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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une perle du baroque anglais
Oeuvre atypique, KING ARTHUR n’est pas à proprement parler un opéra, mais ce qu’on appelle un “semi opéra”, genre spécifiquement anglais du XVIIe siècle:
l’oeuvre originale est une pièce parlée de John Dryden, d’une durée d’environ 5 heures(!), dont l’action...
Publié il y a 21 mois par Caroline LESNIAK

versus
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Christie et Purcell
Autant le dire tout de suite : je n'ai jamais été convaincu par Christie dirigeant Purcell (voir mon commentaire portant sur son Dido and Aenas).

Certes, les chœurs sont beaux, certes l'ouverture est d'une transparence louable, mais Christie segmente le discours orchestral au profit d'accentuations rhétoriques exagérées...
Publié il y a 1 mois par Luis Cajaroy


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5.0 étoiles sur 5 Une perle du baroque anglais, 22 octobre 2012
Par 
Caroline LESNIAK (Vernon, Eure) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Purcell: King Arthur (CD)
Oeuvre atypique, KING ARTHUR n’est pas à proprement parler un opéra, mais ce qu’on appelle un “semi opéra”, genre spécifiquement anglais du XVIIe siècle:
l’oeuvre originale est une pièce parlée de John Dryden, d’une durée d’environ 5 heures(!), dont l’action dramatique se trouve ponctuée d’intermèdes musicaux, ou masques, qui représentent quant à eux moins de 2 heures sur la durée totale de la pièce.
Aujourd’hui ce sont naturellement ces moments de musique qui assurent la pérennité de KING ARTHUR, même si les productions scéniques modernes y mêlent, comme au temps de sa création, paroles, chant et danse, voulant illustrer ainsi la forme originale de l’oeuvre.
Ce fut le cas des représentations triomphales données au Théâtre du Châtelet en 1995, sous la direction musicale de William Christie, et dont est issu cet enregistrement. Petite précision : il ne s’agit pas d’un enregistrement “live” de ces représentations, mais de l’ enregistrement, réalisé en studio, de la partie musicale de celles ci.

Le livret décrit l’affrontement du bon roi Arthur et du méchant roi Oswald, qui se disputent à la fois le coeur de la belle Emmeline et l’ Angleterre. Chacun est aidé par son magicien attitré, l’enchanteur Merlin pour Arthur, le magicien Osmond pour Oswald. Interviennent aussi nombre de personnages divers, esprits, génies, nymphes, figures allégoriques, ainsi que tout un peuple de bergers, de soldats ou de paysans.
Seuls ces personnages secondaires sont chantés, les péripéties “parlées” du livret étant dévolues quant à elles aux personnages principaux : Arthur, Oswald, Emmeline, Merlin et Osmond, qui donc n’apparaissent pas au disque.
Ainsi privé de récitatifs ou de dialogues parlés, et des personnages “moteur” de l’action dramatique, il est vrai que KING ARTHUR, avec ses nombreux choeurs et séquences instrumentales, ressemble davantage à une ode ou une sorte “d’oratorio profane”, qu’a un opéra. Mais il se dégage une telle vie dans cette succession de tableaux musicaux, il y a une telle variété dans les climats, que cette musique se suffit amplement à elle même sur le plan dramatique, et s’écoute avec un bonheur constant.

Le génie mélodique et la puissance expressive de Purcell éclatent aussi bien dans les airs solistes que dans les ensembles ou dans les choeurs.

Les choeurs sont particulièrement nombreux et importants dans KING ARTHUR. Tous sont extraordinaires , d’une grande beauté polyphonique, et d’une expression souvent marquée d’originalité ( choeur des Bretons à la fin de l’acte I), ou parfois d’ une tonalité gaillarde et humoristique inattendue ( choeur des Paysans à l’acte V).
Les mêmes qualités mélodiques et expressives se retrouvent aussi dans les nombreuses séquences purement orchestrales, ritournelles, passacailles, préludes ou symphonies qui parsèment les cinq actes. Ces séquences s’intègrent parfaitement au déroulement dramatique, mais sont autant de respirations, de pauses, qui concourent à cet équilibre entre parties vocales et instrumentales, qui donne ce ton inimitable à KING ARTHUR.
L’orchestration est d’une variété et d’une richesse éblouissantes , passant de l’éclat de certaines scènes où au tutti orchestral se joint la sonorité éclatante des trompettes, à l’atmosphère intimiste de certains airs au climat quasi chambriste, où la voix n’ est accompagnée que d’une simple viole de gambe ou d’une flûte à bec.
Certains airs atteignent une puissance dramatique peu commune : c’est le cas de l’air fameux du Génie du Froid , dans lequel l’expression de l’épuisement et de la lassitude du vieillard qui suffoque dans le froid, sans doute un peu “surjouée” ( Cupidon ne le traite -t-il pas de “stupide gâteux”?) s’appuie sur une économie de moyens saisissante du côté de l’orchestre, où les cordes se contentent de scander sèchement la ligne mélodique, soulignant ainsi ses difficultés à retrouver son souffle. Sa supplique “ Let me freeze again to death” est poignante.
Mais le génie expressif de Purcell s’exprime avec un égal bonheur dans tous les autres registres chers au répertoire baroque, dans les scènes héroïques pleines d’énergie et de grandeur, dans les scènes à caractère pastoral, ou encore celles où le sentiment élégiaque domine : à l’éclat guerrier de “Come, if you dare”, répond le charme et la douceur du choeur “How blest are shepherds”, la tendresse de l’air “How happy the lover”, ou la grâce de “Fairest Isle”.

