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4.0 étoiles sur 5 Grâce cinématographique
J'avoue avoir instinctivement cliqué sur "4 étoiles" sans vraiment trop réfléchir. Tout bien considéré, j'aurais aussi bien pu choisir "1, 2, 3 ou 5 étoiles", car je ne peux toujours pas dire si j'ai réellement aimé ce film. Il y a une chose dont je suis sûr, cela-dit : j'ai vu une œuvre.

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Publié le 2 mai 2012 par Tornado

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30 internautes sur 35 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 2011, Odyssée de l'espace
Cinquième film de Terrence Malik, Palme d'Or à Cannes, 'Tree of life' ne peut que diviser, ce qui est somme toute naturel pour une oeuvre à la fois expérimentale et très personnelle.
Le film suit une famille ordinaire de Waco, TX, dans les années 1950. Le père (Brad Pitt), un ingénieur, aurait aimé être...
Publié le 3 juin 2011 par zybine, amateur éclairé


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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Grâce cinématographique, 2 mai 2012
Par 
Tornado (Provence Côte d'Azur) - Voir tous mes commentaires
(TOP 10 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Tree of Life [Blu-ray] (Blu-ray)
J'avoue avoir instinctivement cliqué sur "4 étoiles" sans vraiment trop réfléchir. Tout bien considéré, j'aurais aussi bien pu choisir "1, 2, 3 ou 5 étoiles", car je ne peux toujours pas dire si j'ai réellement aimé ce film. Il y a une chose dont je suis sûr, cela-dit : j'ai vu une œuvre.

"The Tree Of Life" fait partie de ces films non narratifs que ne supporte pas une majorité du public, notamment la frange "pop corn", celle qui assimile le cinéma au seul acte de divertissement. Alors, il faut le savoir : notre film ne se situe pas dans cet univers. Il est différent, autre. Il ne va pas vers son spectateur, c'est son spectateur qui doit aller à lui.

Ceci étant dit, ce cinquième film de Terence Malick n'est pas pour autant un film incompréhensible et surréaliste. Il y a une trame qui, si elle demeure opaque dans le sens ou la narration n'est pas linéaire, est tout de même bien identifiable.
Le film parle évidemment de FOI et de posture à prendre face à la vie et à la mort. Il parle de "boucle", de "cycle", d'évolution et de grâce. Toutes ces thématiques sont davantage formelles que sémantiques, c'est-à-dire que le film ne "raconte" pas une histoire au sens classique ni ne développe une analyse, mais au contraire se contente de brosser des tableaux. Toutes ces images, imbriquées les unes avec les autres et transcendées par des extraits de cantiques religieux, offrent en définitive une expérience sensorielle et émotionnelle plus qu'elles ne proposent un "pensum" sur la vie, la mort et la foi : Nous ne sommes ni dans un livre, ni dans un pamphlet et encore moins dans une conférence. Nous sommes au cinéma.
Le résultat est magnifique mais suppose une acceptation explicite du spectateur à participer au voyage et à l'expérience.

Le public averti trouvera qu'il y a une ressemblance de style avec le 2001 : l'odyssée de l'espace de Stanley Kubrick. Ce n'est pas faux mais attention, cette ressemblance ne va pas plus loin que ce simple constat formel, car les deux auteurs ne semblent pas partager les mêmes convictions mystiques.
Tiens, il me vient à l'esprit que personne n'a pensé à faire le lien avec le Fantasia de 1940, alors que la scène de la création du monde selon Malick est un véritable remake de la quatrième séquence du classique de Disney, qui était si vous vous en souvenez, animée sur le "Le Sacre du printemps" de Stravinski.

