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5.0 étoiles sur 5 extraordinaire ce film
Cela fait 2 fois que je le regardes, il me plaît toujours autant !
Pour moi, c est le plus grand film que je n'ai jamais vu !!!
Ce film n'est pourtant pas un film dans la mouvance, c est un film hors du commun!!! Il n'est pas accessible à tous (notamment aux enfants) , c est un film qui fait beaucoup réfléchir et que l'on peut revoir ! Il n...
Publié il y a 13 mois par scalbert

versus
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Je me suis endormie...
... ce qui est suffisamment rare chez moi pour être signalé.

Dans les années 1960, madame O'Brien (Jessica Chastain) reçoit un télégramme lui apprenant le décès de l'un de ses fils âgé de dix-neuf ans.
Un architecte d'une grande ville américaine nommé Jack (Sean Penn) se rappelle son enfance...
Publié il y a 10 mois par Incognita


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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Je me suis endormie..., 16 septembre 2013
Par 
Incognita - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Tree of life (Palme d'or - Cannes 2011) (DVD)
... ce qui est suffisamment rare chez moi pour être signalé.

Dans les années 1960, madame O'Brien (Jessica Chastain) reçoit un télégramme lui apprenant le décès de l'un de ses fils âgé de dix-neuf ans.
Un architecte d'une grande ville américaine nommé Jack (Sean Penn) se rappelle son enfance par flash-back, et se questionne sur le monde, ce qui occasionne une longue digression où sont évoqués la création du monde, les dinosaures, les éruptions volcaniques, la naissance, les limbes, mais aussi la fin de l'univers.
Dans le Texas des années 1950, un Jack adolescent se heurte à l'éducation autoritaire d'un père (Brad Pitt) malgré tout aimant, ingénieur qui rêvait d'être un grand pianiste. Les rapports conflictuels se cristallisent surtout autour de la mère (Jessica Chastain), aimante et sensible, mais en grande partie soumise au père. Jack, aîné d'une famille de trois frères, découvre peu à peu la part violente en lui, le poussant à parfois violenter ses frères, tout en en retirant un profond remords. La famille fait le deuil du fils et frère aimé…

Ovni, chef d’œuvre, film expérimental, impressionniste ou pédant… voici quelques mots pouvant décrire "Tree of Life"; long-métrage de Terrence Malick. Si le cinéaste prouve qu’il excelle sur le plan de la photographie et du mystique, il aura malheureusement tendance à perdre en cours de route une bonne partie de son public à force d’allégories, de métaphores ou de réflexions religieuses. Certes Tree of Life a des qualités, notamment photographiques, pourtant on ne pourra pas s’empêcher de reprocher à Malick de trop en faire.

Entre philosophie maladroite et trip mystique, "The Tree of Life", autobiographique et cosmique, offre des moments magiques entre une fratrie et un père autoritaire. Las, les images sublimes et les instants d’émotions peinent à chasser l’ennui progressif qui emporte le spectateur dans une profonde torpeur. "The Tree of Life" voudrait embrasser d'un même élan la vie d'une famille américaine et la création du monde. Malheureusement, il devient assez rapidement un film fragmenté qui s'embourbe jusqu'à provoquer un ennui indicible, malgré quelques plans qui frôle la grâce, l'un des thèmes centraux de ce film que Malick oppose à la nature.