La merveilleuse interprétation que nous donne William Christie à la tête des Arts Florissants aboutit à une chose : faire aimer cette oeuvre, à travers ses multiples aspects, qu’elle s’applique si bien à faire ressortir. Je ne connais pas les versions de J.E.Gardiner, de Trevor Pinnock ou d’Hervé Niquet. Mais, de l’écoute de cet enregistrement, on ressort totalement conquis : tout s’équilibre avec une sorte d’évidence, vivacité et douceur, énergie et sensualité, humour et émotion. L’orchestre se montre agile et souple, incisif, nuancé. Les voix sont virtuoses et expressives , notamment les éblouissantes Véronique Gens et Sandrine Piau, mais il faudrait citer tous les interprètes, solistes et choeur.

Si vous avez envie de vous régaler avec un chef d’oeuvre du répertoire baroque, faites confiance à William Christie et ses Arts Florissants!
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3.0 étoiles sur 5 Christie et Purcell, 18 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Purcell: King Arthur (CD)
Autant le dire tout de suite : je n'ai jamais été convaincu par Christie dirigeant Purcell (voir mon commentaire portant sur son Dido and Aenas).

Certes, les chœurs sont beaux, certes l'ouverture est d'une transparence louable, mais Christie segmente le discours orchestral au profit d'accentuations rhétoriques exagérées ("Woden, first to thee" notamment).
Résultat : on se perd dans des détails, il n'y a aucune continuité dramatique, et le King Arthur devient une suite d'airs, de chœurs, d'intermèdes orchestraux.

Les tempi sont alternativement trop lents ou trop rapides, et ne portent aucune justification en eux mêmes ("Come if you dare").
On se demande quelle vision Christie a de l'oeuvre, quelle signification revêtent les tempi, mais on ne trouve aucune explication sinon la suivante : Christie s’entête à vouloir trop prouver, en une démonstration de virtuosité digne d'un thésard mégalo.

Du coté des solistes, Padmore fait dans l’héroïque et cela ne lui réussit pas, Salomaa est lourd et n'a pas de legato, Paton est un ténor à l'anglaise assez quelconque (comparer son "Come if you dare" avec celui de Paul Elliott chez Gardiner !)

Gens est presque trop brillante mais elle maintient une ligne de chant intéressante, de même que Piau, au chant cependant trop apprêté.

Le reste de la distribution est convenable mais quelconque, McFadden semble peu concernée ; le rôle de Galatée, molle et délicate bergère de l'Acis and Galatea (Haendel) de Robert King lui convient bien, mais en dehors point de salut semble-t-il.

J'aime beaucoup Christie dans la musique française des XVIIème et XVIIIème siècles, son Rameau et son Charpentier sont extraordinaires, mais son Purcell me semble mangé par les tics évoqués ci-dessus et par un usage excessif et donc superficiel de la rhétorique (mais non la rhétorique musicale même, la rhétorique d’interprétation qui épata le public du Châtelet en 1995). De plus, la distribution vocale est loin d’être irréprochable.

En somme, je conseille la version Gardiner, dont la transparence, la netteté et l'élégance conviennent bien mieux selon moi à Purcell :

http://www.amazon.fr/Purcell-King-Arthur-Henry/dp/B000005ED3/ref=sr_1_5?ie=UTF8&qid=1403079273&sr=8-5&keywords=gardiner+king+arthur
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Purcell: King Arthur de Henry Purcell (CD - 2010)
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