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4,2 sur 5 étoiles
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Un film étonnant sur Erzebeth Bathory, la comtesse sanglante, qui, selon la légende, aurait assassiné des centaines de vierges pour s'oindre de leur sang afin de conserver à jamais sa beauté et sa jeunesse...

8 années d'efforts et de batailles auront été nécessaires à Julie Deply pour réaliser ce projet, qu'elle a produit et porté à bout de bras avec un courage admirable, et dont elle signe la mise en scène, le scénario, et la musique.

En ressort un film séduisant, d'une très grande cohérence artistique. Si La Comtesse n'est pas exempt de défauts (ventre mou de milieu de film, maladresses du discours de fond sur la fin, narcissisme flagrant de Delpy - mais rien de grave), ceux-ci se laissent volontiers effacer par la profusion de qualités que la réalisatrice est parvenu à insuffler à son film : scénario malin aux dialogues souvent percutants et à double-sens, interprétations des acteurs, fantastiques, sobriété de la mise en scène, direction photo et sens du détail impressionnants, musique discrète soulignant parfaitement la dramaturgie.

Et puis, il y a du fond : nimbé d'un romantisme et d'un lyrisme par moments emprunté à Coppola (son Bram Stoker's Dracula n'est pas loin),le film se déroule sans faillir autour du thème du vieillissement, de la mort, de la pourriture, présent subtilement à chaque moment, dans chaque plan...
Mais La Comtesse raconte aussi l'histoire profondément féministe d'une femme de pouvoir qui gênait les puissants de l'époque, et qu'il a fallu faire disparaître (certains pour lui prendre ses terres, le Roi pour ne pas avoir à lui rembourser ses dettes...).
Le personnage de Bathory n'est guère très éloigné de celui de ces femmes de têtes d'aujourd'hui, que l'on accuse de ne pas savoir gérer leurs affaires et leur esprit aussi bien que les hommes à cause de leur trop grande sensibilité et vanité...

Kudos à Julie Delpy d'avoir mené son "entreprise" d'une telle main de maître.

Je souhaite à ce film une excellente carrière vidéo, car il a hélas été très mal distribué en France (peu d'entrées au final, à cause d'une sortie injustement discrète). >_<
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le 6 janvier 2011
Les deux commentaires précédents m'ont vraiment donné envie de voir ce film. Je l'ai donc commandé. Très bonne surprise au final avec cet éclairage nouveau qui, plus crédible, semble plus proche de la réalité que ce mythe de la serial killer assoiffée de ce sang à l'origine du vampirisme. J'avais lu le très médiocre "Dracula, l'immortel" (pitoyable suite du "Dracula" de Bram Stocker), où Bathory était plus décrite comme une véritable diablesse impitoyable, invincible, détruisant tout sur son passage et infligeant des morts atroces..Pfff
Il est vrai qu'au début j'étais vraiment dubitatif à cause de l'allusion au chef d'oeuvre de Francis Ford Coppola. Effectivement après avoir vu le film je comprend tout à fait : cette histoire d'amour très belle, avec ce soucis constant d'esthétisme.
Bref j'ai adoré et je conseille ce blu ray à tout le monde.
Bon visionnage!
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le 20 décembre 2014
BREF RÉSUMÉ : au 16ème siècle, la comtesse hongroise Bathory est accusée d'avoir tué et vidé de leur sang des centaines de jeunes filles vierges, afin de s'y baigner et conserver sa jeunesse éternelle. C'est un des personnages (avec le comte Vlad l’empaleur) qui a inspiré Bram Stocker pour créer son personnage, le célèbre vampire Dracula.

Beaucoup de films ont été réalisés sur la comtesse Bathory, mais pour moi celui-ci est un des meilleurs. Pour plusieurs choses:

- le film joue subtilement le doute sur la culpabilité de la comtesse : à cette époque, son mari venait de mourir. Se retrouvant veuve, et refusant de se marier à son cousin, c'est donc elle qui se retrouve à la tête d'une immense fortune et d'un vaste domaine. Une femme au pouvoir déplait fortement à l'époque. La théorie du complot afin de la faire tomber du pouvoir est donc une possibilité. Dans ce film, l'histoire est racontée par Istvan Thurzo, l'amant de la comtesse, qui ne fait que répéter des faits qu'on lui a de même racontés. Il n'assure ainsi pas la véridicité des faits, et donc la culpabilité de la comtesse.

- les acteurs : on a ici une très belle brochette d'acteurs : Julie Delpy, Daniel Brühl, Anamaria Marinca, qui jouent leur rôle à la perfection.

- la lumière : le chef opérateur, Martin Ruhe, a fait un travail magnifique ! Un super contraste noir et blanc sur les scènes de torture, un visage coupé entre les lumières chaudes et froides pour insister sur le doute de la comtesse...