Déconcertant et décevant.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 extraordinaire ce film, 22 juin 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Tree of life (Palme d'or - Cannes 2011) (DVD)
Cela fait 2 fois que je le regardes, il me plaît toujours autant !
Pour moi, c est le plus grand film que je n'ai jamais vu !!!
Ce film n'est pourtant pas un film dans la mouvance, c est un film hors du commun!!! Il n'est pas accessible à tous (notamment aux enfants) , c est un film qui fait beaucoup réfléchir et que l'on peut revoir ! Il n est pas non plus facile d'entrer dedans. La logique n est pas évidente .On passe de séquence photos à séquences photos au départ sans vraiment comprendre.
Je penses que ce film peut paraître étrange à certain avec toutes ces magnifiques reportage photos de la nature , qui nous rappelle la création et l'amour de Dieu jusqu'à ce tout petit être qui va naître et qui montre aussi la colère intérieure d'une mère si proches de ses enfants .Mais je pense que ce film plaît particulièrement aux croyants tant sa dimension spirituel et divine est mis en exergue !! Quel douleur de perdre un enfant ! C'est tout ce qui se passe à l'intérieur de l''être humain qui nous est dévoilé !! Notamment la colère d'une mère devant"l 'insupportable"qui finit pourtant par accepter que Dieu reprenne son enfant!! Et puis,la colère du père qui s'en veut d'avoir été aussi dur avec son fils !!! Et enfin les souvenirs du grand frère qui avaient une telle complicité avec son frère !!! Ce film est si beau et si réel à la fois ! Et puis, il m'a particulièrement touché car 2 de mes enfants ressemblent étonnamment aux 2 des 3 garçons de cette histoire !
Je l'ai tellement aimé que j'ai acheté 2 autres DVD pour les offrir à des proches!!!
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une édition Blu Ray parfaite pour un film fragile mais puissant, 27 janvier 2013
Par 
Remy Pignatiello (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tree of Life [Blu-ray] (Blu-ray)
Je pourrais faire simple et résumer : "Le Blu Ray US de The Tree Of Life est le meilleur Blu Ray d'un film live vide de CGI, tant sur l'image que le son".

L'image est superbe. Mieux que ça même. Le grain, les textures, le contraste, les couleurs, le niveau de détails, tout confine au disque de démo.

N'importe quel arrêt sur image permet d'admirer le travail effectué par Malick et son équipe dans toute la splendeur de la HD. Le transfert est propre de tout post processing, la copie est immaculée, et le format 1.85 permet d'autant plus de profiter de ce sublime rendu visuel. Les visages et les costumes, souvent en gros plans, profitent d'un niveau de détails rare sans aucun problème de moiré ou de scintillement. Les compositions lumineuses elles aussi en profitent, notamment grâce au contraste parfaitement géré.

A l'heure actuelle, aucun drame n'est capable de rivaliser techniquement avec ce disque.

Même son de cloche pour le son. On pourra doucement ricaner de l'inclusion d'une piste 2.0 ridicule, tant la piste 7.1 est du même acabit que l'image : pleine, dynamique, énergique et chaleureuse.
Malick conseille, comme pour La ligne rouge, de monter le volume au delà du niveau habituel. A nouveau, il est bon de suivre le conseil tant l'expérience sensorielle n'en est qu'enrichie.
Si la musique est la 1ere à bénéficier de la spatialisation accrue et efficace de la piste (et dieu sait que s'il y a bien un cinéaste encore vivant avec une véritable oreille musicale, c'est Malick), on peut s'étonner de l'efficacité de la piste sur le mixage sonore global du film. En effet, celle ci est très agressive, notamment lors des 20 minutes de la Création. Cela ne signifie pas pour autant qu'elle pêche par excès : au contraire, elle rend très bien les nombreuses subtilités du mixage, et rend parfaitement hommage à la richesse sonore du film.

Image : 10/10
Son (VO 7.1) : 10/10
Film : 10/10

The Tree Of Life est un hymne à la vie. Un hymne au sentiment, à la chaleur, à la nature, à la spiritualité, mais surtout au deuil et au pardon. Ce n'est pas un film facile, mais qui nécessite au contraire du spectateur qu'il ouvre toute sa sensibilité personnelle au film, pour l'accueillir, le laisser résonner en lui.
Ce que raconte Malick est pourtant très simple : un homme (Sean Penn), maintenant assez âgé, regarde derrière lui et remet en question sa vie passée, ainsi que les rapports qu'il a eu tant avec son entourage qu'avec son environnement. Cette base, Malick l'embrasse et la transcende pour en faire une symphonie d'une technicité sans faille à travers un montage fragmenté et un style visuel libre qui pourra en laisser plus d'un sur le carreau.

A travers son film, le réalisateur et scénariste touche à des sujets très variés mais très simples. La foi oui, mais la foi dans des idéaux, des valeurs : les parents modèles, la nature, l'innocence, la place de l'humain dans l'univers. Comme souvent chez Malick, la complexité n'est qu'apparente. Si les questions posées restent souvent sans réponse, c'est pour mieux permettre une lecture personnelle et une appropriation du film. Si on se lance dans l'aventure sans préjugés, le film a de fortes chances de donner à chacun ce qu'il accepte de laisser résonner au fond de soi. Ainsi, nul besoin d'être croyant pour être touché par The Tree of Life.

