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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
un film excellent tiré d'un roman exceptionnel !,
Par Clitandre (Ste Livrade sur Lot, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Guépard (DVD)
Giuseppe Tomasi de Lampedusa (1926-1957) n'a pas connu le succès de son unique roman « Il Gattopardo », publié peu après sa mort, en 1959. Ce récit, appuyé sur une documentation personnelle précise - l'histoire de son arrière-grand-père - n'est pas seulement un roman historique ayant pour cadre la genèse de la nouvelle nation Italienne ; il y a bien d'autres enjeux. Le Prince don Fabricio di Salina, le personnage principal (un guépard figure au centre de son armoirie et il parle de lui-même en utilisant cette métaphore) se trouve confronté à la fois au changement brutal de son environnement social et à son propre vieillissement. « Sans illusions » comme il le déclare volontiers, il doute : ni la science (l'astronomie) ni son confesseur jésuite, le père Pirrone, ne lui permettent d'assumer le poids de la vie et l'angoisse de la mort. L'amour ? Très présent dans le récit, de façon pudique, il n'échappe pas aux ravages du Temps. Le roman vite devenu un classique de la littérature italienne, résiste aux classifications en sa qualité d'oeuvre ouverte aux interprétations contradictoires (politique, psychologique, philosophique, esthétique..). Le style de l'auteur, précis et baroque, déborde de poésie et d'humour. « Un des plus grands romans de ce siècle » d'après Louis Aragon. En français, la nouvelle traduction de Jean-Paul Manganarro, édité en Points Poche semble irréprochable.Dès la publication du livre, Luchino Visconti forme le projet d'en faire un film ; le réalisateur, qui a déjà mis en scène des chefs d'aeuvre, « Bellissima » , « Senso », « Rocco et ses frères », choisit de suivre au plus près le fil du roman . Seule la dernière partie est traitée à l'image de manière elliptique, par un superbe dernier plan, qui est une pure métaphore de la disparition en général (de la vie, du film, d'une aeuvre). Visconti ne tourne pas cette reconstitution en studio mais sur place, à Palerme, dans les grands espaces intérieurs de Sicile et dans de magnifiques palais décrépis. De façon poétique et dramatique, ce qui est mis en image, c'est le Temps. Nous avons la chance de voir une version restaurée avec soin : les couleurs et la lumière sont très harmonieuses. Le montage a été rétabli dans sa durée initiale, alors qu'ont circulé pendant des années des versions écourtées (record : la version espagnole, à laquelle il manquait trois quarts d'heure !). Visconti a choisi un format d'image très large (« super technirama »), qui lui permet de filmer de superbes paysages et des plans d'ensemble tels que la bataille ou le bal avec des mouvements panoramiques qui élargissent encore plus notre vision. Beaucoup de plans jouent avec la perspective en profondeur. Dès le générique, on peut admirer la beauté des cadrages, qui évoquent la composition de tableaux romantiques : dans la scène du bal nous avons l'impression d'assister à la mise en mouvement d'un tableau de Winterhalter : le décor, les robes à crinolines, la palette des couleurs, tout est là pour que nous puissions hallu-ciner. La distribution des rôles provoqua une surprise : le très américain Burt Lancaster dut subir un maquillage intensif en vue d'un vieillissement accéléré. Sa carrure imposante et son style de jeu (les regards sont déterminants dans ce film) donnent bien l'épaisseur impénétrable au personnage du Guépard. Pour les cinéphiles français, c'est un régal de retrouver Serge Reggiani en Don Ciccio, Pierre Clementi adolescent et surtout Alain Delon en Tancredi, fougueux et narquois. Claudia Cardinale, qui se fait attendre une heure avant d'apparaître en Angelica, rayonne bien sûr de tout son pouvoir érotique : elle s'en lèche les babines. La bande son n'est pas en stéréo mais elle mérite l'attention. La musique, signée Nino Rota, intervient à de nombreuses reprises et sous différentes formes, y compris à l'image : fanfare, chant, piano, orgue.... Le galop du bal, pure viennoiserie, et l'orchestration déglinguée de la fanfare intempestive sont irrésistibles. Comme il se doit, la musique de Verdi se fait entendre : depuis 1840, date de création de l'opéra « Nabucco », le Choeur des Esclaves (...Oh mia patria sì bella e perduta...) est indissociable du sentiment patriotique italien. « Viva V.E.R.D.I. » : ce graffiti de 1860 jouait sur les cinq lettres qui forment le nom du compositeur pour dire en même temps Vive Victor Emmanuel Roi d'Italie. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Très belle restauration,
Par schmittou "pfd" (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Guépard (Version longue) Digipack BR - Version 2011 - Edition limitee + livret [Blu-ray] (Blu-ray)
Film qui fait parti de l'histoire du cinéma. L'apport de la restauration HD est remarquable sur le bluray avec une image magnifique et un son très clair. Acquisition à conseiller à tous les cinéphiles.
