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le 26 avril 2012
Le nom du pianiste chilien Claudio Arrau est étroitement lié à celui de Liszt, car le vénérable pianiste avait étudié auprès du dernier élève de Liszt, Martin Krause, qui est d'ailleurs resté son seul (!) professeur.
En fait, c'est grâce à Arrau que j'ai mieux exploré l'oeuvre de Liszt. D'abord, ce compositeur me semblait souvent vide de sens et sans intérêt. J'avais même un peu le sentiment d'avoir "pêché" quand j'avais écouté sa musique et qu'il vaudrait mieux se tourner vers des musiques plus "sérieuses". Jusqu'à ce que, plus ou moins par hasard, je sois tombé sur un portrait télévisé d'Arrau sur une chaine de télé allemande, où je l'ai vu jouer du Liszt. Il m'a fasciné par son approche sérieuse et austère et avant tout par sa sonorité. Tout d'un coup, le compositeur hongrois prenait du poids... J'ai acheté un coffret de microsillons (c'était dans les années '80!)et je me suis familiarisé avec ses lectures des Etudes d'exécution transcendante, les Concertos, la sonate en si bémol, mais aussi certaines transcriptions d'après des opéras de Verdi. Jamais Liszt m'a semblé si peu creux et tapageur. Même dans les oeuvres que j'aime le moins (Funérailles par exemple), Arrau frappe par sa noblesse. Il ne fait jamais étalage de sa virtuosité, curieusement on ne pense pas d'abord à un "virtuose" quand on écoute Arrau. Qu'on ne s'y trompe pas pourtant: les doigts du pianiste sont capables de tout. Il enrégistrait les Etudes d'Exécution Transcendante à 75 ans, ce qui était une formidable entreprise (seulement dans Feux Follets, l'âge du pianiste se fait un peu sentir).

Les sommets sont nombreux: outre les Etudes, il y a La Bénédiction de Dieu dans la solitude, où Arrau nous subjugue avec son cantabile magique, car qu'est-ce qu'il est difficile de tirer du piano un son tellement peu percussif! Les etudes de concert sont des modèles de fluidité, dans certaines oeuvres, ce sont les couleurs sombres du clavier d'Arrau qui fascinent, telles que la Ballade en si mineur ou les Transcriptions Verdi.
Les concertos sont bien plus que des "études de vélocité", comme on nous les présente assez souvent. Nous y entendons la somme de toute une vie, le vécu d'un grand sage, qui même avec des tempos mesurés pouvait transcender! Ses lectures rappellent quelque peu celles de Kempff, elles aussi assez uniques dans une phlétore d'enrégistrements.

Pour la Sonate en si-mineur, c'est un peu dommage qu'on ait inclus la "remake" de 1985 dans ce coffret et non la version de 1969, plus monumentale. Pourtant, même l'Arrau de 1985 avait encore plein de choses à nous dire. Sa sonate est taillée dans la bronze et Arrau est passé maitre dans l'art des transitions, essentielle dans cette page. Avec lui,nous entendons ce gigantesque arc en ciel que représente cette sonate de la première à la dernière note. Très peu ont égalé ou mieux réussi la quadrature du cercle pour moi.
A propos, en 1985, j'ai eu la grande chance d'entendre Arrau en concert dans la sonate. Avant l'entr'acte, il avait joué deux sonates de Beethoven, celles qu'il programmait souvent, les Adieux et l'Appassionata. Elles étaient fort honorables, sans être tout à fait mirobolantes. Puis après l'entr'acte, il a joué la sonate de Liszt, et c'était comme s'il avait rajeuni, il jouait avec une force admirable, sauf peut être dans la coda. Son pianissimo (les passages descendantes avant la fugue étaient simplement à donner le frisson!), son toucher, sa manière de bâtir cette sonate sont toujours gravés dans ma mémoire.

