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Déjà plusieurs fois réédité (notamment dans la collection "double FForte"), cet enregistrement unanimement salué est devenu un incontournable discographique, que d'aucuns n'hésitent pas à hisser à la hauteur des indémodables (et plus dramatiques) Gilels/Jochum (chacun appréciera selon ses goûts).

Avec un équilibre parfait entre classicisme et romantisme, des tempis plutôt vifs (sans être précipités) et une technique impressionnante, Stephen Kovacevich livre un Brahms puissant, pensé en profondeur et maîtrisé dans ses moindres détails; il fait également preuve d'une belle éloquence, servi par une grande imagination et un lyrisme certain.

Le 1er concerto (capté en mars 1992) est à ce titre particulièrement réussi, et même captivant; il s'inscrit sans complexe parmi le gratin d'une discographie évidemment pléthorique (dont on retiendra, au moins, Fleisher, Curzon et Serkin). Le 2ème concerto (capté en décembre 1993) présente globalement les mêmes caractéristiques; on admirera l'équilibre notable entre droiture inflexible et poésie immanente. Toutefois la réussite n'est peut-être pas aussi éclatante qu'avec le 1er Concerto (selon les goûts, on pourrait justemment attendre un côté poétique plus marqué), et ce 2ème souffre également de davantage de concurrence (Fleisher et Serkin à nouveau, Richter, Fischer, Backhaus, Freire...).

La qualité globale de ce dyptique tient aussi à un remarquable London Philharmonic Orchestra, savamment tenu par un Wolfgang Sawallisch dont on oublie trop souvent les qualités de symphoniste. Une interprétation orchestrale toute en intensité, pleine de force et de tension, dans des couleurs magnifiques, qui culmine également dans l'opus 15.

Le choix du complément s'avère tout aussi original que luxueux : le pianiste américain est rejoint par la cantatrice irlandaise Ann Murray (et l'altiste Nobuko Imai), pour quelques lieders aussi rares que superbes, d'autant plus réussis que Kovacevich fait preuve d'exceptionnelles qualités d'accompagnateur, et que la voix de Murray est en somme admirable. L'occasion de découvrir ces deux rares lieder avec alto, des pièces magnifiques malheureusement trop peu jouées; mais aussi le cycle des 5 lieders op.105 (dont le n°2 rappelle d'ailleurs le thème du mouvement lent du second concerto).

Enfin, l'excellente prise de son participe à la qualité générale de cet enregistrement, et contribue à en faire l'un des plus recommandables de ce répertoire, certainement l'une des lectures les plus intéressantes et enthousiasmantes de ce dernier quart de siècle (avec, sans doute, celle d'Angelich).
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Comme beaucoup d'amoureux de Brahms, je connais plusieurs versions de ces deux magnifiques concertos (Arrau/Giulini,Gilels/Jochum, Brendel/Abbado, Pollini/Abbado,Freire/Chailly), mais celle-ci agrippe l'auditeur avec une force extraordinaire que les autres n'ont pas. Les tempi sont plutôt vifs et il y a dans les mouvements extérieurs une puissance éruptive et une énergie, une tension, qui sont complètement grisantes. Dans les mouvements lents, la poésie est là, palpable, d'un lyrisme qui étreint le coeur. C'est absolument magnifique.

L'autre raison de classer ce double album au sommet de la discographie, ce sont les lieder offerts en complément de programme: l'op. 91 (deux lieder pour voix, alto et piano) est une des plus belles choses écrites par Brahms. Quant aux 5 lieder de l'op. 105, sans être selon moi tout à fait aussi incontournables que l'op. 91, ils sont néanmoins eux aussi d'une grande finesse. Ann Murray n'a certes pas une voix exceptionnelle, mais elle trouve tout de même les accents qui touchent. Et Kovacevich (avec Nobuko Imai à l'alto dans l'op.91) lui apporte un parfait soutien.

Ils sont rares les disques qui électrisent dès les premières minutes: ceux-ci en font partie!

NB: ce double album existe aussi dans une collection pour l'instant (septembre 2012) plus économique.
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