certains chefs lacèrent une caricature du « Grand Guide des peuples ». Ici ce portrait semble suinter le dégoût.

Cette même propension satirique ne tarde pas à s'immiscer dans le troisième mouvement quand Petrenko souligne d'emblée le détail grotesque (clarinette et piccolo à la mesure 43, 1'04).
Les élégiaques envolées du cor sont sapées par des pizzicati qui maintiennent un climat séditieux. La mélopée du cor anglais se voit raillée par les interventions moqueuses du hautboïste.
Comme chez Mahler, la naïveté chostakovienne est une entreprise de signification, et çà Petrenko nous le fait sentir quand le manège s'anime trivialement entre 7'54-8'27 (mesure 295-) Puis les archets britanniques réussissent aussitôt à arracher sèchement la corde (mesure 323) pour nous rappeler la substance corrosive de ce pseudo Scherzo. La section Piu mosso (9'05-10'11) n'apparaît pas exactement véloce (blanche pointée à 74 au lieu de 80) mais s'active avec une irrépressible pugnacité.
Les ultimes traits de piccolo viendront enfin susurrer quelques bribes frondeuses. Bref Petrenko fructifie une intelligente évocation de cet insolite mouvement, que le compositeur disait avoir entendu en rêve avant de l'écrire (lettre à Elmira Nazirova).

Le climat étrange, attentiste qui introduit le quatrième mouvement est subtilement restitué. Observez par exemple cette façon de surligner le double pizzicato (si & sol#) à 2'29. Quand jaillit le pétulant Allegro, le chef russe parvient à inculquer des accents et couleurs typiquement slaves à ses pupitres. Projection, fougue, élan, gestion de la scénographie dramatique : attentive aux moindres inflexions de baguette, la Philharmonie de Liverpool impeccablement disciplinée débusque la verve néo-tchaikovskienne de ce jubilatoire Finale.

Les ingénieurs de Naxos se sont surpassés, pour nous offrir une prise de son parfaitement définie, ample et épanouie.
Dans le livret, excellente notice signée de Richard Whitehouse (en Anglais non traduit).
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17 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un disque pour Audiophile Mélomane, 18 février 2011
Par 
HERVÉ Thierry "Audiophile Mélomane" (France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Chostakovitch : Symphonie n° 10 (CD)
Depuis que Vasily Petrenko a entamé son cycle des Symphonies de Chostakovitch pour le label Naxos, sa cote de popularité n'a cessé de croître. D'ailleurs, n'a-t-il pas remporté le titre d'Artiste masculin de l'année lors de la cérémonie du Classical Brit Award 2010 ? Pour ceux qui seraient passés à côté de ses précédentes réalisations, cette Dixième - la quatrième de la série - tombe à point nommé. En effet, sous l'influence de la direction du jeune chef russe, la première symphonie poststalinienne de Chostakovitch nous apparaît clairement sous son meilleur jour. Savant mélange de désolation et d'espoir, sans jamais sortir de l'obscurité, le mouvement d'introduction laisse place à l'un des scherzos les plus terrifiants de l'histoire de la musique. Vitriolées, mais jamais vulgaires, ses sonorités verticales résument à elles seules l'idée du chaos. À ce stade, il ne fait aucun doute que nous assistons à une excellente prestation. En cela, les deux derniers épisodes ne sont que pure formalité. En deux fois douze minutes, le Royal Liverpool Philharmonic Orchestra nous convainc de nouveau sans peine de ses pouvoirs musicaux, aussi bien dans un troisième mouvement Allegretto qui relie ironiquement la tendresse à l'extravagance, que dans un Finale mi-songeur (allure Andante aux accents contemplatifs), mi-tonique (allure Allegro aux allures glorieuses). Tout en bénéficiant d'une plus-value sonore incontestable - les techniciens du son ont eux aussi bien travaillé -, d'un bout à l'autre de ce disque Vasily Petrenko témoigne de sa connaissance des impératifs organiques de l'œuvre. Viscéralement passionnante, sans être totalement imprévisible, son interprétation a le mérite de la cohérence - ce qui vaut mieux que l'inverse. Un tel niveau de performance à ce prix, c'est tout bénéfice !
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du grand art!, 7 décembre 2011
Par 
Cetalir "Cetalir" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shostakovich: Symphony No. 10 (Téléchargement MP3)
Chaque réalisation du cycle des symphonies de Shostakovich par le jeune chef Vasily Petrenko à la tête de l'Orchestre Symphonique Royal de Liverpool est un véritable séisme qui vient bousculer la discographie, abondante et pourtant bien établie.

On doit cette performance à au moins trois facteurs. Le chef, tout d'abord, conjugant une connaissance intime de ses partitions, un geste sûr et élégant et une fougue avec ce brin de folie russe si indispensable pour bien servir ces pages souvent démentes de Shostakovich. L'orchestre, ensuite, qui semble avoir progressé à une vitesse fulgurante depuis que Petrenko en a pris la direction. Tous les pupitres sont bons et en particulier celui des vents si déterminants pour ce cycle symphonique. La prise de son enfin qui, lorsque Naxos s'en donne les moyens ce qui est le cas ici comme avec son autre chef vedette Antoni Wit dans le cycle Penderecki en cours, se hisse au niveau des bonnes réalisations. Alors, ne boudons pas notre plaisir qui est absolument total à chaque nouvel enregistrement sous la baguette de Petrenko.