Ce coffret est une aubaine pour chaque amateur de piano. Et chaque amateur de piano qui aime Liszt se doit de l'acheter, car il recevra une vision unique et indispensable sur le compositeur hongrois!
22 commentaires|15 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Arrau n'a enregistré pour Philips que le Liszt de la maturité, celui qui, sans être encore l'ascète et le prophète de la fin, était déjà largement un visionnaire et un poète. Et il est sans aucun doute l'interprète de prédilection de ces pages poétiques et religieuses auxquelles bien peu de pianistes savent donner toute leur profondeur, c'est-à-dire toute leur puissance d'évocation et d'invocation.
Ainsi le 5e CD de ce coffret, qui réunit six pièces extraites des Années de pèlerinage, est-il un vrai miracle : tour a tour hymne et prière, le jeu d'Arrau nous entraîne dans des régions à la fois humaines et transcendantes.
Mais il y a aussi une version majeure de la Sonate en si mineur : après un premier enregistrement réalisé en 1970, dans lequel Arrau est d'une autorité absolue, d'une sonorité de bronze, la version présentée ici (qui date de 1985) est plus interrogative, moins sévère, moins maîtrisée aussi (à 82 ans !), mais elle propose des illuminations magnifiques.
Il y a enfin des Funérailles d'une puissance et d'une concentration uniques, une Bénédiction de Dieu dans la solitude à la hauteur de son titre, et plusieurs autres merveilles.
Il y a bien sûr d'autres visions de Liszt et il faut découvrir aussi toutes ses compositions tardives (il faut écouter les disques d'Alfred Brendel, autre interprète majeur de Liszt), mais ces enregistrements n'en sont pas moins indispensables.

NB: le programme détaillé de ce coffret est facilement accessible sur la page du produit de Amazon.de.
77 commentaires|6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 2 juillet 2015
Arrau joue Liszt comme une musique profonde et non une sorte d'exercice de virtuosité. Interprétation particulièrement frappante de la sonate (1985, mieux encore que 1970), de Bénédiction de Dieu dans la solitude, de la Vallée d'Oberman, des études d'exécution transcendante, de Mephisto Waltz n°1, de la Chapelle de Guillaume Tell. Une partie de ces interprétations, dont la sonate, sont issues d'enregistrements réalisés autour de 1985. Les enregistrements d'Arrau avant 1960 n'atteignaient pas la même profondeur, et il a enregistré alors surtout des petites pièces de Liszt. Les commentaires lapidaires sur les faiblesses du "vieil Arrau" me semblent relever du seul préjugé : au fil des ans, sa compréhension de la musique a gagné en subtilité et profondeur, pas seulement pour Liszt.
Les pianistes d'avant 1980 jouaient rarement l'intégralité des Années de Pélerinage, et c'est l'absence de cette œuvre qu'on peut regretter dans les enregistrements d' Arrau. La meilleure ressource se trouve, pour les 2 premières parties, dans les enregistrements Decca de Jorge Bolet, qui ne les jouait pas non plus intégralement en concert. Les interprétations de Bolet, aussi maîtrisées que celles d'Arrau, ainsi que l'enregistrement de la sonate par Curzon, sont les seules que je connaisse qui méritent d'être écoutées en alternance avec celles d'Arrau pour qui veut aller plus loin dans la compréhension de Liszt. Les enregistrements de Bolet, incomparables dans l'aisance pianistique, comprennent aussi une admirable version des transcriptions de lieder de Schubert par Liszt. Pour la 3e année de Pélerinage, je ne connais pas de bonne alternative à l'enregistrement Philips de Zoltan Kocsis ( couplé avec les deux autres années par Brendel, qui ne soutient pas l'intérêt dans cette œuvre alors qu'il a contribué au renouveau du crédit de Liszt). La version des 3 années souvent mise en avant de Lazar Berman( DG), pas très bien enregistrée, manque de subtilité (et non de virtuosité) et ne m'avait pas convaincu de l'intérêt de l'œuvre avant l'écoute des versions d'Arrau , puis de Bolet, il y a trente ans.
Pour les œuvres de la dernière période de Liszt, absentes presque complètement des enregistrements d'Arrau et de Bolet, les enregistrements de Richter (Praga) sont sans rivaux, donnant vie à des morceaux comme Nuages gris ou Mephisto Polka qui semblent chez d'autres lourds et peu inspirés. Un enregistrement de concert "Richter in the 1950, vol 3" (Parnassus) contient des extraits des Années de Pélerinage qui font regretter que Richter n'ait plus joué ces œuvres après 1960. Aucune des versions de la sonate par Richter n'est par contre convaincante en raison de tempi excessivement contrastés notamment (Philips, Praga) , de même que l'enregistrement de Cortot ou celui de Cherkassky (Nimbus). Les enregistrements de Liszt d'Horowitz (Sony) me semblent également surestimés (et pas excellents techniquement pour ceux qui sont anciens comme pour les enregistrements de concert des années 1980).
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