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4,3 sur 5 étoiles
Le Guépard [Version longue - Edition limitée]
Format: Blu-rayModifier
Prix:20,00 €+2,79 €expédition
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18 sur 18 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Giuseppe Tomasi de Lampedusa (1926-1957) n'a pas connu le succès de son unique roman « Il Gattopardo », publié peu après sa mort, en 1959. Ce récit, appuyé sur une documentation personnelle précise - l'histoire de son arrière-grand-père - n'est pas seulement un roman historique ayant pour cadre la genèse de la nouvelle nation Italienne ; il y a bien d'autres enjeux. Le Prince don Fabricio di Salina, le personnage principal (un guépard figure au centre de son armoirie et il parle de lui-même en utilisant cette métaphore) se trouve confronté à la fois au changement brutal de son environnement social et à son propre vieillissement. « Sans illusions » comme il le déclare volontiers, il doute : ni la science (l'astronomie) ni son confesseur jésuite, le père Pirrone, ne lui permettent d'assumer le poids de la vie et l'angoisse de la mort. L'amour ? Très présent dans le récit, de façon pudique, il n'échappe pas aux ravages du Temps. Le roman vite devenu un classique de la littérature italienne, résiste aux classifications en sa qualité d'oeuvre ouverte aux interprétations contradictoires (politique, psychologique, philosophique, esthétique..). Le style de l'auteur, précis et baroque, déborde de poésie et d'humour. « Un des plus grands romans de ce siècle » d'après Louis Aragon. En français, la nouvelle traduction de Jean-Paul Manganarro, édité en Points Poche semble irréprochable.
Dès la publication du livre, Luchino Visconti forme le projet d'en faire un film ; le réalisateur, qui a déjà mis en scène des chefs d'aeuvre, « Bellissima » , « Senso », « Rocco et ses frères », choisit de suivre au plus près le fil du roman . Seule la dernière partie est traitée à l'image de manière elliptique, par un superbe dernier plan, qui est une pure métaphore de la disparition en général (de la vie, du film, d'une aeuvre). Visconti ne tourne pas cette reconstitution en studio mais sur place, à Palerme, dans les grands espaces intérieurs de Sicile et dans de magnifiques palais décrépis. De façon poétique et dramatique, ce qui est mis en image, c'est le Temps.
Nous avons la chance de voir une version restaurée avec soin : les couleurs et la lumière sont très harmonieuses. Le montage a été rétabli dans sa durée initiale, alors qu'ont circulé pendant des années des versions écourtées (record : la version espagnole, à laquelle il manquait trois quarts d'heure !). Visconti a choisi un format d'image très large (« super technirama »), qui lui permet de filmer de superbes paysages et des plans d'ensemble tels que la bataille ou le bal avec des mouvements panoramiques qui élargissent encore plus notre vision. Beaucoup de plans jouent avec la perspective en profondeur. Dès le générique, on peut admirer la beauté des cadrages, qui évoquent la composition de tableaux romantiques : dans la scène du bal nous avons l'impression d'assister à la mise en mouvement d'un tableau de Winterhalter : le décor, les robes à crinolines, la palette des couleurs, tout est là pour que nous puissions hallu-ciner.
La distribution des rôles provoqua une surprise : le très américain Burt Lancaster dut subir un maquillage intensif en vue d'un vieillissement accéléré. Sa carrure imposante et son style de jeu (les regards sont déterminants dans ce film) donnent bien l'épaisseur impénétrable au personnage du Guépard. Pour les cinéphiles français, c'est un régal de retrouver Serge Reggiani en Don Ciccio, Pierre Clementi adolescent et surtout Alain Delon en Tancredi, fougueux et narquois. Claudia Cardinale, qui se fait attendre une heure avant d'apparaître en Angelica, rayonne bien sûr de tout son pouvoir érotique : elle s'en lèche les babines.
La bande son n'est pas en stéréo mais elle mérite l'attention. La musique, signée Nino Rota, intervient à de nombreuses reprises et sous différentes formes, y compris à l'image : fanfare, chant, piano, orgue.... Le galop du bal, pure viennoiserie, et l'orchestration déglinguée de la fanfare intempestive sont irrésistibles. Comme il se doit, la musique de Verdi se fait entendre : depuis 1840, date de création de l'opéra « Nabucco », le Choeur des Esclaves (...Oh mia patria sì bella e perduta...) est indissociable du sentiment patriotique italien. « Viva V.E.R.D.I. » : ce graffiti de 1860 jouait sur les cinq lettres qui forment le nom du compositeur pour dire en même temps Vive Victor Emmanuel Roi d'Italie.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 22 décembre 2010
Sans doute la meilleure interprêtation de Lancaster, qui incarne le Prince Salina à la perfection... chacune de ses interventions est dévastatrice verbalement. Quant aux autres acteurs, ils sont excellents également. Une gigantesque fresque historique de 1er ordre tourné sur le terrain sicilien... superbe.

