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36 sur 36 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
VINE VOICEle 24 septembre 2010
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En attendant patiemment que mon exemplaire parvienne jusqu'à moi, j'ai lu les commentaires concernant ce livre sur Amazon.com.
De nombreuses personnes s'y accordaient pour déclarer que "The ways of kings" était à ce jour le meilleur livre de l'auteur.
J'ai trouvé alors ce jugement peu vraisemblable : je suis une fan de Brandon Sanderson et à ce titre je craignais un peu, en particulier étant donné le rythme d'écriture très soutenu de cet auteur, d'avoir à subir quelques déceptions, liées à une répétition de schémas, des personnages trop semblables, un monde pas vraiment original.
Eh bien, pas du tout !

En lisant les remerciements de l'auteur (oui, j'ai été très consciencieuse, car curieuse de comprendre d'où venait ce magnifique pavé de 1001 pages, riches en superbes illustrations), j'ai compris que les oeuvres déjà parues de l'auteur étaient un peu la partie immergée de l'iceberg. B.S explique avoir réfléchit une dizaine d'années à ce livre, dont le premier jet date de 1993. Ainsi, si quelques familiarités apparaissent avec d'autres oeuvres (une certaine méthode de combat - qui rappelle Mistborn, une catégorie d'oubliés, exploités jusqu'à une mort certaine et proche, les hommes-de-pont - les habitants d'Elantris, 3 personnages très différents, évoluant parallèlement, pour un destin commun - un choix de narration fréquent d'une façon générale), "The ways of kings" à une qualité particulière, une finition parfaite.

Le monde est étrange, fait de roches uniquement, ravagé très régulièrement par de violentes tempêtes, qui apportent pourtant la vie par les nutriments de l'eau du ciel ; la magie de ces orages permet également de "recharger" les sphères garnies de joyaux - à la fois monnaie d'échange, source de lumière et source d'énergie pour toutes sortes d'artifices créés par l'inventivité des hommes.
Les plantes foisonnent pourtant, mais des plantes étranges, aux coques pierreuses, dont les tentacules multicolores ou les feuilles savent se rétracter ou se rabattre pour se protéger des ardeurs du vent. Les animaux sont pourvus de carapaces, et évoquent plus des crustacés de toutes tailles et de tout acabit que des mammifères.
On devine que l'homme, ainsi que les précieux chevaux, doivent être issus d'un passé très lointain, au climat plus clément, ou alors de l'un des pays de ce monde, où les orages dévastateurs n'existent pas, et où les plantes de ne rétractent pas au moindre contact.
D'étranges formes mouvantes, translucides et de couleur variées, les "sprens", apparaissent régulièrement : il y a ceux du vent, du feu, de la passion, de la douleur, de la pluie, de la créativité, de l'infection des blessures ; de la mort imminente, parait-il même...

Le thème général du livre est le poids du passé, que l'on croit oublié, noyé sous les légendes, mais qui resurgit comme une marée montante, s'exprimant de curieuses façons : de la bouche des mourants, dans les dessins d'une jeune fille douée et déterminée, dans le courage d'un jeune homme brisé par le destin et dans l'étrange changement de personnalité d'un célèbre guerrier vieillissant.

A part un prologue et un pro-prologue, ainsi qu'une poignée d'interludes (qui auraient pu être barbants - mais qui sont passionnants, comme de minuscules nouvelles pour certains, distillant une information nébuleuse, tout en croquant le portrait de personnages savoureux), le récit concerne les habitants d'Alethkar. Ce pays est régit par un système de caste, les "yeux-clairs" étant les nobles et les "yeux-foncés" les inférieurs, avec un système d'échelons. Une dernière catégorie complète le tout, les parshmen, serviteurs totalement soumis, presque muets et sans personnalité ni volonté propres.