De plus, Malick utilise un style visuel très libre, comme flottant, donnant un rythme aérien au film. Il s'appuie aussi sur une bande son magnifique, de Mozart à Chopin, en passant par Preisner et Tavener. Malick étant un des rares cinéastes à avoir une véritable oreille pour choisir les partitions musicales de ces films, il en résulte une adéquation rare entre les images et la musique : que ce soit la séquence folle de la Création, la naissance de Jack ou ses nombreux errements, chaque scène, quasi chaque plan est sublimé par la musique choisie.

Mais ce qui fait toute la puissance émotionnelle de The Tree Of Life, rarement atteinte au cinéma (hormis dans des films comme Une femme sous influence de Cassavetes), c'est sa capacité à intégrer l'intime dans l'épique, le grandiose. C'est aussi cette ambition qui rend le film si fragile mais si fort dans sa portée, à travers des personnages et des situations à même de nous rappeler des souvenirs personnels.
En cela, Pitt et Chastain font un excellent travail dans leurs rôles respectifs de père autoritaire mais aimant, et de mère laxiste mais maternante (soit 2 figures de parents très classiques dans la psychologie de l'éducation parentale). Au milieu de tous ces cadres travaillés, les acteurs auraient pu, en effet, être écrasés par les visuels et paraître comme hors du film, comme Radha Mitchell dans Silent Hill. Il n'en est rien, bien au contraire. Pitt émane une autorité naturelle doublé d'un charisme impressionnant. Il faut le voir ruminer ses erreurs, ses échecs, puis rejeter cette frustration sur ces fils. Chastain, elle, sait avoir une présence tout en ayant des dialogues limités au maximum, Malick sublimant sa grâce et sa douceur (celle de sa voix notamment).

On pourra évidemment reprocher à The Tree Of Life un certain hermétisme (le montage fragmenté, notamment, ainsi que la conceptualisation abstraite assez récurrente), mais ce serait passer à côté de la simplicité du film qui fonctionne simplement sur un flux d'idées et d'images-métaphores plutôt que sur un flux narratif classique.

Malick infuse tout cela avec cohérence, comme cette mère vue par son enfant comme une déesse en lévitation, ou cette naissance qui semble être comme nager hors d'une maison engloutie. Et lorsque la mère en appelle à Dieu suite à l'annonce de la mort de son fils, Malick lui répond : "quelle importance a la mort d'une personne au sein de l'Univers ?"

Et puis il y a ce final d'une beauté infinie, où le conscient se mêle à l'inconscient, où le passé, le futur et le présent se réunissent pour la fin des temps, où l'on acceptera enfin sa mort afin de mieux accepter sa vie passée.

Mick LaSalle, du San Francisco Chronicle, avait écrit à propos du Nouveau Monde : "Il est difficile d'écrire un beau poème court. Il est difficile d'écrire un beau long roman. Mais écrire un beau long poème de la taille d'un beau long roman - cohérent et qui soit exponentiellement meilleur que ce que le court poème ou le long roman aurait pu être - c'est presque impossible. Malick l'a fait. Avec des images."
Cette citation s'applique parfaitement à The Tree Of Life. C'est l'univers entier que contiennent les 2h20 de poésie du film, depuis le Big Bang jusque la fin des temps, de l'infiniment intime à l'infiniment épique.

10/10
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Grâce cinématographique, 2 mai 2012
Par 
Tornado (Provence Côte d'Azur) - Voir tous mes commentaires
(TOP 10 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Tree of Life [Blu-ray] (Blu-ray)
J'avoue avoir instinctivement cliqué sur "4 étoiles" sans vraiment trop réfléchir. Tout bien considéré, j'aurais aussi bien pu choisir "1, 2, 3 ou 5 étoiles", car je ne peux toujours pas dire si j'ai réellement aimé ce film. Il y a une chose dont je suis sûr, cela-dit : j'ai vu une œuvre.

"The Tree Of Life" fait partie de ces films non narratifs que ne supporte pas une majorité du public, notamment la frange "pop corn", celle qui assimile le cinéma au seul acte de divertissement. Alors, il faut le savoir : notre film ne se situe pas dans cet univers. Il est différent, autre. Il ne va pas vers son spectateur, c'est son spectateur qui doit aller à lui.

