undrgrnd Cliquez ici ValentinB nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Soldes Cliquez ici Acheter Fire Acheter Kindle Paperwhite Baby cliquez_ici Jeux Vidéo Montres soldes Bijoux Soldes

Commentaires client

4,0 sur 5 étoiles2
4,0 sur 5 étoiles
5 étoiles
0
4 étoiles
2
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0
Format: CDModifier
Prix:18,31 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

A bientôt soixante ans, Joe Lovano conserve un esprit et un toucher remarquables. Mieux, sa sonorité le place aujourd'hui parmi les plus grands saxophonistes ténor de sa génération, un son identifiable dès les premières notes. La marque des grands. Même s'il n'a pas toujours le côté langoureux d'un Charles Lloyd, le saxophone ténor de Joe est d'une authenticité inouïe. Doté d'une technique sans faille, il est certainement, avec Chris Potter (1), le saxophoniste le plus en vue dans le jazz contemporain. Et il le prouve une fois de plus dans cet opus dédié à Charlie Parker. Avec Bird Songs (Blue Note, 2011), on ne trouvera pas un "nouvel" hommage formaté, sirupeux ou je ne sais quoi encore... Bien au contraire, c'est là une assez belle exploration, somme toute personnelle, dans le répertoire de ce géant de l'alto que fut "Bird" (1920-1955). Avec ce quintette assez exceptionnel (baptisé "Us Five", et faisant suite à un opus plus ou moins passé inaperçu >>>le sémillant Folk Art, Blue Note, 2009), le saxophoniste ténor n'hésite pas à sortir des sentiers battus, notamment en incluant deux batteurs (comme il l'avait proposé dans "Folk Art"), ce qui donne un aspect très percutant à l'ensemble...

Ainsi, ce collectif autour du leadeur se voit composé de James Weidman au piano (que l'on se souvienne: celui-ci a pas mal tourné aux côtés d'Abbey Lincoln et de Cassandra Wilson... il se révèle ici un excellent relanceur, bourré d'imagination), Esperanza Spalding à la contrebasse (de cette remarquable technicienne, je l'avoue, je ne suis pas personnellement fan, mais ici, elle apporte son lot de surprises...), Otis Brown III (le batteur avait tout récemment prêté ses services à Julien Lourau et Laurent Coq) et enfin Francisco Mela. Ces deux derniers officiant donc à la batterie... Pour son vingt-deuxième album paru chez Blue Note, après le superbe triptyque aux côtés de Hank Jones (lire le com' d'LD au sujet de I'm All For You) puis deux disques en plus ou moins grande formation, Lovano propose donc des arrangements écrits avec panache, donnant à l'ensemble de belles sonorités. Entre balades (Donna Lee, Loverman), calypso et rythmes des Caraïbes (Barbados) et morceaux plus péchus (Dewey Square, Yardbird Suite), la place laissée à l'improvisation n'est pas négligeable (que l'on écoute Donna Lee, ou le solo du pianiste sur Yardbird Suite) mais bon, ça n'a quand même rien d'exceptionnel. L'on passera cependant un agréable moment.

On a là donc un jazz contemporain, sans prétention, loin d'être révolutionnaire, certes, mais c'est toujours un plaisir, quand il y a cette qualité-là, de réécouter ces quelques pièces merveilleuses. C'est aussi une musique qui fait réfléchir au bop et à sa pérennité, loin du post-bop formaté... Le langage des solistes se fait tour à tour généreux, profond (le son à la fois rugueux et velouté de Lovano est toujours un régal) et chaleureux (à n'en pas douter, les musiciens ont pris du plaisir à l'enregistrement de cette galette que l'on aurait tort de bouder). Quant à l'authenticité artistique, elle ne fait aucun doute (encore une fois, mention spéciale à James Weidman, le pianiste..), ils évitent les poncifs du genre pour faire ressortir toute la sève de ces compositions inoubliables (Lovano en a choisit onze pour ce disque qui dure un peu plus de une heure). Chose remarquable: jamais l'on ne frise la saturation ou l'ennui. Seulement, on aurait pu parfois s'attendre à beaucoup mieux. Inutile d'en dire plus, les thèmes sont très identifiables, et procurent un certain plaisir. Plus de cinquante ans après la disparition de l'altiste, l'on peut dire comme Lovano, "Yes, Bird Lives!"
______________________________________________________________

(1) J'ai volontairement omis les noms de Sonny Rollins, Wayne Shorter ou encore celui de Pharoah Sanders parce que depuis bien longtemps maintenant, ils n'ont plus rien à prouver... Joe Lovano, non plus, remarque, mais il m'a l'air d'avancer dans des projets sympas qui méritent encore de sérieux coups de projecteur. A bon entendeur.. ;-)
0Commentaire11 sur 11 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Lovano est un très bon sax qui s'est quelquefois égaré dans un free jazz à la mode. Comme beaucoup d'autres il est revenu à un certain classisisme, ce que peu regretteront (en tout cas pas moi).
0Commentaire1 sur 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus