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5.0 étoiles sur 5 Neville Marriner et la musique moderne, 10 mai 2011
Par 
Cymus - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marriner & The Academy - 20th Century Classics (10 CD) (CD)
Neville Marriner fonda l'Academy of St Martin in the fields en 1958. Il s'agissait de créer un orchestre de chambre, composé uniquement de cordes à l'origine, puis complété par des cuivres, afin de proposer des interprétations d'œuvres baroques ou classiques différentes de ce que faisaient à l'époque des chefs comme Furtwängler, Klemperer ou Karajan, c'est-à-dire avec des orchestrations lourdes et surdimensionnées et une esthétique plus romantique que baroque. L'Academy cherchait à revenir à une certaine authenticité avec une formation plus légère et des interprétations plus fluides. Elle préfigurait ainsi le mouvement baroqueux, sans jamais adopter toutefois les instruments d'époque. Le succès a été immense et la formation a gravé plus de 500 disques.
Parmi ces enregistrements, il y eut plusieurs disques de musique de la fin du 19e siècle et du 20e siècle, sur le label Argo, racheté par la suite par Decca. Le coffret réunit en 10 CD, certains d'entre eux, dans des pochettes reproduisant le recto d'origine, et conservant également le couplage d'origine. On y trouve des œuvres qui ont été justement composées pour des formations restreintes, tels La musique pour cordes, percussion et célesta ou le Divertimento de Bartok, ou Les variations sur un thème de Franck Bridge de Britten. A l'inverse, on y trouve également de œuvres de musique de chambre, comme La nuit transfigurée de Schoenberg, composée à l'origine pour un sextuor à cordes. Mais c'est toute une palette d'œuvres orchestrales modernes que l'on peut ici découvrir dans une version décantée et plus légère, sans que la puissance en soit pour autant perdue : la symphonie classique de Prokofiev, le concerto pour piano n° 1 de Shostakovich, Pulcinella ou Apollon Musagète de Stravinski, la Symphonie en ut majeur de Bizet, Siegfried Idyll de Wagner, sans oublier la musique américaine : Barber, Ives, Copland, etc.
Une approche inhabituelle et rafraîchissante de ces chefs-d'œuvres qui ravira les mélomanes tout comme les néophytes.
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7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un son unique, 15 septembre 2011
Par 
rauch75 - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marriner & The Academy - 20th Century Classics (10 CD) (CD)
Autant prévenir, j'avais toujours trouvé les enregistrements de Sir Neville Marriner "dispensable", notamment à cause de ses Mozart, perdu dans un entre deux un peu mou entre les grandes versions classiques des années 50 ou 60 et les dépoussiérages radicaux de Jacobs ou Gardiner.

Mais avec ce disque disque sur la musique du XXéme siècle, l'Academy of St Martin in the Fields fait littéralement redécouvrir certains morceaux grâce à un son unique et exceptionnel : ultra chambriste, chaque pupitre se détache sans jamais oublier la vision global du morceaux. Les bois et les cuivres sont tout simplement beaux.

C'est particulièrement vrai du disque sur Stravinsky qui n'a jamais paru aussi proche de Mozart qui lui a servi de modèle (la fréquentation assidue de ce dernier par Marriner n'y est sans doute pas pour rien). Tout est léger, enlevé, clair, net et brillant. J'ai entendu des détails que je n'avais jamais perçus dans des versions avec des grands orchestres plus pléthoriques (Vienne ou Berlin) qui ont parfois tendance à écraser l'oeuvre. A l'oreille, je pense qu'on se rapproche des versions de références de Mravinski (en plus optimiste tout de même), mais avec une prise de son qui n'a rien à voir. J'ai littéralement redécouvert Pulcinnella et l'Apollon.

Choc un peu moins important sur les autres disques mais très belles réussites sur la musique Allemande (les Métamorphoses de Strauss son très transparentes et Siegfried Idyll permet une nouvelle fois de se rendre compte du son (parfait !) propre à chaque instrument. La version de la nuit transfigurée est aussi très intéressante, beaucoup plus chambriste et complexe que la version Karajan qui la tirait franchement du coté de Strauss et moins aride que la version pour sextuor d'un Boulez, assez froide. La "musique pour cordes..." de Bartok est la première que j'entend à souffrir la comparaison avec la version Reiner (Chicago)

Le seul bemol reste qu'il faut débourser un peu d'argent pour un coffret certes complet et généreux mais dont les oeuvre parfois plus inégales.

Pour autant, il ne faut pas bouder le plaisir de version souvent radicalement différentes, originale, et superbe !
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