Ceci étant dit, ce cinquième film de Terence Malick n'est pas pour autant un film incompréhensible et surréaliste. Il y a une trame qui, si elle demeure opaque dans le sens ou la narration n'est pas linéaire, est tout de même bien identifiable.
Le film parle évidemment de FOI et de posture à prendre face à la vie et à la mort. Il parle de "boucle", de "cycle", d'évolution et de grâce. Toutes ces thématiques sont davantage formelles que sémantiques, c'est-à-dire que le film ne "raconte" pas une histoire au sens classique ni ne développe une analyse, mais au contraire se contente de brosser des tableaux. Toutes ces images, imbriquées les unes avec les autres et transcendées par des extraits de cantiques religieux, offrent en définitive une expérience sensorielle et émotionnelle plus qu'elles ne proposent un "pensum" sur la vie, la mort et la foi : Nous ne sommes ni dans un livre, ni dans un pamphlet et encore moins dans une conférence. Nous sommes au cinéma.
Le résultat est magnifique mais suppose une acceptation explicite du spectateur à participer au voyage et à l'expérience.

Le public averti trouvera qu'il y a une ressemblance de style avec le 2001 : l'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick. Ce n'est pas faux mais attention, cette ressemblance ne va pas plus loin que ce simple constat formel, car les deux auteurs ne semblent pas partager les mêmes convictions mystiques.
Tiens, il me vient à l'esprit que personne n'a pensé à faire le lien avec le Fantasia de 1940, alors que la scène de la création du monde selon Malick est un véritable remake de la quatrième séquence du classique de Disney, qui était si vous vous en souvenez, animée sur le "Le Sacre du printemps" de Stravinski.

Admiratif des films de Malick depuis La Ligne Rouge, je ne m'étais naïvement pas rendu compte de son obsession chrétienne. Je pensais même qu'il versait dans le panthéisme, ce qui me séduisait d'ailleurs particulièrement. Mais "The Tree Of Life" est ostentatoirement chrétien. C'est probablement l'aspect du film qui me convainc le moins, dans le sens où j'ai tendance à me méfier des messages religieux. Oh ! certes, Malick ne joue pas les bigots, loin de là. Mais il assène tout de même du début à la fin, par le biais d'une voix-off citant des extraits de la Bible, notamment du "Livre de Job", ses références chrétiennes (et pourtant, la voix-off est censée nous faire entendre les pensées des personnages). Dès lors, cette dimension trop ostentatoire ne le destine pas à tout le monde. En découle une certaine lourdeur dans le sens où toute une partie du public ne partageant pas ces convictions a un peu l'impression d'assister à la messe...
Au delà de ce parti-pris fortement connoté, le film séduira quoiqu'il arrive les amateurs d'expérience mystique. Depuis le début du métrage, Malick utilise son sens de l'allégorie pour toucher à l'indicible de la création et de l'âme, et par extension de la grâce. De ce dinosaure prédateur qui fait montre de compassion face à sa proie, à l'image de cette mère idéalisée et magnifique en passant par la beauté de la nature, tout est prétexte à se poser LA question existentielle : "D'où vient-on et où allons nous". Car cette "grâce" est peut-être la promesse que tout n'a pas été créé par hasard...
L'intelligence du script amène évidemment par contraste tout ce qui ne va pas dans le monde : La mort, la souffrance, le traumatisme, la cruauté, le conflit. Sans quoi le chemin de la grâce n'a pas de sens. Il devient alors évident que ce geste de compassion du dinosaure, puisqu'il précède la grande extinction d'il y a 65 millions d'années, signifie que Dieu aurait effacé un brouillon trop parfait, avant d'en créer un nouveau, plus indicible...

"The tree Of Life" est en définitive une œuvre de pure expérience cinématographique. De ces œuvres que plusieurs visionnages enrichiront perpétuellement.
D'une beauté formelle absolue, d'une opacité réelle également, elle demeure un exemple vertigineux de création totale, utilisant à l'infini les rapports entre le fond et la forme, entre son médium et ses spécificités, c'est-à-dire celles du Cinéma...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Superbe, 8 janvier 2012
Par 
RB "RB" - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Tree of life (Palme d'or - Cannes 2011) (DVD)
Palme d'or du Festival de Cannes 2011, critiqué en raison de l'opinion spirituelle de Terrence Malick ainsi que de la structure du film qui n'offre pas un récit concret et linéaire, The Tree of Life m'a totalement subjuguée.