Le pays est en guerre depuis 6 ans, depuis l'assassinat du roi par l'Ennemi. Mais la guerre, dans les Plaines Brisées, une très étrange région où le sol rocheux est sillonné de profondes crevasses infranchissables, tourne à la farce. Les Hauts-Prince d'Alethkar sont en concurrence en permanence ; l'enjeu est, plutôt qu'anéantir l'ennemi, de remporter le trophée... Celui-ci est un énorme joyau, présent au coeur des cocons d'effroyables créatures qui sortent parfois des crevasses durant la nuit pour se transformer en pupes sur un des plateaux. Dès qu'un groupe d'éclaireurs signale la présence de l'un de ces cocons, le signal de la bataille est donné, les armées se précipitent de part et d'autre, c'est la ruée vers l'or et la gloire...

Mais cette progression vers la fortune et l'ennemi ne peut s'effectuer que grâce au sacrifice (involontaire) des hommes-de-pont, qui portent ces immenses constructions, de faille en faille, premières cibles des flèches de l'ennemi. Ces hommes, au rôle pourtant fondamental, puisqu'ils permettent le passage des soldats de plateaux en plateaux, jusqu'au lieu de la bataille, sont quantité négligeable, des esclaves pour la plupart. C'est pourtant parmi eux que finit Kaladin, jeune homme brillant, un "yeux-sombres" (je plains le traducteur !) promis autrefois à un tout autre destin.

Le deuxième protagoniste, Dalinar Kholin, est un héros parmi les "yeux-clairs", le frère du roi défunt ; il est également l'un des rares de ce monde à posséder l'armure magique - qui décuple les capacités physiques naturelles - et l'épée tout aussi magique - qui apparait à volonté, dans une brume de glace, dans la main de son possesseur.

Le troisième personnage principal, Shallan, est une jeune fille subitement arrachée, de sa propre volonté, à son existence protégée de recluse dans la demeure familiale, pour venir s'abîmer dans les études, sous la houlette de la très intimidante Jasnah - soeur du roi actuel.
En effet dans ce monde (décidément bien étrange !) seules les femmes et les religieux (les "ardents") lisent, apprennent, expérimentent et créent. Les hommes combattent de préférence, ou sont fermiers (récolte des graines des plantes-cailloux, pour faire vite), ou bien artisans.

Ces trois personnes, aux destins et aux épreuves si différents, vont subir la même révélation troublante, quoique de façon fort différente : ils seront, tout au long du livre, inconsciemment et à leur dépens, le réceptacle de la magie, qui pourtant, aux connaissances actuelles n'"infuse" que les matériaux inertes. D'autres signes inquiétants se multiplient, l'assassin en blanc du roi défunt, être étrange qui tue en pleurant, continue de décimer les hauts-Princes, sous la commande d'un homme de l'ombre. Le monde court à sa perte, et seules quelques personnes en sont conscientes...

Ce livre, malgré sa longueur, a été très agréable et passionnant à lire d'un bout à l'autre. Le monde, si patiemment imaginé par l'auteur, se dessine peu à peu, les personnages sont minutieusement exposés, touchants et vivants. Les dialogues sont d'une grande finesse, l'intrigue complexe et intrigante, et les réflexions de fond d'une grande sagesse.
Ce livre est particulièrement abouti, soigné dans les moindres détails. Il mêle humour par touches légères, action, descriptions et dialogues avec justesse et mesure. J'ai retrouvée avec bonheur la retenue de cet auteur, qui sait montrer des réalités horribles et des sentiments puissants sans les imposer de plein fouet à son lecteur, laissant à celui-ci le libre arbitre de son imagination.
(Il y a tout de même de bonnes descriptions assez gores !... Mais rien d'insoutenable, malgré une réalité fréquemment terrible).

Neuf autres tomes sont prévus à la suite de "The ways of kings" ! Cela parait bien impressionnant... Toutefois, je me range à l'avis de la plupart des lecteurs de ce livre : il est exceptionnel, et j'attends la suite de pied ferme.