Bref, un très bon drame historique !
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Née en 1560 dans une famille hongroise illustre (son oncle, Etienne Bathory, fut roi de Pologne et son cousin, Gyorgy Thurzo -que joue William Hurt dans le film (son goût pour la France et les Françaises est bien connu)- fut le premier ministre du roi de Hongrie), Elisabeth épouse à l'âge de 15 ans un comte, son aîné de onze ans, qui passe son temps à guerroyer contre les Turcs faisant de leur famille la plus crainte, respectée et puissante du royaume. Après 10 années de mariage, elle donne entre 1585 et 1598 cinq héritiers à son mari : trois filles et deux garçons (seules deux filles et un garçon survivront), de quoi satisfaire son époux donc qui meurt peu après en 1600. Fervente protestante, adepte toutefois de pratiques hérétiques qui la font craindre autant que respecter, courtisée par son cousin, Willliam Hurt donc, qui n'a pas assez de sang bleu pour qu'elle l'épouse, elle s'éprend toutefois du fils de celui-ci, un jeune homme vertueux et pur qui a vingt ans de moins qu'elle et que joue l'excellent acteur allemand Daniel Brühl ('Good bye Lenin !', 'The edukators', 'Joyeux Noël', 'Two days in Paris' -film de la rencontre avec Julie Delpy-, 'La vengeance dans la peau' et 'Inglourious Basterds'). Comme l'idée de cette liaison ne plaît guère au père de son jeune amant, celui-ci séquestre son fils, fait croire, en lui faisant parvenir de faux courriers, à Elisabeth que celui-ci en aime une autre et lui envoie un de ses affidés, un personnage masochiste qui va réussir à flatter en elle ce qu'il y a de pire : sa cruauté. Un incident faisant croire à Elisabeth que le sang de vierge a peut-être le pouvoir de rajeunir la peau, celle-ci, persuadée que son bel amour ne veut plus d'elle parce qu'elle est trop vieille et laide, et désormais avide de sang frais, entre dans une quête désespérée de jeunesse et de beauté éternelles jusqu'à ce que sa raison finisse par vaciller. William Hurt, désireux de s'emparer de ses terres comme de son armée afin de pouvoir devenir l'homme le plus puissant du royaume, va à partir de là orchestrer sa chute définitive...

Troisième réalisation de la franco-américaine Julie Delpy, qui est aussi compositrice et chanteuse (ce qui lui a permis de signer même la musique de son film), 'La comtesse' est le dernier film en date sur ce redoutable personnage historique après 'Comtesse Dracula' de l'anglais Peters Sasdy pour la Hammer en 71, 'Lèvres rouges' du belge Harry Kümmel avec Delphine Seyrig en 71 aussi et un des quatre 'Contes immoraux' du polonais Walerian Borowczyk avec Paloma Picasso en 74. Cette coproduction franco-allemande (avec aussi Anna-Maria Mühe, la fille d'Ulrich Mühe devenu célèbre pour son rôle dans 'La vie des autres' juste avant de mourir, mais également Nikolai Kinski, également fils de, et bien sûr Annamaria Marinca, la roumaine interprète de 'Quatre mois, trois semaines, deux jours') est une œuvre sombre et vénéneuse, rare, mise en scène avec beaucoup de soin par Julie Delpy, qui est tout simplement impressionnante et formidable dans un rôle dans lequel elle s'est incontestablement particulièrement investie.

Au-delà de la 'fable' de la goule Bathory, Julie Delpy esquisse en effet l'histoire d'une femme qui a en tout cas posé bien des problèmes aux hommes de son époque : à son roi, qui avait d'énormes dettes envers elle ; à son cousin, qui convoitait sa richesse et sa puissance ; à ses amants qu'elle troublait par son intelligence et sa culture ; aux hommes en général qu'elle mettait mal à l'aise à une époque où l'on estimait qu'une femme était évidemment inférieure à l'Homme. Son indépendance d'esprit, son caractère de fer, sa force intérieure, son évidente supériorité sur la plupart des mâles qui l'entouraient en firent la candidate idéale pour le rôle de la méchante sorcière criminelle qu'il fallut abattre à tout prix ; ce que l'on fit !

N'hésitez surtout pas à vous plonger dans la noire ambiance de cette très soignée production européenne d'une femme qui, quelque part, a dû se reconnaître dans cette lointaine ancêtre d'Europe de l'est ; vous ne le regretterez pas : 'La comtesse' est un long-métrage troublant et passionnant dont la pesante atmosphère vous laissera encore longtemps après un souvenir fort !

Bonus: trois entretiens avec Julie Delpy, Daniel Brühl et William Hurt, menés par des allemands et donc en anglais et allemand sous-titrés en français et un extrait de l'émission de télévision de Serge Moati 'Cinémas' avec Julie Delpy à l'occasion de la sortie du film en France
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le 12 mai 2012
Un conte macabre très bien réalisé et interprété par Julie Delpy, parfaite et inspirée. Basée sur des faits réels, la dérive meurtrière de la comtesse Bathory, l'histoire nous propulse dans l'horreur, mais avec une sensibilité qui apporte un cachet tout particulier à l'œuvre. Je n'en ai entendu parlé que très tard et... je trouve cela bien dommage! Ce film nous captive par son esthétisme glacé tout en nous faisant frissonner. Il réussit son pari sur plusieurs tableaux. Pas de longueur ou d'intellectualisme déplacé. C'est juste, cruel et sanglant - et la subtilité ne manque pas. La réalisatrice maîtrise le sujet et ne glisse jamais dans le voyeurisme. Très bien reconstitué sur le plan historique.