Dès les premières secondes, j'ai eu le sentiment que ce film était touché par la grâce ! Malick expérimente les thèmes de l'amour, de la mort, de la vie et de la création et transforme ainsi une histoire d'hommes et de femmes, de famille, en une thèse philosophique. Dès le début du film, les chuchotements et les images fugaces de petits moments simples m'ont touchés'le premier moment important est la réaction d'une famille américaine face à la mort.

Tout le long du film, les voix off chuchotent et posent un questionnement théologique et existentiel au sujet de la mort. Les réponses du réalisateur semblent se trouver dans les images simples et lumineuses des petits bonheurs, des moments de partage et de la beauté du monde qui nous entoure. L'aller-retour incessant entre passé et présent, entre l'enfance de Sean Penn et son passé au sein de la famille apporte un éclairage particulier au récit.

Le réalisateur intègre des images très cosmiques du big-bang, de la création de l'univers, comme pour énoncer l'évolution et le développement de la vie, la création de notre espèce et l'immensité de l'univers face à nos existences. L'homme se positionne ainsi comme un élément de vie au centre d'une immensité qui se renouvelle. Ces moments peuvent être déconcertants mais leur beauté photographique et leur sémantique sont chargées de sens.

Malick nous fait ensuite entrer dans le quotidien de cette famille américaine de trois enfants, bien avant que la tragédie ne les frappe. Brad Pitt est un père de famille autoritaire qui aime ses enfants mais qui exerce un contrôle froid sur eux. Il est obsédé par la réussite de ses enfants. En parallèle, l'image quasi mystique de cette mère aimante et nourricière, inonde l'histoire de grâce et de douceur.

Le récit de cette vie familiale n'est pas non plus linéaire, des images de la naissance du premier enfant (Sean Penn) à la découverte des autres et du monde, aux images de l'enfant devenu adulte, mélancolique et toujours touché par l'absence du frère.

J'ai été frappée par la mélancolie qui se dégage du film, une mélancolie qui se mêle à la nostalgie du passé, des êtres chers. Le récit mêle le beau à la cruauté de la vie.

Malick nous offre un poème philosophique empreint de mysticisme où l'émotion et les sentiments côtoient des questionnements sans réponses. Une ode à la vie qui s'achève par un message d'amour et d'espoir.

J'ajoute un bémol à mon commentaire : mon mari n'a pas aimé et s'est un peu ennuyé. Il a trouvé le rythme lent et n'a absolument pas compris ma fascination.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Messe pour les temps présents, 3 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Tree of life (Palme d'or - Cannes 2011) (DVD)
Attention, ce film n'est pas du cinéma : il est au dessus - ou en dessous, diront les détracteurs - mais quoi qu'il en soit, il est à part.

Le genre ? Euh... Méditation contemplative poético-philosophico-visuelle sur l'origine de la vie, du bien, du mal, et sur la mort... Ouf ! Rien que ça...

Si vous ne supportez pas les films sans rebondissement, si pour vous faut que ça saute toutes les 3 minutes , passez votre chemin... En revanche, si vous laissez un film suspendre le temps pour l'abolir et vous poser quelques questions parfois sans réponse, à partir de quelques faits paraboliques, foncez !

Pour ma part, venant de perdre un être cher, ce film m'a touché, même si j'ai mis le temps pour y "rentrer". Malgré cela, je n'ai pas décroché un instant, d'abord grâce aux sublimissimes images presque abstraitesdu monde solaire, terrien, vivant, tant elles sont étonnantes.

La photographie et les lumières sont merveilleuses : à contempler au sens propre du terme. Plus "spirituel" et sensible qu'intello, pas sûr que tout le monde accepte de se mettre en condition pour l'apprécier : comme on va à une cérémonie.
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26 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Incompris. Inclassable. Déroutant. Fascinant. Une oeuvre magistrale!!, 12 octobre 2011
Par 
Nathan MALENDE "VINDICATOR" (Biarritz, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
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Depuis LA LIGNE ROUGE je suis un fan absolu de Terrence Malick. Ces films sont à chaque fois des expériences sensitives uniques d'une beauté rare (en particulier le fabuleux LES MOISSONS DU CIEL).