Admiratif des films de Malick depuis La Ligne Rouge, je ne m'étais naïvement pas rendu compte de son obsession chrétienne. Je pensais même qu'il versait dans le panthéisme, ce qui me séduisait d'ailleurs particulièrement. Mais "The Tree Of Life" est ostentatoirement chrétien. C'est probablement l'aspect du film qui me convainc le moins, dans le sens où j'ai tendance à me méfier des messages religieux. Oh ! certes, Malick ne joue pas les bigots, loin de là. Mais il assène tout de même du début à la fin, par le biais d'une voix-off citant des extraits de la Bible, notamment du "Livre de Job", ses références chrétiennes (et pourtant, la voix-off est censée nous faire entendre les pensées des personnages). Dès lors, cette dimension trop ostentatoire ne le destine pas à tout le monde. En découle une certaine lourdeur dans le sens où toute une partie du public ne partageant pas ces convictions a un peu l'impression d'assister à la messe...
Au delà de ce parti-pris fortement connoté, le film séduira quoiqu'il arrive les amateurs d'expérience mystique. Depuis le début du métrage, Malick utilise son sens de l'allégorie pour toucher à l'indicible de la création et de l'âme, et par extension de la grâce. De ce dinosaure prédateur qui fait montre de compassion face à sa proie, à l'image de cette mère idéalisée et magnifique en passant par la beauté de la nature, tout est prétexte à se poser LA question existentielle : "D'où vient-on et où allons nous". Car cette "grâce" est peut-être la promesse que tout n'a pas été créé par hasard...
L'intelligence du script amène évidemment par contraste tout ce qui ne va pas dans le monde : La mort, la souffrance, le traumatisme, la cruauté, le conflit. Sans quoi le chemin de la grâce n'a pas de sens. Il devient alors évident que ce geste de compassion du dinosaure, puisqu'il précède la grande extinction d'il y a 65 millions d'années, signifie que Dieu aurait effacé un brouillon trop parfait, avant d'en créer un nouveau, plus indicible...

"The tree Of Life" est en définitive une œuvre de pure expérience cinématographique. De ces œuvres que plusieurs visionnages enrichiront perpétuellement.
D'une beauté formelle absolue, d'une opacité réelle également, elle demeure un exemple vertigineux de création totale, utilisant à l'infini les rapports entre le fond et la forme, entre son médium et ses spécificités, c'est-à-dire celles du Cinéma...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Superbe, 8 janvier 2012
Par 
RB "RB" - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Tree of life (Palme d'or - Cannes 2011) (DVD)
Palme d'or du Festival de Cannes 2011, critiqué en raison de l'opinion spirituelle de Terrence Malick ainsi que de la structure du film qui n'offre pas un récit concret et linéaire, The Tree of Life m'a totalement subjuguée.

Dès les premières secondes, j'ai eu le sentiment que ce film était touché par la grâce ! Malick expérimente les thèmes de l'amour, de la mort, de la vie et de la création et transforme ainsi une histoire d'hommes et de femmes, de famille, en une thèse philosophique. Dès le début du film, les chuchotements et les images fugaces de petits moments simples m'ont touchés'le premier moment important est la réaction d'une famille américaine face à la mort.

Tout le long du film, les voix off chuchotent et posent un questionnement théologique et existentiel au sujet de la mort. Les réponses du réalisateur semblent se trouver dans les images simples et lumineuses des petits bonheurs, des moments de partage et de la beauté du monde qui nous entoure. L'aller-retour incessant entre passé et présent, entre l'enfance de Sean Penn et son passé au sein de la famille apporte un éclairage particulier au récit.

Le réalisateur intègre des images très cosmiques du big-bang, de la création de l'univers, comme pour énoncer l'évolution et le développement de la vie, la création de notre espèce et l'immensité de l'univers face à nos existences. L'homme se positionne ainsi comme un élément de vie au centre d'une immensité qui se renouvelle. Ces moments peuvent être déconcertants mais leur beauté photographique et leur sémantique sont chargées de sens.

Malick nous fait ensuite entrer dans le quotidien de cette famille américaine de trois enfants, bien avant que la tragédie ne les frappe. Brad Pitt est un père de famille autoritaire qui aime ses enfants mais qui exerce un contrôle froid sur eux. Il est obsédé par la réussite de ses enfants. En parallèle, l'image quasi mystique de cette mère aimante et nourricière, inonde l'histoire de grâce et de douceur.

Le récit de cette vie familiale n'est pas non plus linéaire, des images de la naissance du premier enfant (Sean Penn) à la découverte des autres et du monde, aux images de l'enfant devenu adulte, mélancolique et toujours touché par l'absence du frère.

J'ai été frappée par la mélancolie qui se dégage du film, une mélancolie qui se mêle à la nostalgie du passé, des êtres chers. Le récit mêle le beau à la cruauté de la vie.

Malick nous offre un poème philosophique empreint de mysticisme où l'émotion et les sentiments côtoient des questionnements sans réponses. Une ode à la vie qui s'achève par un message d'amour et d'espoir.

