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4.0 étoiles sur 5 BEETHOVEN et sa 10e dans une intégrale où plane l' ombre de Furtwängler..., 25 août 2011
Par 
L' AIGLE (Paris France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Ten Symphonies (CD)
BEETHOVEN et sa 10e dans une intégrale où plane l' ombre de Furtwängler... dans un son de 1988 !
Ce corpus des 10 symphonies de BEETHOVEN présente une esthétique martiale, généralement très dynamique, vulcanologique dans les ff, aux mouvements rapides, aux accentuations marquées dans un discours très contrasté et enflammé dans une échelle dynamique très impressionnante, car naturelle dans l' équilibre des 3 familles instrumentales, comparable au direct et qui nécessite de régler le potentiomètre sur les ppp, pour en bien saisir toute l' expression, mais dont les murs risquent de trembler !
Interprétation titanesque, somptueuse ! Dans l' esprit de FURTWANGLER...La prise de son de 1988-89 avec le LONDON SYMPHONIE ORCHESTRA bénéficie d' une large acoustique , claire et profonde aux plans bien étagés.
Mais on peu regretter une prédominance sur les cuivre dans les FF qui couvre le contrechant des bois (1er mouvement de la 7e) . Les symphonies sont quelques fois entachées par des précipitations brouillonnes dans certains rythmes.

Les symphonies de BEETHOVEN ont la particularité d' être inépuisables dans leur écoute et qui s' explique par leur constitution qui demanderait d' avoir recours à la biologie et à la physique, que nous traiterons peut être un jour, et qui démontre que la musique ce n' est pas seulement des sons .
C' est le cycle symphonique le plus enregistré de l' histoire. La décennie 2000 en a vu fleurir un grand nombre. Il y a donc une raison cachée que l' entendement ignore ! Certains mélomanes collectionnent les intégrales , 40 pour un seul homme et qui ne les a pas toutes !
Ce corpus est tellement riche que l' on a jamais finit d' y entendre une subtilité non perçue ! Pour ceux qui savent lire une partition d' orchestre, ce qui est extrêmement rare, la subtilité est décuplée à l' écoute !
Se reporter à notre commentaire sur le REQUIEM DE GUERRE de MOZART, en ce qui concerne la difficulté d' écoute de ce qui est très connue.

Une excellent plaquette détaillée de 16 pages (12x12 ! seulement en anglais) dont 6 consacrées à ce chef très apprécié dans les pays anglo-saxon, Wyn MORRIS, peu connu en France, si ce n' est par la 10e de MALHER dans la 2e reconstituion de Deryck COOKE et enregistré par le NEW PHILHARMONIA ORCHESTRA, parue en 2 disques PHILIPS en 1974.

BREVE BIOGRAPHIE

Wyn MORRIS ( 1929-2010) dont le père était compositeur, est né au pays de Galles . Il a étudié quatre instruments, de même que la composition et l' histoire de la musique à la Royal Academy of Music de Londres. Il a ensuite parachevé ses études de direction d' orchestre au Mozarteum de Salzbourg avec Igor Markevitch ainsi qu' aux Etats Unis, à Tanglewood, où il a remporté le prix Koussevitsky. En 1954, il fonde l' Orchestre Symphonique Gallois qu'il dirige pendant trois ans. Puis, George Szell l' invite à Cleveland, comme « observer » après quoi il a été nommé chef de l' Orchestre de Chambre de Cleveland et la Chorale Orpheus ( 1957-60)
En Angleterre, il a pris la succession de Sir Malcolm Sargent, en tant que chef de la Royal Choral Society et de la Huddersfield Choral Society. (1969-74) Il fut chef principal et directeur de la musique de la Symphonica de Londres, et chef du Choeur Bruckner-Mahler.
Il a fait ses débuts au Royal Festival Hall en 1963, en dirigeant de mémoire la 9ème Symphonie de Mahler, ce qui lui a valut des critiques élogieuses. A cette occasion, le Times écrivait « jamais depuis Bruno Walter, nous ne nous souvenons d' une interprétation aussi persuasive et aussi authentique de cette partition géante ». Grand spécialiste de Mahler, il a dirigé l'intégrale des symphonies à Londres et les lieder qui lui ont valu la Médaille d' Honneur Mahler de la Société Américaine Bruckner-Mahler.
Il est décédé en 2010 à l` âge de 81 ans. Nous n'avons pas plus d'information biographique sur ce chef d' exception, pas du tout médiatisé, surtout en France.