TREE OF LIFE, couronnée par une palme d'or largement méritée, ne fait pas exception à la règle.

Dans ce film on parle de foi, de rejet de la foi, d'accepter le deuil, la douleur de la perte de l'être cher et de ressenti. Car la mère (émouvante Jessica CHASTAIN) du jeune héros est une naïve qui s'attache à ses croyances pour ne pas pêter les plombs tandis que le père rigide (BRAD PITT, superbe!!) s'attache à ses regrets, ses rancoeurs et rejette tout sur l'éducation de ses enfants. De ce l'enfant remet en cause les fondements de sa propre famille : Pourquoi Dieu a laissé cet enfant se noyer, l'incendie et l'enfant brulé, céder à la violence, l'envie de tuer son père...

La symbolique de la scène finale sur la plage l'explique bien.

Tour à tour ses personnes se croisent sans jamais se regarder et tout à coup ils accèptent de se regarder, de communiquer donc de vivre : il accepte l'aigreur du père, l'onirisme de la mère murmurant "je te le confie". Tout de suite après l'enfant devenu adulte (campé par Sean PENN) errant dans son désert affectif (cette porte étrange au milieu du désert), dos à un gratte ciel dans cette société moderne déshumanisante, sourit pour la première fois. Superbe!!
Il renait (naissance de l'univers, vie puis destruction et renouveau comme le cycle de la vie).

Le sujet central du film est la vie d'un homme est bien peu de choses face à ce qui l'entoure.

Bref cette oeuvre, je l'accorde, aux innombrables symboles, peut susciter un rejet aux premiers abords par sa trop forte complexité. Ponctuée d'images absolument phénomènales (le cosmos, l'océan, les dinosaures...), ce voyage métaphysique hors-norme propose une expérience sensitive fascinante rare au cinéma. Pour peu que l'on soit réceptif (style ENTER THE VOID).

Mais de là à dire tout de suite que c'est un navet, c'est absolument faux!!

Et comparer ce film au 2001 de Kubrick, c'est totalement hors sujet!! Tant les deux films ne se ressemblent en rien.

J'ai eu l'impression d'assister à un autre genre de cinéma, expérimental, transcendant : au delà des mots!!

Il est clair qu'il faudra bon nombre d'années avant qu'il soit apprécié à sa juste valeur.

De plus ce bluray (tres beau packaging pour l'édition collector, d'ailleurs!!) possède une image absolument magnifique et un son (DTS HD en VF comme en VO!!) en parfaite adéquation avec son sujet : le ressenti.

Et les bonus exclusifs à la France sont passionnants (en particulier l'analyse de Michel CIMENT, également auteur de livres sur KUBRICK)

Je le répète, pour moi, TREE OF LIFE est un chef-d'oeuvre absolu qui interroge sur notre place dans ce monde et marque.

Ce n'est que du cinéma mais quel cinéma!!

Malick's FOREVER!!
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26 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Démesuré, fluide et minéral, 12 octobre 2011
Par 
LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
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Faut-il y aller à son tour d'un commentaire sur "The Tree of Life", le cinquième film et à bien des égards le "magnum opus" de Terrence Malick? J'ai jusqu'à présent été réticent à le faire, et je le suis toujours, en tout cas si un commentaire doit être là pour donner une interprétation du film ou prendre position, de façon tranchée, dans un débat pour / contre. L'un comme l'autre ne m'intéressant guère, je me lance, en faisant quelques constatations d'ordre général et personnel avant de commenter l'édition proposée par EuropaCorp, objet ultime de ma contribution.

