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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 11 sur une échelle de 1 à 10 !, 4 mai 2014
Par 
Tornado (Provence Côte d'Azur) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : 10 [Import anglais] (DVD)
"10" est un film de Blake Edwards réalisé en 1979.
Cette édition anglaise propose apparemment le même contenu interactif que l'édition française (Elle). Il n'y a aucun bonus mais il est possible de choisir entre la version française ou la version originale sous-titrée (ou pas). Le son est bien meilleur sur la VO, mais d'un autre côté la VF est très sympa, car la voix de notre Pierre Arditi national colle parfaitement au personnage interprété par Dudley Moore, acteur comique très célèbre à l'époque, aujourd'hui parfaitement oublié !
C'est amusant : Si l'on tape "Blake Edwards Elle" sur Amazon, on tombe sur la version anglaise, et inversement !

Le synopsis : George Webber (Dudley Moore), célèbre compositeur de chansons pour comédies musicales de style Broadway, subit une crise de la quarantaine. Il vit pourtant une vie en apparence parfaite, dans laquelle il connait un succès indiscutable et une vie de couple épanouie avec Samantha Taylor (Julie Andrews), la vedette des spectacles dont il compose les chansons, en compagnie de son parolier et meilleur ami "Hugh" (Robert Webber). Les choses déraillent à partir du moment où George rencontre Jenny Hanley (Bo Derek), une splendide jeune femme qui se dirige vers l'église de Beverly Hills pour se marier. George prend alors conscience que son âge ne lui permet plus de vivre dans l'ivresse de la jeunesse. Après avoir confessé à son psychologue qu'il vient de rencontrer une femme tellement parfaite qu'il la situe à "11" sur une échelle de "1 à 10", George entame une filature afin de poursuivre l'objet de ses fantasmes jusqu'à la destination de son voyage de noces, au Mexique...

"10" est un film très particulier dans la filmographie de Blake Edwards. A la fin des années 70, le cinéaste vient d'achever tous les segments de la série de La Panthère Rose et va se consacrer à des comédies de mœurs douces-amères réalisées en compagnie de sa "famille" de cinéma.
Cette histoire de compositeur de "musique d'ambiance" (pour reprendre le qualificatif attribué à "George" par le personnage de "Mary Lewis" (Dee Wallace)), qui subit une terrible crise de la quarantaine avant de prendre conscience de l'absurdité et de la futilité de ses actes, pour finalement revenir vers les seules relations solides qu'il ait réussi à tisser avec une poignée de personnes, ressemble à une sorte de psychanalyse interne exercée par Blake Edwards au sein de sa famille de métier.
On connait les relations houleuses que le réalisateur de Diamants sur canapé a entretenu avec l'industrie hollywoodienne, dont il a souvent montré du doigt le cynisme, la dépravation et les excès honteux. The Party, réalisé en 1968, était à lui-seul un film décapant sur le sujet de l'envers du décor et de l'hypocrisie hollywoodienne.
Ainsi, le scénario de "10", dont le personnage principal rappelle le compositeur Henry Mancini dans le style de musique (c'est-à-dire le compositeur attitré de Blake Edwards depuis le début de sa carrière de réalisateur, et bien évidemment l’auteur de la musique de notre film !), dont l'actrice principale est l'épouse dans le civil ; dont le personnage du "meilleur ami" est un homosexuel (que George Webber invective sans cesse à propos de sa "différence") interprété par un acteur (Robert Webber) qui devient l’homonyme du personnage principal afin de boucler la boucle, ressemble à une puissante réaction de défense contre ce monde hollywoodien décadent. Un peu comme si, en écrivant le scénario et en distribuant les rôles, Edwards avait voulu exorciser tous les démons qui le menaçaient lui et son entourage...
A l'arrivée, "10" est un film dont l'apparente légèreté cache en définitive un scénario-concept passionnant à déchiffrer, rendant les multiples visions du film très enrichissantes pour le spectateur intéressé par le sujet.