Cette édition présente le double intérêt d'être soit en DVD en VF (durée 2h50), soit en VOST (italien sous-titré français - durée 3h), ce qui donnera aux puristes comme moi l'opportunité de visionner ce chef d'oeuvre dans sa diffusion d'origine, dans laquelle le doublage des acteurs français et américains est très bon.

En bonus des suppléments, des imprimés collectors... bref, un bel investissement !
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5 sur 5 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 8 août 2012
Les amoureux, nombreux, de ce film mythique croiront difficilement leurs yeux en découvrant cette nouvelle restauration (la première ayant été réalisée dans les années 1990). Les couleurs sont absolument somptueuses et permettent une redécouverte même lorsqu'on a déjà vu le film de nombreuses fois. La prière introductive, le départ de Tancrède pour la montagne, la prise de la ville par les garibaldiens, l'arrivée poussiéreuse dans la résidence de campagne, et naturellement la finale grandiose du bal laissent une impression fabuleuse. Dix fois merci aux restaurateurs.

Les amateurs de joies plus légères pourront s'amuser en voyant Delon et Cardinale revenir sur les marches du festival de Cannes presque 50 années après leur visite initiale. La pauvre Cardinale doit vraiment jouer des coudes pour se faire entrevoir tellement Delon monopolise la scène.
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12 sur 13 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 4 décembre 2010
Film qui fait parti de l'histoire du cinéma. L'apport de la restauration HD est remarquable sur le bluray avec une image magnifique et un son très clair. Acquisition à conseiller à tous les cinéphiles.
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Le Guépard est une fresque somptueuse sur la fin d'un monde et sur la naissance d'un autre sur fond de révolution garibaldienne et d'unité italienne. On y suit le déclin de la noblesse sicilienne (les lions et les guépards) et la montée en puissance de la petite bourgeoisie fortunée, composée de parvenus (les hyènes et les chacals) qui voudraient bien avoir l'air, mais qui n'ont pas l'air du tout...

Et pourtant... l'amour sincère de Tancrède, le fougueux (et un tantinet opportuniste) aristocrate libéral et d'Angelica, la très belle plante (un tantinet arriviste) issue d'une riche bourgeoisie avide d'honneurs et de pouvoir, transfigure cette disparition d'un monde et l'accouchement douloureux d'un nouveau. Leur union est le symbole de l'union sacrée de l'aristocratie et de la bourgeoisie (Il faut que tout change pour que rien ne change) qui mettra fin aux troubles révolutionnaires et fera surgir l'Italie moderne.

Luchino Visconti nous offre ici une oeuvre d'une beauté et d'une intelligence exceptionnelles. Il atteint des sommets dans l'art de la réalisation. Il sait filmer les scènes intimes à la perfection, tout comme les rares scènes de guerre et les scènes en extérieur. Travellings, plans séquences, gros plans... Tout y est, c'est une démonstration, un exercice de style. La qualité de la photo est parfaite et la musique de Nino Rota, agrémentée d'une valse inédite de Verdi, inoubliable. Verdi, dont le nom servit de mot de ralliement aux royalistes d'une Italie unifiée: Vittorio Emanuele Re D'Italia

Côté acteurs secondaires, on a, en comte Cavriaghi, fidèle compagnon d'armes de Tancrède, mais amant malheureux, un excellent Mario Girotti (qui fera carrière plus tard sous le pseudonyme de Terence Hill), et Serge Reggiani en métayer. Dans les rôles principaux, Burt Lancaster incarne Don Fabrizzio Corbera, prince Salina, empli de cynisme, de majesté et de morgue, mais en même temps touchant par sa sincère affection pour le jeune couple et émouvant, car fragilisé par les évènements et appartenant déjà au passé. L'acteur (auquel Visconti aurait préféré, bien à tort, Laurence Olivier) livre une prestation confondante, une composition grandiose qui marque le sommet de sa carrière. Claudia Cardinale, plus belle et plus lumineuse qu'elle ne le sera jamais dans une carrière ponctuée pourtant de quelques autres films majeurs. Alain Delon dans le rôle de Tancrède, qu'il suffit d'observer dans n'importe quelle scène où il apparaît pour se souvenir qu'il est (ou était) un immense comédien touché par la grâce. Tous deux sont beaux comme des dieux et forment un des plus magnifiques couples de l'Histoire du cinéma

Malgré sa durée, le film n'ennuie jamais (on ne peut pas en dire autant de tous les films du réalisateur), jusqu'à cette bouleversante dernière séquence, dans laquelle le "guépard", conscient de sa disparition prochaine, quitte le bal avant la fin.