1) Je rends grâce - c'est le mot qui convient lorsqu'on parle de ce film... - à tous ceux qui ont écrit des commentaires faisant preuve de quelque nuance. On n'est pas absolument obligé de tout prendre ou de tout laisser dans ce film, encore moins de se prosterner devant le chef-d'oeuvre du siècle ou de le rejeter violemment en criant à la daube intersidérale et boursouflée. Encore faut-il accepter au cinéma qu'une oeuvre soit hors normes, non calibrée. Ainsi qu'une logique qui ne soit pas uniquement celle du récit. Ce n'est pas que ce film n'ait pas de récit ou qu'il s'agisse d'un grand n'importe quoi, il y a bien une structure et une ligne de récit assez claire si l'on est sensible à une logique qui se dessine grâce à tous les moyens du cinéma, art audiovisuel et pas uniquement littéraire et/ou théâtral. C'est ce qu'a bien montré Luc B. dans son commentaire intitulé "Malick avec un M, comme métaphysique et minéral", qui se trouve sur la page du dvd et avec lequel je suis à quelques détails près d'accord. J'ajouterai juste par rapport à lui que le film est dans son essence aussi fluide que minéral. Une logique sensorielle pour un art audiovisuel donc, qui recherche la fluidité mais ne craint pas pour autant les ruptures qui peuvent décontenancer le spectateur. On peut se laisser porter et décontenancer, voire se sentir décrocher - en particulier pendant la désormais fameuse partie "cosmique" - mais il est aussi possible de raccrocher et d'être captivé par ce qui suit. Cela a été mon cas et a fini par rejaillir sur la façon dont j'ai appréhendé le film dans son entier, même si j'ai failli à un moment me sentir exclu comme nombre de spectateurs (sans parler de ceux qui sont purement et simplement partis de la salle, sans autre forme de procès).

2) On peut sans problème être, comme c'est mon cas, un très grand admirateur des films précédents de Malick et avoir été quelque peu déçu par ce film. Tout en trouvant qu'il est à sa façon un aboutissement, tant il reprend et radicalise ce que Malick fait depuis au moins La Ligne rouge. On peut le trouver porté par une folle ambition, sans pour autant penser que cette ambition donne ici un résultat complètement achevé. Plus que la prétention que d'aucuns prêtent à Malick, je crois que le film, certes imposant mais aussi fragile, pêche finalement par naïveté. A commencer par celle de croire que les images peuvent représenter la création de la vie. Tout en écrivant cela, il ne me viendrait pas à l'idée de reprocher à un cinéaste de croire aux pouvoirs illimités de la matière dont est fait son art. Il se trouve juste que, dans la partie cosmique comme dans la dernière partie, les images ne me semblent pas tout à fait à la hauteur... tout simplement parce qu'elles le peuvent difficilement. Et les arroser de Requiems, que ce soit celui de Preisner ou celui de Berlioz, très sollicité, n'y change hélas pas grand-chose.

3) Au-delà de cette naïveté, le rapport de Malick au cadre, au mouvement, à la captation à la fois libre et élaborée des manifestations de la vie est admirable, pour peu qu'on soit sensible à ce dont je parlais plus haut et qu'on aime contempler ce genre de choses. Voir le film dans son entier, se laisser porter par son flux et envelopper par la façon dont les plans (et les sons, la musique, etc.) se succèdent et se répondent, est à mon sens la condition pour l'accepter au-delà de ses défauts réels ou supposés, voire de l'irritation qu'on aura ressentie à tel ou tel moment. C'est bien pour cette raison qu'il s'agit d'une oeuvre qui tient de l'expérience cinématographique, pas au sens où il faudrait le prendre comme un "trip" fumeux, ce qu'il n'est selon moi pas, mais parce qu'il sait capter autant qu'il met à l'épreuve les limites du spectateur (en tout cas de beaucoup d'entre eux). Je ne peux que souhaiter que, pour ceux qui n'ont pas tenté l'expérience en salle et le feront chez eux, la greffe prendra; mais quitte à me répéter, elle ne prend pas pour tout le monde, et pour un même spectateur, elle peut prendre à des moments et pas à d'autres sans que cela soit finalement très grave : il suffit de se laisser porter et d'accepter que tout dans une oeuvre aussi débordante ne soit pas à son goût.

EDITIONS DVD ET BLU-RAY

Comme EuropaCorp sort plusieurs éditions en même temps, je vais essayer d'être le plus clair possible sur ce qui est proposé dans chacune d'entre elles.

-Les éditions dvd (The Tree of Life et The Tree of Life - Edition limitée avec surétui) ont droit à un master de qualité, qui n'est pas nettement inférieur à celui du blu-ray. VF et VOSTF 5.1 rendant bien les variations d'intensité du son, très importantes dans ce film. Aucun supplément en revanche.