(Oui, je sais, ce commentaire est beaucoup trop long ! Je l'ai fait proportionnel au livre, voilà... J'aurais pu copier Patrick Rothfuss, c'est sûr, qui déclare sommairement : "I loved this book. What else is there to say ?". Heureusement qu'il est plus loquace quand il écrit...).
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Convaincu par les critiques excellentes lues ici même sur ce livre, et connaissant Brandons Sanderson par sa reprise de "La roue du temps" d'une main de maître, je me suis laissé tenter et suis, avec prudence, entré dans cet univers nouveau. Je viens de le terminer à l'instant, et, chaque jour depuis 2 ou 3 semaines, je remercie les amazonautes de m'avoir permis cette découverte.
Quelle histoire ! L'auteur nous fait suivre 3 personnages principaux:
Kaladin, le plus attachant, celui dont on suit l'aventure avec le plus d'intérêt, un soldat trahi qui devient le dernier des esclaves, une cible, un appât pour les soldats ennemis. Kaladin a de la volonté, de l'honneur, et des capacités que l'on sent poindre peu à peu, touche par touche. Chaque "maître" qu'il aura essayera de le faire plier, de le faire tuer, et chaque fois, il y parviendra... presque.
Shallan, une fille d'un seigneur mal-aimé et méchant, qui demande à la fille d'un roi assassiné de devenir son élève, afin de devenir une érudite. On sait qu'elle veut voler un objet appartenant à la princesse, mais son histoire nous paraît moins importante que celle de Kaladin, moins satisfaisante, moins urgente.
Dalinar, enfin, un Seigneur noble qui suit les préceptes d'un Code ancien, "The Way of Kings", contre toute logique, contre ses propres intérêts et l'avis de ses fils, et qui est hanté par d'étranges visions.
Ces trois personnages évoluent dans une guerre vengeresse contre les Parshendi, le peuple de guerriers qui a assassiné, pour des raisons obscures, leur roi, 6 ans plus tôt. La guerre se déroule sur des plaines rocheuses et désolées, balayées régulièrement par des tempêtes dévastatrices.
Il est impossible de résumer ici cette histoire. Sachez que les trois points de vue s'imbriquent, mais d'un cheveu, et qu'on reste étonné des dénouements successifs, dans les dernières 50 pages - le livre en compte 1250...! Le monde bâti par Sanderson est complexe, cohérent, infaillible, et, pour que le lecteur ne soit pas perdu, l'auteur le fait découvrir peu à peu, par touches, comme une peinture, il peint d'abord les grandes lignes, puis monte doucement, de détail en détail, ce qui fait que l'on n'est jamais perdu, et que l'on en vient à maîtriser parfaitement ce drôle d'univers sec et rocailleux, où la vie a trouvé des chemins originaux, et où la lumière des éclairs et des tempêtes joue un rôle primordial.
Un livre haletant et lent, une histoire passionnante, cohérente, logique, solide mais étonnante, dont j'attends la suite avec douleur, presque, tellement je suis impatient...
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2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Un 1er tome de 1.000 pages a de quoi faire peur et je me suis demandée si j'allais réussir à accrocher.
Brandon Sanderson parvient à nous happer très vite dans son monde qui a beau contenir beaucoup d'éléments classiques en fantasy n'en est pas moins fourmillants d'idées,de descriptions (j'ai adoré ces émotions qui se manifestent physiquement sous forme de "spren"), de personnages...

C'est d'une richesse incroyable avec de belles descriptions presque poétiques.

L'action principale se déroule sur les "Shattered Plains", un plateau désertique, immense et surtout zébrées de crevasses géantes où deux royaumes se livrent une guerre sans merci.

La magie est présente et l'on devine très vite que, si elle n'est plus très présente à l'époque où se déroule l'action, cela devrait néanmoins très vite changer.

Nous suivons trois personnages principaux dont, mon préféré, l'esclave rebelle Kaladin (héros typique, peut-être, mais franchement quel personnage!). Autour d'eux gravitent beaucoup d'autres personnages auxquels Sanderson parvient à donner de la profondeur en seulement quelques pages.

J'ai eu un peu de mal avec les courts chapitres intermédiaires qui évoquent des personnages,passés ou futurs, dont on ne voit pas le lien avec l'histoire en cours. Je sens qu'il va falloir garder le tome 1 à portée de main quand le tome 2 paraîtra, ou le relire tout simplement!

J'ai terminé ce livre il y a plusieurs mois mais je reste encore stupéfaite par le talent de cet auteur. J'avais adoré Elantris et Warbreaker, moins accroché avec sa trilogie Mistborn mais The Way of Kings surpasse tout.
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8 sur 9 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 9 mai 2011
Je ne suis pas expert en matière de fantasy mais quand j'entends le nom de Brandon Sanderson, je ne reste pas indifférent. Je me suis intéressé à ce livre parce que je voulais voir ce dont il était capable dans une grande saga en dehors de la Roue du Temps dont il a pris la suite.