La dixième symphonie marque une place particulière dans le cycle du compositeur. Tout d'abord parce que le temps écoulé entre celle-ci et la neuvième est le plus long d'entre toutes les symphonies consécutives de Shostakovich. Ensuite, parce que d'abord composée au piano autour de 1946/47, elle ne fut couchée sous sa forme orchestrale qu'en 1951, après la mort de Staline, ce qui semblait laisser une possibilité d'expression plus grande au compositeur qui jusque là partageait sa production entre oeuvres de genre (musiques de film en particulier) et oeuvres personnelles gardées secrètes. Mais, du coup, le style complètement nouveau de cette page en rupture ne manqua pas de déclencher des polémiques au sein de l'Union des Compositeurs chargée de veiller à ce que toute musique russe glorifie le socialisme triomphant. Adulée du public, l'oeuvre valut une forme d'ostracisme au compositeur, une fois de plus.

Chaque nouvelle écoute de cette symphonie majeure met en évidence son extrême complexité ainsi que la qrande personnalité qui s'en dégage. L'admirable et long premier mouvement est un pur enchantement commençant dans l'apaisement avec un sublime solo de clarinette (fort bien réalisé) avant un déclenchement paroxystique de l'orchestre et une mise en opposition des pupitres tout au long du mouvement. L'Allegro censé traduire indirectement la folie stalinienne qui venait de ravager l'URSS est exécuté à une vitesse démoniaque et laisse totalement abasourdi par l'impact sonore et psychologique qu'en donne ici Petrenko. Les deux derniers mouvements où le thème D-S-C-H figurant les initiales du compositeur ne cesse de survenir, joué alternativement en solo par divers instruments, puis repris de façon violente par tout l'orchestre avant de mourir progressivement, sont de pures merveilles.

Alors, si vous devez ne posséder qu'une version de cette symphonie, c'est bien celle-ci qu'il vous faut, sans la moindre hésitation. Et puis, si votre discothèque est déjà bien fournie, cette version viendra aisément se hisser au niveau des deux ou trois meilleures en absolu !

Du très grand art.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Shostakovitch sans complexe!, 13 novembre 2011
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chostakovitch : Symphonie n° 10 (CD)
Valily Petrenko, jeune chef (35 ans) et Liverpool faisant un carton dans Shosta?
Impossible!
Mais vrai!
Certes, ce jeune Vasily est russe, surdoué et il dirige le Royal Philarmonique de Liverpool depuis 2004, ce qui lui a permis de mettre au point son projet. Mais l'écoute de ce disque, comme d'ailleurs celle de tous les disques de son intégrale de Shostakovitch en cours, est un enchantement!

Cette symphonie N°10, incroyable de beauté, soutient la comparaison avec les versions historiques de Mravinsky et Kondrashin Chostakovich : Intégrale des symphonies(que les puristes en recherche d'authenticité continueront probablement de préférer), mais j'ai été saisi par "l'évidence" de l'interprétation de Petrenko. Même l'excellent Barshai (Brillant Classics)Intégrale Des Symphonies, égalé en petit prix par Naxos/Petrenko, est battu!

Est-ce la présence des instruments (qualité de l'enregistrement superlatif) ou l'enthousiasme de l'orchestre et du chef qui font de ces disques une expérience aussi fulgurante? Voilà un disque que l'on a envie de réécouter immédiatement.. et de réécouter juste après!

A consommer sans modération (de même que ses symphonies 1-3, 5-9, 6-12, 8, et 11 - et vivement la suite!)!
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5.0 étoiles sur 5 Du grand Chostakovitch., 15 avril 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Chostakovitch : Symphonie n° 10 (CD)
Un disque superbe !
Je ne connaissais que de nom ce jeune chef. Quel talent ! La musique symphonique de Chostakovitch, complexe, pleine de contrastes, de changement d'atmosphère, autant d'embûches que tous les chefs n'arrivent pas toujours à éviter, cet univers sonore, donc,Vasily Petrenko le fait sien, avec brio et conviction. Tout est "en place" bien sûr, mais l'enthousiasme anime cet enregistrement, sans oublier la sombre tension omniprésente chez Chostakovitch et son attirance vers le sarcasme.
L'orchestre Philharmonique Royal de Liverpool, qui ne figure pas parmi les plus célèbres formations, fait ici la preuve de ses capacités : solistes brillants, masse orchestrale homogène, tout est excellent.
Cerise sur le gâteau, le prise de son est splendide.

Les 5 étoiles me paraissent ici amplement justifiées.
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4.0 étoiles sur 5 La 10, 26 décembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Chostakovitch : Symphonie n° 10 (CD)
Superbe enregistrement dynamique et très vif dans son interprétation
Ce jeune chef a de l'avenir
Vivement qu'il interprète un autre auteur ......
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Chostakovitch : Symphonie n° 10
Chostakovitch : Symphonie n° 10 de Dimitri Chostakovitch (CD - 2010)
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