Il Gattopardo possède ce souffle romanesque propre aux grandes oeuvres qui les rendent passionnantes de bout en bout. C'est à n'en pas douter un incomparable chef-d'oeuvre. Visconti s'y révèle à la fois peintre, décorateur, artiste inspiré qui use de chaque image comme d'un révélateur capable de dévoiler les profondeurs de l'âme et la beauté esthétique des êtres et des choses. Chaque plan est inoubliable : autant la beauté nimbée des paysages siciliens que le luxe des palais ; autant l'apparition éblouissante d'Angelica au bal que l'ardeur du jeune Tancrède ; autant l'altière distinction du prince que la savoureuse bonhomie gaffeuse de Calogero. Et puis, il y a cette fin, ce dernier regard désabusé du "guépard" qui entrevoit les portes de l'éternité tandis que l'on fusille quelques révolutionnaires garibaldiens opposés au nouveau régime...

Cette palme d'or à Cannes en 1963 a fait le tour du monde et fascine toujours par son ampleur et ses moments d'anthologie comme le bal final. Le chef d'oeuvre de Luchino Visconti.

D'une durée de 205 minutes à l'origine, le film, jugé trop long à la fois par Visconti et par la production, a été raccourci à deux reprises: Une première fois de 10 minutes pour sa présentation au Festival de Cannes, et une seconde fois d'encore 10 minutes pour l'exploitation en salle. On arrive donc à une version définitive de 3h04, retenue pour le transfert en DVD et en Blu ray, version dite "longue" par rapport à celle tronquée de la Fox (161 minutes) . On peut le regretter, mais il ne faut pas oublier que c'est cette version-là que Visconti a cautionnée comme étant la meilleure.

PS: Edition en Blu ray: Une nouvelle restauration -sans doute la dernière- de la version de 184 minutes, sous la houlette de Martin Scorsese. Aucun défaut de master, tout ce que l'on reprochait au DVD de 2011 a disparu (hormis de très légers scintillements en arrière'plan peut-être, et encore), des couleurs rénovées qui restent dans les tonalités voulues, des contrastes finement dosés, une lumière magique, une définition exemplaire, une clarté inédite, et des détails, des détails et des détails. Décors, toilettes, tapisseries, gros plans : tout revit.

Le son est aussi de très grande qualité que ce soit en VO ou (ce qui est plus rare ) en VF. La version originale italienne fait peut'être un peu plus datée, mais elle recèle aussi plus de détails et de sons imperceptibles en français.
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100 PREMIERS RÉVISEURSle 18 juillet 2013
Les grands films sont toujours avec plusieurs clefs de décryptage et il est difficile d'en faire le tour, de bien les comprendre avant de les avoir vu plusieurs fois. La matière est riche, et capiteuse, et sous peine d'en être enivré, il faut laisser du temps pour entrer dans le sujet. Je n'avais jamais vu le Guépard, et je n'avais pas lu le livre de Lampedusa. J'ai donc découvert tout un univers merveilleusement traité par le cinéaste.

Le Guépard, c'est la grande scène de théâtre d'où descend l’aristocratie sicilienne, et qui se fait remplacer par les représentants de l’État italien moderne, lesquels ont du mal à prendre leur place. Thème historique assez classique que celui de la fin de règne. La France a connu cela avec plusieurs étapes entre l'aristocratie d'ancien régime et celle de l'Empire puis avec celle de la République. A chaque fois, comme en Sicile, ce sont les questionnements autour du devenir de la famille, des propriétés. On y voit l'émergence des nouvelles générations, qui n'ont pas la même culture que les anciennes, les amours, les intérêts. Dans ce film, tout cela est traité à travers la personne du prince de Salina (formidable Burt Lancaster qui porte le film), grand seigneur respecté de tous, qui s'arrange au mieux pour que l'essentiel soit préservé.

Un film sur la fin d'un monde où la remarque de Salina " nous étions les guépards et les lions, demains arriveront les hyènes et les chacals" pour faire référence au nouveau régime, me rappelle celle mise dans la bouche de Nez-de-Cuir par Jean de la Varende : "le cycle est : le moine, le noble, l'ouvrier. Après, plus rien, les barbares". La fin d'un monde mais tourné de manière magistrale avec des décors et des costumes époustouflants, des scènes d'anthologie dont celle du bal (8 nuits de tournage !).