L'auteur nous livre ici un énorme pavé plein de qualités mais comme je viens de le dire, énorme. Long. Le rythme est très inégal et certaines parties tirent en longueur. Mais quelque part, je lui pardonne. En fait, une fois la lecture du tome terminée on comprend mieux l'œuvre dans son ensemble et où l'auteur à voulu nous emmener.

Il s'agit d'une immense introduction à ce que va devenir sa saga. Ne prenant pas place dans un monde de fantasy classique (pseudo moyenâgeux), mais dans un univers propres aux lois naturelles et humaines propres, il fallait du temps pour le décrire sans assommer le lecteur. C'est chose faite, avec maîtrise, l'auteur nous décrit l'univers petit à petit et subtilement, au gré des événements. Tout y passe, de l'histoire de l'humanité aux insectes en passant par les créatures indigènes, les mœurs, la géographie. Les personnages sont décris de manière efficace, encore une fois très subtilement, rarement en mettant les mots dessus. La personnalité d'un tel n'est pas décrite mais on la connaît parce qu'on le voit agir et réfléchir. Les trois "héros" sont d'ailleurs passionnants et terriblement charismatiques, on est facilement et durablement faciné par leur personnalité, leurs souffrance et leurs aspirations.

Pour résumer, il s'agit là de la mise en place de l'univers et de ses mécanismes plus que le déroulement d'une histoire (qui ne se met en place que très tard). On voit que l'auteur sait ce qu'il fait, que la saga est amplement réfléchie et on sent que les tomes suivant pourront être très bons; il n'en reste pas moins que la lecture est parfois ennuyeuse et que la plume de l'auteur est moins agréable que celle de certains de ses compatriotes (on sent parfois les grosse ficelles dans le déroulement, rien de dramatique mais ca gâche le plaisir). Pour terminer je dirais que j'ai trouvé le temps long sur 600 pages, ce qui justifie la note mais que je me suis vraiment régalé sur les 400 restantes et que ca donne très envie de lire la suite.
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 9 juillet 2011
Brandon Sanderson, qui a été choisi pour terminer La Roue du Temps laissée inachevée par Robert Jordan, livre ici un début d'épopée encore meilleur que celui de Jordan ! Ses personnages sonnent plus vrais, nous touchent d'avantage. Contrairement à La Roue du Temps où le scénario part dans des méandres d'une complexité ennuyeuse, The Way of Kings garde une certaine simplicité de narration, simplicité qui n'enlève rien à l'originalité de l'histoire.
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le 18 juin 2011
oui, 1200 pages, c'est très long, et en même temps trop court, car c'est *vraiment* bien, satisfaisant, je me suis délectée avec ce livre, un peu comme avec a game of thrones;
mais ce que j'ai adoré en plus des personnages complexes à plaisir, des retournements de situations imprévisibles, de la magie comme Sanderson sait la rendre innovante, c'est que ce livre se trouve à mi-chemin entre fantasy et science fiction, grâce au monde en lui-même, des détails sur le temps qu'il y fait et l'importance notamment des orages, ainsi que la description de la flore et de la faune, si différentes.
Bref, nul besoin de perdre plus de temps, à votre tour de passer des nuits blanches et de pouvoir dire: "non, pas maintenant, j'ai un livre à finir", puis après, de vous languir en attendant la suite.
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1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
"The Way of Kings" est le nom du premier tome d'une nouvelle série (9 tomes prévus!) de Brandon Sanderson. L'auteur, déjà peu habitué aux livres succints (à l'exception de Warbreaker je crois) s'étale encore plus: près de 1300 pages dans ce premier tome. Si vous aimez la high fantasy, ne fuyez pas, ces pages devraient vous fasciner. Le début, tout en se lisant agréablement, est un peu laborieux avec un univers complexe à expliquer et comprendre, mais tout finit par s'accélérer.