J'ajoute un bémol à mon commentaire : mon mari n'a pas aimé et s'est un peu ennuyé. Il a trouvé le rythme lent et n'a absolument pas compris ma fascination.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Messe pour les temps présents, 3 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Tree of life (Palme d'or - Cannes 2011) (DVD)
Attention, ce film n'est pas du cinéma : il est au dessus - ou en dessous, diront les détracteurs - mais quoi qu'il en soit, il est à part.

Le genre ? Euh... Méditation contemplative poético-philosophico-visuelle sur l'origine de la vie, du bien, du mal, et sur la mort... Ouf ! Rien que ça...

Si vous ne supportez pas les films sans rebondissement, si pour vous faut que ça saute toutes les 3 minutes , passez votre chemin... En revanche, si vous laissez un film suspendre le temps pour l'abolir et vous poser quelques questions parfois sans réponse, à partir de quelques faits paraboliques, foncez !

Pour ma part, venant de perdre un être cher, ce film m'a touché, même si j'ai mis le temps pour y "rentrer". Malgré cela, je n'ai pas décroché un instant, d'abord grâce aux sublimissimes images presque abstraitesdu monde solaire, terrien, vivant, tant elles sont étonnantes.

La photographie et les lumières sont merveilleuses : à contempler au sens propre du terme. Plus "spirituel" et sensible qu'intello, pas sûr que tout le monde accepte de se mettre en condition pour l'apprécier : comme on va à une cérémonie.
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26 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Incompris. Inclassable. Déroutant. Fascinant. Une oeuvre magistrale!!, 12 octobre 2011
Par 
Nathan MALENDE "VINDICATOR" (Biarritz, France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Depuis LA LIGNE ROUGE je suis un fan absolu de Terrence Malick. Ces films sont à chaque fois des expériences sensitives uniques d'une beauté rare (en particulier le fabuleux LES MOISSONS DU CIEL).

TREE OF LIFE, couronnée par une palme d'or largement méritée, ne fait pas exception à la règle.

Dans ce film on parle de foi, de rejet de la foi, d'accepter le deuil, la douleur de la perte de l'être cher et de ressenti. Car la mère (émouvante Jessica CHASTAIN) du jeune héros est une naïve qui s'attache à ses croyances pour ne pas pêter les plombs tandis que le père rigide (BRAD PITT, superbe!!) s'attache à ses regrets, ses rancoeurs et rejette tout sur l'éducation de ses enfants. De ce l'enfant remet en cause les fondements de sa propre famille : Pourquoi Dieu a laissé cet enfant se noyer, l'incendie et l'enfant brulé, céder à la violence, l'envie de tuer son père...

La symbolique de la scène finale sur la plage l'explique bien.

Tour à tour ses personnes se croisent sans jamais se regarder et tout à coup ils accèptent de se regarder, de communiquer donc de vivre : il accepte l'aigreur du père, l'onirisme de la mère murmurant "je te le confie". Tout de suite après l'enfant devenu adulte (campé par Sean PENN) errant dans son désert affectif (cette porte étrange au milieu du désert), dos à un gratte ciel dans cette société moderne déshumanisante, sourit pour la première fois. Superbe!!
Il renait (naissance de l'univers, vie puis destruction et renouveau comme le cycle de la vie).

Le sujet central du film est la vie d'un homme est bien peu de choses face à ce qui l'entoure.

Bref cette oeuvre, je l'accorde, aux innombrables symboles, peut susciter un rejet aux premiers abords par sa trop forte complexité. Ponctuée d'images absolument phénomènales (le cosmos, l'océan, les dinosaures...), ce voyage métaphysique hors-norme propose une expérience sensitive fascinante rare au cinéma. Pour peu que l'on soit réceptif (style ENTER THE VOID).

Mais de là à dire tout de suite que c'est un navet, c'est absolument faux!!

Et comparer ce film au 2001 de Kubrick, c'est totalement hors sujet!! Tant les deux films ne se ressemblent en rien.

J'ai eu l'impression d'assister à un autre genre de cinéma, expérimental, transcendant : au delà des mots!!

Il est clair qu'il faudra bon nombre d'années avant qu'il soit apprécié à sa juste valeur.

