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10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Référence,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Symphonie n° 3 "Eroica" (CD)
Sur les neuf enregistrements disponibles de cette symphonie par Furtwängler, voici probablement le plus extraordinaire. Capté en décembre 1944 à Vienne, ce document était déjà disponible sous différents labels (dont déjà Tahra en CD). L'apport du SACD dans cette nouvelle masterisation par Tahra à partir des bandes originales est probant (lisible sur les lecteurs dédiés SACD ou sur certains lecteurs Bluray). La dynamique est prodigieuse, et que dire de l'interprétation ! La meilleure de Furtwängler en fait la référence absolue de l'histoire du disque. Le livret avec une analyse détaillée de Harry Halbreich ajoute à la réussite de cette édition. Tahra nous avait déjà donné en SACD la neuvième de Lucerne 1954 et annonce la parution à venir d'autres rééditions de documents de concerts de Furtwängler en SACD, la prochaine prévue étant la première symphonie de Brahms de Hambourg du 27.X.1951, un autre monument. On les attend avec impatience. On espère en particulier la septième de Beethoven du 31.X.1943, survoltée et inégalable. Une édition SACD de ce concert est disponible chez Dreamlife au Japon, difficile à se procurer. En attendant, on peut en acquérir la meilleure restitution actuelle en CD via la Société Wilhelm Furtwängler. En résumé, la technique SACD n'a rien d'anecdotique, même pour des enregistrements de près de 70 ans d'âge ! Tahra l'a bien compris, qui propose par ailleurs ces documents à prix plutôt doux, contrairement à certains autres éditeurs.
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14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une "Héroïque" essentielle,
Par Denis Urval (France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 10 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Symphonie n° 3 "Eroica" (CD)
Ce célèbre enregistrement de la symphonie Héroïque de Beethoven date du 19 ou du 20 décembre 1944. Il s'agit d'un «concert sans public » destiné à la radiodiffusion. Il réunit la Philharmonie de Vienne et Wilhelm Furwängler (le chef venait de diriger l'oeuvre en public à trois reprises avec cette formation, les 16, 17 et 18 décembre). Longtemps disponible dans des éditions plus ou moins douteuses, il avait déjà été réédité par Tahra en 1998. Ce label nous en offre une nouvelle édition. Il faut dire que la source est exceptionnelle pour l'époque, permettant de suivre toutes les lignes : Friedrich Schnapp faisait l'admiration de Furwängler pour ses prises de son, alors que le chef se méfiait profondément de la reproduction technique de la musique (« le plus beau, lui avait-il dit un jour, c'est que vous ne faites rien »). La comparaison des deux éditions Tahra, même pour quelqu'un qui n'est pas un audiophile chevronné, permet de constater une amélioration, l'image étant moins agressive, plus naturelle. A nouveau est reproduit le texte intéressant d'Harry Halbreich qui suit l'enregistrement pas à pas et commente les choix du chef, en particulier les variations du tempo.De nombreux témoignages de Furwängler subsistent dans cette oeuvre (la notice en recense neuf). Bien supérieure au disque studio d'après-guerre qu'Emi réédite régulièrement, cette version a surtout pour rivale à mon sens un concert de la Philharmonie de Berlin du 8 décembre 1952 (également édité par Tahra). Je mentionne ce dernier, et parce qu'il est vraiment grand, et parce qu'il est faux que le génie du chef se serait perdu après guerre. Si on associe volontiers le Furtwängler des années de guerre à une forme de paroxysme musical qui répondrait à l'atrocité du contexte historique (c'est plus flagrant avec d'autres oeuvres), cette vision grandiose de l'Héroïque n'est nullement réductible, ni même assimilable à une réponse à des événements. Même si nous est donnée une des Marches funèbres les plus éloquentes, les plus poignantes jamais entendues (la fin est au-dessus de tout éloge), un épisode Andante dans le 4e mouvement vraiment très recueilli, l'Héroïque est d'abord ici le sommet d'un genre musical, un exemple de musique absolue, capable de transcender tout prétexte, toute histoire particulière, sans aucun programme ni finalité externe. Et il y a beaucoup de distinction, d'élégance du geste musical(voir la réexposition dans le premier mouvement): avec Furtwängler, il n'y a dans l' «Héroïque » aucun bruit de bottes. Le Beethoven de Furtwängler est bien sûr aux antipodes de la vision néo-XVIIIe, allégée de beaucoup de chefs d'aujourd'hui. Mais on redécouvre dans cet enregistrement toute sa force de persuasion, et à aucun moment il n'y a de confusion brouillonne ni de mollesse. Ce qui compte n'est pas la durée des mouvements prise absolument, mais la manière dont Furtwängler habite son tempo, invite l'auditeur à parcourir avec lui le chemin tracé par Beethoven. Je ne suis pas sûr que les récents concerts de Thielemann, en s'inspirant de ce modèle, en possèdent vraiment les qualités premières. On retrouve toujours avec étonnement la qualité de l'exécution (j'aime moins les cuivres que les autres pupitres, certainement moins que des cordes qui sont vraiment idéales), tout se passant comme si chaque membre de l'orchestre, familier de son style, partageait les idées de Furtwängler, tenait à en traduire avec ferveur les intentions, la philosophie de la symphonie comme totalité organique. Avec les deux versions d'Erich Kleiber (Concertgebouw d'Amsterdam et Vienne), indémodables, les témoignages de Mengelberg (New York et Concertgebouw d'Amsterdam), le disque de Fritz Reiner à Chicago et celui de Carlo-Maria Giulini à Los Angeles, je tiens Furtwängler 44, comme Furtwängler 1952 mentionné ci-dessus, pour une des versions les plus marquantes de l'oeuvre. Plus brièvement, voici un des grands enregistrements symphoniques de l'histoire. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
excellent,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Symphonie n° 3 "Eroica" (CD)
beau travail de remasterisation. Belle prise son de 1944, malgré les saturations dans quelques forte (trompettes !). Je n'ai pas comparé avec la version CD , mais l'écoute en SACD est intéressante.
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5.0 étoiles sur 5
Que d'émotions,
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Symphonie n° 3 "Eroica" (CD)
Cet enregistrement date de 1944. Il est inégalé à ce jour et peut-être inégalable. Cette "héroïque" puissante, visionnaire, nous prend aux tripes de la première à la dernière seconde. Furtwangler et les musiciens viennois sont littéralement habités. La "marche funèbre" (second mouvement) est un sommet de la musique enregistrée. A noter la qualité incroyable du son pour l'époque,(bravo aux techniciens pour cette restitution).
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Beethoven : Symphonie n° 3 "Eroica" de Ludwig van Beethoven (CD - 2011)
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