Le nom de ce livre fait allusion à un ouvrage éponyme rédigé il y a plusieurs millénaires et récapitulant quelques principes clés de gouvernance, certains tombés en déssuétude depuis. Ce premier tome, bâti à une certaine époque, fait donc de nombreux rappels à un temps révolu, dans une période où les personnages clés deviennent mystérieusement hantés par ce qui s'est passé il y a des millénaires, quand 10 Chevaliers Radiants, dotés de pouvoirs extraordinaires, guidaient l'humanité avant de disparaître mystérieusement. D'ailleurs, entre chaque partie du livre, les interludes évoquent possiblement (nous n'avons pas d'explication) des faits passés il y a très longtemps et impliquant peut-être ces Chevaliers.

Le vieux roi, avant d'être assassiné, commençait à se passionner pour "The Way of Kings", livre complètement démodé. Son frère, réputé pour son éthique, plusieurs années plus tard, se met aussi à le réciter par coeur, fait qui entre autres lance quelques rumeurs sur une possible sénilité de celui qui était auparavant considéré comme un guerrier redoutable, surnommé "Blackthorn".

1- L'histoire et les personnages

Dans l'époque où se situent les actions principales, on suit plusieurs héros. Le principal est le jeune Kaladin, 18 ans, déjà ancien chirurgien et ancien soldat, lancé sur un énorme champ de bataille. Comme P. Rothfuss dans The Wise Man's Fear, B. Sanderson prend plaisir à avancer très lentement mais heureusement, contrairement au Rothfuss, Kaladin, pauvre jeune homme un peu égaré au début, se transforme fortement en un personnage qui comblera sûrement les lecteurs. Une partie conséquente des actions du livre décrit des scènes de guerre avec la préparation, les assauts, les retraites, les charniers... mais sans négliger l'action, B. Sanderson prend soin, comme toujours, d'accorder beaucoup de temps aux scènes intimistes décrivant les interactions entre Kaladin et ses camarades.

Un autre héros, déjà évoqué, est le frère du roi défunt, devenu oncle du nouveau roi, roi qui apparaît comme faible, sans charisme, paranoïaque. Le suivi de l'oncle du roi actuel permet de montrer les scènes sous un angle plus politique et plus feutré.

Enfin, on suit aussi une jeune fille, Shellan, dans un environnement plus urbain, dans le palais d'un autre royaume. Shellan, une érudite, permet à B. Sanderson de distiller des explications sur le cadre dans lequel évoluent les personnages.

2- L'univers décrit (approximation, il y a des subtilités et des contre-sens entre certaines civilisations, je décris là ce qui se passe pour le royaume évoqué)

L'univers décrit est un univers très différent de celui qu'on connait, une terre pleine de cailloux où la végétation et les animaux se sont adaptés en conséquence, où des tempêtes d'énergie terrifiante sévissent régulièrement, où les hommes sont beaucoup plus divers que sur Terre, où la magie existe bien qu'elle soit très restreinte. L'auteur détaille beaucoup chaque élément, et le récit est étayé par de nombreux dessins. L'auteur prend même le temps de détailler les coutumes vestimentaires en vigueur ainsi que le système monétaire existant, basé sur des sphères contenant de l'énergie capturée durant les tempêtes d'énergie (sphères utilisées aussi pour la magie, dans un système très logique comme toujours chez cet auteur).

Le système de valeurs est égalemment différent: les femmes cachent une de leurs mains ("safehand") du regard des hommes, seules les femmes et les religieux ont le droit d'écrire et de lire, une monarchie est en place avec un roi et plusieurs "High Princes", chacun gouvernant une province et étant prêts à s'écharper entre eux à la moindre pécadille. Les nobles ne peuvent qu'être des Yeux Clairs, alors que les Sombres Yeux sont destinés aux tâches manuelles (les plus valeureux comme le père de Kaladin, chirurgien, peuvent prétendre à être des sortes de citoyens affranchis, mais restent des personnages de seconde zone). L'esclavage est autorisé et une "race" d'hommes est d'ailleurs complètement asservie à cet effet. Plusieurs religions existent, qui vraisemblablement seront beaucoup plus détaillées dans les autres tomes.

3- Qu'en penser?