De plus ce bluray (tres beau packaging pour l'édition collector, d'ailleurs!!) possède une image absolument magnifique et un son (DTS HD en VF comme en VO!!) en parfaite adéquation avec son sujet : le ressenti.

Et les bonus exclusifs à la France sont passionnants (en particulier l'analyse de Michel CIMENT, également auteur de livres sur KUBRICK)

Je le répète, pour moi, TREE OF LIFE est un chef-d'oeuvre absolu qui interroge sur notre place dans ce monde et marque.

Ce n'est que du cinéma mais quel cinéma!!

Malick's FOREVER!!
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26 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Démesuré, fluide et minéral, 12 octobre 2011
Par 
LD (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 10 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Faut-il y aller à son tour d'un commentaire sur "The Tree of Life", le cinquième film et à bien des égards le "magnum opus" de Terrence Malick? J'ai jusqu'à présent été réticent à le faire, et je le suis toujours, en tout cas si un commentaire doit être là pour donner une interprétation du film ou prendre position, de façon tranchée, dans un débat pour / contre. L'un comme l'autre ne m'intéressant guère, je me lance, en faisant quelques constatations d'ordre général et personnel avant de commenter l'édition proposée par EuropaCorp, objet ultime de ma contribution.

1) Je rends grâce - c'est le mot qui convient lorsqu'on parle de ce film... - à tous ceux qui ont écrit des commentaires faisant preuve de quelque nuance. On n'est pas absolument obligé de tout prendre ou de tout laisser dans ce film, encore moins de se prosterner devant le chef-d'oeuvre du siècle ou de le rejeter violemment en criant à la daube intersidérale et boursouflée. Encore faut-il accepter au cinéma qu'une oeuvre soit hors normes, non calibrée. Ainsi qu'une logique qui ne soit pas uniquement celle du récit. Ce n'est pas que ce film n'ait pas de récit ou qu'il s'agisse d'un grand n'importe quoi, il y a bien une structure et une ligne de récit assez claire si l'on est sensible à une logique qui se dessine grâce à tous les moyens du cinéma, art audiovisuel et pas uniquement littéraire et/ou théâtral. C'est ce qu'a bien montré Luc B. dans son commentaire intitulé "Malick avec un M, comme métaphysique et minéral", qui se trouve sur la page du dvd et avec lequel je suis à quelques détails près d'accord. J'ajouterai juste par rapport à lui que le film est dans son essence aussi fluide que minéral. Une logique sensorielle pour un art audiovisuel donc, qui recherche la fluidité mais ne craint pas pour autant les ruptures qui peuvent décontenancer le spectateur. On peut se laisser porter et décontenancer, voire se sentir décrocher - en particulier pendant la désormais fameuse partie "cosmique" - mais il est aussi possible de raccrocher et d'être captivé par ce qui suit. Cela a été mon cas et a fini par rejaillir sur la façon dont j'ai appréhendé le film dans son entier, même si j'ai failli à un moment me sentir exclu comme nombre de spectateurs (sans parler de ceux qui sont purement et simplement partis de la salle, sans autre forme de procès).

2) On peut sans problème être, comme c'est mon cas, un très grand admirateur des films précédents de Malick et avoir été quelque peu déçu par ce film. Tout en trouvant qu'il est à sa façon un aboutissement, tant il reprend et radicalise ce que Malick fait depuis au moins La Ligne rouge. On peut le trouver porté par une folle ambition, sans pour autant penser que cette ambition donne ici un résultat complètement achevé. Plus que la prétention que d'aucuns prêtent à Malick, je crois que le film, certes imposant mais aussi fragile, pêche finalement par naïveté. A commencer par celle de croire que les images peuvent représenter la création de la vie. Tout en écrivant cela, il ne me viendrait pas à l'idée de reprocher à un cinéaste de croire aux pouvoirs illimités de la matière dont est fait son art. Il se trouve juste que, dans la partie cosmique comme dans la dernière partie, les images ne me semblent pas tout à fait à la hauteur... tout simplement parce qu'elles le peuvent difficilement. Et les arroser de Requiems, que ce soit celui de Preisner ou celui de Berlioz, très sollicité, n'y change hélas pas grand-chose.