Il y a ainsi toute une toile de fond analytique à travers cette hilarante mais mélancolique crise de la quarantaine. Le film de Blake Edwards met en lumière le comportement absurde des nantis, fait de caprices et de perte des réalités, qui était l’apanage de toute une partie de l'Amérique en cette fin des trente glorieuses, annonçant l'implosion à venir de cette population de Beverly Hills et des abords d'Hollywood (implosion parfaitement dénoncée dans The Bling Ring de Sofia Coppola).
Dans son film suivant (S.O.B., tourné en 1980), Blake Edwards ira encore beaucoup plus loin dans la critique des milieux de la production cinématographique hollywoodienne en développant un script bien plus acide et ostentatoire que la toile de fond finalement assez discrète de "10"...

Dans la forme, le film a vieilli et souffre aujourd'hui d'un côté kitsch et suranné. Certains gags sonnent désormais un peu "ringards" et le décorum fleure bon les années disco. Pour autant, on peut apprécier le film précisément sur cet aspect là, qui augure d'un véritable voyage dans le temps. Certes, il est fort probable qu'il ne plaise pas aux nouvelles générations n'ayant jamais goûté au parfum si particulier des années 70, mais pour les autres il ravivera vigoureusement, telle la madeleine de Proust, les souvenirs de cette époque aujourd'hui trop connotée.
Pour ma part, je regarde ce film si souvent qu'il fait partie de mes films cultes et je ne me lasse pas de certaines scènes. Toute la séquence où George, complètement ivre, espionne depuis son téléobjectif son voisin libertin qui fait exprès de se dévoiler à ses yeux dans d'interminables orgies au bord de sa piscine, me secoue toujours autant les zygomatiques. Celle où George arrive au Mexique, encore plus ivre, et se fait trimballer dans son luxueux hôtel exotique tandis qu'il n'arrive plus à mettre un pied devant l'autre, me fait toujours hurler de rire !
Parallèlement, de superbes séquences mélancoliques contrebalancent toutes ces scènes burlesques, comme celles ou George converse avec Donald, le barman de l'hôtel (Brian Dennehy), en alignant les verres de "double-scotch" ou en jouant de superbes compositions originales sur le piano du bar (toutes les musiques du film étant évidemment présentes sur l'album 10 -la BO du film). Il s'agit pour moi de la meilleure partie du film, qui mélange brillamment le parfum de paradis de cette île de vacances mexicaine à l'hypocrisie du système touristique, miroir dans lequel le personnage principal parvient peu à peu à contempler la futilité de ses actes et de sa crise de la quarantaine.
La fameuse scène culte où l'on voit la splendide Bo Derek courir au ralenti le long de la plage est l'une des plus kitsch. La scène finale où les personnages tentent de faire l'amour sur le Boléro de Ravel qui déraille tout le temps, conçue pour être drôle, est étrangement assez triste, comme si elle sonnait un retour à la normale à l'issue de cette quête insensée, entreprise par un homme qui n'accepte pas la fatalité du temps qui passe...
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 «Le désir fleurit, la possession flétrit toutes choses.», 30 mars 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : 10 [Import anglais] (DVD)
Ce film est une comédie excellente des années '80. Version phylosophique amusante d'un homme (Dudley Moore) en plein "mid life crisis" qui rencontre (Bo Derreck); à ses yeux l'être le plus désirable qu'il ait jamais vu. Quand il réalise qu'il peut la séduire, il se trouve curieusement...déçu.
Conclusion:
«Le désir fleurit, la possession flétrit toutes choses.»
Extrait de Les plaisirs et les jours de Marcel Proust.
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13 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Très bons acteurs : très bonne comédie sans prétention, 3 janvier 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : 10 [Import USA Zone 1] (DVD)
De supers acteurs au service d'un scénario correct. Ce n'est pas un film à voir absolument, mais c'est une très bonne comédie dans laquelle un couple en vacances dans un genre de Club Med Made in USA en vient à se poser des questions sur leur amour. Un peu le style de "7 ans de réflexion" mais les dialogues, les comédiens, les décors et les situations sont bien meilleures dans "10". De très bons gags associés à une histoire banale et réelle. Les fans de Julie Andrews la retrouveront dans un rôle inédit de femme mûre amoureuse mais blasée et désespérée par son conjoint.
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