Il s'agit de la condition humaine face à son miroir, de l'angoisse qui taraude quand le moment venu chacun commence à comprendre, et cherche à déjouer la nature. Poussés par le désespoir, certains se défigurent à grands coups de chirurgie esthétique, d'autres peuvent aller plus loin encore, jusqu'à l'impensable.

Cette fable frappe dans le mille en abordant un sujet inévitable: le vieillissement, et derrière, la crainte de ne plus pouvoir être aimé.

Bravo, Julie, tu peux être fière.

RESPECT.
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Ce magnifique film de Julie Delpy s'attache à démêler les fils de l'histoire de la comtesse Erzébeth Bathory (jouée également par Julie Delpy). Le scénario part du postulat que ce sont toujours les vainqueurs qui écrivent l'histoire et créé les mythes et laisse planer un doute, de manière très subtile, sur la réalité des agissements de la « Comtesse sanglante ». Amours plus ou moins sincères et enjeux politiques s'entremêlent autour de la femme la plus puissante d'une Hongrie en proie à la menace turque.

Avec une photo exceptionnelle, un univers baroque et inquiétant et un scénario qui relate une histoire mystérieuse d'une façon originale et intelligente, « La comtesse » apparaît comme un œuvre particulièrement réussie. Outre la lecture historique d'un film en costumes, on y trouvera également un argument très actuel sur les dérives auxquelles peuvent conduire la recherche superficielle d'une éternelle jeunesse et une réflexion sur l'émancipation des femmes.

Films après films, Julie Delpy dévoile des talents de réalisateur surprenant et variés sur des sujets hors du champ habituel du cinéma franco-français. Du vrai bon cinéma !
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le 10 août 2013
J'étais tombée par hasard sur ce film à la télévision un jour, cette histoire m'a tellement "scotchée" que j'ai lu un bouquin sur cette femme autour de laquelle s' est construit une légende (comme l'Empereur Vlad Tepes alias Dracula... mais là c'est à un autre niveau !)... très bon film avec une Julie Delpy magistrale !
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Julie Delpy a écrit, réalisé & interprété un très beau film à tous égards. L'histoire est connue : celle de la comtesse Bathory, le Dracula au féminin de la Renaissance. Elle la réinvente, elle lui donne de la cohérence et de la profondeur. Elle réussit surtout l'exploit de ne sombrer dans aucun poncif. Son film n'est ni gore, ni trash, ni kitsch. Elle signe un film émouvant, terrible et romantique, qui a quelque chose, pour l'ensemble de ses qualités, de "La Belle et la Bête" de Cocteau. A voir sans aucune hésitation.
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le 28 mai 2015
La comtesse relate entre certitudes et doutes l'innocence ou la culpabilité d'un esprit insensible talonné par ses premières rides bataillant désespérément contre l'emprise du temps sur un visage promis à la décomposition.
Un combat perdu d'avance entre la volonté de durer en se servant du pouvoir, de la passion et de leurs vertiges et l'inexorable montée en puissance d'un constat et de sa folie meurtrière mise en lumière par une fausse perception menant une raison éveillée par la révélation vers le vampirisme.
La descente aux enfers d'une machine cérébrale complètement détraquée, incroyante, séduite et abandonnée exterminant sans pitié par centaines un entourage destiné à l'impossible conquête d'une immortalité.
Le délabrement d'une hallucinée otage d'une portion d'histoire guerrière, froide et austère dans une biographie hélas trop lente et dégarnie.
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le 15 septembre 2012
Ce film, s'il n'évite pas certaines longueurs, répétitions et maladresses, n'en demeure pas moins intéressant et plaisant à regarder.

Cette histoire d'amour impossible, détruite par la jalousie d'un rival tellement proche, est brillamment interprétée et très correctement mise en scène.

Julie DELPY bien jolie et talentueuse, semble particulièrement "habitée" par ce rôle et fait des efforts de réalisation méritoires, souvent récompensés.

L'aspect pédagogique de la narration est particulièrement judicieux. Il apporte un éclairage neuf et crédible à ce personnage catalogué comme monstre quand il s'agit avant tout d'une femme effrayée par son amour pour un garçon si jeune et par la folie que suscite le soupçon bientôt commué en fausse certitude qu'il n'est pas partagé.

Le chagrin infini de l'amour perdu, la peur viscérale de vieillir, vont transformer la comtesse en prédateur sanguinaire et la conduire à l'enfermement et à la mort, après un interminable aveuglement volontaire de la cour à l'égard de ses atrocités, jusqu'à ce qu'elles atteignent une fille de la noblesse.

Qui n'a pas connu le coup de foudre et les divagations qu'il suscite lorsqu'il n'est pas ou supposé ne l'être pas, partagé, risque de passer à côté de cette histoire à l'épilogue particulièrement émouvant par l'injustice et la cruauté morale de son diabolique bourreau. Celui-ci ne lui dépêche-t-il pas, en émissaire, l'amoureux par qui elle a tant souffert et sombré dans la folie ?
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