3) Au-delà de cette naïveté, le rapport de Malick au cadre, au mouvement, à la captation à la fois libre et élaborée des manifestations de la vie est admirable, pour peu qu'on soit sensible à ce dont je parlais plus haut et qu'on aime contempler ce genre de choses. Voir le film dans son entier, se laisser porter par son flux et envelopper par la façon dont les plans (et les sons, la musique, etc.) se succèdent et se répondent, est à mon sens la condition pour l'accepter au-delà de ses défauts réels ou supposés, voire de l'irritation qu'on aura ressentie à tel ou tel moment. C'est bien pour cette raison qu'il s'agit d'une oeuvre qui tient de l'expérience cinématographique, pas au sens où il faudrait le prendre comme un "trip" fumeux, ce qu'il n'est selon moi pas, mais parce qu'il sait capter autant qu'il met à l'épreuve les limites du spectateur (en tout cas de beaucoup d'entre eux). Je ne peux que souhaiter que, pour ceux qui n'ont pas tenté l'expérience en salle et le feront chez eux, la greffe prendra; mais quitte à me répéter, elle ne prend pas pour tout le monde, et pour un même spectateur, elle peut prendre à des moments et pas à d'autres sans que cela soit finalement très grave : il suffit de se laisser porter et d'accepter que tout dans une oeuvre aussi débordante ne soit pas à son goût.

EDITIONS DVD ET BLU-RAY

Comme EuropaCorp sort plusieurs éditions en même temps, je vais essayer d'être le plus clair possible sur ce qui est proposé dans chacune d'entre elles.

-Les éditions dvd (The Tree of Life et The Tree of Life - Edition limitée avec surétui) ont droit à un master de qualité, qui n'est pas nettement inférieur à celui du blu-ray. VF et VOSTF 5.1 rendant bien les variations d'intensité du son, très importantes dans ce film. Aucun supplément en revanche.

- L'édition blu-ray combo non collector (The tree of life - Combo Blu-ray + DVD) propose un master de très bonne qualité, avec une définition et une restitution des couleurs à la hauteur, noirs et rouges inclus. Image très stable, mais quelques petites vibrations sont à noter. VF et VOSTF DTS-HD 5.1 qui m'a semblé excellente (mais je n'ai pas un équipement de pointe). En supplément, le making-of réalisé par le spécialiste du making-of professionnel et sans surprise, Laurent Bouzereau, qui est... professionnel et sans surprise! Avec la participation des proches collaborateurs de Malick et des acteurs principaux (et les admirateurs que sont David Fincher et Christopher Nolan), sans la participation du maître évidemment, plus que jamais invisible. D'une durée d'1h35 à en croire ce qui est noté ci-dessus, il ne dure en fait que 30'. Trois entretiens également au titre des suppléments : un avec le compositeur Alexandre Desplat (12'), dont la musique a été composée avant montage et dans laquelle Malick a puisé, mais on sait qu'il en a retenu finalement assez peu au regard des longs passages de musique pré-existante qu'il a utilisés. Reste que les propos de Desplat sur sa musique et sur son travail avec Malick sont pertinents ; un avec Yvonne Baby (18'), ancienne chef du service culture du Monde, qui a connu Malick quand il vivait à Paris : ce qu'elle dit est globalement intéressant, mais elle n'évite pas deux ou trois truismes et se mélange de temps à autre les pinceaux ; un avec le critique Michel Ciment (25'), qui définit avec talent le style de Malick et ses évolutions, et éclaire pas mal des références du dernier opus, même s'il va un peu trop vite sur certaines d'entre elles.

- L'édition blu-ray combo collector (The Tree of Life - Edition Collector - Combo Blu-ray + DVD + Livre) reprend exactement tout ce qu'il y a dans l'édition précédente. Les seules différences tiennent au fourreau et aux beaux rabats cartonnés reprenant la mosaïque de l'affiche américaine, et à l'ajout d'un portfolio de 28 pages, pas même luxueux. Autant dire que la différence entre les deux éditions n'est pas essentielle, et que la différence de prix ne se justifie que très modérément. A vous de voir si vous souhaitez quelques photos en plus...