De ce coffret, j'ai particulièrement apprécié la version italienne ST même s'il y a beaucoup de sautes de son et une qualité audio moyenne. Les bonus du premier disque avec les entretiens d'Alain Delon et Claudia Cardinale n'apportent pas grand chose si ce n'est les émotions de ces acteurs qui rapportent leurs souvenirs sur Visconti et sur le fait que ce film leur a ouvert grandes les portes de la gloire.

Que le spectateur ne se laisse pas rebuter par la lenteur de ce film. Je l'ai vu en plusieurs séquences. Mais il faut au moins cela pour bien apprécier tous les parfums distillés par Visconti dans cette fresque admirable.
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Pour ceux qui n'aurait pas lu le roman de Lampedusa Le Guépard : ce film est une fidèle transcription du livre qui se déroule en 1860 en Sicile dans la famille du prince Salina "le Guépard" (Burt Lancaster) alors que les partisans des Bourbons -régnant sur le royaume des Deux-Siciles- se battent contre les républicains garibaldiens qui aspirent à l'unité italienne, le neveu du prince Salina Tancredi (Alain Delon) lutte avec les partisans de Garibaldi, orphelin pauvre, aimé par la fille ingrate du prince Conchetta, il a un coup de foudre pour une belle et richissime roturière Angelica (Claudia Cardinale), fille du nouveau maire Don Calogero Sedara (excellent Paolo Stoppa en parvenu)... ; film grandiose dans tous ses aspects où les comédiens sont des personnages plus vrais que nature, modelés par les les mains d'un maitre au sommet de son art : Delon, Lancaster, la Cardinale , Reggiani dans le petit rôle du garde-chasse réactionnaire du prince Salina ... Des scènes d'anthologie se suivent -dont l'arrivée à Donnafugata et le travelling lent sur les membres de la famille Salina recouverts de la poussière ramassée pendant le trajet dans l'église du village où ils sont bénis ou encore la fameuse scène du bal au palais Panteleone qui dure et dure où tout se noue et se dénoue. "Tout changer pour que rien ne change". Rien à jeter. Indispensable. Palme d'or 1963.
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Pour ceux qui n'aurait pas lu le roman de Lampedusa (Le Guépard) : ce film est une fidèle transcription du livre qui se déroule en Sicile dans la famille du prince Salina "le Guépard" (Burt Lancaster) alors que les partisans des Bourbons -régnant sur le royaume des Deux-Siciles- se battent contre les républicains garibaldiens qui aspirent à l'unité italienne, le neveu du prince Salina Tancredi (Alain Delon) lutte avec les partisans de Garibaldi, orphelin sans fortune personnelle, aimé par la fille ingrate du prince Conchetta, il a un coup de foudre pour une belle et richissime roturière Angelica (Claudia Cardinale) la fille du nouveau maire de Donnafugata Don Calgero Sedara (excellent Paolo Stoppa en parvenu) ... ; film grandiose dans tous ses aspects où les comédiens sont des personnages plus vrais que nature, modelés par les mains et les exigences perfectionnistes d'un maitre au sommet de son art : Delon, Lancaster et la Cardinale (Reggiani dans le petit rôle du garde-chasse réactionnaire du prince). Des scènes d'anthologies se suivent -dont l'arrivée à Donnafugata et le lent travelling sur la famille Salina recouverte de la poussière récoltée durant le trajet dans l'église du village où ils sont bénis ou encore la fameuse scène du bal au palais Pantaleone qui dure et dure où tout se noue et se dénoue- Tout changer pour que rien ne change. Rien à jeter. Indispensable. palme d'or 1963.