- L'édition blu-ray combo non collector (The tree of life - Combo Blu-ray + DVD) propose un master de très bonne qualité, avec une définition et une restitution des couleurs à la hauteur, noirs et rouges inclus. Image très stable, mais quelques petites vibrations sont à noter. VF et VOSTF DTS-HD 5.1 qui m'a semblé excellente (mais je n'ai pas un équipement de pointe). En supplément, le making-of réalisé par le spécialiste du making-of professionnel et sans surprise, Laurent Bouzereau, qui est... professionnel et sans surprise! Avec la participation des proches collaborateurs de Malick et des acteurs principaux (et les admirateurs que sont David Fincher et Christopher Nolan), sans la participation du maître évidemment, plus que jamais invisible. D'une durée d'1h35 à en croire ce qui est noté ci-dessus, il ne dure en fait que 30'. Trois entretiens également au titre des suppléments : un avec le compositeur Alexandre Desplat (12'), dont la musique a été composée avant montage et dans laquelle Malick a puisé, mais on sait qu'il en a retenu finalement assez peu au regard des longs passages de musique pré-existante qu'il a utilisés. Reste que les propos de Desplat sur sa musique et sur son travail avec Malick sont pertinents ; un avec Yvonne Baby (18'), ancienne chef du service culture du Monde, qui a connu Malick quand il vivait à Paris : ce qu'elle dit est globalement intéressant, mais elle n'évite pas deux ou trois truismes et se mélange de temps à autre les pinceaux ; un avec le critique Michel Ciment (25'), qui définit avec talent le style de Malick et ses évolutions, et éclaire pas mal des références du dernier opus, même s'il va un peu trop vite sur certaines d'entre elles.

- L'édition blu-ray combo collector (The Tree of Life - Edition Collector - Combo Blu-ray + DVD + Livre) reprend exactement tout ce qu'il y a dans l'édition précédente. Les seules différences tiennent au fourreau et aux beaux rabats cartonnés reprenant la mosaïque de l'affiche américaine, et à l'ajout d'un portfolio de 28 pages, pas même luxueux. Autant dire que la différence entre les deux éditions n'est pas essentielle, et que la différence de prix ne se justifie que très modérément. A vous de voir si vous souhaitez quelques photos en plus...

A noter qu'un livret reprenant de façon plus ramassée et plus complète les propos de Michel Ciment et d'Yvonne Baby est fourni avec les coffrets dvd et blu-ray disponibles dans une autre enseigne. Nettement plus intéressant et mieux conçu que le portfolio sans grand intérêt livré avec l'édition dite "collector". Dommage : la moindre des choses eût été qu'il se trouve dans cette édition-là aussi.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Belle qualité technique mais le film est un OVNI ..., 25 août 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Tree of Life (L'arbre de vie) [Édition Digibook Collector + Livret] (Blu-ray)
Rien à redire sur la qualité technique qui honore le format. Image et son sont de très bon niveau

En revanche, le film comment vous dire, je n'ai absolument rien pigé !

Beaucoup se sont extasiés sur ce film du trop rare Terence Malick, mais pour ma part sur ce film, j'ai eu beaucoup de mal.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Superbe !, 9 mars 2012
Par 
Chantal - Voir tous mes commentaires
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Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Que dire de plus ? C'est magnifiquement réalisé, superbement filmé..... Les acteurs sont justes......
Au niveau de la photo, véritable chef-d'oeuvre : succession de plans fixes qui sont des peintures sublimes !!!!
Le film terminé, une seule envie le revoir ! La dureté des relations entre les personnages m'a tellement " braquée " que je n'ai pas apprécié le tout à sa juste valeur. En laissant mes idées refroidir, j'ai revu le tout dans son ensemble en pensée et je n'ai de cesse de le revoir pour l'apprécier de meilleure façon car de prime vision je n'y ai adhéré en plaisir que par le côté visuel exceptionnel du film..... Et la musique aussi bien sûr, cerise sur ce gâteau !
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The Tree of life (Palme d'or - Cannes 2011)
The Tree of life (Palme d'or - Cannes 2011) de Terrence Malick (DVD - 2011)
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