L'histoire est longue, l'histoire est très complexe, mais finalement on en revient comme toujours chez BS à la bonté et à la noblesse des sentiments. Les conflits politiques, la guerre, la magie sont là pour divertir et pour faire évoluer les personnages en ce sens. Je pense qu'une des raisons qui me font aimer particulièrement les livres de BS est qu'au-delà d'un univers toujours très logique, toujours intéressant (quoique de gros points communs se retrouvent de livre en livre), je suis un auteur qui aime ses personnages et qui a foi dans le genre humain, malgré tous les mauvais plaisants et les faits révoltants qui peuvent arriver au fil du récit.

A conseiller pour tous les amateurs de high fantasy, vous l'aurez compris! J'ai quelques doutes sur la réussite d'une série en 9 tomes, mais pour le moment, la qualité est là.

(lu en anglais)
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le 29 septembre 2012
Tout a été dit dans les commentaires précédents, ils m'ont donné envie de lire ce bouquin et je ne regrette absolument pas mon achat. Un univers original, des personnages attachant avec des motivations différentes et une psychologie assez bien travaillée, un contexte qui se met en place tranquillement sans pour autant noyer le lecteur d'informations exhaustives, un savant dosage entre l'action et la philosophie. La langue anglaise pourrait en rebuter certain mais reste quand même assez accessible. Un livre de 1200 pages qui se lisent à une vitesse surprenante.

Il faut considérer the way of kings comme étant une grande introduction à la série des stormlight archive. On pourrait reprocher certaine longueur dans le récit ou préférer un personnage à un autre. Les personnages évoluent d'une manière surprenante (j'ai adoré la progression de kaladin, les questions que vont se poser les lecteurs à son propos à la fin du livre font frissonner de plaisir!!)

Je ne connaissais pas sanderson et cela fut donc une excellente surprise
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le 3 août 2011
Très bon livre avec un univers vraiment original et des personnages auxquels on s'attache. La complexité point au fur et à mesure, et il est difficile d'arriver sur la fin, en attendant la suite.

Venu depuis Wheel of time et le travail fait par Sanderson pour finir l'épopée de Jordan, j'ai découvert son oeuvre perso qui est tout aussi accrocheuse.

A acheter !
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le 29 mars 2015
Stormfather! This was one of the best books I've ever read.

After hearing so many people praise Brandon Sanderson's books, I decided to jump into his world starting with The Way of Kings. How happy I am to have read this! It's one of those fantasy books that makes you crave more, not allowing you to put it down. It has great characters, a really awesome world and a brilliant plot.

I loved all of the characters in this book. Even the horrible and the damned. They all are smashing in a storm of betrayal, chaos and destruction. I wanted to know what was going to happen to each of them. But first off, my favorite of all - Kaladin.

He is that character that you want every book to have. Brave, strong and determined to help others. He is a surgeon's son and was a soldier in Amaram's army where he was betrayed. He lost his brother, his friends, his crew. But once led to Bridge Four he finds hope and is determined to rebuild himself. Throughout the book, we learn more about him and about events of the past that influence decisions that he makes in the present day. There is something about Kaladin that makes you like him. We sympathise with him and want him to succeed.

Another character I really loved was Dalinar.

Dalinar Kholin, is fighting a war in the Shattered Plains for vengeance against the murder of his brother, Gavillar. Dalinar is the most honourable character you will ever meet. He also fights to fulfil his brothers dream - to try and unite Alethkar and bring order bia the Code. His only downfall - visions. Visions he gets of during highstorms that makes him and his house look vulnerable.

There are other characters that we could talk about, but that would take forever..!

The mythology in this world is what makes you go crazy. Talks of Knight Radians, Heralds, Voidbringers and the Desolation creates a whole new dimension of epicness. This isn't just a story about politics and squabbles between kings, highprinces and brightlords. It's also about mysteries and secrets of the past being unravelled and the consequences that it will bring to the world.

There are so many other things that makes this book just brilliant. But if you want an epic fantasy story that will blow you away - this is the book for you.

There are so many quotes I loved in The Way of Kings, but this was my favorite:
"Life before Death. Strength before Weakness. Journey before Destination."
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