A noter qu'un livret reprenant de façon plus ramassée et plus complète les propos de Michel Ciment et d'Yvonne Baby est fourni avec les coffrets dvd et blu-ray disponibles dans une autre enseigne. Nettement plus intéressant et mieux conçu que le portfolio sans grand intérêt livré avec l'édition dite "collector". Dommage : la moindre des choses eût été qu'il se trouve dans cette édition-là aussi.
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30 internautes sur 35 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 2011, Odyssée de l'espace, 3 juin 2011
Par 
zybine, amateur éclairé (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Tree of life (Palme d'or - Cannes 2011) (DVD)
Cinquième film de Terrence Malik, Palme d'Or à Cannes, 'Tree of life' ne peut que diviser, ce qui est somme toute naturel pour une oeuvre à la fois expérimentale et très personnelle.
Le film suit une famille ordinaire de Waco, TX, dans les années 1950. Le père (Brad Pitt), un ingénieur, aurait aimé être musicien et souffre de ne pas avoir aussi bien réussi dans la vie qu'il l'aurait souhaité. Il mène durement ses trois fils, lesquels grandissent dans un contraste saisissant entre l'univers de la maison et du père, étriqués, et la nature environnante, vers laquelle ils s'échappent. Le film, c'est son originalité la plus marquante, ne comporte à vrai dire pas d'intrigue, pas vraiment de dialogues et encore moins de personnages. Il s'agit d'une suite d'images et de musiques, que met en perspective une voix off se concentrant sur les émotions des personnages. Les trois quarts du film sont consacrés aux jeux des enfants qu'on voit courir dans la maison, nager dans la rivière, se promener en forêt, regarder le ciel (soleil couchant de préférence), admirer les insectes et les végétaux... Toutes choses familières aux admirateurs de Malik, qui, on le sait, peut admirablement filmer ces instants magiques de fusion de l'homme et du paysage. Mais qu'y a-t-il d'autre dans le film à part ces belles images ? Pas grand chose en vérité et beaucoup de maladresses.

Malik a choisi d'aérer son propos en mettant en scène Sean Penn, le frère aîné devenu architecte dans une grande ville et qui demeure bouleversé par la mort de son frère cadet. Culpabilité de Penn, sentiment de vacuité par rapport à sa vie, tout cela est extraordinairement exprimé en quelques images magnifiques de l'homme perdu dans la jungle des tours et du macadam. Puis Malik s'est mis en tête de nous mettre en images la naissance de la vie et s'en suit un interminable tunnel d'images de nébuleuses et d'atomes, de dinosaures et de minéraux, de corps célestes et de corps terriens. Partie qui m'a paru à la fois ridicule (les dinosaures ont beaucoup fait rire dans la salle où je l'ai vu) et surtout superfue. C'est seulement ensuite (au bout d'une heure) que le film entre dans la dissection de la vie de cette étrange famille.