PS Je viens de revoir ce chef d'oeuvre dans la version remastérisée et je dois dire que cela vaut la peine de revoir encore et encore ce grand film dans cette version nettoyée où chaque détail est visible, que cela soit les couleurs somptueuses des habits -robes, uniformes et tenues de soirée-, des ors des palais, des sols mosaïqués, des façades, sans parler des ciels, de la poussière, des jardins... bref j'ai revu un film tout neuf, c'est vraiment une restauration magnifique comme on le fait pour un tableau. Je ne peux que conseiller pour ceux qui ne l'ont pas encore vu et pour ceux -comme moi- qui le possédais dans une version ancienne, cela vaut vraiment le détour.
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Un chef d'oeuvre du Septième Art ressuscité par une restauration proprement hallucinante! Transféré sur un support Blu-ray le résultat dépasse toutes les espérances. Jamais les décors et costumes de cette fresque magistrale n'avaient révélés à ce point leur magnificence. Un grand Bravo et Merci à l'éditeur qui défend ici le plus beau du cinéma. Portrait bouleversant d'un monde en disparition, défendu par un noble fantôme du passé
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1962, Visconti nous offre un film qui encore aujourd'hui se regarde comme à sa sortie avec des yeux émerveillés...Une longue fresque de trois heures qui me fait penser à Autant en emporte le vent, où le monde de privilégiés laisse la place à celui d'un avenir plus commun. Même époque (1860), mêmes beaux costumes, même recherche dans les détails des décors et des costumes, même foisonnement de caractères complexes. Mais si "autant en emporte le vent" était centré sur l'histoire d'une héroïne et de son combat pour garder les privilèges de ce monde perdu, ici Visconti utilise un Prince aux idées clairvoyantes et aux sentiments généreux pour dire que l'avenir même décadent doit être accepté.

Un Prince qui dit "nous étions les guépards, les lions, ceux qui viendront seront les chacals, les hyènes et tous nous continuerons à nous prendre pour le sel de la terre".... Il dit aussi "il faut accepter le changement pour que rien ne change" ...il l'accepte à regret mais contribuera à réaliser ce changement en réalisant l'alliance de son neveu (aristocrate et opportuniste) avec la fille d'un bourgeois devenu puissant... Une alliance d'avenir où le monde ancien se fond dans le nouveau, celui de la "révolution" de l'annexion de la Sicile, de la réunification de l'Italie.

Un Casting de rêve nous fait découvrir (en 1962) Claudia Cardinale pulpeuse, éclatante dans des costumes victoriens, légère, provocante et un brin commune (je ne dis pas vulgaire), c'est Angélica la fille du maire de la ville, un très riche bourgeois qui rêve d'être gentilhomme.
-Claudia Cardinale aux cotés de Alain Delon, splendide jeune homme, aimé des filles de cette cour princière, flirtant, aimant la plus belle, la plus riche, celle du monde nouveau.
-Alain Delon, c'est Tancredi, le neveu chéri du Prince, celui dans lequel ce Prince se retrouve jeune, vigoureux, celui dont le Prince est jaloux... Tancredi qui est d'abord le révolutionnaire engagé avec les chemises rouges de Garibaldi, qui démissionne quand la réunification se fait sous l'égide du roi Victor Emmanuel, qui revient en Sicile pour recueillir les fruits, les richesses que l'amour d'Angelica lui assurera.
-Burt Lancaster, un prince élégant, pater familias, savourant ses privilèges mais lucide au point de vouloir s'en séparer pour conserver sa dignité d'homme.
-On apercevra aussi : Serge Reggiani (en aristocrate conservateur), Terence Hill (en drôle de soldat rouge puis bleu, en amoureux éconduit par la fille du Prince)...

Mais ce dont je me souvenais du film, vu lors de sa sortie, c'est de la longue scène de la réception et du bal donnés par les parents de la fiancée Angélica...Une longue scène de plus d'une heure où tout est dit des sentiments des personnages.
-jalousie de la rivale d'Angélica qui est fixée sur son amour romantique de jeunesse,
-fierté outrageuse du père de cette fiancée,
-explosion de joie et de fierté de la belle fiancée, qui se voit reine du bal,
-regrets désespérés du Prince qui voit sa jeunesse le quitter et son monde disparaître,
-provocation d'Angélica pour attirer les regards et les désirs du Prince, de l'assemblée, faire naître un brin de jalousie chez le fiancé,
-élégance, gaité et jalousie masquée de Trancredi qui voit sa fiancée ouvrir la première valse avec l'oncle-prince...

Cette scène, longue, splendide, est accompagnée d'une musique inoubliable, signée Nino Rota. Les costumes et décors sont parfaitement reconstitués et traduisent un monde féérique à peine imaginable aujourd'hui.

Une place particulière est donnée à la religion dans ce film. Même si le confesseur du Prince a un rôle semble-t-il de directeur de conscience...Le Directeur est toujours le Prince, agissant en maitre après Dieu et décidant lui même, du moment des prières, des visites religieuses...Il envoie promener également le dit confesseur en lui répliquant "ce qui est essentiel dans la confession ce n'est pas le discours mais le repentir"...Il est aussi sincèrement respectueux envers sa foi, s'agenouillant au passage du Saint Sacrement et continuant sa prière vers les étoiles ...appelant sa fin...voulant disparaître du monde avec "son" monde...

Il existe une VF, une VOST (italienne évidemment)
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