L'excellent article du 11 août 2011 de Michel TIBBAUT, Ingénieur civil en électroacoustique sorti de l'Université de Liège, travaillant à la Radio-Télévision belge de la Communauté française. Diplômé du Conservatoire royal de Musique de Liège : Premiers Prix en solfège supérieur, harmonie, analyse musicale et histoire de la musique, vous en dira plus sur l' importance exceptionnelle de cet enregistrement restée largement méconnu :

SUR LA 10e SYMPHONIE

« Non, ce n'est pas une erreur ! Sur le visuel de ce coffret, vous avez bien lu 10 Symphonies de Beethoven en surimpression au manuscrit de la Symphonie n°4. Et cette mystérieuse Symphonie n°10 n'est pas la fameuse Symphonie « Iéna » en ut, un temps erronément attribuée à Beethoven mais en réalité l'oeuvre de Friedrich Witt (1770-1836).
Alors, quelle est vraiment cette Symphonie n°10 ? Beethoven en mit les idées sur papier dès 1822, avant même d'avoir achevé la Symphonie n°9 ; les dernières esquisses connues datent d'environ décembre 1825. À la mort de Beethoven, seul le premier mouvement était nettement plus avancé dans le détail, bien que loin d'être complètement rédigé. Ce n'est que dans les années 1980 que Sieghard Brandenburg et Barry Cooper purent identifier parmi bien d'autres toutes les esquisses - jusqu'à une cinquantaine - correspondant à cette oeuvre énigmatique.
Dans sa réalisation du premier mouvement pour le concert, le musicologue Barry Cooper a l'honnêteté de préciser que « Le résultat n'est évidemment pas exactement ce que le compositeur aurait écrit, et plus particulièrement en certains endroits Beethoven aurait probablement été plus imaginatif. [...] Néanmoins, mon travail fournit au moins une impression approximative du mouvement tel qu'il l'avait à l'esprit au moment des esquisses et est certainement de loin plus proche de la Symphonie n°10 que ce qui en a déjà été entendu précédemment. [...] De plus le résultat peut également être apprécié comme morceau de musique en tant que tel, contrairement aux esquisses fragmentaires qui en elles-mêmes ne pourraient jamais l'être. »
C'est exactement dans ce sens que doit être admis ce premier mouvement Andante-Allegro-Andante de la Symphonie n°10, et sa présence dans une intégrale des symphonies « achevées » de Beethoven ne serait que purement anecdotique, si les interprétations de l'ensemble par Wyn Morris n'était tout simplement superlatives.

Le chef d'orchestre gallois Wyn Morris (1929-2010) est surtout connu pour ses interprétations mahlériennes remarquables des années 60-70 qui restent toujours des modèles, notamment Des Knaben Wunderhorn (avec Geraint Evans et une toute jeune Janet Baker), un admirable Das Klagende Lied et une non moins admirable Symphonie n°10 dans la deuxième version achevée par Deryck Cooke : apparemment déjà à ce moment notre chef d'orchestre avait des affinités vis-à-vis de partitions reconstituées par les musicologues !
Wyn Morris suivit d'abord les cours de la Royal Academy of Music de Londres, pour étudier ensuite avec Igor Markevitch au Mozarteum de Salzbourg et George Szell à Cleveland, références indéniables. Mais Wyn Morris précisa par la suite que « mon véritable apprentissage vint des radiodiffusions allemandes par ondes courtes du temps de guerre de concerts de Wilhelm Furtwängler. »
Et c'est bien cet illustre chef qui vient à l'esprit lorsqu'on écoute les merveilleuses interprétations beethoveniennes de Wyn Morris, toutefois magnifiées par une prise de son (due au réputé Tryggvi Tryggvason) sensationnelle de clarté, de transparence et de naturel, telle que l'on en rencontre rarement : nous sommes en présence d'une lecture dans la plus pure tradition germanique, mais en même temps d'une intelligence, d'une sensibilité, d'une fraîcheur de vue qui nous donnent la sensation d'une totale redécouverte de ces chefs-d'aeuvre; en outre la perfection de ces interprétations est telle que la présence de toutes les reprises, même les plus rares comme celle de l'Allegro con brio initial de l'Eroica, ou celles sans exception de la Symphonie n°7, n'altère en rien l'attention et l'intérêt de l'auditeur.
Ces enregistrements étaient déjà parus précédemment en sept CDs séparés sous divers labels (Carlton Classics, MCA Classics, Pickwick...), agrémentés de deux ouvertures (Coriolan op. 62, Egmont op. 84). Les revoici maintenant en un beau coffret du label américain Musical Concepts, privés des ouvertures mais redistribués en cinq CDs aux durées généreuses.
Tout mélomane qui aime Beethoven possède déjà très certainement au moins l'une ou l'autre intégrale des symphonies dans sa discothèque. S'il acquiert celle-ci, qu'il s'attende à une révélation pour les 9 Symphonies traditionnelles, en plus de la découverte de la Symphonie n°10.
Et finalement oserons-nous espérer une réédition de l'ensemble des enregistrements mahlériens de Wyn Morris ?... »

Beethoven mort à 57 ans et Mahler à 51 ans ! Quel perte.

J' ai acheté ce coffret sur AMAZON à un prix sans concurrence.
Curieusement, il n' apparait qu'en chargement mp3 !!! Cliquer donc sur l' image du commentaire pour le trouver objectivement.
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Ten Symphonies de Beethoven (CD - 2011)
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