Quand on sait que Malik est philosophe, qu'il a lui-même perdu un frère et qu'il recherche, sinon la divinité, du moins un principe supérieur nous réconciliant avec les morts (thème très présent déjà dans La Ligne rouge), on mesure la portée personnelle du projet. En toute simplicité, Malik veut filmer Dieu (c'est la flamme, qui revient régulièrement) et veut filmer le Paradis (c'est l'objet de la scène finale au bord de la mer, magnifique). On ne saurait évidemment réaliser totalement cet exercice et d'aucuns pourront railler la naïveté de l'ambition ou la vacuité du propos philosophique - que ne suffisent pas à masquer les images sublimes de Malik et les belles musiques religieuses qu'il a choisies. Mais ce serait une erreur que d'y voir une boursouflure new-age. Malik est un authentique artiste et il veut vraiment retrouver ceux qu'il a perdus par-delà la mort. Le spectateur peut respecter cette approche mais ne pas se sentir réellement concerné par l'entreprise.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Superbe !, 9 mars 2012
Par 
Chantal - Voir tous mes commentaires
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Que dire de plus ? C'est magnifiquement réalisé, superbement filmé..... Les acteurs sont justes......
Au niveau de la photo, véritable chef-d'oeuvre : succession de plans fixes qui sont des peintures sublimes !!!!
Le film terminé, une seule envie le revoir ! La dureté des relations entre les personnages m'a tellement " braquée " que je n'ai pas apprécié le tout à sa juste valeur. En laissant mes idées refroidir, j'ai revu le tout dans son ensemble en pensée et je n'ai de cesse de le revoir pour l'apprécier de meilleure façon car de prime vision je n'y ai adhéré en plaisir que par le côté visuel exceptionnel du film..... Et la musique aussi bien sûr, cerise sur ce gâteau !
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le cinéma réinventé...et au-delà..., 12 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Tree of life (Palme d'or - Cannes 2011) (DVD)
Tree of life est bien plus qu'un film. C'est une expérience sensorielle qui touche directement le coeur et la conscience. C'est un voyage métaphysique qui questionne tout simplement les différentes facettes de la vie. C'est la quintessence même de l'art au coeur de l'humain. Ne vous laissez pas décourager par les critiques négatives : entreprenez ce chemin dans ce long métrage qui réinvente le cinéma, admirez la beauté époustouflante de chaque plan et laissez votre esprit se plonger dans cet arbre de la vie ; ce film parlera à quiconque voudra bien entendre.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Hors Norme, 22 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Tree of Life [Blu-ray] (Blu-ray)
Il ne faut pas se leurrer l'art en général n'est pas accessible sans certains pré requis, qui peuvent être culturel ou de l'ordre de l'expérience personnelle. Malick contrairement à ses précédents films ne propose pas de narration classique pour donner du sens à ses images, il les rend signifiantes de façon autonome, au même titre que la musique. Comme il interroge chacun sur ce qu'il a de plus intime; certains se retrouveront à la "porte" et n'y entreront pas. Et pourtant, il faudrait la passer cette porte; car le film traite bien de son sujet, de la relativité du "bien" et du "mal", sans opposition ni caricature...Car la grâce seule ne suffit pas. C'est d'ailleurs une réponse au deux derniers films. Les héros (Wiit, Pocahontas) meurent, ils ne sont presque que "grâce", et le monde, la création pour Malick ne se limite pas à cela, ils sont tout autant inadaptés que le père qui vit sa foi comme une prison d'aigreur. Mais par leurs présences et leur fin tragiques, ils introduisent dans la destiné des autres la possibilité d'entrevoir la grâce. Un echo au premier dialogue de Penn et Caveziel dans la Ligne Rouge (..). Enfin, le film ne propose pas une morale toute faite, la mère dit "Faites le bien" comme phrase qui ouvre le final, mais le film nous fait la démonstration de la difficulté à faire le bien même avec de bonnes motivations. Qu'à l'instar des branches des innombrables arbres que la caméra épouse; il existe une multitude de voie, de possibilité et que les choix (la scène des dinosaures trouve son écho quand Penn Junior pourrait se débarrasser de son père...) ouvrent ou ferment. Sans que la volonté de bien faire (car pensez vous vraiment que le père veuille faire le mal?) garantisse de faire le bien....Et le film est là, car l’arbre de vie traditionnel ne présente bien entendue pas deux voies, mais trois...L'équilibre en son centre....Et c'est bien de rigueur d'un coté et de miséricorde que la parle...et devinez la beauté est au centre.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La Vie, la Nature et la Grâce, 2 décembre 2012
Par 
Semper Victor "FB" (France) - Voir tous mes commentaires
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« Où étais-tu quand je fondais la terre ? Parle si ton savoir est éclairé » (Job, 38). Le film s'ouvre sur cette interrogation, suivie bientôt par une lettre annonce à une mère de famille, la mort d'un de trois fils. Terrence Malick, dans le style inimitable qui est le sien, filme tout simplement l'histoire de l'univers, avec une beauté incroyable, comme une famille filmerait les minuscules épisodes de son quotidien en super 8. Les images sont particulièrement belles (pour la première fois j'ai vraiment compris l'intérêt du mon Blue-Ray), mais l'essentiel se situe dans le propos, porté le plus souvent par des voies narratives, dans le but d'illustrer au travers du quotidien d'une famille américaine des années 50, les chemins contradictoires de la vie. Quelle voix choisir pour traverser l'existence, celle de la Grâce que personnifie à la perfection Jessica Chastain (la mère), ou celle de la nature, qui s'exprime par les actions d'un père autoritaire (Brad Pitt) qui est obsédé par la réussite de ses enfants, après les déceptions de sa carrière de musicien classique ? Le film est difficile à raconter, car il ne peut finalement qu'être lu dans le rapport très personnel que l'on peut soit même établir avec sa propre vision du monde. La palme d'Or obtenue est parfaitement compréhensible, tant l'œuvre est forte. Décidemment, quelque soit le sujet qu'il aborde, le très rare Terrence Malick touche à chaque fois les sommets de son art, avec une simplicité et une conviction déroutante.
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The Tree of life (Palme d'or - Cannes 2011)
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