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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un voleur pour sauver le monde?, 1 octobre 2011
Par 
Lady Lama (Paris) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Among Thieves: A Tale of the Kin (Poche)
C'est clairement pour moi un livre pour un public masculin, et avec un résumé type "histoire d'un voleur évoluant dans une organisation criminelle, à la recherche d'une relique" (comme je l'ai lu sur Amazon) je n'étais a priori pas très tentée.

Mais... les premières phrases accrochent tout de suite et le premier chapitre avec la scène de torture met en appétit. C'est très bien écrit et ça fait du bien d'être dans la peau d'un personnage à la moralité douteuse.

Suivent 50 à 100 pages d'ennui, que j'ai lues parce que c'était bien écrit et que je suis têtue. C'est l'histoire de Drothe, un voleur plutôt de bas étage (voir pire, c'est une balance). Il n'y a alors pas de magie. Ni de personnage féminin. Ni d'enjeux politiques. Ni de noirceur épique comme dans la dark fantasy. Il n'y a que de faibles enjeux de pouvoir et un mystère lié â un objet.

Et puis arrive le moment où le héros pense qu'il est trahi par sa sœur. Premier personnage féminin (fort). Et la magie fait irruption, petit à petit. Finalement le système politique, social et religieux se met aussi en place. J'ai tous les éléments que j'aime (pas d'histoire d'amour ceci dit mais cela ne m'a pas manqué). L'histoire est très bien racontée et comme le héros, on progresse à tâtons (ce qui est facilité par le récit à la première personne) Tout fini par se mettre très logiquement en place.

J'ai parfois pensé à la Compagnie Noire (héros ordinaire et à la moralité douteuse, balloté par des événements qui le forcent à des faits héroïques, Solitude comme une petite Dame), sans que ce soit aussi cynique. J'ai surtout apprécié l'originalité et la fraîcheur de l'histoire (les réincarnations de l'Empereur, le système mafieux...) ainsi que les retournements de situation.

Et j'ai admiré la maîtrise de l'auteur concernant le dévoilement de l'histoire. Tout fait que la fin devient une apothéose surprise pour le héros comme pour le lecteur (j'avoue je ne l'avais pas vu venir!). On reste avec de fortes interrogations: l'Empire tiendra-t-il ou pas? Qui pour remplacer l'Empereur le cas échéant?...

En tant que public féminin, la seule chose qui m'a lassée concerne les combats à l'épée (sauf le dernier) que j'avoue avoir lus en diagonale. Et aussi les 50 à 100 pages mentionnées (quoique là c'est peut-être juste moi qui ai fait un blocage?). Les personnages, à part Drothe, auraient pu aussi être plus creusés mais après tout cela laisse du mystère. Les éléments négatifs sont donc très limités et je suis très impatiente de lire la suite des aventures de Drothe!

(lu en anglais)
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Remarquable et réaliste utilisation du milieu criminel en Fantasy !, 9 décembre 2011
Par 
Kallisthène (Paris) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Among Thieves: A Tale of the Kin (Poche)
Je crois que Walter Jon Williams disait qu'il faut vivre afin d'avoir quelque chose sur quoi écrire, rappelons nous également la vie variée vécue par Clifford Simak ou les origines modestes et le passage dans la Navy de Glen Cook qui peuvent aider à comprendre le réalisme des soutiers de la compagnie noire.

A cette aune, je n'hésiterai pas une seconde, Douglas Hulick doit être issu d'une longue tradition mafieuse ! Comment expliquer autrement la qualité de l'écosystème de Trafiquants, Voleurs, Guetteurs, Faussaires, Tortionnaires, Assassins, Receleurs, Mouchards, Indics, Parrains et autres Frappes ayant leurs habitudes mais également leur vie réelle dans la Grande Cité Impériale de Ildrecca (une sorte de Constantinople époque Renaissance).

Pour nous autres ... euh ;-) en tous cas pour moi, impossible d'imaginer une telle vie en dehors des règles strictes que nous connaissons à notre époque.
Car aucun groupe ne vit sans règles, il en va ainsi de la grande communauté des Voleurs (The Kin dans le texte), toute l'habileté de l'auteur est de parvenir à faire fonctionner sous nos yeux un tel tissu, certes prompt à se rompre, car le propre de ces sociétés est tout de même d'être instable.

C'est bien entendu dans un tel moment d'instabilité que nous projette l'auteur, après un petit intermède dans lequel le, croyez-vous, « Héros » attend que le tortionnaire qu'il a mandaté fasse cracher le morceau à un Receleur qui l'a doublé ...
Pas de doute donc, Drothe n'est pas une oie blanche et il recourt volontiers à la violence lorsqu'il est en position de supériorité. Mais ce n'est pas non plus un génie du Mal, ni même un être d'élite, c'en est même perturbant une telle « normalité ».

On en est finalement que plus impliqué : quand Drothe combat, il cherche surtout à survivre, quitte à fuir, quand il passe deux jours sans dormir, il se shoote aux graines d'ahrami et fait nombre d'erreurs, quand on tente de l'assassiner, il n'en réchappe parfois que miraculeusement et avec de l'aide, en particulier de son véritable ami, Bronze Degan, le bretteur hors pair lié à une communauté exclusive de mercenaires.

Car Drothe n'est pas un solitaire, j'ai beaucoup apprécié cet aspect là. Savez-vous donc où vivent, vraiment, Fafhrd, le souricier gris ou conan le Barbare, non hein ? Ainsi Drothe a acheté une maison à plusieurs étages dont il a concédé le rez-de-chaussée à un apothicaire en échange du nettoyage de son linge.
Le défaut de ce réalisme est que tout le monde est vulnérable chez soi, sauf qu'ici le non-Héros solitaire, conscient du problème, a embauché une troupe de « muscles » pour surveiller et défendre son logis, logique finalement !

Quant à l'intrigue, elle est du genre : « je tombe sur une conspiration de haut niveau, je n'y comprends rien de rien mais la lumière se fait peu à peu ». Il y est question d'une relique impériale extrêmement précieuse, au point peut-être même de menacer l'Empire et son Empereur Triple. Car, tout comme l'intrigue, le contexte se dévoile tout aussi progressivement (c'est ce que je préfère), on apprend rapidement que les Dieux sont morts et que ce sont des Anges qui ont instauré l'Empire et ont décidé de briser l'âme de l'Empereur en trois aspects qui se réincarnent continuellement et règnent les uns après les autres. Apparemment il semble qu'on peut se disputer entre ... soi !

Je n'en dirai pas plus, mais de fréquents indices révèlent un background qui a l'air structuré et riche avec en plus une autorité Impériale qui est loin d'être impotente, c'est même la plus grande peur qui agite tout ce petit monde de criminel : Quand l'Empire enverra ses troupes d'élite et nettoiera tout ? cool !

Bon, j'arrête là, sauf pour signaler un traitement assez remarquable et réaliste des combats, qu'ils soient de rue ou formels, à l'épée. Encore une touche qui donne du réalisme. Il faut dire que l'auteur pratique la rapière italienne de la Renaissance.

Oh, un dernier point, pourtant très important, la narration est limitée à un seul point de vue, celui de Drothe, permettant aux mystères de rester ... mystérieux, oh Dieux de l'écriture veuillez faire cesser au plus vite cette horrible mode du multiple point de vue, pleaaaasseee !
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