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18 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
somptueuse symphonie,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Guépard (édition simple) (DVD)
Pour ceux qui n'aurait pas lu le roman de Lampedusa (Le Guépard) : ce film est une fidèle transcription du livre qui se déroule en Sicile dans la famille du prince Salina "le Guépard" (Burt Lancaster) alors que les partisans des Bourbons -régnant sur le royaume des Deux-Siciles- se battent contre les républicains garibaldiens qui aspirent à l'unité italienne, le neveu du prince Salina Tancredi (Alain Delon) lutte avec les partisans de Garibaldi, orphelin sans fortune personnelle, aimé par la fille ingrate du prince Conchetta, il a un coup de foudre pour une belle et richissime roturière Angelica (Claudia Cardinale) la fille du nouveau maire de Donnafugata Don Calgero Sedara (excellent Paolo Stoppa en parvenu) ... ; film grandiose dans tous ses aspects où les comédiens sont des personnages plus vrais que nature, modelés par les mains et les exigences perfectionnistes d'un maitre au sommet de son art : Delon, Lancaster et la Cardinale (Reggiani dans le petit rôle du garde-chasse réactionnaire du prince). Des scènes d'anthologies se suivent -dont l'arrivée à Donnafugata et le lent travelling sur la famille Salina recouverte de la poussière récoltée durant le trajet dans l'église du village où ils sont bénis ou encore la fameuse scène du bal au palais Pantaleone qui dure et dure où tout se noue et se dénoue- Tout changer pour que rien ne change. Rien à jeter. Indispensable. palme d'or 1963.PS Je viens de revoir ce chef d'oeuvre dans la version remastérisée et je dois dire que cela vaut la peine de revoir encore et encore ce grand film dans cette version nettoyée où chaque détail est visible, que cela soit les couleurs somptueuses des habits -robes, uniformes et tenues de soirée-, des ors des palais, des sols mosaïqués, des façades, sans parler des ciels, de la poussière, des jardins... bref j'ai revu un film tout neuf, c'est vraiment une restauration magnifique comme on le fait pour un tableau. Je ne peux que conseiller pour ceux qui ne l'ont pas encore vu et pour ceux -comme moi- qui le possédais dans une version ancienne, cela vaut vraiment le détour. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
205 minuti?,
Par Giuseppe Frega (Salerno, Salerno Italy) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Guépard [Blu-ray] (Blu-ray)
Mi domando se la durata del film contenuto su questo supporto blu ray sia davvero di 205 minuti.Tale durata corrisponde al montaggio voluto originariamente dal regista, ma la produzione scelse di tagliare circa 25 minuti e così il film è andato nelle sale nel classico taglio di 180 o 184 minuti che abbiamo sempre visto - in DVD e BLU RAY - da dieci anni a questa parte. Ho sempre cercato in giro per il mondo una edizione contenente il <<director's cut>> ma alla fine delle inutili ricerche mi sono rassegnato all' idea che quei venticinque minuti fossero andati irrimediabilmente perduti. Ho scoperto recentemente che in Francia è stata pubblicata in DVD, nel lontano 2003, una edizione di 205 minuti (mah!) e che, il primo febbraio prossimo, in Francia,analoga versione (<<director's cut>>?)sarà pubblicata in Blu Ray. Sarà vero? E' ancora possibile recuperare ed ammirare la versione originariamente voluta da Visconti? Questa domanda mi perseguita e tormenta da più di dieci anni e spero proprio che un cinefilo più attento, documentato e fortunato di me possa darle una risposta pacificatrice. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Lampedusa .,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Guépard (DVD)
Film qui rappelle l'arrivée au pouvoir de Garibaldi et le soutien des jeunes républicains avec le discret assentiment de l'aristocratie . Des acteurs éblouissants dans une réalisation étonnante .
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Bons services,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Guépard (édition simple) (DVD)
Le DVD le Guépard avait un problème de lecture, (neuf, mais cela peut arriver) j'ai expliqué ce problème par net et retourné le DVD le lendemain. Avant que le DVD soit reçu par AMAZON, il m'informait qu'il me retournait un autre DVD et second point AMAZON m'a remboursé les frais de retour. Rien à redire
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une seconde restauration exceptionnelle pour un film exceptionnel,
Par Oliver W. Holmes (Luxembourg) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Guépard [Blu-ray] (Blu-ray)
Les amoureux, nombreux, de ce film mythique croiront difficilement leurs yeux en découvrant cette nouvelle restauration (la première ayant été réalisée dans les années 1990). Les couleurs sont absolument somptueuses et permettent une redécouverte même lorsqu'on a déjà vu le film de nombreuses fois. La prière introductive, le départ de Tancrède pour la montagne, la prise de la ville par les garibaldiens, l'arrivée poussiéreuse dans la résidence de campagne, et naturellement la finale grandiose du bal laissent une impression fabuleuse. Dix fois merci aux restaurateurs.Les amateurs de joies plus légères pourront s'amuser en voyant Delon et Cardinale revenir sur les marches du festival de Cannes presque 50 années après leur visite initiale. La pauvre Cardinale doit vraiment jouer des coudes pour se faire entrevoir tellement Delon monopolise la scène. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
un bon film !,
Par heldren "heldren" (france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Guépard (DVD)
Un très beau fim de Visconti qui dépeint une société en plein boulversement lors de l'unification de l'Italie. Les acteurs sont magnifiques, l'ambiance très nostalgique et à la fois pleine d'élan... Un très bon moment !
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Visconti inoubliable,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Guépard (DVD)
1962, Visconti nous offre un film qui encore aujourd'hui se regarde comme à sa sortie avec des yeux émerveillés...Une longue fresque de trois heures qui me fait penser à Autant en emporte le vent, où le monde de privilégiés laisse la place à celui d'un avenir plus commun. Même époque (1860), mêmes beaux costumes, même recherche dans les détails des décors et des costumes, même foisonnement de caractères complexes. Mais si "autant en emporte le vent" était centré sur l'histoire d'une héroïne et de son combat pour garder les privilèges de ce monde perdu, ici Visconti utilise un Prince aux idées clairvoyantes et aux sentiments généreux pour dire que l'avenir même décadent doit être accepté.Un Prince qui dit "nous étions les guépards, les lions, ceux qui viendront seront les chacals, les hyènes et tous nous continuerons à nous prendre pour le sel de la terre".... Il dit aussi "il faut accepter le changement pour que rien ne change" ...il l'accepte à regret mais contribuera à réaliser ce changement en réalisant l'alliance de son neveu (aristocrate et opportuniste) avec la fille d'un bourgeois devenu puissant... Une alliance d'avenir où le monde ancien se fond dans le nouveau, celui de la "révolution" de l'annexion de la Sicile, de la réunification de l'Italie. Un Casting de rêve nous fait découvrir (en 1962) Claudia Cardinale pulpeuse, éclatante dans des costumes victoriens, légère, provocante et un brin commune (je ne dis pas vulgaire), c'est Angélica la fille du maire de la ville, un très riche bourgeois qui rêve d'être gentilhomme. -Claudia Cardinale aux cotés de Alain Delon, splendide jeune homme, aimé des filles de cette cour princière, flirtant, aimant la plus belle, la plus riche, celle du monde nouveau. -Alain Delon, c'est Tancredi, le neveu chéri du Prince, celui dans lequel ce Prince se retrouve jeune, vigoureux, celui dont le Prince est jaloux... Tancredi qui est d'abord le révolutionnaire engagé avec les chemises rouges de Garibaldi, qui démissionne quand la réunification se fait sous l'égide du roi Victor Emmanuel, qui revient en Sicile pour recueillir les fruits, les richesses que l'amour d'Angelica lui assurera. -Burt Lancaster, un prince élégant, pater familias, savourant ses privilèges mais lucide au point de vouloir s'en séparer pour conserver sa dignité d'homme. -On apercevra aussi : Serge Reggiani (en aristocrate conservateur), Terence Hill (en drôle de soldat rouge puis bleu, en amoureux éconduit par la fille du Prince)... Mais ce dont je me souvenais du film, vu lors de sa sortie, c'est de la longue scène de la réception et du bal donnés par les parents de la fiancée Angélica...Une longue scène de plus d'une heure où tout est dit des sentiments des personnages. -jalousie de la rivale d'Angélica qui est fixée sur son amour romantique de jeunesse, -fierté outrageuse du père de cette fiancée, -explosion de joie et de fierté de la belle fiancée, qui se voit reine du bal, -regrets désespérés du Prince qui voit sa jeunesse le quitter et son monde disparaître, -provocation d'Angélica pour attirer les regards et les désirs du Prince, de l'assemblée, faire naître un brin de jalousie chez le fiancé, -élégance, gaité et jalousie masquée de Trancredi qui voit sa fiancée ouvrir la première valse avec l'oncle-prince... Cette scène, longue, splendide, est accompagnée d'une musique inoubliable, signée Nino Rota. Les costumes et décors sont parfaitement reconstitués et traduisent un monde féérique à peine imaginable aujourd'hui. Une place particulière est donnée à la religion dans ce film. Même si le confesseur du Prince a un rôle semble-t-il de directeur de conscience...Le Directeur est toujours le Prince, agissant en maitre après Dieu et décidant lui même, du moment des prières, des visites religieuses...Il envoie promener également le dit confesseur en lui répliquant "ce qui est essentiel dans la confession ce n'est pas le discours mais le repentir"...Il est aussi sincèrement respectueux envers sa foi, s'agenouillant au passage du Saint Sacrement et continuant sa prière vers les étoiles ...appelant sa fin...voulant disparaître du monde avec "son" monde... Il existe une VF, une VOST (italienne évidemment) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
FLAMBOYANT !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Guépard (DVD)
La version longue et remasterisée par The Film Foundation de Martin Scorsese d'un film culte de Lucchino Visconti,Palme d'or à Cannes en 1963.La splendeur des décors,les costumes,les acteurs Burt Lancaster,Alain Delon,Claudia Cardinale dirigés par le Maître,tout est raffinement. Revoir ce film reste fascinant et est un défi au temps! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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